🔥 Conférence 153

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Conférence de Pastor - 153

Thèmes

🔹 Consécration 🔹 Vivre de façon intelligente 🔹 La Vérité 🔹 La recherche 🔹 La magie douce 🔹 Ne pas faire de gestes à l'extérieur 🔹 Tout est à l'intérieur. 🔹 Identifications 🔹 Unité 🔹 Observer 🔹 La Grande Unité qu'est la Vie 🔹 La mission de l'être humain 🔹 Crise 🔹 La pyramide 🔹 Administrer ses 4 éléments 🔹 Le triangle, la Trinité 🔹 Volonté, désirs et plaisirs 🔹 Dans l'immensité il n'y a que l'immense 🔹 Qu'est-ce que la Vie ? 🔹 Acte de Foi 🔹 Souffrance 🔹 Fanatique 🔹 Le travail du Guide 🔹 Se défaire du carcan 🔹 Faux-maître et vrai Maître 🔹 Ne pense plus et laisse apparaître 🔹 Points précis à travailler 🔹 Faire face à un intellectuel 🔹 Faire la fête 🔹 La vie est un grand jeu 🔹 Exercice en silence 🔹

Question

[...] comment interpréter ces longs moments de silence, de vide complet où il semble que le monde nous fuit et qui nous font douter de l'orientation que l'on a prise dans le Service ?

Est-ce que les forces telluriques d'un site, d'une maison, peuvent provoquer cet isolement ?

Réponse

 

Consécration

Laissez-moi encore quelques secondes pour construire, comme nous en avons l'habitude, le cercle.

Et ceux qui connaissent l'exercice, vous pouvez le faire avec moi.

Le point... Ouverture...

Voilà !

Pour ceux qui ne connaissent pas l'exercice, je précise que nous employons cette figure qui n'est pas uniquement un effort d'imagination mais qui devient bel et bien une construction parce que cela correspond à une figure que l'on retrouve dans l'architecture du système solaire, donc du Cosmos. Sitôt que vous employez des figures qui correspondent à des constructions existantes, cela n'est plus simplement l'effort de la visualisation ni l'effort de l'imagination qui compte, cela devient, au contraire, une façon d'attirer cette même énergie qui se trouve dans cette construction cosmique.

Lorsque l'on utilise le cercle, le point, ouverture, ce sont trois temps qui existent dans le système solaire et l'on représente d'ailleurs le Soleil sous cette forme-là. Lorsque l'on est un être humain et qu'on utilise cette figure, on se trouve protégé, centré. Et, parce que centré, capable d'une certaine conscience. Puisque l'on est conscient, on va être à même de fonctionner sur des plans plus élevés.

Lorsque je ne suis qu'à demi-conscient, parce que je vis d'une manière automatique ou en mélangeant 36 sortes de pensées et d'activités en même temps, je ne peux pas être en train de fonctionner depuis mes plans les plus supérieurs. Et c'est pour cela que je vais, à un moment donné, manquer de ce que je vais appeler l'inspiration, clairvoyance, intuition, tout cela parce que volontairement ou pas, soit à cause de mes désirs, soit à cause de mon éparpillement, je n'aurais vécu ma vie et les événements que depuis les états de conscience inférieurs.

Sitôt que, comme un Soleil, je suis un cercle pointé, c'est-à-dire avant tout éminemment conscient de moi-même et non pas à l'écoute de mes désirs ou à l'écoute de ses éparpillements dû aux factures, aux problèmes affectifs, à mes projets, etc. Je peux alors recevoir, même si cela ne vient pas immédiatement, je peux, à un moment donné, recevoir l'indication ou tout simplement voir ce qui chez l'autre ne va pas ou dans la situation ce qui ne va pas, et qui, donc, va aussi assurément me guider que l'intuition me guiderait.

J'ai voulu faire une petite introduction sur cette figure car je la conseille à chaque fois. Je trouve que l'homme ne vit pas d'une manière suffisamment intelligente et non pas parce qu'il lui manquerait une formation intellectuelle, non pas parce qu'il lui manquerait le discernement ou la clairvoyance ou la connaissance du livre qu'est la Vie, et là j'en viens aux questions qui m'ont été posées.

 

Vivre de façon intelligente

Quand je dis que l'homme ne vit pas d'une façon suffisamment intelligente, c'est parce qu'il n'utilise pas les outils qui, depuis toujours, lui sont proposés.

Ces outils bien sûr, et d'une manière déplorable, sont appelés “les outils de la spiritualité”. Pour moi c'est déplorable car en les classifiant ainsi dans la spiritualité, on a posé ces outils hors de la portée de tout un chacun.

Sitôt que l'on fait de quelques outils des outils de spécialistes. L'activité qui est la vie, le destin, ces activités deviennent d'un seul coup aussi affaire de spécialistes. Ce qui fait que moi, le petit Jean, le petit Fernand, la pauvre Jacques, eh bien moi je me retrouve face à la vie, face au destin, face aux gens, comme si il y avait en face de moi autant d'énigmes, de mystères, d'inconnues !

Les outils que sont les expressions de la vie m'ont été retirés. Quand je dis “m'ont été”, je ne veux pas dire que cela a été pratiqué par des intelligences supérieures, comme des châtiments, des punitions. J'ai déjà expliqué cela suffisamment sans y revenir. Au fur et à mesure de la course au pouvoir, tous les pouvoirs, qu'ils soient politiques, religieux, morales, intellectuels, scientifiques, financiers, à force de courir au pouvoir, j'ai réquisitionné tous les outils de façon à être certain de pouvoir régner. Ce qui fait qu'au bout de quelques générations, ayant activé toute une société avec ces pratiques, je me retrouve, moi, le pauvre Jean, démuni de toute connaissance par rapport à ce qu'est la vie, l'étoile, le système solaire, qu'est-ce que l'on fait ici, pourquoi l'on est ici et où ça va tout ça !

Et voilà que pour essayer de remettre de l'ordre, j'essaye d'aller faire des séminaires. Je me retrouve, ici même, en train de suivre une conférence. Après tout, je ne sais même pas ce qui va être dit ni si cela aura un sens. Je prends le risque ! Et je me retrouve, moi, petit Jean, en train de prendre toutes sortes de risques dans l'espoir de comprendre ce qu'est ma vie, ce que je fais ici et ce qu'est l'Univers.

À force de prendre des risques, je m'aperçois que je rencontre des gens les moins bien intentionnés. Il y en a d'autres, les meilleurs intentionnés du monde, mais comment y avoir accès ?

Et de la question “qu'est-ce que je fais ici et qu'est-ce qu'est la vie et qu'est-ce qu'est le soleil ?”, je me retrouve à l'intérieur d'une véritable jungle humaine, la pensée humaine et ses expressions, l'attitude humaine et toutes ses tendances à faire sur telle ou telle crédulité ou sur tel ou tel sujet suffisamment d'argent ou de gloire pour un usage personnel. Je me retrouve face à une véritable jungle et je déclare une véritable guerre !

Car non seulement où moi je partais, d'une façon bien intentionnée, trouver les clefs de l'Univers, mais en plus je me retrouve à l'intérieur de cette quête difficile face à toutes sortes de menteurs, de voleurs et de fous. La question donc devient de plus en plus difficile ! Je savais bien que je devais risquer quelque chose, mais à ce point-là je n'en étais pas conscient au départ !

Ce qui fait que le bon Dieu et toutes ses énigmes sont repoussés au second plan. Mon premier intérêt est d'abord de discerner celui qui sait quelque chose de celui qui ne sait rien. Celui qui va pouvoir m'apporter, de celui qui n'est là que pour me prendre, et notamment mon argent, quand ce n'est pas ma force vitale, quand ce n'est pas ma personne toute entière parce qu'il décide de régner sur moi et a besoin d'une cour tout autour de lui !

Cependant, à l'intérieur de ce travail difficile, à l'intérieur de cette stratégie délicate à découvrir, tu réponds, sans le savoir, à la question “Qui est Dieu et qu'est-ce que l'Univers et qui tu es ?”

Bien sûr, lorsque tu as débuté ta quête, tu ne t'attendais pas à devoir rencontrer tant de voleurs, de fous et de charlatans, et tu ne pensais pas que cela t'aiderait à répondre à cette question “Qui est Dieu et qui suis-je ?”. Et pourtant, oui. Et de quelle manière et pourquoi ?

Je prétends que cela répond amplement à ta question et que cela te guide d'une manière, même, je dirais, plus certaine qu'un Maître qui sait tout pourrait te guider ! Parce que le voleur, le charlatan, le fou te mettent en danger. À un moment donné, tu sens bien que tu es en danger et dans ce danger, tu es obligé de te déterminer hautement. Tu es obligé de te préciser, à toi-même et face aux autres, d'une manière absolue. Tu es obligé, d'un seul coup, de créer tes propres points de repère, de t'assurer tes propres croyances et de déterminer tes propres forces, de prendre tes propres décisions. Et tout cela, vois-tu, je te l'assure, je te le garantis, c'est exactement le travail que te demanderait de faire un Maître si tu le rencontrais. Il te proposerait exactement les mêmes points, les mêmes sujets à travailler, à développer, les mêmes forces à épanouir en toi.

Bien sûr, tu vas me répondre que si cette leçon venait de la part d'un Maître, elle se passerait d'une toute autre manière ! Et que tu serais, donc, entouré d'une plus grande sécurité philosophique, psychologique. Non !

Car si, quand tu es face à un voleur, à un bandit, à un charlatan, si tu y risques d'une certaine manière de perdre ton temps, ton argent, peut-être pendant quelque temps un petit peu de ton équilibre, quand tu es face à un Maître qui te proposerait de travailler en vérité les mêmes points - décision, détermination, contrôle personnel - ce serait toi qui représenterait le point d'insécurité. Car ce serait toi qui remettrait en doute la véracité du Maître.

“Ce serait toi qui remettrait en doute la véracité du Maître.”

Tu douterais de lui, automatiquement.

Autant qu'il te semble facile, autant que tu te trouves à l'aise parce que tout se justifie, autant que cela te semble facile de douter d'un charlatan, si, cependant, tu devrais douter d'un maître, cela provoquerait en toi une crise encore plus grave, plus grande, plus sournoise. Car voilà que tu serais dans un temple et qu'il y aurait dans ce temple toute une nuée de disciples qui t'assureraient qu'Untel est un initié, que Untel est un maître. Et voilà que face à toi, ce même individu se comporte d'une façon douteuse. La situation serait encore plus difficile pour toi à juger. Cela deviendrait tellement difficile que peut-être même tu abandonnerais une véritable relation.

Donc ne te demande pas quelle est la meilleure voie. Ne te demande pas non plus quel est le meilleur homme sur la Terre qui existe et qui puisse te parler de la meilleure vérité. Ce comportement élitiste ne t'amènera nulle part, même pas à la vérité !

Car vois-tu, si tu acceptes mon discours et si tu me permets de le développer dans chaque recoin de ma pensée, une pensée qui s'est formée grâce à l'expérience et non pas par ce que j'ai appris. La Vérité, en vérité, n'est pas l'objet de la recherche, non ! Et c'est pour cela que le chemin paraît si embrouillé. Et c'est pour cela que tu as l'impression de dépenser énormément d'énergie et de produire un effort à travers les années qui t'épuisent. Parce que tu cherches la Vérité.

“La Vérité, en vérité, n'est pas l'objet de la recherche.”

 

La Vérité

Ce n'est pas cela ! Ce n'est pas cela qu'il faut chercher, ce n'est pas cela qui est à trouver. Ce n'est pas cela qui se trouve donc dans un espace hors de toi, loin de toi et que tu devrais rejoindre dans un effort ! Non. La spiritualité ce n'est pas un rallye. Un rallye avec des énigmes, des épreuves et des étapes. Pas du tout.

Cependant il est vrai que la Vérité est à rencontrer, que tu la rencontreras un jour ou l'autre.

Alors comment équilibrer ce paradoxe ?

Comment savoir que la Vérité n'est pas la Quête ni l'objet de la Quête ? Que l'on ne va pas vers la Vérité ? Et en même temps que seule la Vérité existe et que l'on a tous le destin de la rencontrer ?

Pour résoudre ce paradoxe, il faut comprendre que si la Vérité est la Vie immanente de l'Univers, la substance même de l'Univers, ta propre substance, et qu'un jour ou l'autre tu la rencontres, la raison de l'incarnation, la raison de ton destin, ces raisons-là sont tout à fait différentes.

Ce n'est pas, toi, l'homme qui va à la recherche de la Vérité, c'est la Vérité qui s'est incarnée, qui est devenue l'homme. L'homme doit vivre, expérimenter, il y a une façon de vivre, c'est cela la Quête. Et alors la Vérité qu'il est, la Vérité qu'il incarne, lui réapparaît.

C'est un mouvement tout à fait différent.

Dans le premier cas, si je pense que je dois trouver la Vérité ou la retrouver, et qu'elle est une Quête, et que je dois monter sur un grand cheval, et que je suis un grand chevalier, pour aller à la conquête de cette Vérité cachée dans un grand château, je vais y perdre tout mon temps, je vais m'y essouffler, et je m'aperçois que chaque fois je reviens avec une coupe qui est fausse !

On me la vend car il y a des vendeurs de toutes sortes, chaque fois comme étant la meilleure et la plus belle et la seule. Mais chaque fois que je rentre au logis, que se passe-t-il ? Que l'homme ait vendu une coupe d'argent, une coupe en or, une coupe de cristal, elle fond. Une fois que je me retrouve au foyer, il n'y a plus rien ! Pendant le séminaire, tout était beau, j'étais fort, je rentre à la maison, et de nouveau je retrouve tous mes problèmes, et je ne peux même pas avoir accès à ce que j'ai appris pendant le séminaire. Pourquoi ?

Parce que je le prétends ! Je ne veux pas t'efforcer à croire ce que je crois ou ce que je vois, car, en vérité, je ne crois rien, simplement je vois ! Je vois les mécanismes, je vois ce qu'il est, je vois comment cela se passe ! Il ne s'agit pas de croire telle chose ou de préférer telle autre chose, il s'agit d'avoir l'œil ouvert et de voir ce qui est et comment les choses existent.

Donc ce que je vois, c'est qu'il ne s'agit pas d'aller à la conquête, à la recherche d'une vérité, mais qu'il s'agit de trouver les moyens d'une existence équilibrée. Et qu'une fois que j'ai conquis cet équilibre, la Vérité que je suis resplendie ! Car je suis déjà la Vérité. Je n'ai pas besoin d'aller la chercher, je suis la Vérité incarnée !

Quand on dit que l'homme a une âme, que l'homme est l'âme, cela veut dire quoi ?

Cela veut précisément dire ce que je te démontre, je suis la Vérité, puisque je suis l'âme, je suis la Vérité !

Cette Vérité ne peut pas avoir d'autres synonymes que l'âme. La substance de l'Univers, qui est connaissance, est en même temps énergie. Donc en allant par une vie équilibrée, et les moyens qui permettent cet équilibre, en allant vers la connaissance, en allant vers mon âme, je vais vers la Vérité.

Et comme je sens bien qu'il y a cette double nature, connaissance et vie, alors je décide de m'instruire tout autant que je décide de prier et de méditer.

J'ai reçu d'une manière juste cet impératif. C'est vrai, tu as raison. Il faut autant s'instruire que l'on doit passer de temps à une vie plus contemplative. Cependant, le mouvement qui est la Quête ne doit pas se pratiquer comme tu le pratiques, en t'y efforçant, en allant à la conquête. Non !

Chaque fois que tu lis, comme chaque fois que tu pries ou médites, rends-toi compte que tu es en train, dans un instant présent et dans un acte très immobile, de créer les outils de l'équilibre.

Ce n'est pas un mouvement que tu fais à l'extérieur. Par exemple, la compréhension que tu développerais à propos d'un livre, d'une loi, les lois du magnétisme, les lois de la gravitation, les lois de la projection de la pensée, qu'est-ce qu'un Kumara, qu'est-ce qu'un Avatar, est-ce qu'untel ou un autre est véritablement un guérisseur ou un Avatar ? Toutes ces compréhensions que tu développerais ne doivent pas être vécues comme un mouvement allant à l'extérieur, comme si la vérité était cachée derrière une colonne et que tu dois y projeter pour aller la dévoiler.

Le plus sûr moyen de comprendre quelque chose qui te semble mystérieux, c'est d'une part, c'est vrai, intellectuellement, préparer quelques notions, tout en sachant bien qu'il s'agit de préparer des notions et non pas d'apprendre à propos de la chose, du sujet convoité. Je prépare intellectuellement des notions. Exactement comme un sportif fait de l'échauffement avant de se lancer dans la compétition.

Par exemple, tu t'intéresserais au magnétisme et tu voudrais en savoir beaucoup plus. Quand tu achètes un livre ou quand tu participes à un séminaire, sache que tu développes ta pensée, que tu échauffes ta pensée, mais que cela ne représente en rien la connaissance du magnétisme. Comme un sportif, tu dois t'échauffer. Bien sûr, l'échauffement en lui-même constitue une base de la connaissance. Par exemple, si tu ne connais absolument rien au magnétisme, le fait de lire un livre d'introduction te donnerait l'impression de savoir déjà quelque chose à propos du magnétisme. Mais il est tellement vaste le magnétisme, qu'en vérité le livre que tu viens de lire n'est qu'un échauffement pour la pensée, afin qu'elle découvre beaucoup plus loin que c'est aussi, en vérité, la force même qui fait tourner la planète. La force même qui produit à l'intérieur du Soleil ses explosions. La force même qui fait qu'un individu reste en contact avec sa propre âme.

Car comment se passe l'incarnation, n'est-ce pas ?

Il s'agit, voilà, d'une âme tout éthérée ; il s'agit, voilà, d'une personnalité bien matérielle. Qu'est-ce qui fait qu'entre les deux, quelque chose accroche ? Qu'est-ce qui fait que l'âme vient ? Qu'est-ce qui fait qu'elle peut rester ? Et qu'est-ce qui fait qu'elle reste tellement que quelquefois, même lorsque la personnalité n'est plus utilisable, elle reste là. Comme dans le cas du coma par exemple, ou dans le cas des maladies mentales. Voilà une personnalité qui n'est plus du tout organisée, ni utilisable. Mais l'âme reste quand même en incarnation.

Eh bien, tant qu'on ne connaît pas à fond et point par point les lois du magnétisme, et de tous les magnétismes, pas simplement celui qui sort de la main du magnétiseur si communément rencontré, on ne comprendra pas comment soigner ces grandes maladies, ni comment se défaire de l'attraction terrestre afin de voyager dans l'Espace. Sans plus avoir à fabriquer des moteurs qui nécessitent énormément de puissance pour se décoller de la surface.

Lorsque l'on comprendra le magnétisme, on n'aura qu'à appuyer sur un petit bouton qui changera de polarité la plaque, la circonférence dans laquelle on va se trouver s'il nous sert de véhicule, et voilà que l'on s'élève dans l'air aussi sûrement qu'un ballon s'élève. Mais il faut connaître le magnétisme !

C'est pour cela que chaque fois que tu t'intéresses à un sujet nouveau, les premiers pas, bien sûr, semblent être de la connaissance parce que tu ne sais rien. De la même manière qu'un sportif qui est sportif pour la première fois, il n'a jamais pratiqué la course. Pour lui, l'échauffement représente déjà du sport ! Il faut déjà faire un effort, il s'agit déjà de travailler avec le muscle, il s'agit déjà de faire circuler l'énergie. C'est une phase sportive. Tandis que si l'on prend le sportif, pour lui l'échauffement n'est que de l'échauffement. Ce n'est pas du sport, le sport c'est après, la course, la compétition. La connaissance, la recherche peut être identifiée avec cette même image.

Je dis ces choses non pas pour te décevoir, te critiquer et te faire remarquer que tu en es qu'à l'échauffement. Loin de moi cette pensée ! Car s'il te semble que je sais un petit peu discuter, un petit peu expliquer certaines choses et certaines lois, par rapport à des lois plus profondes, j'en suis encore moi-même au seul et simple échauffement. Donc loin de moi l'idée de te critiquer ! Je veux simplement te faire remarquer que certains fonctionnements de la pensée ne sont, pour l'instant, que des échauffements. Et quand tu les auras identifiés comme tels, tu auras accès à la connaissance. Car plus loin que cet échauffement, il y a la recherche, la vraie recherche.

