
🔹 La Loi de Communication 🔹 La Perception 🔹 L'Homme qui progresse 🔹 L'Atome Primordial 🔹 Les Hiérarchies de Maîtres 🔹 Lumière atomique - La Kundalini 🔹 Laisser pousser le vrai fruit 🔹 Les habitudes 🔹 La mémoire 🔹 La personnalité - Le pilote objectif 🔹 L'Enseignement 🔹 Le Soleil et l'Âme 🔹 L'Amour et la Science 🔹 Aucun mérite spirituel 🔹 Briser le mirage 🔹 La peur 🔹 L'échec n'existe pas 🔹 Le positif et le négatif 🔹 Calmer les émotions 🔹 Le corps astral - le Plan Astral 🔹 La fierté 🔹 Donner l'Amour 🔹 L'attachement et l'émotion 🔹 Posséder - la possession 🔹 Impatience 🔹 La Patience 🔹 Le Silence 🔹 S'intérioriser 🔹 Différence cérébral - mental 🔹 S'incarner dans cela 🔹 La Joie 🔹 La spiritualité est un art. 🔹 L'Amour, une énergie pour partir dans l'Espace 🔹 L'égoïsme des nations et de l'individu 🔹 Le Retour du Christ 🔹
Je vais essayer de vous grouper les deux questions en une seule :
Serait-ce utile ou sage dans le cadre actuel de notre évolution de réintégrer la notion du nombre d'or pour une architecture harmonique qui tient compte des rapports de surface et de volume en fonction des Lois Divines ? Ou bien les nombres prennent-ils un sens nouveau dans cette période de transition que nous vivons ?
Voilà la première question. Et la deuxième qui est connexe :
Est-ce que la divination par les nombres fait que nous la connaissons et l'appliquons aujourd'hui est limitative ou pouvons-nous utiliser la vibration des nombres en symbiose avec le monde minéral, végétal, etc. ?
Bonsoir,
Je vous souhaite à tous la bienvenue. Et comme j'aime le rappeler à chaque séance ou chaque contact, je ne souhaite pas vous donner des informations ou ésotériques ou même spirituelles. Vous savez que je renie absolument la fonction d'instructeur spirituel. Cela ne m'intéresse pas. Vous allez me dire : “Pourquoi sommes-nous réunis et pourquoi est-ce que depuis tant d'années je continue à parler ?”
Eh bien vous savez, il y a une grande Loi dans la Vie, dans la Vie Cosmique, mais aussi dans la vie qui a lieu sur toute Terre, il y a une grande Loi qui vous régit, aussi vous-mêmes - donc Nous n'avons pas besoin sans arrêt de prétendre à des Lois Cosmiques - c'est tout simplement la Loi de Communication.
La Loi de Communication
Chaque fois qu'un homme désire suffisamment fort entendre un renseignement, être guidé, que ce soit pour son destin ou pour des choix, qu'il ne peut pas juger pour l'instant comme étant déterminants, qui lui apparaissent comme de simples petites décisions, plus pour le confort des autres que pour le sien d'ailleurs. Chaque fois qu'il est en appel et qu'il réclame des substances plus nourrissantes, qu'il réclame des clefs pour mieux vivre sa vie et la partager avec les autres, immanquablement, il est du devoir de toute Hiérarchie, qu'elle soit hautement spirituelle ou directement en provenance du règne humain, parce que initié depuis peu, il est impératif pour toutes ces Hiérarchies de venir abrever l'Humanité.
Ce n'est donc pas parce qu'il m'a pris la fantaisie de devenir un instructeur, de faire grand bruit autour des quelques pensées qui animent ma philosophie. Je ne prétends même pas savoir suffisamment pour vous instruire à propos de l'Univers, bien que certains me prêtent une science fort large et étendue. Je sais qu'il y a encore des domaines où il faut que j'apprenne, comme vous d'ailleurs, même si c'est sur des étages supérieurs de l'Univers. Cependant, étant donné que chaque fois qu'un enfant dira : “Explique-moi la lumière des étoiles ! Explique-moi la forme des minéraux ! Explique-moi la valeur des paroles !”, immanquablement, celui qui a accumulé ne se reste qu'un tout petit peu de science et qui a suffisamment d'énergie pour que cette science puisse traverser les plans, donc qui maîtrise d'une certaine manière l'art de la communication à travers des dimensions, eh bien, ce frère, quel qu'il soit, viendra discuter avec vous, que ce soit en vous assemblant dans une salle ou que ce soit en témoignant personnellement à un seul disciple.