 

La recherche

Celle qui ne se passe plus à l'extérieur parce que je vais à un séminaire, parce que je lis un livre et que j'essaye de mémoriser ce livre. C'est bien beau de vouloir apprendre, n'est ce pas ? Mais encore faut-il s'en rappeler ! Et là il y a de nouveau un obstacle. “Je n'ai pas de mémoire, je n'ai pas de mémoire !” Bien des fois j'entends cette remarque : je n'ai pas de mémoire.

Cependant, la Connaissance n'a rien à faire avec la mémoire. Elle est une vie qui s'installe et qui reste toujours avec toi. Si une connaissance dépend de ta mémoire, c'est que ce n'est pas de la Connaissance. C'est un catalogue.

“Si une connaissance dépend de ta mémoire, c'est que ce n'est pas de la Connaissance.”

C'est vrai que cela ressemble à une forme de connaissance mais ce n'est pas installer comme une vie en toi. Alors ne regrette pas de l'oublier car de toute façon tu ne saurais pas l'utiliser !

Lorsque je parle d'une première connaissance qui n'est qu'un échauffement, il s'agit donc, dans un premier temps, de former la pensée, à méditer sur le sujet. Quand je dis former la pensée à méditer, réfléchir sur le sujet, en vérité, je veux dire qu'il faut éduquer la pensée à ne plus penser ce qui est faux à propos du sujet qui nous intéresse.

“Il faut éduquer la pensée à ne plus penser ce qui est faux à propos du sujet qui nous intéresse.”

Prenons et continuons sur le thème du magnétisme.

Quand je lis à propos du magnétisme, je lis ce qu'il est pour et selon la vue de l'auteur, pour et selon la vue de tel et tel cercle philosophique ou tel et tel cercle de guérisseurs. Les conclusions que je vais tirer et que je vais ajouter déjà aux conclusions que tire tel et tel cercle de voyants, clairvoyants ou guérisseurs sont les éléments qui vont à l'encontre de la Vérité.

Ce qui veut dire que lorsque je lis un livre, je ne dois en prendre que ce que l'auteur dit avoir expérimenté.

“Lorsque je lis un livre, je ne dois en prendre que ce que l'auteur dit avoir expérimenté.”

Tandis que tout le commentaire qui est formé grâce aux comparaisons avec tel ou tel autre auteur, comparaison avec telle ou telle autre philosophie d'un autre pays, d'une autre époque, tous ces commentaires doivent être oubliés. Je peux les considérer si j'aime la gymnastique intellectuelle et si je prends un certain plaisir à ces comparaisons, cependant je ne dois pas en faire des indications de la Vérité.

Je ne prends que le côté expérimental.

Avec cet aspect expérimental, je vais soit dans un groupe qui pratique le magnétisme et j'observe, soit si j'ai moi-même quelques talents, je passe à l'expérience. Et c'est à l'intérieur de cette rencontre, à l'intérieur d'un groupe ou grâce à mes talents, que je vais véritablement comprendre ce qu'est le magnétisme. Découvrir ce que les autres ne pouvaient pas savoir, puisqu'ils avaient déjà et trop tôt identifié le magnétisme comme étant telle et telle chaleur qui se produit par telle et telle friction, grâce à l'énergie éthérique qui passe dans le plexus solaire et se retrouve en une certaine partie activé par le chakra du coeur, redistribué par le corps du désir du guérisseur, etc.

Et lorsque je passe moi-même à l'expérimentation, je m'aperçois que je deviens mon propre enseignant ! Que c'est l'expérience qui m'éduque. Que ce n'est pas le fait d'acheter 10 livres sur le magnétisme ou de suivre 50 séminaires sur le sujet ou même de me découvrir un maître es magnétisme, ce qui ferait bien mon affaire ! Tant que je n'ai pas moi-même passé par l'expérience, je ne sais pas de quoi il s'agit et je reste à la limite à laquelle se sont arrêtés les autres !

Pourquoi est-ce que j'accepterai cette limite ? Qui me dit que je n'ai pas la richesse d'aller plus loin ? Pourquoi est-ce que j'arrêterai ma barque où toutes les barques s'arrêtent ?

En acceptant de continuer, cela ne veut pas dire que j'irai plus loin, bien sûr, mais le fait d'oser aller plus loin, c'est cela être un être humain, c'est cela être spirituel, c'est cela être un frère, mon frère !

“Oser aller plus loin, c'est cela être un être humain, c'est cela être spirituel, c'est cela être un frère, mon frère !”

Celui qui rentre à l'intérieur de ces cercles qui existent par dizaines et milliers à travers le monde et qui sont des bons endroits, je ne les critique pas, ils sont des bons endroits pour continuer à échauffer la pensée, continuer à éveiller à une certaine direction. Cependant ce n'est pas l'endroit où je découvre.

Cela pourrait être l'endroit de la découverte si le groupe s'organisait pour, après la discussion, après le partage intellectuel, passer à une expérimentation. C'est-à-dire se retrouver dans un champ et essayer de magnétiser les fleurs, les vaches, les cochons, quoi qu'il y ait dans ce champ ! Essayer de se sensibiliser au magnétisme que renvoie à la Terre et de le lire, de sentir qu'il y a une différence lorsque l'on approche d'un arbre, d'un cours d'eau, d'une petite pierre, d'un rocher ou lorsque l'on se retrouve simplement sur l'herbe. Alors voilà un jeu qui deviendrait extraordinaire et l'on se sentirait plus vivant que si l'on avait écouté une énorme conférence très instructrice. Pourquoi ?

Parce que l'on aurait été en mouvement. Et ce mouvement, c'est la connaissance. Cela apporte la vie, la joie d'exister et cela apporte la connaissance.

Alors voilà que j'imagine un groupe idéal. Voilà que ce groupe idéal se réunit à deux heures le samedi. Voilà qu'il discute du magnétisme grâce à tel et tel livre que chacun aura pris le soin de lire. Chacun ferait un résumé à sa manière. Chacun donc, puisque chacun est différent, mettrait en lumière un détail que peut-être un autre ne considérerait pas. Tout cela échaufferait la pensée. Tout cela constituerait une énergie de groupe. Tout cela constituerait, par-dessus le groupe, un intérêt et même une direction.

Voilà qu'il est 4 heures de l'après-midi et voilà que tout le groupe s'en va dans la nature. Et voilà que tout le monde se présente les yeux bandés. Eh oui ! Lorsque l'on va à la recherche de la nature, lorsque l'on veut lire son énergie, il faut s'intérioriser. Et pour se donner l'impression que l'on est totalement intériorisé, l'on va se bander les yeux.

J'imagine que, bien sûr, un guide resterait le seul les yeux ouverts, afin de surveiller ce qui se passe en toute sécurité et de guider l'un ou l'autre vers des énigmes successives. Voilà que si j'étais ton guide, je te guiderais à la proximité d'un arbre. Tu ne le sais pas puisque tu as les yeux bandés.

Et avec tout ton être ouvert, avec toutes tes mains ouvertes, tu apprendrais à lire, petit à petit, la substance dans laquelle tu es en train de rentrer qui est l'aura de l'arbre.

Premier essai, tu ne sens rien tant que tu n'es pas tombé face au tronc de l'arbre. Bien sûr, le premier contact est purement physique. Je m'approche, je m'approche, je m'approche, je m'approche, jusqu'à ce que je tape dans le tronc de l'arbre. Je remarque son odeur, je le touche. Et j'apprends à le reconnaître bien physiquement. Je touche son écorce.

Et puis, si j'étais ton guide, je t'emmènerais ailleurs, vers un gros rocher. De nouveau, tu te tendrais à l'écoute, tu ne remarquerais rien. Je te laisserai approcher, approcher, approcher jusqu'à ce que tu te tapes contre le rocher. De nouveau, lecture du rocher, tu le touches. S'il a une odeur, tu la repères. Tu écoutes bien la sensation que cela te donne.

Comme cela, je te ferai faire un petit circuit jusqu'à ce que l'on revienne à l'arbre. Et tu verrais, même si tu ne te trouves pas doué de sensibilité, à la deuxième tentative, tu ne taperais plus contre le tronc de l'arbre. Déjà, tu serais alerté par une odeur. Cela reste physique, tu me diras, n'est-ce pas ? Cependant, c'est déjà une amélioration. Pourquoi ?

Parce que la première fois, tu n'étais même pas suffisamment conscient ni éveillé pour remarquer que l'odeur dans l'atmosphère avait changé. Tu subtilises déjà un petit peu ta perception et tu utilises l'odorat avant d'attendre que le toucher par le choc contre l'arbre soit suscité.

On imagine qu'on fait un deuxième tour complet et puis voilà que de nouveau, tu te retrouves face à l'arbre. Tu as toujours les yeux bandés. Cette fois-ci, tu es assez loin de l'arbre pour ne pas en sentir le parfum. Cependant, tu commences à sentir une densité, une vie. Et c'est là que commence ta première perception psychique.

En fait, il ne s'agit pas de perception psychique mais de perception tout simplement. Je suis un être vivant, éveillé, et, dans cet instant, j'arrive à sentir qu'un autre est tout aussi vivant que moi et je le reconnais.

Alors que dans la première partie de l'exercice, je ne sentais rien parce que je ne me sentais même pas moi-même ! Eh non, je ne me sentais même pas moi-même !

Tu vas me prétexter que tu te ressens. S'il fait chaud, tu le sens bien. Si tu as soif, tu le sens bien. Tu as bien conscience de tous tes problèmes, que l'on vient de te vexer, que tu as eu des difficultés. Tu me prétends que toutes ces choses, effectivement, tu les ressens. Laisse-moi simplement te dire que toutes ces choses ne sont pas la vie, ne sont pas ta vie, ni toi-même ! Et c'est pour cela que tu passes à côté d'une fleur sans même remarquer, tout simplement et tout physiquement, que cette fleur émane un parfum. Ensuite que cette fleur émane une particularité magique. Tu ne la sens pas.

Tu vas me prétexter que tu n'es pas médium. Arrête ! Médiumité, psychisme, je veux qu'on y fasse non seulement un grand trait mais une grande croix dessus ! Ce dont je parle n'a rien à voir avec des facultés psychiques.

Bien sûr, les facultés psychiques existent, mais pourquoi ?

Tout simplement parce que je me rends vivant dans tel ou tel champ de la vie. Je me rends vivant. Je suis capable d'une écoute. Et cette écoute va être classifiée par l'homme technologique, de psychique, de médiumique. Mais à mon regard, tout cela n'est tout simplement que de l'écoute.

Je ne suis pas mes factures d'électricité. Ma facture est la facture. Je travaille pour payer cette facture. Je ne suis pas cette facture. Puisque je sais cela, je vais pouvoir écouter la particularité magique d'une fleur ! Et au moment où j'en ai besoin, savoir l'utiliser.

Au moment où j'ai certaines peines de cœur, certaines peines d'amour, savoir qu'il est très bon de prendre des bains avec des gouttes d'essence de rose. Et tout cela n'est pas de la poésie ! Et je n'ai aucune action chez ceux qui fabriquent l'essence de rose, donc je n'y gangerai aucun argent. Ce n'est pas de la poésie non plus. C'est la faculté magique de cette fleur. Elle soigne le cœur.

Bien sûr, elle a en plus la grande chance de sentir bon. Alors c'est un plaisir !

Cela ne veut pas dire que parce que tu vas disposer quelques gouttes d'essence de rose dans ton bain, soudainement tu n'as plus de peine de cœur. Je dis que cela aide, que cela soigne et que, donc, il va falloir renouveler l'opération en plus que tu utilises ta détermination à te soigner toi-même. Exactement comme un médecin. Un médecin t'aide à te soigner. Ce qui n'empêche pas que certains malades empire parce qu'il ne peut que aider le corps par certains processus, procédés à se soigner lui-même.

 

La magie douce

La magie c'est la même chose. Bien sûr, il y a des magies très violentes que l'on va appeler donc, parce que telle est leur catégorie de la sorcellerie. Mais je ne veux absolument ni vous indiquer rien à propos de la sorcellerie, ni même que vous y pensiez. Nous ne parlerons que de magie douce.

Et quand je dis magie ce n'est, en vérité, même pas de la magie. C'est tout simplement un homme qui est au monde, qui s'éveille à toutes les correspondances, à tous les outils que la Nature, que le Système Solaire ont mis à sa disposition. Ce qui veut dire qu'à partir du moment où tu t'éveilles à la vie, nécessairement tu es magicien.

Tu n'es pas ce magicien qui va faire venir le nuage pour qu'il y ait de la pluie parce que tu as envie d'arroser ton jardin gratuitement ! Je ne parle pas de cette magie là.

Je parle d'une magie douce qui est la magie que tout le monde peut utiliser à partir du moment où, étant éveillé, je sais que tout ce qui existe peut jouer un rôle dans une certaine mesure et je l'utilise.

Ce qui fait que la cuisine est une magie douce. Je sais qu'un peu de sel, un peu de poivre, un peu d'épices va donner un goût à mon plat et que ce goût va soit me rendre un peu plus content pour discuter avec mes amis, soit va faire travailler mon foie, ce qui va m'aider à éliminer. J'utilise quelque chose pour sa particularité.

C'est de la magie !

On peut classifier cela comme étant de la médecine mais la médecine elle-même n'est en fait que l'utilisation des correspondances et des particularités. Alors quand vas-tu commencer à utiliser ces correspondances et ces particularités pour édifier absolument tout en toi, même ton intelligence et ta relation avec les Dieux ?

C'est de la cuisine ! C'est la même chose ! La même chose !

Sauf qu'il ne s'agit plus d'utiliser un peu de sel, un peu de poivre mais d'utiliser un sel plus subtil qui est celui de l'Esprit, un poivre plus subtil qui est celui de l'Action et de la Volonté. Tout cela a un goût, le goût de l'expérience, le goût des conclusions que tu vas tirer. Et tu te découvres être, toi-même, le plat que tu mijotes et c'est toi-même qui te croquera pendant le repas qu'est la Vie !

Comment nous allons-nous y prendre ?

Tout d'abord en ne nous trompant pas de chemin. C'était le début de mon discours et j'y reviens. Il ne faut pas se tromper de chemin !

“Il ne faut pas se tromper de chemin !”

Et quand je dis cela, je ne fais pas la différence entre une vie profane et une vie spirituelle. Car pour moi, la vie est la vie.

Par contre, se dessinent de grands chemins sitôt que, m'éveillant à la spiritualité, je décide que je dois conquérir le Graal alors qu'il s'agit d'étudier les équilibres pour que le Graal que je suis se révèle à moi-même.

Ce qui fait que si je pense de la sorte “conquérir le Graal”, même si ma démarche est spirituelle, je me classe, à coup sûr, dans le monde des profanes. Étrange n'est-ce pas ? Étrange, désopilant, catastrophique !

“Comment ? Toute ma vie je ne fais que tendre vers le spirituel et l'on m'apprend soudain que, finalement, je ne suis qu'un profane !”

Eh oui ! Pourquoi ?

Parce que tant que je ne sais pas comment chercher et ce que je cherche, je ne suis pas sorti de cette grande illusion qui va couvrir le profane comme l'homme spirituel.

Tant que tu ne sais pas ce que tu cherches.

Voilà une phrase problématique !

Tu pourrais me dire : “Mais sitôt que je sais ce que je cherche, je n'ai plus besoin de le chercher !”

Eh non, ça n'est pas si simple.

[...] ce que tu cherches.

Comment vas-tu le chercher ?

C'est là où il ne faut pas faire de faux pas, si tu veux vraiment trouver.

Ne fais pas de gestes à l'extérieur de toi-même ! Ne fais pas de gestes à l'extérieur !

 

Ne pas faire de gestes à l'extérieur

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Tout cela semble abstrait, que ce soit ma vie intérieure, le geste que je fais à l'extérieur, qu'est-ce que l'extérieur, qu'est-ce que l'intérieur, et où je suis dans tout cela, est-ce que je suis au milieu ? Donne-moi une carte que je m'y retrouve !

Nous allons essayer de comprendre que l'impression d'intérieur et d'extérieur, en vérité, n'existe pas, mais que je le fabrique, moi tout seul, comme un grand garçon ! Je le fabrique en y pensant, en y rêvant, mais, en vérité, c'est un cauchemar !

Toutes les légendes que vous connaissez, que ce soit la légende du Graal, que ce soit la mythologie grecque, la mythologie hindoue, et s'il y avait ici un extra-terrestre, il vous raconterait sa propre mythologie ! Quelles que soient les mythologies, tout cela ne parle que d'énergies et d'espace, de constellations, qui se trouvent, avant tout, à l'intérieur de vous.

Bien sûr, les constellations existent dans l'espace. Bien sûr, le Soleil existe dans l'espace. Bien sûr, il semble être hors de vous. Vous le voyez, vous pouvez même prendre une lunette et l'observer. Vous en sentez le rayonnement, vous en voyez la lumière et tout cela vous semble définitivement et très sérieusement à l'extérieur ! Et pourtant, je vous dis que tout est à l'intérieur. Et que ce n'est pas de la poésie et que ce n'est pas une abstraction philosophique et que je ne suis pas fou.

 

Tout est à l'intérieur.

Comment nous allons résoudre cette énigme ?

Comment allons-nous faire pour penser que ce Soleil, que je vois bien dans l'espace, ce Soleil qui est à une certaine distance que je peux mesurer avec objet scientifique à l'appui, comment je vais faire pour te prouver qu'il est en toi et que tout cela n'est qu'un voyage intérieur ?

Moi je veux bien essayer de te démontrer toutes ces choses mais il va falloir que tu me suives un petit peu et pour me suivre que tu acceptes mon tapis volant, ne serais-ce que pour la promenade que cela permet !

Comme je le dis si souvent, lorsque tu viens m'écouter, essaye de jouer le jeu ! Tu jugeras après. Pour l'instant, monte sur mon tapis volant et puis regarde tout ce qu'il y a à voir. Regarde les angles que je te propose de regarder. Et lorsque tu réatterriras sur ta planète, pense comme tu as envie de penser.
Mais pour être sûr de voir exactement ce que je te propose de voir, écoute-moi !

Suis-moi donc un petit peu !

Alors voilà que nous allons nous employer à démontrer que même la vie qui te paraît être dans l'Espace, la vie de ton Système Solaire, n'est en fait que ta propre vie et une vie bien intérieure et que si tu veux connaître le Soleil, il ne te sert à rien de construire des machines puissantes pour aller t'y rendre, mais qu'il te suffit de rentrer en communion.

Et qu'il y a pour cela des méditations bien spéciales, des sons à prononcer pour qu'instantanément tu te retrouves non pas sur le Soleil, mais que tu te retrouves à l'intérieur de toi dans la dimension qui va te faire vivre instantanément comme le Soleil vit.

Et tout cela n'est pas une charade, absolument pas !

Ce n'est pas une abstraction philosophique qui veut faire croire que le blanc est le blanc par transparence alors que pour toi il est blanc par teinture. Il ne s'agit pas d'abstraction mais de fait et de fait cosmique !

Pourquoi je prétends que le soleil et toi, c'est la même chose ? Et que quel que soit l'espace physique qui semble séparer le point visible du soleil et ta personne, c'est un espace qui n'a rien d'extérieur ?

Tout simplement parce que un système solaire est une seule et même grande vie.

“Un système solaire est une seule et même grande vie.”

Regarde ton corps. Il y a le cerveau, il y a les membres, il y a les organes, la circulation du sang, le réseau nerveux. Et tout cela, c'est ta vie, c'est toi ! Que l'on prenne l'orteil, que l'on prenne le fond de l'œil, que l'on prenne un neurone dans ton cerveau, le bout de ton doigt, c'est toi !