La communication est une des grandes Lois qui maintiennent l'Univers et c'est ce qui me permet un petit peu d'aborder la première question qui a été posée.
Ce qui fait qu'un nombre, un volume, une forme, mais ce qui fait qu'aussi un son que vous allez prononcer, une forme géométrique à laquelle vous allez penser et que vous allez émettre par la pensée ou que ce soit un geste que vous faites dans l'espace, ce qui fait que toutes ces choses, toutes ces manifestations ont une vérité, une réalité, un pouvoir, une influence, c'est uniquement à cause de la Loi de Communication.
Un nombre à lui-même ne contient aucun pouvoir, que ce soit parce qu'on s'en sert afin de créer un volume et de construire ou que ce soit parce qu'on s'en sert comme événement d'un cycle qui détermine la vie, la force d'un individu, son profil psychologique. Ce n'est pas que le pouvoir est donné à un nombre ou à un rythme, car à propos du nombre, je préfère évoquer le concept du rythme et du cycle.
Cependant, ce qui va faire qu'un certain pouvoir, un certain cycle va avoir lieu et se manifester, c'est par la Loi des Correspondances.
Ensuite, lorsque l'on va édifier cela d'une chaîne de culture que l'on puisse transmettre aux différents disciples et initiés, il va sans dire que la communication X ou Y va s'appeler par exemple le chiffre 3 ou le chiffre 2, ou le nombre Untel, ou le son X, ou la couleur Y. Mais cela ne veut pas dire que la forme, la forme du chiffre, le volume du chiffre, ou bien la radiance d'une couleur ou la longueur d'onde d'un son, cela ne veut pas dire que ces choses ont un pouvoir. Nous ne les nommons que pour les transmettre. Mais il ne faut pas s'attacher ni au nom de la chose ni à la forme. Je veux que ce soit clair !
Cependant, il est utile de les nommer, de pouvoir les visualiser, les reconnaître, parce qu'ainsi, c'est une connaissance qui, même aux heures où l'homme atteint un point de matérialité extrême, nous pouvons encore en discuter, nous pouvons encore manipuler les choses. Car en fait toute véritable connaissance ne repose que sur un seul modèle de transmission qui est la perception.
“Toute véritable connaissance ne repose que sur un seul modèle de transmission qui est la perception.”
La Perception
Ce qui fait que tout ce que l'on va lire, tout ce que l'on aura entendu, même ici ce soir dans cette salle, ce n'est qu'une façon très dérivée et fort grossière de transmettre la connaissance. En fait, tant que je ne suis pas arrivée à soulever en vous par le phénomène de l'inspiration, une forme de perception, eh bien je n'aurai rien transmis du tout. Peut-être ensemble nous aurons élaboré une pensée plus fine, plus subtile, plus adéquate, c'est sûr. Mais ce qui va vous permettre avec cette information de changer votre vie ou de devenir un être humain capable de manipuler des énergies, capable de régénérer sa vie, ce sera uniquement grâce à la perception.
Il n'y a pas de transmission de connaissance hors de la perception.
Ce qui veut dire que si l'on veut être exact, si l'on veut préserver la vérité et si l'on veut vraiment transmettre la vérité, il ne faut surtout pas en parler. Eh oui ! Il ne faut surtout pas en parler ! Ce qui veut dire qu'en d'autres temps, eh bien j'aurais dû utiliser d'autres moyens. Il m'aurait été absolument interdit de formuler ou d'idéaliser une quelconque vérité. Par contre, ensemble nous aurions pu aller à sa découverte.
J'aurais pu vous y guider par une promenade dans les bois et à un moment donné je vous aurais fait tomber, tomber si possible même dans un précipice, pour qu'étant face à une de vos limitations, une de vos barrières comme la peur et le besoin, contraire qu'il y ait la sécurité, nous aurions pu alors dégager une perception nouvelle et ainsi intégrer une énergie en provenance du Royaume de l'Âme et qui vous aurait donné définitivement ce sentiment de sécurité.