Que l'on prenne une de tes pensées, une de tes émotions, c'est toi ! Que je te tape sur ce doigt qui est toi et voilà que tu te mets en colère, une colère qui est une émotion qui est bien toi-même ! Voilà que je t'approche et que je te caresse sur une joue qui est bien à toi et que je crée une émotion qui est le plaisir et qui est bien toi-même !

Le système solaire et toi, c'est la même chose.

Pour comprendre ce qui t'empêche d'être le système solaire, nous allons demander à une cellule de l'orteil comment elle est. Alle, on fait le bon numéro et on lui demande : “Toi, la petite cellule de l'orteil droit, qui es-tu, que penses-tu, comment vis-tu ?”

Et voilà ce qu'elle va nous dire : “Bonjour, j'ai pas le temps ! Je suis en train de marcher sur un caillou ! Que la vie est difficile ! Bien sûr, il n'a pas fait attention ! Il va enfoncer une épine ! Il ne se rend pas compte de ce que cela veut dire ! Pour moi, de recevoir une épine, c'est du travail toute la nuit pour cicatriser ! Et quand est-ce que l'on vivra les pieds dans des baskets pour qu'on soit plus en confort ?” Voilà la vie de la petite cellule de l'orteil.

Refaisons le numéro deux jours après : “Allo, petite cellule de l'orteil droit, quelle est ta vie et comment vas-tu aujourd'hui ?”

“Aujourd'hui, c'est superbe mais il n'a encore pas compris. Je suis étalée au bord de la mer, cela pourrait être le plus beau jour de la vie, mais voilà, voilà, voilà qu'il ne pense qu'à me roussir parce qu'il n'a pas mis d'huile sur les pieds ! Et voilà que je vais devoir encore travailler toute la nuit pour cicatriser !”

Quelques jours plus tard, on refait le numéro : “Allo, allo, petite cellule de l'orteil droit, comment vas-tu aujourd'hui ? Quelle est ta vie ? Qu'est-ce que tu penses ?”

“J'ai chaud, j'ai chaud. Il n'a pas mis de chaussettes, les chaussures sont en matière synthétique, ça ne va pas du tout ! Je vais éclater, je vais lui faire une cloque, ça c'est certain, il aura droit à sa cloque ! Je vais lui montrer qu'on ne traite pas une cellule du pied comme si c'était la dernière roue du carrosse ! Il faudra qu'il s'en souvienne ! Je ne peux pas faire plus que ce que je peux faire ! Je ne suis fait que pour renouveler la peau, pour marcher sur cette terre. Il ne faut pas en plus me demander d'être un médecin !”

On lui téléphone quelques jours plus tard. La cellule est en plein sparadrap. “Allo, allo, cellule de l'orteil du pied droit, comment vas-tu ?”

“Aujourd'hui ça va très mal, je suis un peu étouffée, il m'a mis un bandeau sur la bouche, je ne pourrais pas vous parler très longtemps. Je ne vois plus rien, c'est noir !”

Et voilà qu'on essaye de monter le niveau de la conversation. “Allo, allo, dit le cerveau, petite cellule du pied droit. Qui est Dieu pour toi ?”

Grand silence !

“T'es-tu demandé pourquoi tu marches sur ces cailloux ? Pourquoi tu te trouves face à des épines ? Pourquoi tu fais des cloques ? Pourquoi le soleil te brûle ?”

Grand silence !

“T'es-tu demandé pourquoi d'un seul coup tu te retrouves dans des pantoufs, dans des moquassins, dans des chaussettes ?”

Grand silence ! Mais le doute a été semé.

La petite cellule du pied droit, commence à se demander : “C'est vrai. Pourquoi je suis dans des chaussettes ? Et pourquoi ça s'appelle une chaussette ? Et comment c'est fait une chaussette ? Et quelle forme a le pied ?”

Elle ne peut plus rester dans l'orteil. C'est terminé, sa vie est devenue trop insupportable. Les épines, les coups de cailloux, les cloques, les coups de soleil, c'est terminé !

Au Service de qui suis-je ? Pourquoi il y a ce mouvement qu'est la marche ? Sur quoi je marche ? Et puis où il va celui-là qui n'arrête pas de bouger les pieds ? Est-ce qu'il en a simplement une idée ?

Et voilà que la petite cellule fait son baluchon, dit au revoir à toutes ses copines en leur faisant bien la leçon sur les chaussures synthétiques. “Dès qu'il met des synthétiques, les filles, réveillez-vous, faites-lui des cloques tout de suite, comme ça il comprendra !” Après les dernières mises en garde, la voilà qui se transforme et qui commence à remonter du pied à la cheville, de la cheville au tibia, du tibia au genou. Et chaque fois elle va en assumer toute la fonction. Et chaque fois elle va se poser des questions. “Pourquoi le genou se plie ?” La cuisse, le bassin, tous les organes que l'on trouve à l'intérieur, jusqu'à ce qu'elle aboutisse à la tête. Jusqu'à ce qu'elle devienne partie intégrante de la fonction qu'est la réflexion, la pensée, le tri des informations. Et, d'une petite cellule de l'orteil, elle devient une partie pensante de l'individu.

Et elle va se dire : “Mais qui suis-je et pourquoi je pense et qui pense et par qui tout cela est détenu ? Car si moi la petite cellule j'ai l'impression de faire mon travail - par exemple, la cellule du réflexe - qui est cependant au-dessus de moi celui qui bénéficie de ce réflexe, celui pour lequel je suis faite pour être le réflexe ?”

Et la cellule d'un seul coup disparaît du monde physique, devient une partie intégrante de ce Moi abstrait, ce Moi ambigü, ce Moi pour lequel tu t'interroges lorsque tu te dis : “Mais qui suis-je ?”

Et rends-toi compte que lorsque tu produis, intellectuellement, métaphysiquement, ce “Qui suis-je ?”, tu es une petite cellule du pied droit du système solaire. Et que donc tu n'as pour l'instant absolument aucune idée de quelle grande vie tu fais partie et quelle grande vie tu es par toi-même !

Qu'est-ce que je veux dire par là ?

Je veux dire que tout ce qui semble être des parties de Dieu, des parties de la vie, les différents règnes, être un groupe de cellules du pied droit, être les atomes qui vont constituer le règne des minéraux, des végétaux, des animaux, des humains, être tout ce qui constitue le Soleil, une étoile, toute cette partie, toute cette différenciation de la grande vie qu'est la Conscience ou la Divinité, appelle cela comme tu veux, n'est en rien différente de ce que tu es en vérité.

Simplement, cette grande diversification, cette grande différenciation, s'est pris à son jeu. Et s'étant pris à son jeu, tu te demandes aujourd'hui qui tu es. Tu es tout autant le caillou qui vient de blesser ton pied que la miette qui vient de te piquer et le médicament qui va te servir à te soigner. Tu es celui qui cherche et tu es le Dieu que tu cherches.

“Tu es celui qui cherche et tu es le Dieu que tu cherches.”

Tu vas me dire que c'est peut-être une façon de bien mélanger les idées pour que ne pouvant plus penser, on finit par ne s'identifier qu'à une seule chose ou une seule pensée, tout est Dieu. Ce n'est pas ma position ni ma démarche. C'est un fait !

La Vérité que tu cherches ne peut pas être trouvée lorsque tu cherches à l'extérieur, en pensant qu'il te faut mémoriser tous les livres, qu'il te faut assister à tous les séminaires, qu'il te faut faire exploser ton chakra racine à moins de cela sinon on ne rencontre pas Dieu ! Cela ne peut pas représenter une voie, tout simplement parce que ce que tu cherches est non seulement déjà en toi, mais n'a jamais été que toi sans arrêt et toujours !

Ce dont tu dois te défaire, car tu sens bien que si tu es un être humain qui cherche la Divinité et qui la souhaite, il y a une impression certaine de devenir une Divinité, de devenir un être libre ! Mais ce n'est pas tant parce que tu seras devenu, mais peut-être plus parce que tu te seras défait de certaines choses.

Tu te seras justement défait de ces masques, de ces idées qui font ta fonction, comme la petite cellule, à un moment donné s'est défaite de ces idées d'être une petite cellule de l'orteil du pied droit. Et elle se défait de ce programme en se posant la question “Et pourquoi je marche ? Pourquoi il me fait marcher celui-là, là haut, que je ne sais même pas qui il est ? Je ne sais même pas comment l'appeler !” Car la petite cellule du pied droit n'a aucune idée de qui tu es en tant qu'être total, la pensée, les émotions, les désirs et le mouvement physique. La cellule du pied droit ne sait pas du tout que tu peux te plier depuis ton bassin, elle ignore l'existence du bassin. Cependant voilà que tu as fait le numéro, tu l'as contactée et de temps en temps tu lui dis : “Comment vas-tu, comment vis-tu ? Ah, en fait ! En fait, pour toi, qui c'est Dieu ?”

Et c'est un peu ce rôle là que jouent ceux que vous appelez les Maîtres, ceux que vous appelez les Frères Aînés de la Hiérarchie planétaire. Ils vous rappellent un petit peu à certaines questions fondamentales. Non pas pour que vous y répondiez mais pour que vous cessiez, méthodiquement, de vous identifier à ce que vous croyez être. Tout simplement !

“Les Maîtres vous rappellent à certaines questions fondamentales, non pas pour que vous y répondiez mais pour que vous cessiez, méthodiquement, de vous identifier à ce que vous croyez être.”

 

Identifications

Lorsque, par exemple, tu t'interroges sur le magnétisme. Tu vas me dire que cela n'a pas de relation avec mes identités que je me donne. Et pourtant si !

Parce que lorsque tu imagines que ton monde est chaud, par exemple, tu imaginerais une planète chaude, infernalement chaude. Cela est ton monde et tu emploierais tout ton temps à te déshabiller, à chercher de la fraîcheur. Si tu imagines une planète froide, terriblement froide, même si cela est en rapport avec la planète, c'est aussi ton monde et ton monde personnel. Parce que tu vas employer tout ton temps à chasser le bison pour lui prendre la fourrure afin de te protéger du froid ! Et tu deviens un chasseur de bison, qui vit dans une fourrure, parce que tu crois que la planète est froide.

Donc, quoi que tu imagines à propos de ton monde et de ton système solaire, tu en viens à toucher directement la constitution de ta psychologie, la constitution de ta personnalité, la constitution de ton affectif.

Par exemple, si tu imagines que les Maîtres sont très distants, loins, et qu'ils se moquent de tout ce que l'homme peut faire et qu'ils le laissent mourir tout seul. Et que tu m'amènes les preuves : il y a la guerre et ils ne se dérangent pas, ils ne viennent pas de Shambhala pour autant. Si tu imagines que Dieu est un être inaccessible et que tu me donnes les preuves, il y a la guerre, il y a les maladies, l'injustice et le bon Dieu s'en moque, il ne vient pas. Du moins il n'est pas fort travailleur parce qu'il a décidé de ne venir que tous les 2000 ans et il n'y a pas moyen de le faire mourir avant. Il ne fait pas d'heures supplémentaires !

Lorsque tu imagines toutes ces choses, tu constitues un profil psychologique très particulier, un profil affectif très particulier qui est :

  • Psychologiquement, je suis seul donc j'ai peur.
  • Ils se moquent de tout, même s'ils existent, donc je ne dois compter que sur moi-même ; éventuellement sur un cercle d'amour avec lesquels je vais faire toutes sortes de compromis pour ne pas me sentir seul.
  • À la suite de cela, puisque je suis seul, puisque j'ai peur, je vais avoir besoin d'être consolé, donc je vais me préparer à une vie affective toute de dépendances et de compensations. Qui n'est pas du tout le monde de l'amour ou du partage, qui est le monde de la consolation.

Consolation, consolation, consolation. Et, de tout mon poids, je vais ainsi m'appuyer sur le conjoint, la compagne, les amis...

Personne ne va pouvoir me porter puisque l'autre ne se porte pas lui-même ! Alors je me mets à tirer la conclusion que finalement l'amour n'existe pas puisque l'un ne me porte que dix minutes et puis sitôt que je deviens compliquée, on m'abandonne ! En ayant pris soin, avant, de me dérober ou mon argent ou mes principes ou mes livres ou mon appartement ou Dieu sait quoi ? Et là on se dira que non seulement l'amour n'existe pas mais que tout le monde est voleur. Et ainsi on va se construire un monde fait de violence où tout le monde sera l'ennemi et où Dieu semblera se moquer de tout !

Comment alors vas-tu pouvoir t'asseoir et méditer tranquillement ? Tu vas me dire ?

Impossible !

Ce qui fait qu'au moment où tu vas te rendre à la prière, là aussi, à partir de cette simple supposition, tout un comportement religieux va être édifié. Quand tu vas prier, ce ne sera pas faire le vide pour recevoir Dieu, ce sera un long catalogue pour lui réclamer la sécurité, pour lui réclamer de ne pas te faire vieillir trop vite, de te protéger des maladies, de te protéger de la grêle, de faire en sorte que ton mari te reste fidèle ou que ta femme te reste fidèle ! Que le petit dernier ait bien son examen et que le grand trouve vite du travail !

Tu te retrouves en train de discuter, comme n'importe quel individu discute de ses problèmes, à quelqu'un qui vit au-delà des problèmes dont tu parles et qui donc ne peut pas t'aider ! Et comme tu n'es pas aidé, tu en a marre d'aller le prier et de dépenser ton argent pour des cierges qui ne brûlent que pour éclairer les églises, et non pas ton destin. Alors tu perds toute foi !

Alors nous allons essayer de comprendre, un, ce qui est cette grande Unité ; deux, comment tout en étant malgré tout différencié pour l'instant et étant toi-même un être humain, tu vas pouvoir utiliser les autres aspects de toi-même, les autres aspects de Dieu dans la vie, pour non seulement maîtriser ton destin mais aussi l'orienter, le fabriquer ; trois, trouver cette Unité, Dieu, le Graal, comme tu dis.

 

Unité

Penser que tout est Unité.

Ce n'est pas difficile. Tu n'as qu'à abstraire par ta pensée. Chaque fois que tu vois une forme différenciée, un caillou, une fleur, ton voisin, un autobus qui passe, par l'abstraction dont ta pensée est capable, pense et ressens : cela est Dieu.

Quand je te propose de penser “cela est Dieu”, ce n'est pas pour faire de chaque chose un objet de religion. Et je ne te propose pas le concept de Dieu, le mot Dieu pour que tu fasses de chaque chose un objet de culte ! Simplement pour que tu ne sois plus un esclave de cette vision séparatiste du monde. Prenons, si tu le souhaites : tout est conscience, tout est la même chose, tout est cela. Certains ne sachant pas quoi penser quand l'on évoque la nature Divine de chaque chose et de l'Univers, se sont mis à prononcer : tout est cela, cela. Et dans ce mot, cela, chacun y pense et y met ce qu'il veut !

Tout est l'énigme en quelque sorte, mais cette énigme est la même partout, la Divinité qui, pour l'instant, se cache encore à mon regard, va voir un peu plus profondément et tu ne seras plus aveugle, je te le garantis !

Pouvoir utiliser tous les éléments afin non seulement de maîtriser mais aussi de construire ton destin. C'est là où la pensée doit descendre de son activité abstraite qui prononce “tout est cela, tout est Dieu”, pour en revenir à une connaissance plus concrète et identifier la rose, le caillou, la force d'attraction, la gravitation, la connaissance des éléments et savoir les utiliser. Et ainsi, par cet équilibre, celui que tu cherches te réapparaît. Sans cet équilibre, il n'y a pas moyen ni de rencontrer l'essence profonde des objets, des autres expressions de la vie, ni ta Divinité profonde.

“Sans cet équilibre, il n'y a pas moyen ni de rencontrer l'essence profonde des objets, des autres expressions de la vie, ni ta Divinité profonde.”

Alors essayons de donner des exemples pour manipuler et reconnaître ces outils.

 

Observer

Première étape, j'observe et je vois.

Il y a l'eau, il y a le feu, il y a les fleurs, il y a les pierres. Et j'observe ce que l'eau peut faire par elle-même.

Imaginons que je sois au début du monde. Il n'y a pas eu, avant moi, l'observation de qui que ce soit. J'observe que la feuille est entraînée par l'eau. J'en conclus que l'eau est une substance capable de transporter, qu'il y a là un travail que je peux lui demander. Elle me désaltère et, en plus, elle sait travailler.

Je mets une pierre dans l'eau, j'observe que la pierre coule. J'en déduis donc que l'eau est porteuse selon certains critères de poids et de formes. Ce qui fait qu'en quelques observations tout à fait concrètes, je me retrouve en train de fabriquer un bateau. Parce que je comprends que l'eau ne peut porter que si je construis en correspondance d'un certain volume, un certain poids, une certaine forme.

Première étape de ma confrontation avec cet élément, l'exemple que je prends qui est l'eau.

Cela va changer ma vie ! Au début je fabrique un petit bateau et je peux passer la rivière et rejoindre les autres êtres humains que je vois de l'autre côté. Pour l'instant nous n'avions jamais pris contact, nous nous échangeons des signes.

Maintenant je vais toucher ces individus, des mariages vont s'ensuivre ! Toute une culture va devenir différente.

Deuxième étape, puisque je suis allé dans le pays de mes voisins et qu'au bout de ce pays il y a une mer. Je fabrique un plus grand bateau et je vais sur la mer. Où je rencontre non seulement d'autres gens mais tout un autre monde. C'est un premier pas qui paraît bien physique et bien concret, mais cela a été toute une étape du monde avant qu'il devienne ce que vous appelez le monde moderne. Et votre pensée, vos attitudes d'aujourd'hui prennent leur racine dans cette première étape.

Aller voir ce qui se passe, toucher, fabriquer des éléments appropriés à l'élément que l'on rencontre. Que ce soit face à l'élément air, face à l'élément eau, l'élément terre, que ce soit face au feu.

Ensuite voilà que j'ai fait le tour du monde, que j'ai voyagé, que j'ai donc bien exploité, dans son premier niveau, la communication, l'élargissement de la vie que me permet l'élément eau.

Et voilà que ma conscience se subtilise et que je sens bien que lorsque j'utilise l'eau pour me laver longuement, dans certains endroits, j'ai une santé qui s'améliore. Tiens ? L'eau ce n'est plus simplement cette veine liquide qui m'amène d'un pays à l'autre, d'un continent à l'autre pour que j'agrandisse ma vie, pour que je connaisse d'autres gens et d'autres cultures. C'est quelque chose qui fait du bien à mon corps, à ma santé. Alors je deviens chimiste ! De grand voyageur, de grand armateur, je deviens chimiste et j'étudie les différents composants de l'eau et je deviens médecin.

Puis, puisque j'ai commencé la subtilisation, en devenant chimiste, je suis tellement à l'écoute de cet élément qui est l'eau que, par instant, je reçois l'élément tel qu'il est, en tant que vibration. Cela m'intrigue, cela m'intéresse ! Je cesse d'être chimiste, je m'intéresse à la vie cachée, donc au monde occulte que représente l'eau. Et je m'aperçois que si j'asperge de quelques gouttes d'eau un enfant malade, je le calme et même parfois cela suffit à le guérir !

Pourtant l'eau est la même, depuis le début du monde, depuis le début de cette aventure qui est le développement de l'esprit, la même ! Simplement mon observation a changé. Dans un premier temps elle est mécanique et je suis un armateur. Dans un deuxième temps elle est chimiste et je vais déterminer les composants de l'eau. Dans un troisième temps ma vision, mon angle de vision est occulte et je vais utiliser l'eau comme pouvoir de vie, plus moyen de transport, plus moyen de santé, pouvoir de vie.

Ce sont là les équilibres dont je te parle. Et c'est quand tu arrives à développer, dans ces trois phases qui d'ailleurs ne sont pas que trois, elles sont multiples, plus nombreuses ! Mais il y a trois grandes catégories : mécanique, chimiste, occulte.

Si tu t'en tiens déjà dans la composition de ta pensée, de ta recherche, ta compréhension, à ces trois grandes catégories, alors tu peux aller très loin !

Magnétisme. Même organisation de la pensée et de l'expérience.

Premier contact mécanisme. Le magnétisme est chaud, le magnétisme détend, le magnétisme sert aussi à l'hypnose, le magnétisme calme l'animal, le magnétisme calme l'humain.

Phase et observation plus chimiste. Le magnétisme et son influence dans le corps. Un être magnétisé démontre, par son relâchement, le calme expérimenté, une activation des organes éliminateurs, des organes capables de brûler les impuretés.

Troisième stade de l'observation, occulte. Le magnétisme est une force qui va non seulement, par son voltage, permettre le calme chez un nerveux ou chez un animal, par son voltage qui est chaleur dans le corps éthérique, la remise en marche des organes qui fonctionnent par le feu et qui sont les organes éliminateurs. Mais puisque cela est une force et que cela est un voltage et que c'est une chaleur, c'est ce qui tient, en même temps, la cohésion, la cohérence des mondes. C'est ce qui fait la pesanteur, entre autres ! C'est ce qui détermine la distance exacte d'une planète à une autre. C'est ce qui mesure même cette distance. C'est ce qui fait que Vénus n'est tolérée que à telle et telle distance. Ce qui fait que la Lune est tolérée à telle et telle distance et pas à une autre distance car cela changerait toute la force et la forme de la vie. Et le magnétisme qui cherche une expression bien spécifique à travers le règne humain, végétal et animal, mesure exactement la distance des planètes, de façon à être certain d'obtenir telle ou telle expérience à travers l'Humanité et tous les règnes.

Sinon d'un seul coup, imaginons que les planètes se retrouvent très proches les unes des autres, ce n'est plus le magnétisme qui sera expérimenté, c'est de la pure électricité.

L'Ère où l'homme et tous les règnes réexpérimenteront la forme et la phase purement électrique de la vie, cette Ère-là viendra, mais ce n'est pas pour aujourd'hui ni pour demain. Pour l'instant on en est encore à une forme magnétique de l'existence et j'en veux pour preuve la démonstration que vous faites de votre vie intellectuelle, votre vie affective. Vous vivez en tant qu'être magnétique, vous aimez Untel sans savoir pourquoi : “il m'attire !” De la même façon et par rapport au monde des idées, vous vous rassemblez dans des groupes par personnes ayant les mêmes pensées, les mêmes idées, que ce soit des idées religieuses ou politiques. Pourquoi est-ce que je vais m'associer et rester associé avec des gens qui ont soit les mêmes idées que moi, soit le même genre de problème que moi ? Car il y a c'est vrai des groupes politiques, mais il y a aussi des groupes de gens qui vivent dans leur vie les mêmes problèmes. Tous les divorcés ensemble, toutes les femmes battues ensemble, tous les alcooliques ensemble, toutes les femmes trompées ensemble, tous les maris trompeurs ensemble ! Parce que pour l'instant tout le système solaire et donc y compris l'Humanité vit une phase de vie magnétique. Et le type de communication qu'entretiendront, donc, tous les genres de vie, ces types de communication seront fondés sur l'échange magnétique. Que l'on prenne l'échange corporel, l'échange affectif ou l'échange intellectuel, la base sera magnétique.

C'est ce qui crée en même temps l'attraction entre les deux sexes, c'est ce qui fait que cette attraction peut être si puissante, en plus de l'instinct sexuel, parce que s'ajoute l'instinct magnétique et la force magnétique. C'est ce qui fait aussi que l'échange sexuel peut être transformé, transposé dans des versions plus spirituelles, parce que cet échange magnétique est ce qui permet à chaque individu de vivre au delà du simple Plan Physique.

Cela commence donc à être un petit peu le monde de l'abstrait, le monde de l'échange, le monde de la transformation par la fusion. C'est donc un élément magique !

Quand je rencontre le parfum d'une fleur, cela a une influence sur moi. Par exemple, respirer une rose peut me rendre détendu, content, plein de joie ! Et cela n'est qu'un parfum. Pourquoi est-ce que cela peut avoir une telle influence sur moi ? Parce qu'au moment où je m'ouvre à ce parfum, ma relation devient totalement magnétique avec la rose et son parfum. Puisque la relation est magnétique, elle devient fusionnelle. Puisqu'il y a fusion, j'intègre, dans ma vie, la vie de la rose. J'intègre, dans ma vie, la particularité et le pouvoir que contient le parfum de la rose. Et moi-même, soudain, je ne suis plus simplement un être humain avec ses pensées et ses émotions, je me trouve avec à disposition le pouvoir contenu dans le parfum de la rose, ce qui fait que je me sublime !

Sans arrêt, tout ce qui m'entoure, par la relation magnétique et fusionnelle que je peux entretenir avec, me permet d'ajouter à ma nature et à mes petits moyens des dépassements qui font que, d'un seul coup, en quelques pas, en quelques années, je suis plus que moi-même !

Je me serai, ce que, vous, vous appelez, développé.

Alors que selon mon angle de vue, vous vous êtes développés, certes, mais pas parce que vous aurez appris, mais parce que vous aurez intégré. Intégrer l'essence des éléments qui vous environnent, l'essence des éléments qui ne sont là que pour vous compléter et qui doivent vous apporter leur complément. L'être humain est un être humain, un point c'est tout !

Et là, je vais essayer de te démontrer la grande Unité qu'est la vie.

 

La Grande Unité qu'est la Vie

Un être humain n'est qu'un être humain, il n'a pas tout en lui. Est-ce que tu peux produire un parfum ? Je te le demande !

Est-ce que tu es une rose capable de produire le parfum de la rose ? Est-ce que tu es du chèvre-feuille capable de produire le parfum du chèvre-feuille ? Non.

Est-ce que tu es une carotte capable de produire sur ton propre corps l'élément qui fera que tu vas manger et entretenir la vie de ton corps ? Non.

Es-tu l'air que tu respires ? Non.

Le corps ne produit pas de lui-même l'oxygène, il doit aller le chercher ailleurs !

Es-tu la lumière dont tu as besoin pour voir clair ? Non. Dans cet organe fort compliqué déjà, qu'est l'œil, il n'y a cependant pas d'ampoule intégrée qui te permet de voir clair la nuit. Il faut une lumière, il faut le soleil, il faut une lampe de poche, il faut une bougie.

Et pourtant tu as besoin de la lumière, et pourtant tu as besoin de manger une carotte, et pourtant tu as besoin de respirer l'air, et pourtant tu as besoin de sentir de bons parfums, le chèvre-feuille et la rose.

Alors comme tu ne peux pas être toutes ces choses en même temps, puisque tu as une mission bien précise, en venant au monde et en étant un être humain, tu as cette mission d'être l'être humain. Et cette mission est bien particulière, elle n'est pas celle du chèvre-feuille et qui lui n'a que la mission de sentir bon, elle n'est pas celle de la carotte qui elle n'a la mission que d'être une carotte pour que l'homme la mange, elle n'est pas celle de l'oxygène qui a la mission de n'être que l'oxygène afin que l'homme respire. Certaines autres particularités plus occultes, mais contentons-nous de cette particularité-là, de faire respirer l'homme.

Voilà que tu es un être humain, que tu n'es donc ni l'oxygène, ni la carotte, ni le chèvre-feuille. Qu'est-ce que donc que l'être humain ? Quelle mission as-tu ?

 

La mission de l'être humain

Simplement en observant ta vie, tu peux trouver quelle est ta mission.

Et quand je parle de mission, je ne dis pas : “J'ai la mission d'être la secrétaire particulière de mon président de la société, parce qu'il va falloir dynamiser la société afin qu'elle soit plus installée dans l'Europe, parce que, ainsi, elle va diriger l'Europe !” Je ne parle pas de l'action dans le monde.

Quelle est ta mission quand tu viens au monde, la Matière ?

Observe ta vie ! Qu'est-ce qui se passe ?

Tu bouges, tu ressens, tu penses, et c'est bien même cette troisième activité qui te caractérise le plus, tu penses, tu penses sans arrêt ! Que ce soient des choses bêtes comme t'acheter une nouvelle paire de chaussures, penser à tes factures, penser où tu les rends en vacances, cependant tu penses ! Si tu te développes un peu plus, tu penses à régler les problèmes qu'il y a de communication entre ton père et ton frère, tu penses à un métier utile, cependant tu penses. Si tu développes un peu plus ta pensée, tu te demandes qui tu es, qui est Dieu et comment l'atteindre, tu penses !

De tous les règnes de la Nature, de toutes les formes de vie que l'on voit, donc, s'exprimer sur cette planète, dans ce système solaire, l'homme semble être la matière grise qui pense.

“De tous les règnes de la Nature, de toutes les formes de vie que l'on voit s'exprimer sur cette planète, dans ce système solaire, l'homme semble être la matière grise qui pense.”

Qu'est-ce que cela veut dire ?

[...] après avoir expérimenté toute ces autres formes, arrive, d'un seul coup, à un point intense, d'intellectualisation qui permet la conscience de soi, qui va se demander qui elle est, d'où elle vient. Et cela est l'Homme.

Cela veut dire que l'Homme est l'étape la plus intellectuelle de la conscience de cette grande vie qui est un système solaire. Cette grande conscience se différencie dans toutes sortes de formes de vie d'expressions, cette grande vie expérimente toutes les formes de vie. Arrive un moment de crise où elle décide de retourner à sa forme unique, à sa forme Divine comme vous vous dites. Cet instant de prise de conscience de soi, d'intellectualisation, de crise, cet instant d'action, c'est l'Homme ! C'est le règne qu'est l'Homme.

Et en même temps que c'est l'endroit par lequel la conscience sort des expressions inférieures de la Matière, pour aboutir aux expressions supérieures de l'Esprit qui se retrouve lui-même, c'est un intermédiaire, c'est un intervalle où l'Homme a l'impression d'exister de par lui-même et pour lui-même, et c'est donc une étape de crise.

 

Crise

Crise intense ! Car il a l'impression d'exister et rien ne semble soutenir son existence. C'est la conclusion que vous tirez sans arrêt !

Nous sommes les Fils de Dieu et cependant il n'y a que des problèmes ! La mort, les maladies, les cataclysmes, la fin du monde ! Comment cela se fait-il que l'on nous prétend être les Fils de Dieu si Dieu nous maltraite autant !

Ce qui fait que d'un seul coup, toute religion ou tout discours trop imparfait de quelque philosophie ou religion que ce soit, te semble inadmissible parce que tout devient incohérent.

“Comment ? L'on me dit que je suis le fils de Dieu, d'un Dieu qui aime ses enfants et voilà qu'il ne se préoccupe pas de la mort !”

Question : “Incohérence dans cette philosophie ! Pourquoi un Dieu plein d'Amour n'a-t-il pas pensé à rendre ses enfants éternels ?”

“Comment ? L'homme me dit que Dieu est abondance, que Dieu nous voit, que Dieu entend tout, ce que l'on dit, tout ce que l'on fait et au moment où je le supplie de me libérer de telle et telle épreuve qui me fait souffrir, personne n'intervient !”

Question : “Dieu serait-il sourd ? Pourquoi ne prend-il pas soin de moi ?”

Sitôt, donc, que l'on écoute toutes ces philosophies, toutes ces religions, en essayant d'y trouver non pas refuge, mais tout simplement et d'abord l'authenticité et la logique, la loyauté de ce Dieu qui dit être notre Père et nous chérir, tout s'écroule car on ne rencontre que incohérence. Et c'est là où, étant heurté par ces incohérences fondamentales, on décide d'aller plus loin, et que l'on devient, si on a fait certains choix, ésotéristes et que l'on s'interroge sur les Lois qui entretiennent non seulement notre relation avec la Divinité mais les Lois qui nous constituent véritablement.

Et je m'aperçois que je ne suis plus un Fils de Dieu. Je suis la Divinité.

Et que toutes les prières que je faisais sortir de moi avec un cœur exalté pour aller demander à une Divinité pleine de compassion, l'aide pour ceci, l'aide pour celà, toutes ces prières je les fais à l'intérieur.

Et puisque je sais que je suis Dieu, de seul coup, je ne réclame plus rien ! Et je comprends cette phrase énigmatique de Jésus qui disait : “Ne demandez pas des vêtements pour vous vêtir, ne demandez pas du pain pour le lendemain, ne croyez-vous pas que Dieu sait que vous avez besoin de toutes ces choses ?”

Et pourtant, les plus pauvres d'entre les êtres humains semblent être oubliés par un Dieu qui ne sait pas ce dont l'Humain a besoin, car ils n'ont pas d'habits et ils n'ont pas de riz ! Comment donc concilier cette déclaration de Jésus, qui certifie que Dieu sait de quoi tu as besoin, avec les différentes évidences que quelquefois il semble ne pas savoir et ne pas t'envoyer ce dont tu as besoin ?

Pour comprendre cette énigme et pour résoudre en toi le problème de la foi qui est trahie ou d'une foi qui se maintient tant que telle parce que volontairement elle se maintient aveugle et ne veut pas observer les contradictions, laisse-moi te dire cette chose :

Il s'agit tout simplement de la description non pas d'un Dieu paternel aux fonds des cieux mais d'une puissance Divine qui est en toi et que tu n'as donc pas besoin de prier car sitôt que tu la rejoins le Pouvoir est à ta portée.

Ce qui ne veut pas dire que tu es le magicien et que tu vas te fabriquer un bon crouton bien frais sitôt que tu auras faim ! La magie va se trouver dans le fait que tu vas en même temps devenir intelligent et savoir utiliser les Lois de ce monde. Tu sais que tu risques d'avoir faim donc tu vas travailler !

Tu vas me dire qu'il n'y a rien de Divin dans cette démonstration. Eh bien, si ! Parce que certains ont encore la bêtise de penser que les autres doivent les nourrir et n'ont donc pas besoin de travailler ! Chez certains la conscience est endormie à ce point que l'homme refuse les réalités tout simplement physiques du monde : aller travailler pour gagner son pain, cultiver son champ pour avoir une carotte à manger, effectivement !

Cela semble être un effort que je fais, donc moi même cela ne semble pas être une intervention Divine, mais le fait d'être suffisamment intelligent pour une bonne fois pour toutes s'apercevoir de cette Loi première, c'est déjà un pas vers la Divinité ! Eh oui ! Ne viens pas regretter que, décidément, il n'y aura jamais accès à ce pouvoir magnifique qui t'évitera de travailler. Tu auras toujours à travailler mais, je te le garantis, l'intelligence qui te permet de voir cela, d'accepter cela et d'effectuer ton travail, c'est déjà une part de la Divinité en toi qui est active !

Ce qui veut dire que la Divinité qui est en toi n'est pas simplement cet espace spirituel que tu essaies de rejoindre par la contemplation. C'est aussi et bel et bien le fait d'être un homme conscient, un homme qui va savoir allumer le feu avec des allumettes, qui n'aura pas la folie de prétendre ou d'essayer d'allumer un feu avec une tasse d'eau !

“La Divinité qui est en toi n'est pas simplement cet espace spirituel que tu essaies de rejoindre par la contemplation. C'est aussi et bel et bien le fait d'être un homme conscient, un homme qui va savoir allumer le feu avec des allumettes.”

Car il y a plein de gens dans la vie qui en sont encore à résoudre ce premier mystère ! Un chat est un chat, un cheval est un cheval, une carotte est une carotte, je ne respire que si j'inspire ! Certains essayent encore de respirer avec les doigts de pied ! Non !

Tu as faim, tu veux de l'argent ? Va travailler !

Première réalité, premier pas de l'intelligence. Cela paraît tellement stupide d'en parler et pourtant la plupart des gens en sont encore à étudier cette première étape.

Ensuite, tu veux être aimé ? Eh bien, devient aimable !

J'entends énormément de gens se plaindre de ne pas avoir de l'amour, de ne pas rencontrer l'amour, de ne pas être aimé et ils se présentent toujours aux autres comme une couronne d'épines ! Par leurs mauvaises paroles, par leurs critiques, par leurs jugements ou par leur regard sévère ou parce qu'ils ne savent jamais aller vers l'autre et l'embrasser ou parce qu'ils ne savent jamais rien donner, parce qu'ils ne savent pas consacrer l'autre, ils attendent toujours, dans leur égocentrisme, d'être reconnu, d'être aimé !

Beaucoup de gens se plaignent aussi de ne pas être assez intelligent ! Eh bien commence par donner à manger à ton intelligence !

L'intelligence, cela ne tombe pas du Ciel, ça ne tombe pas sur nous parce que l'on va allumer la radio, allumer la télévision. On devient intelligent parce que l'on va décider d'une demi journée par semaine pour lire. Tout simplement ! Lire, réfléchir à ce que l'on aura lu. Et tant que l'on n'a pas ces éléments de base, on ne peut aller nulle part !

Alors si en plus, au milieu de cette immense confusion, cette immense cacophonie, on se met à chercher Dieu, alors cela devient la destruction la plus totale !

Non seulement on n'a pas compris que pour avoir de l'argent il faut aller travailler, non seulement on n'a pas compris que pour être aimé il faut être aimable et savoir un peu donner, non seulement on n'a pas compris que pour être intelligent il faut faire un peu d'efforts et un petit peu lire, mais en plus on voudrait trouver Dieu ! Qui est encore plus difficile à comprendre, encore plus délicat !

C'est pour cela que je te parlais tant de l'équilibre ! Équilibre ! Équilibre !

Regarde la pyramide, la pyramide d'un superbe élément de la démonstration de l'équilibre. Elle est tellement équilibrée qu'elle arrête ta pensée. Rien qu'en la regardant, tu t'arrêtes de respirer. Tu sens qu'il y a là un mystère extraordinaire ! Il n'y a pas de mystère. Non. Si ce n'est que par son équilibre puissant et démontré, elle t'inspire un silence tellement grand que tu t'arrêtes de penser, tu t'arrêtes de respirer.

Prochaine étape, tu dois simplement plonger dans ce silence ! Mais tu n'oses pas ou tu ne sais pas.

Et alors tu te dis : “Mais il y a un mystère et il y a un mystère !” Et tu commences à réfléchir à ce mystère.

Ne réfléchis pas ! Plonge ! Tout simplement !

 

La pyramide

Regarde comment se compose la pyramide. Avant tout c'est un carré, un carré. Ce n'est pas un rond, ce n'est pas un ovale, ce n'est pas un petit bouchon, c'est un carré.

Contemple un carré en ce moment même, pendant que j'en parle. Au lieu de ne rien faire que m'écouter, essaye de ressentir. Et pour cela joue avec les images. Visualise un carré, regarde ce qu'il t'inspire.

Premier contact avec le carré, cela peut être désagréable, c'est fermé. Un carré, c'est carré.

Regarde-le d'un peu plus près, sans avoir peur d'y être enfermé. Comme si cela était un cube sur lequel tu vas te poser, t'asseoir. Comme la carte du tarot que l'on appelle l'empereur. Et tu découvres quoi ? Que le carré c'est la force, la force des quatre éléments.

“Le carré c'est la force des quatre éléments.”

Mais que pour faire de ces quatre éléments un carré sur lequel tu t'assois comme sur un trône, eh bien il faut d'abord les connaître, comme nous en avons parlé tout à l'heure, et les administrer.

 

Administrer ses 4 éléments

Les quatre éléments que tu vas administrer ne vont pas être simplement l'élément eau sur la planète, l'élément air dans l'espace, l'élément feu de ta cheminée, l'élément terre sur lequel tu marches. Non !

Cela sera l'air occulte ! L'air que tu respires, tu pourras aussi l'administrer si tu veux par un peu plus de magie, mais pour toi il va s'agir d'administrer sa contrepartie occulte.

Laisse l'élément naturel, prends-en la contrepartie occulte, l'air qui est en toi.

Et de quoi s'agit-il ?

Administrer tes pensées, administrer le pouvoir du mental. Eh oui !

L'élément terre, ne pensons pas administrer l'élément naturel, laissons cette administration à la Nature, administre l'élément terre qui est en toi.

Par exemple, ordonne ton corps, attribue-lui des postures agréables, propres à la santé, propres, plus loin, au contrôle plus précis de la pensée. Sache reconnaître les simples lois physiques : j'ai besoin de respirer, j'ai besoin de manger une certaine nourriture, il faut boire régulièrement. Et ainsi tu découvres que ton élément terre est un véritable chaudron alchimique. Car si tu bois telle chose, tu améliores ton humeur. Si tu bois tel autre, tu l'empires. Et tu vas, ainsi, pouvoir jouer grâce à tout ce que la nature produit, tu vas pouvoir ainsi jouer et te servir de ces éléments pour te faire la meilleure humeur possible, les meilleures pensées possibles, les meilleures méditations possibles !