Tandis qu'aujourd'hui, la pensée étant suffisamment élaborée et nous devons aller un peu partout, en tous les méandres de la vie, pour aller toucher n'importe quel homme qui s'est endormi en sa vie matérielle, nous avons encore, pendant un temps, le droit d'en discuter de façon verbale, malgré sa forme limitée. Car nous ne pourrons jamais aller contre cette limitation.
Tout ce que nous pouvons faire c'est vous appeler par le moyen qu'est la parole, vous sensibiliser par des pensées que nous essayons ensemble de développer, de plus en plus complexes et subtiles. Et ensuite, une fois que votre bonne intention, votre bonne volonté a été polarisée dans une ascension spirituelle, alors commence le travail de perception.
Et ceci ne se fait pas en salle, ceci ne se fait pas en groupe, ceci se fera tout simplement de vous à nous, ou de vous à votre propre Guide, ou de vous à votre propre Hiérarchie, de vous à votre propre Maître.
Ce qui veut dire que le travail que nous faisons ici ce soir n'est en fait qu'un travail de préparation, un travail où nous rassemblons toutes les bûches, tous les prétextes, pour que définitivement vous preniez la décision d'être spirituel. Eh oui, nous ne faisons que cela !
Mais remarquez, et vous allez d'ailleurs le voir au fur et à mesure de mon discours, remarquez à quel point c'est difficile d'absolument monopoliser les énergies de l'individu, ses énergies physiques, ses énergies psychologiques et ses énergies astrales et ses énergies mentales. D'arriver à trouver la motivation juste pour que définitivement il soit orienté comme une flèche vers l'âme, vers le Nouveau Monde, ou vers tout simplement la Réalité !
Car à ce point de mon discours, je dois vous préciser qu'en tant que spiritualité, je n'entends pas vous parler ni de Dieu, ni des Anges, ni de la Perfection, mais simplement d'un Homme qui progresse.
L'Homme qui progresse
Quel que soit le niveau où il se place aujourd'hui, nous allons essayer de faire de l'homme un homme qui progresse. Et pour qu'il progresse, nous allons petit à petit voir ce qui le maintient dans sa léthargie, dans son sommeil, dans sa paresse, ou ce qui l'empêche d'ouvrir les yeux pour s'apercevoir des richesses qu'il contient.
À cet endroit-là, nous pouvons utiliser les nombres, c'est vrai, ils font partie de toute science, de tout l'hermétisme, ils font partie en même temps de tous les concepts philosophiques. On ne peut même pas penser sans l'appui des nombres, c'est impossible !
“On ne peut pas penser sans l'appui des nombres, c'est impossible !”
Pourquoi ?
Alors que les mots sont un assemblage de lettres, pourquoi est-ce que j'y mêle les nombres ?
Est-ce que derrière chaque lettre se cacherait un nombre ?
Eh oui !
Car en fait lorsque l'homme pense, même s'il lui semble utiliser l'alphabet, dans le reflet éthérique de la parole, ou dans son reflet mental supérieur, dans la matrice cosmique, en fait il manipule des nombres et rien d'autre, absolument rien d'autre !
Mais comme l'Homme n'est plus un Ange, comme l'Homme n'est plus une étincelle Divine, ou du moins elle a traversé les plans et elle s'est identifiée à la matière et elle est devenue une âme humaine, elle n'est donc plus à même de manipuler la puissance des chiffres, ou plutôt je devrais dire : la puissance qui se fait transmettre et se fait rappeler à l'aide des chiffres.
Ce qui veut dire que, autant que l'on prendra une âme Divine, exclusivement encore sur un plan Divin, il n'y aura pas manipulation de la pensée, élaboration d'une pensée, mais création des nombres. Et plus cette âme va descendre en manifestation dans la Matière et sous une apparence humaine, et plus ces nombres vont se cacher derrière des lettres, et plus les lettres vont se multiplier pour donner lieu à un alphabet, et cet alphabet a des mots, ces mots a des phrases, les phrases a toute une structure linguistique.