Laisse l'élément terre sans organisation, sans administration, et tu te retrouves en train de manger n'importe quoi, en train de boire n'importe quoi, simplement pour flatter un sens, qui va tomber de plus en plus en la grossièreté, et tu perdras l'équilibre de ton élément terre et tu seras malade !

Pour retrouver l'équilibre, il va te falloir trouver non seulement ce qui fait la santé, mais ce serait bête d'en parler juste comme cela, il ne s'agit pas en fait de retrouver la santé, de reconstituer l'équilibre propre à l'élément terre.

Que manger, que boire ?

Quand manger aussi et quand boire ?

Et voilà que tu vas prendre soin d'administrer ton élément feu, eh oui !

Et voilà qu'il va te falloir administrer tes passions, tes désirs, tes impulsions. Et lorsque tu as un certain contrôle sur cette particularité, tu t'aperçois que tu disposes à ce moment-là du véritable feu, le feu supérieur qu'est la Volonté.

Ensuite tu vas administrer l'élément eau qui est en toi, la partie occulte. Et tu vas te trouver en train de gérer, essayer de comprendre et subtiliser tout le monde émotionnel, mais, plus loin que le monde émotionnel, le monde psychique.

Et une fois que tu as ainsi dressé ton carré et que, autant que tu le peux, tu essayes d'administrer ces éléments, qui sont en toi et qui sont toi-même, ta pyramide commence à se former !

Du fait que tu es la cohésion de l'ensemble, l'élément qui rend les quatre éléments cohérents. Tu n'as pas besoin de faire la pyramide, elle monte toute seule !

Et lorsque tu te poses cette question : mais qui suis-je ? Alors tu viens de trouver la réponse. Je suis la Cohérence ! Rien d'autre ! Moi, l'être humain, je suis la Cohérence. Je suis ce témoin cohérent qui va administrer les quatre éléments occultes qui me constituent.

“Moi, l'être humain, je suis la Cohérence. Je suis ce témoin cohérent qui va administrer les quatre éléments occultes qui me constituent.”

Car je n'en suis plus, au stade, en tant qu'être humain, d'administrer l'eau qui coule dans la rivière, l'air qui souffle contre les montagnes, la terre qui est sous mes pieds et le feu fabriqué par la foudre qui descend et s'abbat sur un arbre. Moi, l'être humain, je dois administrer, en tant qu'être humain, ces mêmes éléments mais dans leur forme plus occulte.

Il appartient au grands Dévas de la Nature de maîtriser la pluie, le feu et la croûte terrestre. Moi, l'être humain, je suis l'élément occulte qui va permettre, par ce témoin qui est l'éveil de la conscience, l'éveil de la pensée, une cohérence. Et la pyramide se reforme.

Ce que tu appelles l'initiation alors arrive, et qu'est ce qui se passe ? Lorsque tu es cet endroit de cohérence, lorsque la base de carré se forme et que d'un seul coup la pyramide apparaît, eh bien tu ne restes pas au niveau du carré ! Non ! Ton travail c'est de le construire mais tu ne restes pas au niveau du carré. D'un seul coup, la pyramide juste formée, se renverse et qu'est ce qui apparaît dans le Ciel ? Un triangle !

 

Le triangle, la Trinité

Un triangle Divin ! Et à ce moment-là, tu t'aperçois qu'il y a plein d'autres triangles que tu appelais les Guides de l'Humanité, les Frères de Lumières, la Hiérarchie planétaire, la Hiérarchie solaire. Tu ne rencontres que des triangles, des triangles de forces !

Car si sur Terre, pour toi, en tant qu'être humain, il s'agit de construire un carré, quand tu réussis ce carré, tu ne deviens plus que le triangle. Le triangle qui exprime la Trinité. La Trinité qui elle-même symbolise les trois aspects d'une seule et même force. L'actif, le passif, le neutre - le père, le fils, le Saint-Esprit, pour t'expliquer les choses autrement.

Et d'un seul coup, tu n'es plus que ce triangle ! Et tout à coup tu n'es plus que cette Trinité et tout à coup tu n'es que ces trois forces. Mais en n'étant que cela, tu es tout cela. Et tu peux administrer facilement les carrés qui sont dans l'incarnation.

Pourquoi est-ce que du trois, de ce triangle, est né un carré, un quatre ? Quel élément est venu, se glisser, là, qui produit un quatrième ?

Tout simplement parce que un de ces éléments s'est dédoublé. L'aspect feu s'est dédoublé et a donné de l'eau. C'est le seul élément qui produit cette particularité.

L'air reste de l'air, la terre reste de la terre dans son sens physique, dans son sens occulte. Seul le feu devient double et, dans la Nature, offre le feu autant que l'eau. Et lorsque l'on n'aboutit plus que au sens occulte du feu, alors il ne reste plus que son expression première, le feu absolu total ! L'eau a disparu. Pourquoi ?

Tout à l'heure je t'ai parlé de faire l'administration des plaisirs, des désirs et qu'au dessus de cette administration, d'un seul coup, tu aboutirais à la pure Volonté. C'est là que se passe ce dédoublement, la décomposition du feu en feu et eau. Tant que je ne suis pas une Volonté, je ne serai que la volonté de mes désirs.

“Tant que je ne suis pas une Volonté, je ne serai que la volonté de mes désirs.”

Et la grande volonté qui est ce qui répond à ce : pourquoi je suis au monde, pourquoi je suis en vie et qu'est ce qu'un être humain ? Cette grande volonté dormira. Je vais employer toute ma vie à suivre la volonté de mes désirs et la Grande Volonté qui est ma vie dans le monde, je ne la connaitrai pas.

Et c'est pour cela que tu entames une quête dite spirituelle, c'est pour répondre à cette grande question, c'est pour aller à la rencontre de cette Grande Volonté. Parce que tu sens bien que c'est Elle le mystère, que c'est Elle qu'il faut retrouver et que c'est Elle seule qui peut comme libérer l'individu de tous ses problèmes et de l'énigme qu'est le monde.

Volonté, opposée aux désirs et aux plaisirs.

Quand je dis cette chose, je ne veux pas entamer une guerre psychologique de la Volonté par rapport au monde des désirs et des plaisirs. J'ai suffisamment développé le sujet pour ne pas avoir à y revenir, cependant, pour la cohérence du discours je voudrais rappeler quelques points.

 

Volonté, désirs et plaisirs

L'homme a le droit au plaisir, tu as le droit d'avoir des désirs, il faut simplement que tu les administres suffisamment pour qu'il ne soit jamais une nuisance vis-à-vis de l'autre ou d'une nuisance catastrophique vis-à-vis de toi-même !

Si tu prends le monde des désirs et des plaisirs comme l'instant de récréation, le moment de rencontrer les autres et de t'amuser avec les autres, le moment de te rencontrer toi-même et de t'amuser avec toi-même, c'est permis, c'est même extraordinaire !

L'endroit où le monde du plaisir et du désir devient nuisible, cet endroit est l'ignorance des Lois. Lorsque tu ignores que par exemple fumer d'une façon excessive ennuie les autres et nuit à ta santé, à ce moment-là ce plaisir qu'est la cigarette est un plaisir égocentrique, un plaisir nuisible, un plaisir qui va à l'encontre de la volonté de l'âme qui est d'exister de par elle-même. Par contre, si tu te permets d'avoir recours à ce désir et à ce plaisir qu'est la cigarette, pour partager un moment de récréation avec toi-même, avec les autres, cela ne nuit en rien à la volonté de l'âme d'exister. Et l'âme sera toute contente d'ailleurs de cet instant de récréation !

Pourquoi imaginer que l'âme est une vie austère ? Pourquoi imaginer que les maîtres sont des individus austères tellement ils se contrôlent, tellement ils ont renoncé au monde des plaisirs et des désirs, ils n'ont renoncé à rien ! Qui te dit qu'ils ont renoncé à rien ?

Est-ce que crois-tu que j'ai renoncé à quelque chose ? Non, pas du tout, je n'ai renoncé à rien. Rien ! Je serais même capable de boire du champagne avec toi ! Je n'ai renoncé à rien ! Si ce n'est à la bêtise, si ce n'est aux masques, au mensonge ! À cela, oui j'ai renoncé, mais je n'ai pas renoncé à la bouteille de champagne ! Et je ne te propose pas d'y renoncer non plus.

Renonce aux idées fausses, cela oui ! Et dans ton effort pour renoncer aux idées fausses, marche gaiement sur le Chemin spirituel qui est le seul endroit où l'on peut te dire non pas ce que tu dois penser, mais comment, au fur et à mesure du développement de ta conscience, comment penser le mieux du monde de façon à ne pas être enfermé par ta pensée, de façon à ce que tu ailles vers des pensées chaque fois de plus en plus libres et de plus en plus grandes !

La spiritualité ce n'est que cela.

Ce n'est pas dire à un autre : “Tu dois penser ceci, Dieu est cela !” C'est faux !

Quelqu'un qui s'exprime de la sorte ne fait que créer un système, ne peut jamais te rendre libre, il t'enferme et tu meurs ! Et tu deviens le plus grand des fumeurs ! Normal ! Puisque Dieu est la plus grande des prisons, il faut bien que tu y fasses quelque chose dans cette prison ! Alors tu fumes pour passer le temps, pour noyer le désespoir !

La vision à laquelle j'essaye de t'inspirer est tout autre.

Je ne te dirai rien sur Dieu, je te dirai simplement ce qu'il n'est pas. Et en démontant dans ton esprit ce qu'il n'est pas, tu aboutis, d'un seul coup et comme par enchantement, dans un espace si large, si grand que, là, tu découvres ta propre Divinité !

Et la Divinité ce n'est rien d'autre que cette immensité !

N'essaye pas de penser que Dieu ou la rencontre avec Dieu ou la rencontre avec l'âme, cela doit être quelque chose comme un peu un feu d'artifice au 14 juillet. Et j'aurai de la chaleur et je verrai un buisson ardent et j'entendrai des clochettes ! Ou alors je verrai un grand geyser de lumière et je vivrai toute l'éternité dans ce geyser de lumière ! Ou alors j'entendrai une voix paternelle et grande ! Tu n'y entendras rien du tout, tu n'y auras rien du tout, il n'y aura pas de lumière, ce sera tout noir ! Pourquoi ?

Parce qu'il n'y a aucun de ces phénomènes dans l'immensité ! Dans l'immensité il n'y a que l'immense !

 

Dans l'immensité il n'y a que l'immense

Brrrr ! On se sent tout seul n'est-ce pas ?

Et voilà pourquoi ! Et voilà pourquoi tu cherches à identifier Dieu à toutes sortes de qualités d'attributs. Parce que sitôt que tu entends parler de ta seule et vraie nature comme étant l'immensité, tu as peur ! C'est trop grand ! C'est trop grand et on y est tout seul et trop seul ! Alors il nous faut un papa, bien barbu, sur les genoux duquel on fera des pirouettes pour toute l'éternité ! Et on se garantit une grande famille, une énorme famille remplie de frères et soeurs que l'on se garantit bien en se l'assurant les uns les autres, à coups de Bible, d'évangiles, de Vedas ou de je ne sais trop quoi que l'on va vraiment rencontrer et Jésus et le Christ et Mahomet et Shiva et Krishna et Vishnu, Sainte Bernadette !

L'immense c'est l'immense !

Et même si tu voudrais y rencontrer le Christ, tu ne le trouverais pas ! Pourquoi ? Parce que si lui aussi est l'immense au moment où toi comme lui redevenait l'immense, qui peut dire qui est le Christ et qui est Jacques ? Qui est le Christ et qui est Rosalie ou Bertrand ou Antoine ? Personne !

L'immense est l'immense !

“L'immense est l'immense !”

Et c'est comme cela qu'alors certaines philosophies ont réussi une pirouette intellectuelle pour te dire : D'accord il y a le Christ, cette manifestation planétaire, le délégué du Seigneur, le délégué de Dieu. Mais lorsque l'on te parle d'évolution spirituelle, de réintégration spirituelle, il s'agit du Christ Cosmique qui est en toi.

Combien de fois avons nous entendu cette pensée ? Qui est très élaborée car il faut être très intelligent pour élaborer de telles échelles remplies de contournements, de déviations pour aboutir au même point que celui que j'essaie de défendre et qui se dit en droite ligne : tais-toi, ne pense pas, assieds-toi, tu es Dieu, un point c'est tout !

Mais la pensée pour ne pas avoir trop peur, pour ne pas faire trop face aux incohérences qu'elle a construites précédemment, s'invente alors des Christs Cosmiques, des Âmes Divines, des humains qui sont des humains et qui deviennent divins.

Si tu veux un ascenseur, au lieu de gravir lentement de cette échelle pleine de contournements, si tu veux un ascenseur alors prends mon tapis volant ! Et de la même façon que je vois l'Univers, vois que non seulement tout est Dieu, parce que Dieu est tout, mais que tout est Dieu, y compris toi-même ! Et que tu n'es que l'étape humaine de la Divinité qui s'étale dans l'Univers.

“Tu n'es que l'étape humaine de la Divinité qui s'étale dans l'Univers.”

Et que le fait que tu es l'étape humaine de la divinité étalée dans l'Univers, cela te donne l'impression d'exister en tant qu'être humain. Mais ce n'est pas là ni le centre de l'existence, ni le but de l'existence. C'est au contraire un passage, comme je te l'ai déjà dit, de grandes crises intellectuelles.

Qui suis-je ? Qui suis-je ?

L'âme ne se demande pas qui il est, le rhododendron non plus, la chenille non plus et les comètes savent déjà qui elles sont. Seul l'homme dans tout l'Univers nous assourdit les oreilles avec cette question gigantesque : “Qui sommes-nous ? Est-ce qu'il y a quelqu'un là-haut pour nous répondre ?”

Et la réponse qui est envoyée est toujours la même !

“Tu es Dieu !”

Ne regarde pas les masques ! Ne pense plus que tu es la somme de tes désirs, la somme de tes plaisirs, tes factures, tes projets de vacances, tes projets de mariage, tes projets de divorce, l'époux, l'épouse ! Tu es Dieu.

En te faisant tout ce discours, qu'est-ce que j'essaye de te démontrer ?

D'abord, j'essaye de casser tout développement philosophique. Je ne suis pas un philosophe. Je ne veux pas l'être. Je me moque des philosophies, car elles sont incohérentes ! Je suis simplement, je suis simplement un poète. Je suis simplement un conteur. Et ce conteur, sur son tapis volant te dit : allez, lève un peu ton nez ! Arrête de rêver et viens avec moi contempler ta véritable image !

Cette image qui est la même que celle de Dieu !

Ça veut dire quoi ?

Et l'homme fut fait à l'image de Dieu.

Cela veut dire quoi ?

Cela confirme bien que tu es Dieu ! Alors, arrête de t'identifier à tous tes masques ! Je suis petit, je suis grand, je suis intelligent, je suis ingénieur ou seulement éboueur. Je suis 40 ans, je suis mes 32 ans, je suis mes 16 ans, je suis mes 80 ans et je vais mourir ! Qu'est-ce que la mort ?

Si tu n'es pas tous ces masques, la question que tu vas me poser c'est : “Puisque je sais qui je suis, que je suis et que je suis Dieu, alors qu'est-ce que la Vie ? Si la véritable question à se poser ce n'est pas qui je suis, puisque je le sais depuis le début, on me le dit, je suis Dieu. Alors que sont tous ces aspects de la Vie ? Pourquoi sont-ils là ? À quoi servent-ils ?”

 

Qu'est-ce que la Vie ?

Et d'un seul coup, depuis cette question qui semblait hautement métaphysique, extraordinairement avancée du point de vue de l'intérêt spirituel culturel de l'Humanité, j'en reviens à une question qui est toute opposée, qui n'est pas le “qui suis-je ?” Mais “qu'est-ce que la vie ?”

Qu'est-ce qu'une facture ? Qu'est-ce que le fait de devoir aller aux toilettes pour faire ses urines ? Quel rapport cela a-t-il avec la divinité ? Qu'est-ce que respirer ? Qu'est-ce que penser ? Pourquoi je pense ? Qu'est-ce que aimer ? Pourquoi j'aime ?

Et d'un seul coup, la question est inversée. Ce n'est plus : “Pourquoi je suis un grand oiseau au milieu du ciel”, mais “je suis un oiseau, mais que sont mes plumes ? Qu'est-ce que le vol ? À quelle heure je dois voler ? Pour qui je vole ?”

Et c'est là que tu deviens cet alchimiste dont j'ai parlé tout à l'heure, c'est là que tu deviens ce magicien, mais c'est là, aussi, que tu deviens le plus équilibré des êtres humains, car tu ne poses plus la question vers l'Olympe, tu regardes la Terre et tu résous les énigmes de la Terre !

Arrivant à résoudre les énigmes de la Terre dans ton quotidien, tu réponds à la question de l'Olympe. Et tu mets en vibration, en état d'existence, tes plans supérieurs qui, eux, demeurent, depuis toute éternité, dans l'Olympe.

Ce qui veut dire que, cette instantanéité, cet éternel présent, ce cercle qui n'a pas de centre - comme je t'ai expliqué tout à l'heure, toi l'être humain tu es en même temps le système solaire, c'est ce dont nous parlions tout à l'heure - cela te devient compréhensible. Pourquoi ?

Parce que tu t'aperçois que tu es là sur le plan physique, que tu t'appelles Jean, que tu es ingénieur, que tu es en train de réfléchir comment élever ton fils le mieux du monde et comment payer ta facture à la fin du mois. Mais, en même temps, tu es conscient de ton Olympe, de ton âme et tu es l'âme.

Ce qui fait que si tu es, de cette manière, vertical, conscient du haut jusqu'en bas, et du bas jusqu'en haut, tu seras en même temps conscient horizontalement de la Terre jusqu'à Vénus, de la Terre jusqu'au système, au fond du système, de la Terre jusqu'au Soleil ! Ta conscience sera éveillée dans tout le champ de vie qu'est le Système Solaire ! Et tu t'apercevras que tu es le Système Solaire !

Même si, plus particulièrement, en tant que cellule de la famille humaine terrestre, tu continues à œuvrer en tant que tel et que demain tu dois élever ton fils et payer ta facture ! Il n'y a pas de petit travail, il n'y a pas de saut métier !

Sitôt que tu as compris cela et le jour où tu quittes ce poste de petite cellule dans la famille humaine, alors tu deviens capable d'administrer une fonction plus grande. Et c'est là que, par exemple, tu as des responsabilités au sein de ceux qui veillent au développement de la Terre, qui fait partie de ce que l'on appelle, bien pompeusement, la Hiérarchie planétaire. Et là de nouveau le même travail, même avancée, même développement, et de seul coup tu deviens responsable non pas simplement sur la terre mais d'un groupe de planètes, de ce triangle de planètes bien particulier que composent Vénus, la Terre et Mars.

Puis même travail, car la pensée n'a pas de fin ! La conscience semble infinie au yeux du débutant. Tu deviens responsable des sept planètes principales, puis du Système Solaire.

Et au moment où tu réintègres la particularité solaire de ton existence, tu peux dire cette fameuse phrase que l'on retrouve dans bien des cultures, bien des livres, bien des religions : “Seigneur, tout est accompli !” et, là, le repos commence.

Tu vas me dire : pourquoi tout cela ? Pourquoi ce travail gigantesque ? Ces souffrances aussi, car je souffre ? Me diras-tu. Je souffre lorsque je passe à travers mes expériences. Pourquoi, pourquoi ? Pourquoi ce travail de géant, être un système solaire ?

C'est là où je te propose un petit effort, un véritable acte de Foi !

 

Acte de Foi

Même si tu ne sais pas, même si je ne peux pas te répondre, parce que l'on ne répond pas à cette question, fais-le ! C'est ça avoir la Foi ! Et c'est ça la particularité d'être un être humain, c'est d'avoir ce courage durant lequel toute la phase de l'existence est menée, même si je ne sais pas pourquoi je vis.

“La particularité d'être un être humain, c'est d'avoir ce courage durant lequel toute la phase de l'existence est menée, même si je ne sais pas pourquoi je vis.”

Ce courage gratuit, seul l'homme peut l'offrir au grand mouvement qu'est la Vie, au grand mouvement qu'est la Conscience dans la Matière qui passe à travers tous les règnes et qui essaye, chaque fois, de se défaire du règne qu'elle vient d'expérimenter.

Maintenant, tu essayes de sortir du règne des profanes. La conscience qui voyage dans ce vaisseau qu'est la Terre, est passée à travers les différents règnes, elle aboutit un jour au règne humain mais à son stade profane.

Et toi, maintenant, par ta crise existentielle, par ta crise philosophique, par ta crise psychologique, par ta crise affective, quelle que soit la crise qui te conduit ici, par ta crise tu essayes de sortir du règne des profanes. Exactement comme une conscience essaye de sortir du règne animal pour enfin entrer dans le règne humain. Quelle énorme crise il y a là aussi !

 

Souffrance

Dans cet effort, tu as l'impression d'une souffrance et tu souffres. C'est vrai, tu souffres ! Cependant cette souffrance n'est pas vraie, au sens où elle n'a pas lieu d'exister comme une Loi existe, comme si Dieu avait prévu un clou à un certain moment du Chemin afin que tu souffres et que tu deviennes plus humain. La souffrance ne fait pas partie de l'Univers, la souffrance est un événement mécanique qui survient dans le voyage de la conscience, lorsque, pas encore suffisamment détaché des anciens liens, j'essaye de les rompre pour m'en faire d'autres. Pas encore détaché d'une ancienne identité, cependant j'essaye de m'en défaire pour en obtenir une autre.

Par exemple, en spiritualité, j'essaye de ne plus être cette psychologie que je me connais bien, que je suis depuis tant d'années, avec tous les problèmes que cela comporte. Alor, j'essaye de me créer une autre psychologie. Une psychologie d'ailleurs tout supportée par des grandes déclarations spirituelles comme : il faut être tolérant, il faut être bon, il faut être patient, il faut être gentil, il faut être secourable, il faut avoir l'esprit large, il faut penser que tout est Dieu ! Et donc cela correspond à la pensée d'un initié et si je pense toutes ces choses donc je suis un initié ou j'essaye de l'être. Mais, en vérité... En vérité, ce n'est qu'une psychologie qui en remplace une autre.

Sauf qu'avant je ne pensais qu'à mon plat de spaghetti le samedi soir, je ne pensais qu'aux filles ou qu'aux garçons, maintenant je pense à des choses qui paraissent ou qui sont identifiées au monde spirituel, je suis beau, je suis grand, je suis tolérant, je suis patient, je suis secourable, je suis charitable et, et..., je suis un initié !

Mais ce n'est encore qu'une image ! Ce n'est qu'une psychologie. Car bientôt les choses se gâtent ! Eh oui !

La tolérance que je croyais avoir est mise à l'épreuve et je m'aperçois très vite que j'ai encore un grand nombre d'intolérances ! La patience que je croyais incarner est mise à l'épreuve et je m'aperçois que j'ai encore un grand nombre d'impatiences ! Et c'est là que de l'initié que je me croyais être ou de l'effort que je faisais pour essayer de l'être, face à mes différents échecs, je me dis : “Mais alors qui suis-je ? Suis-je cet être amphibie, moitié profane, moitié spiritualisé, patient quand il a le temps et impatient quand il est au croisement, tolérant quand c'est dimanche et que tout le monde me regarde et qu'il fait bon passer pour grand homme et intolérant dans le secret de ma pensée, lorsque je me dis “tiens, untel est musulman, les musulmans nous sont inférieurs !” Je sais que je le pense, moi, l'être humain qui me dit être l'initié, mais comme je le pense tout bas, alors après à la messe, dimanche, je peux dire : “les musulmans sont mes frères !”

  • Rires

Si je fais de si longs discours c'est uniquement pour en arriver à ces petits points qui semblent si petits qu'on n'ose pas en parler dans les grandes réunions spiritualistes et philosophiques ! On parle des Kumaras, on parle des Devas, on parle de l'ouverture du troisième œil, alors que l'on n'est même pas capable d'ouvrir sa bouche sans dire une grossièreté !

On essaye de manger du riz complet, on irait même jusqu'à manger le souffre des allumettes si ça pouvait faire monter la Kundalini !

  • Rires

Alors que l'on ne sait même pas rester calme au volant de la voiture !

On ne parle jamais de la Vérité ! Pourquoi ? Parce que c'est embêtant la Vérité. Parce que la Vérité c'est savoir que l'on est raciste ! Même si l'on se dit aller profester dans tous les cultes, même si l'on veut dire : “Moi ? Sans aucun problème ! Je vais dans les synagogues autant que dans les mosquées autant que dans les églises ! Et si les extraterrestres avaient un temple j'irais chez eux aussi !”

Mais à l'instant où un musulman t'agresse que penses-tu ? Quelle est ta première remarque ? N'est-tu pas en train de dire : “Tous ces musulmans, tous les mêmes ! Des fanatiques !” N'est-tu pas en train de dire : “Il faut se méfier des musulmans ?”

Ou même sans parler d'une race différente, d'une culture et d'une religion différente à l'intérieur de ta ville, lorsque tu descends le matin à ta voiture et que tu la retrouves toute rayée, n'est-tu pas en train de dire : “Ah! Ces punks ! Tous les mâles ? Si je les attrape je les bâtonne, je vais les mettre au travaux forcés moi !”

Ce n'est pas un punk qui a rayé ta voiture, c'est un homme !

D'accord, il s'habille d'une manière différente, il a même une drône de coiffure ! Ils se sont regroupés entre révoltés, ils se sont donné une coiffure, un vêtement et un nom. Et tu peux alors repérer, désigner, nommer, cataloguer ce type de révoltés : les punks. Cependant personne n'est punk. Je suis malade, un point c'est tout ! Je suis en colère, un point c'est tout ! Alors si l'on s'aperçoit qu'il s'agit d'un individu malade et en colère, il faut traiter de punk même ton mari !

  • Rires

Car tous les samedis soirs ne te reprochent-ils pas de vouloir aller au cinéma dépenser tout l'argent du ménage ? Et cela le met fort en colère, il a sa crise punk lui aussi ! Pourtant, il ne te viendrait jamais à l'idée de classifier ton mari parmi les punks. Pourquoi ? Parce qu'il se contrôle un petit peu mieux. Il est un peu plus intelligent, il se dit d'accord je suis punk mais qu'un demi. Parce que j'aime bien les vacances à la montagne, faire du ski, j'aime bien avoir une jolie voiture, je veux aller à la mer l'été donc je suis un punk qui travaille !

C'est ça la spiritualité. C'est apercevoir de tous ces montages, tous ces mensonges que l'on fabrique pour s'assurer chaque fois d'une plus belle conscience. Il y a les punks et le punk ce n'est pas moi, c'est l'autre, celui qui est rasé sur les côtés ! Il y a des racistes mais le raciste ce n'est pas moi ! La preuve, j'envoie de l'argent en Amérique du Sud ou en Chine ! Il y a des fanatiques, mais ce n'est pas moi !

 

Fanatique

Et pourtant tu es fanatique ! Tu es tellement fanatique que tu ne crois que ce que tu penses. Est-ce que ce n'est pas du fanatisme ça ?

“Tu es tellement fanatique que tu ne crois que ce que tu penses.”

Cela fait dix ans que ta mère essaie de t'enseigner comment on cuit les pattes. Et depuis dix ans, d'une façon fanatique et inexplicable tu les fais systématiquement trop cuire ! Tu n'entends que ce que tu as envie d'entendre, c'est la racine même du fanatisme ! Bien sûr toi tu l'exerges dans ta cuisine, tandis que d'autres l'exerges dans leur religion ! Et c'est la même chose !

Combien de femmes sont extraordinairement fanatiques au point de diriger sans arrêt l'époux ? “Et tu devrais devenir ceci et je veux le mieux pour toi ! Allez, réponds ceci, va demander cela ! Tu dois devenir le chef, tu dois devenir supérieur. Je te pousserai, je te pousserai !”

Et l'on fait passer cette pilule d'orgueil à grands coups de déclarations d'amour : “Je veux le mieux pour toi, tu es mon amour. Je veux ce qu'il y a de mieux pour toi, je veux que tu sois le plus grand.”

Et l'homme ne comprend rien. L'homme croit vraiment que c'est par amour alors que ce n'est que par fanatisme vis-à-vis de la fierté et de l'orgueil.

C'est cela l'instant de spiritualité. C'est s'apercevoir de ça, c'est te libérer de ça, c'est te libérer de ces mécanismes, de ces mensonges !

Car lorsque tu t'en libères, tu ouvres la place pour que la Conscience Divine qui est toi, le plus profond de toi-même, puisse rayonner et se montrer !

La spiritualité c'est comme une chambre qui devrait être toute vide, parce que ce vide c'est Dieu. Et au contraire de la vider, tu la remplis.

“La spiritualité c'est comme une chambre qui devrait être toute vide, parce que ce vide c'est Dieu.”

À droite ta bibliothèque et tout ce que tu imagines à propos du vide, ça prend beaucoup de place. À gauche une autre série de livres, la science, tout ce que l'on sait à propos du passé de la Terre, de l'âge des dinosaures, de la distance de la Terre au Soleil, ça prend aussi beaucoup de place. Au milieu, une grande table autour de laquelle tu penses avec tes amis les choses qu'il faut penser, à propos des livres, mais à propos de la vie, des présidents, des grandes compagnies industrielles et financières. C'est là aussi que, en tant que chef de famille, tu rends ton verdict : “Untel, puisqu'il n'a pas que ses devoirs et ses leçons, sera puni !”

Et d'un seul coup, toute ta pièce qui devrait être vide se trouve remplie par une multitude de masques, j'insiste là-dessus !

Alors comme après, tu viens me demander qui est Dieu, pourquoi tu es vivant, que veux-tu que je fasse d'autre que de passer tous ces livres par la fenêtre, les livres plus le mobilier qui soutient les livres !

Et pendant tout ce temps, que fais-tu ?

Tu cries au fou ! Au fou ! Il est en train de jeter les livres ! Au fou ! Il est en train de jeter ma bibliothèque, il est en train de brûler la table où je réunis mes amis, il est en train même de me ronger les chaises sur lesquelles je m'assois, moi et ma famille !

Et dans cette bataille que tu entretiens avec moi pour garder au moins un tabouret, que se passe-t-il ?

De mon côté, il ne se passe que de l'amour. Je lutterai, je lutterai.

De ton côté, il ne se passe que de la peur. Tu vas lutter, tu vas lutter.

L'un tire sur le tabouret pour le jeter, l'autre tire sur le même tabouret pour le garder. Et on appelle cela la relation de Maître à disciple.

Heureusement, heureusement ! Les tabourets sont en bois et il y a toujours, grâce à la Vie, grâce au Saint-Esprit, grâce à l'expérience dans la Matière, à l'expérience que l'on rejoint dans la vie, un petit termite rongeur qui va, pendant tout le temps de la bataille, grignoter tout tranquillement, tout en s'y flottant sa petite chanson, il va tellement grignoter le tabouret qu'il va créer des points faibles. Et à un moment donné, je pourrais emporter un pied.

Et tu vas te dire : “Zut, il a déjà emporté un pied de mon tabouret ! Même si je garde le tabouret, je peux plus m'asseoir dessus. Il n'a plus que deux pieds.”

Quelconque, c'est ton tabouret, tu y tiens ! Alors tu décides de retourner à la charge et de garder ce tabouret.

Le petit termite ronge encore un petit coup tout en s'y flottant sa petite chanson. Paf ! Un autre pied qui s'en va, zut !

Il devient de moins en moins utilisable ! Plus qu'un pied, rendez-vous compte. Je ne peux pas du tout m'asseoir dessus ! Ça fait rien ! Mon orgueil est en cause ! Je garderai mon tabouret !

Troisième pied qui saute ! Catastrophe ! Je ne me retrouve plus qu'avec le plateau..

Et voilà que, à ce moment-là, le petit termite qui n'a pas fini son travail t'a réduit le plateau qui reste en cendre.

Et moi pendant ce temps, je m'amuse et je rigole ! Parce que le petit termite, c'est mon copain ! Depuis le début, je l'avais envoyé ! Oh ! Pas parce qu'il obéit à mes ordres, mais parce que le Saint-Esprit est partout. Et qu'il suit n'importe qui qui décide d'enseigner et d'avoir une relation, aussi petite, aussi grande soit-elle, pour éclaircir l'individu.

Ce qui fait que, quand tu viens m'écouter, non seulement il y a cette petit bataille entre toi et moi, à propos de ce que tu crois et de ce que j'essaye de détruire ce que tu crois. Mais il y a ce petit termite, qui ne va pas se contenter de travailler pendant que nous sommes toi et moi réunis. Il va continuer même quand tu sors, même quand tu me quittes, même si tu me renies, même si tu me classifies parmi les beaux parleurs un peu fous, trop buveur de champagne cosmique ! Même si tu renies absolument tout ce que nous avons échangé, même si tu trouves que je suis insensé et qu'il n'y avait dans mon développement aucune parole intelligente ! Cependant le petit termite est rentré.

Et même si tu ne travailles pas autour des sujets que nous avons développés, abordés, le termite est en toi qui va te proposer dans ta vie des angles de vue différents, des interrogations différentes et pour cela des événements douloureux. Car, tous les sujets auxquels tu t'es intéressé maintenant, pas simplement parce que tu es venu m'écouter, partager avec moi, mais simplement parce que tu étais conscient et vivant au moment de cette rencontre, tous ces sujets vont continuer de travailler en toi.

 

Le travail du Guide

Si tu n'as pas cru mon développement, si tu n'as pas été sensible à mon développement, si tu te moques de mon développement, tu auras l'impression de sortir libre d'ici, et tu vas sortir libre, c'est vrai ! Encore plus libre que quand tu es rentré, parce que je m'en moque que tu sois venu ! Non seulement je m'en moque, mais en plus je ne me tiens pas à ce que l'on se rencontre.

Sais-tu ce que c'est de passer des années et des années à discuter de quelque chose qui n'intéresse personne ? Sais-tu l'effet que ça fait ? Quand il ne faut pas toutes sortes de constructions intellectuelles, démontrer quelque chose que tout le monde s'y amende, refuse de croire, refuse de voir, refuse d'entendre interpréter de cette manière-là. Sais-tu l'effet que ça fait ?

Eh bien je te garantis que, même si tu es ce que l'on appelle un Guide, même si tu es ce que les hommes appellent un Frère, dont l'âme est libre et qui donc devrait être heureux rien que parce qu'il renifle le parfum du Soleil, eh bien même pour quelqu'un comme moi, c'est une souffrance !

Oui ! Non pas parce que je m'agace ! Mais parce que pour t'expliquer toutes ces choses, je dois venir vers toi. Et en venant vers toi, l'épaisseur dans laquelle je rentre, c'est un peu comme si je rentrais dans un carcan rempli d'épines. C'est un peu comme un fakir qui se destine à dormir sur un tapis de clous. Qu'on le veuille ou pas, on ressent les clous !

Si je te dis cela, ce n'est pas pour me plaindre. J'oublie très vite ce carcan, sitôt que je vois un cœur s'allumer, sitôt que je vois une pensée s'élargir ! Je respire avec cette liberté qui vient d'être saisie. Ce qui fait le carcan, ce n'est pas simplement parce que je descends vers l'homme, mais c'est parce que l'homme que je rencontre est rempli de clous, de barricades.

Mais encore une fois, je le précise, je ne me plains pas. C'est le travail. Un point c'est tout !

Ceci pour préciser que si je ressens ce carcan, toi qui y vis sans arrêt, tu le sens aussi ! Et c'est pour cela que tu cherches une autre vie appelée Dieu. Il ne s'agit pas de chercher une autre vie appelée Dieu, il s'agit de défaire ce carcan !

 

Se défaire du carcan

Alors qu'est-ce que le carcan ?

La description du carcan n'a rien à voir avec les attributs que l'on pourrait décrire appartenant à la Divinité.

Comprends-tu enfin quelle est la vraie spiritualité ?

Si tu vas dans une conférence pour t'entendre dire : Dieu est amour, Dieu est grandeur, Dieu est initiation, quand tel chakra se met à vibrer, tu te prépares à telle initiation et à tel pouvoir et tu peux devenir guérisseur !

Le véritable travail se trouve dans la rue ! Au moment où tu décides de faire grève. Mais de quelle manière tu fais grève ? Est-ce que tu fais grève en tapant sur ceux qui ne sont pas d'accord avec toi ? Est-ce que tu fais grève en hurlant ta colère et en projetant dans cette occasion toute la haine que tu as pour le père, la mère, ou je ne sais trop qui ? Il est là l'instant de spiritualité !

Il n'est pas quand, comme un automate, et pour avoir l'air beau et grand, tu te polices et tu parles comme un livre, au milieu de tous ceux qui parlent comme des livres à propos de Dieu qui est le Grand Livre. Non, je t'attends dans la rue ! Je suis dans la rue.

Tous ceux qui sont des Guides, tous ceux qui sont des Frères Aînés ne sont pas dans les bibliothèques, à écrire de longs paragraphes sur la Divinité. Ils sont dans la rue et ils te regardent. Pourquoi ?

Parce que là tu es toi-même. Là tu démontres si tu sais que tu es Dieu ou pas ! Si tu es victime de cette illusion qui te fait croire que ton voisin est ton ennemi et tu tentes de le tuer. Je suis dans la rue, pas ailleurs !

Alors quand tu viens dans une église en pensant que tu vas m'y rencontrer, moi ou un autre de mes frères, et que tu rentres pour prier, en allumant des cierges, ne sois pas étonné si tu te sens seul dans ces églises ! Car si tu ne m'as pas trouvé dans la rue, tu ne me trouveras pas dans un temple, parce que je ne suis pas en toi, tout simplement !

Par contre, si tu fais de la divinité la puissance de l'instant : je suis Dieu, ici et maintenant, que ce soit en épluchant mes pommes de terre, que ce soit en faisant une grève et une marche dans la rue ou que ce soit à l'instant de la prière dans le temple. Si tu te rappelles constamment et sans arrêt que tu es le Divin, la Divinité, et que donc tu ne peux te permettre de nuire à personne, alors, où que tu ailles, non seulement je suis avec toi en tant que frère, nous sommes tous avec toi en tant que famille, mais Dieu lui-même est avec toi !

Alors ne cherche plus ! Et crée cet instant car il est à créer ! J'ai beau t'en parler, il est cependant à créer !

Lorsque tu ne penses plus que l'autre est ton ennemi, lorsque tu ne penses plus à la fin du monde, lorsque tu ne penses plus qu'il faut purifier par le feu et l'épée ! Et lorsque tu t'aperçois de tous tes mensonges les plus secrets.

Cependant, tu t'aperçois que, de temps en temps il faut, comme apparemment, faire un certain mal pour éduquer, pour pousser quelqu'un. C'est là où la situation devient plus complexe, mais je l'ai déjà développé si souvent, je ne vais pas m'y apesantir. Je rappellerai simplement quelques points pour la cohérence du discours.

 

Faux-maître et vrai Maître

Lorsque tu deviens à ce point cette conscience éveillée, tu as le sens aigu de la Justice. Le bien, le mal, cela devient d'un seul coup, non pas le noir et le blanc si facilement reconnaissable, cela devient tout simplement la Loi de la Nécessité.

Tu vois que pour sortir ton voisin de son mirage, il faut que tu lui fasses peur, en levant le ton par exemple, et en faignant d'être vexé de sa moquerie.

Ou tu peux avoir à donner une punition, mais en aucun cas ce n'est parce que tu agites un masque, tu punis un frère qui est l'ennemi de la vérité, l'ennemi de l'ordre public, l'ennemi de la convenance sociale : “Moi on vient de m'insulter qu'à l'inconvenance, je vais faire justice !” Même si tout justifie ta punition, cependant puisque tu auras pensé la punition depuis un endroit erroné : “Moi on ne m'insulte pas, j'ai droit au respect !” Alors ta punition n'a rien qui puisse éduquer l'individu, n'a rien qui puisse démontrer la vérité à l'autre. Pas plus que cela n'arrive à te faire respecter, tu passes tout simplement pour un être violent. Par contre si la même punition provient toujours de toi et de ta décision, mais depuis un espace totalement différent dans ton jugement, alors c'est un instrument d'éducation.

Tu n'es plus vexé par ce que quelqu'un a osé passer par-dessus les convenances sociales et te dire quelque chose, à toi. Tu repères simplement qu'un individu perd son temps à penser d'une manière aberrante, à dire des choses aberrantes qui ne feront que lui compliquer la vie avec d'autres personnages. Et tu décides de rectifier cette aberration.

Tu n'es pas vexé, on ne t'a rien dit, on ne t'a rien reproché, tu n'as rien pris pour toi, tu n'es pas insulté, tu n'es pas le centre du monde, tu n'es pas le grand seigneur qui se protège derrière des convenances et une politesse sociale. Tu es un éducateur qui vient de voir l'aberration d'un individu et tu corriges !

Pour rendre cette correction performante, tu peux feindre d'être en colère, autant que celui qui est vexé. Cependant, tu joues un jeu que tu contrôles sans arrêt et c'est là où tu es un éducateur.

Autre degré du malentendu, c'est qu'il y a toujours un observateur et cet observateur verra que tu te mets en colère comme un autre, que tu punis comme l'autre et que donc tu es bien comme l'autre ! Et tu auras bien des peines à témoigner et à certifier que tu n'as pas puni parce que tu étais vexé, que tu as éduqué. C'est pourquoi il t'est si difficile et compliqué de faire le distinguo entre le vrai et le faux prophète, le vrai gourou et le charlatan.

Parce que l'un parle comme l'autre, l'un agit comme l'autre, l'un et l'autre ne sont pas fous, ils connaissent exactement la Loi et ils l'appliquent. Simplement le charlatan va t'enseigner, va appliquer l'éducation, uniquement pour avoir le plaisir d'être ton gourou. Le véritable Maître va opérer les mêmes corrections, non pas pour un plaisir personnel d'être ton gourou, pour avoir la joie de te voir, chaque jour, marcher un peu plus libre.

Au début tu ne sais pas faire la différence. Ce n'est que par quelques petits repères qu'au fur et à mesure tu peux noter la différence entre le vrai et le faux maître. Parce que le faux maître finit toujours par se trahir, à un moment donné il fera toujours, par excès de nerfs, un excès d'autorité, alors que le vrai Maître fera toujours par un excès d'amour, un excès de sourire. Autant que par excès d'amour, il peut faire un excès de châtiment.

Tu ne verras jamais l'autorité sortir du rayonnement d'un Maître. Par contre, chez le faux maître tout sera autorité et soumission.

Tu ne verras jamais sortir des phrases telles que : “La loi est, ceci est, Dieu est cela, toi tu es cela, fais cela !” Alors que chez le faux maître tu entendras toujours la triste récitation d'un catalogue d'obligations qui n'en finissent pas.

À un moment donné, quand tu es autour du vrai Maître, tu remarqueras qu'il y a toujours plus de silence que de parole. Et c'est d'ailleurs pour cela que tu es davantage attiré par celui qui parle beaucoup ! Car il a l'impression de t'enseigner énormément et d'avoir des choses très compliquées à t'enseigner. Donc dans un premier temps tu fais toujours le choix pour le faux gourou, parce qu'il semble savoir beaucoup plus que le silencieux du coin de la rue !

“Il est intriguant, c'est vrai, il y a quelque chose de bizarre en lui que je ne comprends pas, il m'attire... Mais il n'a rien à dire donc il n'est pas un maître !”

Parce qu'il y a toujours plus de silence autour d'un Maître alors qu'il y a plein de parole autour d'un faux maître. Parce que le faux maître essaye toujours d'utiliser les armes de la séduction, y compris la séduction intellectuelle. Il est malin, il veut régner sur toi, il utilise donc toutes les armes, même les plus subtiles, comme te faire croire qu'il est humble parce qu'il donne tout ce qu'il a ! Parce qu'effectivement, une fois, en public, il a été insulté et il n'a pas réagi. Cependant, au fond de lui, la haine existait et tu ne l'as pas vu car tu n'es pas clairvoyant !

Donc au fur et à mesure tu connaîtras les vrais repères qui qualifient les faux maîtres, des vrais Maîtres. Et ne sois pas étonné d'aboutir à un silence complet le jour où tu rencontres un Maître. Pourquoi ?

C'est ce que j'essaye de t'expliquer depuis le début du discours ! Parce que la Vérité n'est ni compliquée, ni descriptible, ni transmissible. Il suffit de se déshabiller, de vider la maison et elle apparaît.

Pour celui qui sait cela d'une manière absolue, l'envie de parler lui est passée totalement ! Il a l'impression de mentir s'il enseigne. Et c'est pour cela que les grandes âmes arrivées à l'état de Maître, que je qualifierai de total et d'absolu pour que vous fassiez bien la différence, cela n'enseigne jamais. Cela leur est impossible ! Ils ont l'impression de mentir sans arrêt !

Alors ils laissent enseigner ceux qui sont leurs disciples, qui sont de jeunes Maîtres ou des Initiés avancés. Ceux-là peuvent parler, ont plaisir à parler, doivent parler. Car il est vrai que l'on doit enseigner, que l'on ne peut pas comme cela, rentrer chez les gens, leur enlever tout le mobilier sans pendant un temps leur prêter un divan et un lit pour donner l'impression qu'ils pourront s'asseoir et dormir confortablement. Donc on va parler du magnétisme ou de la guérison, des chakras, des formes pensées, de la force de ceci, de la force de cela et ainsi l'individu aura l'impression d'avoir un mobilier d'initié. Et il sera heureux dans ce mobilier d'initié ! Inconscient qu'il est que cela n'est qu'un mirage, à nouveau, et que le véritable mobilier c'est la Lumière un point c'est tout !

Donc l'enseignement est plutôt retransmis par les jeunes Maîtres qui ne sont pas encore absolument dans leurs fonctions et leurs postes, les Initiés avancés. Ils participent ainsi à la grande chaîne de l'Évolution, à l'endroit même où ils peuvent le mieux servir cette chaîne et qui est la discussion à propos des apparences de la Vérité. Mais ce n'est jamais une discussion à propos de la Vérité.

C'est pour cela que je t'ai si souvent prétendu que je ne suis pas un enseignant. Trop conscient que je suis de ne parler que des apparences de la Vérité. Trop conscient que je sais qu'au-delà du magnétisme il n'y a que la force du Saint-Esprit. Mais allons-nous en parler ? Nous ne pouvons pas ! Le Saint-Esprit, nous ne pouvons pas en citer, nous ne pouvons pas en parler. Nous ne pouvons que décrire les forces qui découlent du Saint-Esprit et qui vont s'appeler magnétisme, gravitation, etc. Mais le Saint-Esprit, nous ne pouvons pas en parler. Car il est au-delà du monde phénoménal.

De la même manière que cette partie de toi qui peut le rejoindre est au-delà de la personne phénoménale, donc au-delà de ta personnalité, de ton intellect et même de ton mental. Seule ton âme peut fusionner avec !

Et c'est pour cela que depuis tant d'années que je parle, je prétends ne pas enseigner et ne répéter toujours que la même chose :

Ne pense plus et laisse apparaître !

 

Ne pense plus et laisse apparaître

En vérité tout ce que je dis peut se résumer à cela :

Ne pense plus et laisse apparaître !

Mais tu penses dans de si nombreuses directions. Et tu penses tant de choses, qu'il me faut employer tout ce temps pour te persuader de ne plus penser. Alors je perds mon temps à te dire, à t'expliquer, à te démontrer ce qu'est réellement la pensée raciste, afin que tu ne le penses plus. Ce qu'est la pensée fanatique, afin que tu ne la penses plus. Mais ce n'est pas enseigner, c'est défaire !

Et défaire, tu peux le faire toi-même ! En vérité, tu n'as pas besoin de moi ! Non !

Mais qu'est-ce qui fait que donc tu viens écouter ? Et qu'est-ce qui fait que même parfois tu reviens et re-reviens ? Si bien que je me dis celui-là il faudrait mieux de me mettre sa statue devant le nez, je l'aurai aussi souvent que s'il était en chair et en os ! Qu'est-ce qui fait donc que tu reviens ?

Parce que tu es paresseux ! Eh oui ! Tu es paresseux. Dès que tu vas sortir d'ici, même si j'ai eu le bonheur de pouvoir te persuader en démontant quelques mécanismes, tu vas recommencer. Parce que c'est plus facile de crier au croisement. Parce que c'est plus facile de mettre la faute sur les punks et les musulmans. Au lieu de t'apercevoir que tu es raciste, et que, si tu avais aimé ton petit voisin, il ne serait peut-être pas devenu punk !

Mais tu t'es dis : “Le voisin ? C'est le gamin de la voisine ! Mais ce n'est pas le mien ! J'ai assez à faire avec les miens !”

Chacun vit dans son petit monde en faisant le moins d'efforts possible. Activité de quartier ? C'est pas mon quartier. Il n'y a pas une six mois que j'y suis installé. Je n'y resterai peut-être que deux, trois mois de plus. Et puis, je n'ai pas envie d'y dépenser tous mes loisirs pour inventer des activités pour tous ces jeunes qui s'ennuient et qui manquent de développement. Je ne vais pas passer tous mes samedis après-midi à essayer de les sensibiliser à la nature, à la peinture, au chant. Mon temps est à moi, il est précieux, c'est ma vie. C'est mon temps de repos après le travail, alors je ne m'intéresse pas aux autres !

Le monde meurt non pas parce que la guerre existe, non pas parce que la maladie existe et que les microbes n'arrêtent pas de se reproduire. Le monde meurt d'égoïsme sans arrêt, inlassablement, d'égoïsme.

“Le monde meurt d'égoïsme sans arrêt, inlassablement, d'égoïsme.”

Alors, il te semble qu'il y a un punk. Sache que d'ici demain, il y aura deux punks. Que d'ici après demain, il y aura quatre punks. Que d'ici le mois prochain, il y aura cent punks. Et que l'année prochaine, en plus de punks, il y aura une nouvelle race de révoltés que l'on appellera, je ne sais pas, vous inventerez bien quelque chose de triste et de sonore !

Tout cela, pourquoi ?

Parce qu'au lieu de faire circuler la vie, au lieu de l'échanger, de la prêter à l'autre, au lieu de la recevoir aussi en provenance de l'autre, au lieu d'être vivant avec d'autres êtres vivants et d'essayer de marcher ensemble, il n'y a que de l'égoïsme.

Ma petite voiture, mon petit quart d'heure de repos, ma petite pause café. Ah, voilà encore Delphine qui veut me parler de ses problèmes d'amour ! Et je n'en ai rien à faire. Moi, je veux ma pause café !

Qui t'empêche d'écouter Delphine avec ses problèmes d'amour et de prendre ta pause café en même temps ? Tu vas me dire que ce n'est pas possible !

Ah, ah ! Et pourquoi je prétends que c'est possible ? C'est qu'il y a donc un truc. Et ce truc, c'est quoi ?

J'écoute Delphine. Aussi totalement que si Delphine était le centre du monde. Mais je ne dramatise pas ce qu'elle me dit. Ce qui fait que le problème de Delphine est un problème dont je ne veux pas entendre. Et que donc, je vais éviter Delphine au moment où elle s'approchera de moi. C'est parce que le problème de Delphine existe en moi aussi. Et que je ne veux personne en face de moi qui me le rappelle ! Je ne veux personne qui me fasse souffrir par problèmes interposés ! Ce qui veut dire que Delphine a le merveilleux pouvoir de me renvoyer à moi-même ! Et je ne suis pas conscient de cela. Je ne le vois pas ! Alors, je rejette Delphine et son problème amoureux pensant que je refuse les problèmes de Delphine. Non.

Je refuse que Delphine, en me parlant de ses problèmes, me sensibilise à mes problèmes !

Si tu es heureux et que quelqu'un vient te parler de son malheur, tu l'écoutes. Tu vas essayer de l'aider pour qu'il sorte de son malheur, mais cela ne te rend pas malheureux ! Par contre, si en toi il y a du malheur, en écoutant le malheur de l'autre, tu vas devenir malheureux. C'est la triste Loi de Correspondance. Certains appellent cela la compassion, mais ce n'est pas la vraie compassion. La vraie compassion, c'est de savoir que cette correspondance existe, que tu risques d'être malheureux en écoutant Delphine, et de l'écouter quand même, parce que Delphine te propose l'instant crucial de travailler sur ton propre malheur.

Et, d'un seul coup, tu t'aperçois que toute l'usine dans laquelle tu travailles est un formidable endroit d'accélération de ta conscience et de purification de ta psychologie. Et tu l'utilises comme tel.

Alors après, si en plus tu te rends au temple, c'est très bien ! Mais le temple, tu l'auras expérimenté toute la journée à l'usine.

Ce qui veut dire quoi ?

Ce qui veut dire que dans la relation avec l'autre, en vérité, je n'ai jamais de véritable écoute, de véritable communication, parce que tout ce que dit l'autre correspond à un de mes problèmes, j'en souffre. Au moment où je sens la souffrance monter, je dis “non”, et je refuse l'autre pour me refuser moi-même.

Comment pourrais-je donc être à l'écoute ? Impossible ! Je ne peux être véritablement à l'écoute et en communication que [...]

[...] la souffrance, je peux communiquer avec l'autre.

Tant que j'ai peur de souffrir, et de souffrir à cause de mes problèmes, tant que j'ai peur de cela, je ne peux communiquer avec personne. Et, sans arrêt, je vais me protéger, en prétextant pour cela toutes sortes de raisons en passant de la plus sociale par la plus philosophique, comme “chacun son karma !” Eh oui ! On utilise même la spiritualité pour justifier son égoïsme !

“Je n'ai pas à m'occuper du noir d'Afrique qui meurt de faim. S'il est né là-bas, il savait qu'il allait mourir de faim, pourquoi je lui enverrais un bol de riz ? Chacun son karma !”

N'est-ce pas ? Comme c'est facile !

Mais quand je te dis que la vie est partage, mouvement, c'est vrai sans doute que certains individus, au bout de leurs incohérences ou au bout de certains de leur manque d'initiative, on arrive d'un seul coup à des situations extrêmes où la souffrance est journalière, comme la faim, des difficultés pour cultiver, tirer de l'eau. Mais cela ne veut pas dire que tu dois le laisser en mourrir ! Puisque ta vie est un partage, aide-le ! Aide-le à résoudre son incohérence qui a construit cette situation !

Et quand tu l'aides, quand tu l'éduques, ne viens pas comme le faux-gourou, à dire : “La vie c'est ceci et un puits c'est cela !”

Va simplement chercher de l'eau avec lui et bois avec lui. Fais circuler la vie autant que l'eau circule !

“Fais circuler la vie autant que l'eau circule !”

Au fur et à mesure que tu te mets à partager la vie de cette manière-là, comme un être libre qui partage les moyens de vivre une vie libre, plus personne n'a de doute, tu es un Maître et tu parles comme deux. Le Maître ne discute que de cela ! Être la liberté et partager ensemble les moyens d'être cette liberté.

Quelques fois ce sont des moyens intellectuels, comme penser un peu plus juste, penser moins égoïstement. Quelques fois ce sont des moyens pratiques, savoir creuser un puits ensemble. Car la liberté c'est aussi la vie et si l'on meurt de soi, eh bien, l'on ne sera pas mort libre ! On sera mort dans la prison qu'est la soif. Et même la mort ne tolère pas la prison ! La mort doit être libre. Un grand éclat de vie suivi d'un grand éclat de rire. La porte s'ouvre, se ferme. Tu es de l'autre côté, encore plus libre !

Le Maître est celui qui brise toutes les prisons, y compris celles de la mort par les limitations, la faim, la soif, la maladie, la bêtise, le meurtre, l'assassinat, le suicide !

Alors il t'enseigne, je te le redis, à creuser le puits. Il te tape sur les doigts à chaque fois que tu es égoïste. Et chaque fois que tu demandes qui est Dieu, il ne répond pas. Car il veut que ta pensée soit libre dans l'immensité de cette interrogation qui ressemble à la même immensité qu'est la réponse.

Tout.

Je suis tout.

Si la question contient un vide, sache que la réponse que tu entendras le contiendra aussi. Mais à ce moment-là, tu seras prêt pour y plonger !

Et ça ne te semblera plus une question sans réponse, mais une réponse tellement extraordinaire que tu ne voudrais pas qu'une seule voix se lève dans cette immensité pour te dire un quelconque attribut de Dieu. Car ce serait une prison !

La Liberté ne tolère même pas une qualité. La qualité c'est dans le monde phénoménal. Et quand tu es une âme libre, tu n'es plus dans le monde phénoménal.

Allez, essaye de conquérir cette liberté !

Si j'ai eu le bonheur de t'inspirer aujourd'hui, tant mieux ! Si je n'y ai pas réussi, tant pis ! Oublie-moi, ne parle pas de moi, ça m'est égal ! Je ne vis pas de mon travail. Avant tout, je respire ma Liberté. C'est elle qui est mon souffle, ma nourriture, le battement même de mon cœur !

Si, par bonheur, tu peux rencontrer cette même pulsation, alors nous serons deux dans cette immensité. Et si j'y suis tout seul, tant pis ! C'est toi qui manquera, qui manquera de cet espace.

Fais un tout petit effort !

Et en guise de conclusion, je te rappellerai les points précis sur lesquels il te faut travailler si tu veux devenir libre.

 

Points précis à travailler

Observe chacun de tes mensonges !

Observe-les avec honnêteté !

Prétends-tu la tolérance alors que tu es intolérant ?

Ne vas pas le crier à tout le monde, je ne te demande pas de t'humilier à propos de tes fautes ! Saches-le, simplement ! Et en le sachant, lâche ! Lâche ! Au moment où tu commettrais une intolérance, lâche !

Si elle t'échappe et que tu la commets quand même, va demander pardon et répare ! En tant qu'être responsable, en tant qu'initié responsable de ses actes et de ses pensées, conscient des Lois, va demander pardon et répare !

C'est simple ! C'est un jeu d'enfant !

Observe, repère, traque l'égoïsme !

Surtout celui qui se maquille ! Surtout celui qui se déguise ! Sous des traits chaque fois plus vicieux ! D'ordre social, d'ordre religieux... On ne mélange pas les musulmans et les chrétiens. Les juifs ont leur synagogue. Démonte tous ces principes mensongers !

Et, à la suite de cela, fais face à tes peurs !

Quand tu rencontres quelqu'un, quand tu parles avec quelqu'un, quand quelqu'un se confie à toi. Sache que tu vas aller nécessairement à la rencontre de tes peurs.

Voilà, aujourd'hui, je vais être face à un intellectuel. “Moi, moi moi moi, moi, je ne suis pas intellectuel. Je pa, pa panique déjà. Je ne sais pas de quoi je vais parler !”

Sois conscient de cette peur ! Pourquoi un intellectuel te ferait peur ? D'abord, il a peur que tu sois un intellectuel qui se cache derrière une grande simplicité. Il a autant peur que toi ! Et c'est parce qu'il te soupçonne de ça qu'il va essayer de te coiffer à grandes déclarations, de Baudelaire, de Sartre, de Balzac et d'Emingway !

Et toi qui n'as que ta simplicité, qui est vraie parce qu'elle est simple. Tu vas être terrassé ! Lui aura eu l'impression derrière toutes ces grandes citations de s'être protégé de toi, qui est sans doute un intellectuel qui se cache derrière la grande simplicité, qui est la preuve des plus grands intellectuels !

À force de vous cacher l'un l'autre, de vous déguiser l'un l'autre, vous n'arriverez jamais à vous rencontrer !

Et à vous dire tout simplement au moment où vous buvez ensemble la tasse de thé : “Oh ! Que cette fleur est belle malgré ce qu'en dit Verlaine !” Et toi tu répondras que tu l'as toujours vu belle et que tu ignores ce qui est Verlaine et ce qu'il a pu en dire.

Car seul le cœur est poète et le cœur se moque des mots ! Alors n'aie pas peur des intellectuels, n'aie pas peur de les rencontrer ! Le Bon Sens est l'arme la plus intellectuelle qui soit.

“Le Bon Sens est l'arme la plus intellectuelle qui soit.”

 

Faire face à un intellectuel

Car un grand intellectuel peut être très bête ! Un grand intellectuel peut être très égoïste ! Il peut être capable de grandes pirouettes remplies d'abstractions et de phénomènes métaphysiques. Cependant, au moment de dire un mot sensé, il en sera incapable ! Il a tellement structuré la vie qu'il n'est plus même capable de la simple sobriété du langage.

Il ne pourra pas dire : “Servez-moi la soupe s'il vous plaît !”

Mais : “Voulez-vous m'avancer le consommé s'il vous plaît ?” Mais le temps qu'il ait fini de discuter, la soupe est froide !

Tandis que toi tu auras eu le temps de manger. Parce que tu n'auras même rien réclamé. On t'aura servi.

Il y a comme cela une multitude de mécanismes qu'il faut connaître comme étant simplement des mécanismes. Et dont tu ne dois pas avoir peur.

Sors de ta coquille !

Qui te dit que tu es petit ? Qui te dit que tu es inférieur ? Qui te dit que tu n'es pas assez développé ? Qui t'as dit que tu étais bête ? Quelqu'un qui voulait te rendre bête, bien sûr ! Ça ne veut pas dire que tu es bête !

Tu vas me dire : “Si, j'ai des preuves de ma bêtise ! J'en ai commis des erreurs ! J'en ai commis des mauvais jugements !”

Je te réponds : ce sont des expériences qui n'avaient que le but de te rendre plus intelligent que ce que tu es. Ce n'est pas parce que tu as connu des échecs que tu es ces échecs. Ces échecs t'ont donné l'expérience qui fait que maintenant, tu ne commettras plus ces erreurs. Tu es donc riche de ton expérience ! Et tes erreurs d'hier représentent ton intelligence d'aujourd'hui, car tu sais.

Mais il y a toujours plus malin que toi ! C'est vrai ! C'est vrai ! Alors si tu trouves un plus malin que toi, fais-le parler tout simplement. Il sera très content et il dira de toi que tu es le compagnon ou la compagne la plus fantastique ! Parce que tu lui permets de faire étalage de sa grande science.

Tu sais que tu dois rencontrer quelqu'un de très intellectuel. Tu es certain que tu n'es pas intellectuel du tout. Comment négocier la situation ?

Avance-toi, sers-lui le café et fais-le parler.

“Euh, je m'intéresse à tel sujet, j'aimerais connaître votre opinion sur tel et tel sujet, sur tel et tel événement.”

Ce sont des phrases clefs qui semblent sans importance mais qui changent d'un seul coup ta relation avec celui que tu crois comme être supérieur à toi. Et qui, s'il l'est vraiment, peut devenir un éducateur, un livre couvert et qui va donc te transmettre sa richesse. Demande l'opinion et tu seras classé comme très intelligent parce que tu auras été capable de cette écoute. Et intelligent tu le seras puisqu'au fur et à mesure de son développement, celui qui te parle va te fournir les informations propres à édifier ton jugement.

Ce qui fait que tu auras fait parler l'intellectuel pendant toute une heure mais à toi, qui a été silencieux pendant toute l'heure, reviendra la conclusion. Conclusion que tu vas édifier grâce aux informations que l'intellectuel t'a passé pendant toute une heure. Et comme c'est toi qui fait la conclusion, c'est toi qui paraîtra intelligent !

On appelle cela de la tactique. Tu manques de tactique !

Tu es très rusé pour savoir comment décider le banquier à te céder de l'argent. Mais comment décider l'intellectuel à te céder toutes ses informations ? Là tu manques de tactique. Et ce n'est pas du vice, ce n'est pas de la ruse. C'est tout simplement un échange, c'est un jeu. Et c'est un jeu qui t'enrichit. Alors puisque c'est une richesse que tu obtiens, on te laisse le loisir de paraître intelligent même si tu y mets un peu de fierté en faisant ta conclusion.

L'important c'est que tu vas faire circuler ces informations. Car tu es bien intentionné, dans le fond, et tu vas faire circuler ce que tu as appris. C'est cela que nous retenons. Et c'est pour cela que tu seras protégé, que plus de connaissances te sera accordé, que tu seras mis sur la route d'intellectuels chaque fois plus puissants, à qui tu demanderas à chaque fois plus profondément leur opinion. Et par tes conclusions tu brilleras !

C'est le piège d'ailleurs dans lequel tu m'entraînes, ici et maintenant ! Car en sortant de là, si tu sais répéter tout ce que j'ai dit, sans trop mélanger les différents sens et sous-entendus, tu peux paraître plus intelligent que quand tu es rentré ! Personne ne t'oblige à dire que c'est auprès de moi que tu as entendu ces choses ! Tu peux très bien dire : “Hum ! J'ai médité et il m'est venu telle et telle idée !”

Et je m'en moque si tu prétends cela. Je m'en moque ! Au contraire, tu me feras sourire, tu vas m'amuser. Je préfère quelqu'un qui m'utiliserait. Je préfère quelqu'un qui ne prétendrait même jamais ne m'avoir rencontré, du moment qu'il distribue tout ce que j'ai pu lui apporter ! Ça m'est égal ! Être reconnu, pas reconnu, comme je m'en moque !

Fait avancer !

Comprends, garde, expérimente pour toi-même et passe à l'autre ! Si entre temps tu renies même l'avoir entendu de ma bouche, ça m'est égal. Je serai le premier à dire : “Oui, c'est vrai. J'en suis témoin. Ce n'est pas moi qui ai dit ces choses en les disant !” Et comprendras celui qui veut me comprendre ! L'important, c'est que j'ai été témoin et que tu as bien répété.

Allez, apprends à t'amuser de cette manière-là ! Comme un chat, souple, plein d'humour, qui sait guetter sa proie, mais qui va tout de suite partager ce qu'il aura attrapé. Et je te le répète, si au milieu tu te sers d'un peu de fierté, je te l'accorde ! Et j'en souris car cela te passera bien vite ! En ayant une telle bonté de partage, en peu de temps tu ne seras plus fier du tout ! Au contraire, tu monteras sans même qu'on te le dise sur la croix du sacrifice. Et tu n'en descendras pas tant que tu n'auras pas terminé ton travail !

J'ai confiance en toi ! Je sais, je sais que je peux avoir confiance en toi.

 

Faire la fête

Je parlerai volontiers pendant tout le reste. Je m'assoirai, y compris de la nuit. Mais avant tout, si je pouvais être parmi vous, je vous apprendrai comment on fait la fête après de telles interrogations et de tels jeux de massacre. Puisque je t'ai bien arraché un pied ou deux à ton tabouret ! Et maintenant, il faut que tu ailles te réconforter.

Et c'est ce que je souhaite !

Après, tout effort fait sur vous-même, tout effort intellectuel, tout effort de compréhension, tout effort de renoncement, allez vous amuser avec la vie ! Ne restez pas dans l'austérité de votre renoncement ! Non, non !

Je ne veux pas voir entrer dans le temple des squelettes rabougris, remplies de frustrations, qui ne chantent que des Alléluia que pour ne pas se rappeler qu'ils sont malheureux ! Je veux des frères et sœurs bien en chair, remplis de vie, d'humour, remplies d'éclats de rire, mais qui au moment du travail sont là, précis, efficaces, fidèles ! Et qui vont aller jusqu'au bout de l'action et du sacrifice de leur vie, même, s'il le faut !

Alors maintenant, va t'amuser ! Choisis tes amis, sors d'ici, dans un grand éclat de rire. Choisis d'aller manger, d'aller boire, d'aller promener, d'aller voir un spectacle ! Peu importe ! Mais vis-le totalement et pour te réconcilier maintenant avec la joie et le jeu de la vie.

Et dès demain, lorsque tu te trouveras en confrontation avec la vie, sois sérieux !

Chaque fois que vient à toi un événement sérieux, sois sérieux ! Chaque fois que vient à toi un événement de sacrifice, sois en sacrifice ! Et puis, va t'amuser !

Équilibre comme cela dans ta vie le jeu et le travail, le jeu et le travail. Ainsi, tu es un disciple qui peut tenir, tenir et continuer de travailler. À moins de cela, ne sois pas étonné toi-même si tu relâches tes efforts spirituels. C'est normal !

Pourquoi je te conseille de t'amuser ?

D'abord, parce que pour l'instant, l'homme a encore une partie enfantine. Et l'enfant qui est en toi a besoin de s'amuser. Mais ce jeu a deux niveaux, la partie enfantine que je viens de citer et la partie cosmique. Ce qui veut dire que la vie elle-même est un grand jeu.

 

La vie est un grand jeu

Regarde ! Tant de choses semblent être en fait juste pour la beauté du geste. Le parfum de la fleur, les acrobaties des oiseaux dans l'air. L'oiseau est classé comme étant instinctif, comme n'ayant recours qu'au type de survie. Cependant, il sait aussi s'amuser ! Comment se fait-il que l'oiseau sache s'amuser ? C'est parce que la vie est un jeu et qu'il le sait bien ! Et il sait que l'on peut jouer avec le talent, le talent qu'il a de savoir voler.

Regarde toutes les couleurs des poissons !

Quelles formes, parfois rigolotes, ils ont ! Et quel Déva constructeur plein d'humour s'est amusé à écraser le museau de certains chiens !

Regarde à quel point le geste semble gratuit lorsque l'on fait un arbre qui puisse devenir si grand, si grand ! Cela n'est pas nécessaire. Sa grandeur est gratuite ! Parce qu'il est généreux ! Parce qu'il s'amuse avec la vie et qu'il va l'embrasser là-haut, chaque fois plus loin dans le ciel. Il a compris et alors il grandit, il grandit !

Tout tend vers cette grande expansion, expansion qui signifie pour chaque espèce le moyen de s'amuser. Même le lierre qui pourtant ne fait que ramper ou grimper, sait cela. Il grimpe le plus loin possible, il grimpe le plus loin possible. Cette expansion, c'est le jeu. Je vais à la vie, à la rencontre de la vie pour le mouvement qu'il y a en elle et je m'amuse à la rencontrer !

Toi, fais la même chose ! Vas t'amuser ! Par expansion, pour aller à la rencontre de la vie et tourner avec elle !

Si la vie n'était pas un jeu dès le départ, d'une façon cosmique, pourquoi est-ce que ta physiologie serait capable des éclats de rire ?

Hein ? Allez, réponds, dis-le-moi !

Les grands de ce monde disent que tout ce qui existe en bas est comme ce qui est en haut ! Que tout ce que l'on retrouve en tant que fonction et attitude chez l'être humain correspond à une Loi ou un état dans la Vie Cosmique et Universelle.

Si la vie n'était donc pas, par expansion, un grand jeu qui éclate de rire, pourquoi le corps serait-il capable d'éclater de rire et de te faire ressentir ce plaisir ?

Tu vas me dire qu'il en est alors de même pour la peine ? Eh oui, il en est de même pour la peine ! Parce que si la joie de la vie en expansion est un jeu, il y a cependant un sens à cette expansion, ce qui fait que, d'un seul coup, il y a le jeu mais aussi le sérieux de la raison de cette expansion. Et c'est pour cela qu'il y a en toi, le rire est la peine.

Mais que tout cela étant véritable, une seule et même chose puisque tu pleures de joie et tu pleures de peine pour accomplir les miracles d'une seule et même chose, comme le cite la phrase du grand hermétiste.

Allez ! En sortant d'ici, amuse-toi !

Dès demain, chasse l'égoïsme, la peur et les idées reçues !

C'est la façon la plus sûre de donner un sens à mon engagement et à mes efforts.

Car, comme je l'ai déjà signalé, s'il n'y a pas suffisamment d'éveil, s'il n'y a pas suffisamment d'efforts intentionnellement agis, dirigés, effectués par ceux qui viennent m'écouter, je ne parlerai plus. Je ne dis pas cela pour menacer, je n'en ai pas le tempérament, je ne dis pas cela par dépit, je n'en ai pas non plus le tempérament. C'est un fait.

Lorsque l'on arose à un endroit et que la fleur pousse, on continue d'arroser. Si la fleur ne pousse pas, on arose ailleurs ! Ce qui veut dire que, dans mon cas, pour aller aroser ailleurs, je cesserai toute communication de ce genre et passerai à un tout autre travail vis-à-vis de toute autre personne et ne me destinerai donc à plus rien de public.

Bien sûr, si je devais en arriver là, la plupart des esprits me jugeraient. Bien sûr, la plupart des esprits se sentiraient tristes et abandonnés. Alors avant de pleurer comme un enfant parce que le ciel t'abandonne, sois un homme et travaille ! Sois mon frère et sur mon tapis volant, suis-moi un petit peu pour voir ce que cela fait d'être sur un tapis volant ! Et si tu t'y sens bien, tu y resteras. Mais ne descend pas du tapis sans avoir véritablement volé et expérimenté la vie sur ce tapis volant !

Expérimente ! C'est-à-dire pratique ! Et pour pratiquer c'est vrai, fais un effort. Mais tu n'es pas tout seul, même moi je dois en faire des efforts, comme je te l'ai affirmé et confirmé tout à l'heure.

Que cela donc te donne du courage et de l'enthousiasme ! Et pour avoir de l'enthousiasme, va t'amuser. Et pour t'amuser, fais-toi des amis. Et pour avoir des amis, sois plus tolérant. Et pour être plus tolérant, prends mon tapis volant !

  • Rires

Tu vas me juger comme un chat qui veut toujours retomber sur ses pattes, n'est-ce pas ? C'est de la tactique. Demande-moi mon opinion et tu deviendras très intelligent !

Mais pour l'instant, je te laisse. Je te laisse retourner à ta vie. Ce que je souhaite, dans un dernier moment d'attention de ta part, c'est partager avec toi un moment de silence. Un petit moment de méditation. Pendant lequel, nous allons laisser le petit termite, qu'est le Saint-Esprit, que d'autres appellent tout simplement l'énergie, que d'autres appellent la Shakti, s'installer plus précisément en toi. Et ceci, non pas grâce à moi. S'il te plaît, fais-moi grâce d'un tel jugement ! Mais simplement parce que, chaque fois que tu es volontaire, chaque fois que tu veux faire un effort, chaque fois que tu essaies de te sublimer, tu fais un appel magnétique. Et cet appel magnétique attire le Saint-Esprit vers toi.

 

Exercice en silence

Maintenant, nous tous ensemble, faisons le calme.

Imaginons que nous laissons tomber les pieds... que nous laissons tomber les jambes... que nous laissons tomber le bassin... que nous laissons tomber l'abdomen... la poitrine... les bras... la nuque... la tête...

Imaginons que nous laissons tomber le corps tout entier...

Nous le laissons tomber, comme nous laissons tomber au fond de l'eau un coffre qui descend, qui descend, qui descend, qui descend, qui descend au fond de l'eau.

Et il se pose au fond de l'eau. Voilà.

Moi, cependant, je suis éveillé. Ma conscience est alerte, très alerte !

Et je vais prendre de plus en plus conscience de cet état alerte et éveillée de ma conscience.

Pour ne pas qu'elle s'éparpille et redevienne lourde, pour la garder alerte et intense, je vais la fixer sur un point.

Et j'imagine, dans l'espace, en face de moi, un petit point lumineux.

Et tandis que mon corps est lourd, posé au fond de l'océan, Moi, le véritable Moi, je suis alerte, éveillé.

Et maintenant, je vais tranquillement me fixer sur ma respiration.

Prendre bien conscience de mon inspire, faire une petite pause... Prendre bien conscience de mon expire, faire une petite pause... Prendre bien conscience de mon inspire, faire une petite pause...

Associer, comme cela, la conscience, l'état alerte de la conscience au rythme de la respiration, permet d'éviter le va et vient des pensées, tout en induisant de plus en plus profondément en relaxation le corps et l'esprit.

Je peux rester comme cela, cinq minutes, dix minutes, toute une heure, si je suis doué, si j'ai du talent. Et c'est au bout de cela que d'un seul coup, n'étant même plus associé à la respiration, je vais être totalement ailleurs et totalement quelqu'un d'autre.

Même si tu ne passes que cinq minutes par jour à cela, c'est très bien ! Cela te permet d'être plus authentique, plus honnête avec tes mensonges, face à tes masques. Cela te permet aussi un alignement, une meilleure circulation des énergies le long de la colonne vertébrale. De cette bonne circulation dépend l'éveil de l'intelligence, mais aussi ton activité intellectuelle.

Tu voudrais devenir plus intelligent ? Eh bien soit ! médite ! En méditant, tu ranges et fais circuler les énergies le long de la colonne vertébrale. Elles ne sont, donc, plus bloquées à différents niveaux, mais peuvent se diriger tout droit vers le cerveau, où là les énergies auront tout le loisir de t'aider à approfondir certaines idées, activer certains centres sans l'activité desquelles tu ne peux pas véritablement penser.

Le corps est un réseau alchimique, une mécanique qui permet à l'esprit, bien souvent, de mieux fonctionner en tant qu'esprit.

Si déjà je respire correctement, mon corps éthérique se dilate, se fortifie, s'intensifie, et mon cerveau qui se nourrit presque exclusivement de cette substance éthérique peut devenir donc plus performant. Mon état d'attention, durant la journée, sera lui aussi plus performant, et tous les petits accidents que je risque parce que je suis dans un état de conscience automatique et ensommeillé n'arriveront plus. Je ne me couperai plus le doigt pour rien. Je couperai la tranche de pain consciemment, dans un état d'attention, et donc je pourrai contrôler parfaitement le couteau, le mouvement et la coupe.

C'est toute ma vie qui, désormais, peut changer, alors je maîtriserai une chaque action, et je peux même en tirer une grande protection, car si quelquefois je ne risque que de me couper un peu la chair du doigt, lorsque je suis par exemple au volant de ma voiture, une inattention peut me coûter la vie. Si au contraire, je suis un être humain éveillé qui vit dans un état d'attention et de présence, je ne mourrai plus par hasard !

Toute ma vie, donc, peut se trouver transformée et mon destin se construire autrement simplement parce que cinq minutes par jour, au moins, je décide de méditer, d'augmenter mon attention, d'augmenter ma conscience, de devenir bien plus vivant.

Maintenant que nous avons augmenté cette conscience pour nous-mêmes, nous allons l'offrir au monde, sans obliger le monde, simplement en lui donnant.

Et nous allons penser :

Que la paix soit ! Que le progrès soit ! Que la communication soit entre tous les hommes et tous les groupes d'hommes ! Que la Lumière soit !

Et, autant que vous le pouvez, réunissez-vous avec vos amis, vos complices spirituels, afin de méditer ensemble, de devenir de plus en plus alerte ensemble, de partager cette énergie ensemble.

Ne voyez pas la méditation uniquement comme une discipline spirituelle, mais bien comme étant le moyen d'être vivant et de devenir de plus en plus vivant. Arrêtez de penser de manière spécifique.

Disciplines spirituelles, programmes spirituels, ascèses spirituelles, mauvais, mauvais mobilier ! On jette par la fenêtre !

Identifiant la méditation au moyen d'être vivant et de plus en plus vivant. Ainsi, vous ne manquerez aucun rendez-vous !
Ça, je suis certain !

Maintenant, tout doucement, réintégrez votre corps, ressentez votre corps, son poids, sa chaleur, le contact avec le fauteuil, respirez librement... et sortez d'ici pour faire la fête avec ces états de rire que je vous conseille.

Allez, je vous salue !

(Date de la conférence : 03 07 1993)

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🔥 Conférence 152 🗝️ Clefs

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