Ne prenez pas cela comme une limitation ou comme un mal qui serait tombé sur l'être humain. Il faut y voir là, au contraire, une progression de l'énergie dans la Matière et une diversification de l'énergie dans la Matière. Ce qui fait que l'on peut attacher chaque expression, chaque manifestation physique, c'est-à-dire d'abord chaque grand règne, puis à l'intérieur de chaque règne, chaque petite créature, que ce soit les différentes pierres qui existent, les différents arbres, les différentes fleurs, les différents animaux, les différentes races humaines et les différents individus à l'intérieur de la race, eh bien chacune de ces créatures aura sa lettre propre mais aussi ésotériquement son chiffre propre. Et c'est ce qui fait que l'Homme parvient à une destinée cosmique parce qu'il est avant tout rattaché à son chiffre essentiel.
Quand je dis essentiel, je le précise comme étant la source même de sa manifestation.
On parle énormément pour ceux qui ont ce genre de culture, on parle énormément par exemple de la puissance des rayons. Les rayons, c'est-à-dire des énergies typiques, qui ont été les matériaux de construction de l'univers et qui sont les matériaux d'expression de votre individualité. On les a nommés rayons, on peut les nommer forces, énergies. Mais dans nos livres de sagesse, ils sont avant tout des chiffres.
Et je précise encore une fois qu'à propos du chiffre, nous ne pensons pas que le chiffre 1 ou 2 a un pouvoir. Nous pensons que le pouvoir, afin d'être reconnu et retransmis et manipulé ensuite par une pensée, va se mémoriser dans une culture humaine sous la forme du 1, sous la forme du 2 ou du 3 ou d'autres combinaisons fort complexes.
Je veux dire quoi ?
Eh bien, je veux dire que toute construction est avant tout effectuée par un alignement d'atomes. Et je ne parle pas de l'atome qui étudie les scientifiques, cet atome qui est devenu visible grâce à tous vos instruments. Cet atome-là, mon Dieu, n'est que le noyau d'un atome encore plus spirituel et qui ne pourra jamais être remarqué, regardé, manipulé, utilisé. Il n'obéit à personne qu'à la Loi qu'il a fait naître.
Par contre, l'homme peut cohabiter avec cette Loi. Et à partir de ce moment-là, on peut dire qu'un homme initié qui, puisqu'il sera capable de la cohabitation avec cette Loi primordiale, va pouvoir lentement diriger cet atome primordial.
L'Atome Primordial
Cet atome primordial, bien qu'il soit un à la source de toute vie, va s'exprimer de 7 manières différentes au jour de la manifestation, de la Création, comme vous dites vous-même. D'un seul feu, mais qui cependant a trois températures différentes, ce qui fait que l'on croit soudainement à l'expression de trois feux, mais pourtant il s'agit tout simplement de trois degrés différents. Pourquoi est-ce que sitôt, c'est-à-dire à l'instant de la création de la vie, pourquoi est-ce que sitôt je peux me permettre de parler de degrés et de chaleur ?
Est-ce que ce sont des degrés et des différences de chaleur qui existent que l'on pourrait remarquer lorsque l'on plonge la main dans l'eau froide, dans l'eau tiède et dans l'eau très chaude ? Eh bien non. Ce n'est pas tout à fait la même différence de température. Cependant, on peut quand même parler d'une différence de température si l'on imagine la température comme étant une capacité de rayonnement et une intensité de rayonnement. Cette intensité de rayonnement, une fois que l'homme va exister, va pouvoir être éprouvée comme un degré de chaleur.
On voit bien que l'on expérimente un degré de chaleur différent à propos du Soleil lorsque la Terre se trouve à tel ou tel endroit dans l'espace et que cela représente plutôt l'hiver ou l'été ou le printemps. Cependant, le Soleil n'aura pas baissé une quelconque radiance, une quelconque température. Donc, à propos de température et de degré, imaginons qu'il s'agit là d'une intensité de la radiance, un seul feu unique, celui que vous appelez Dieu, un seul feu unique, mais trois types de radiance.
Et voilà que soudainement nous obtenons trois rayons, trois Entités Cosmiques typiques qui vont enfin commencer l'Univers.
De ces trois types de radiance, nous allons obtenir la combinaison de quatre autres luminosités. Et grâce à la combinaison de ces 3 radiances et 4 autres luminosités, nous avons les 7 combinaisons absolument primordiales à l'élaboration de toute vie.
Ce qui ne veut pas dire que le chiffre 7, que le volume 7, qu'on le retrouve dans une construction ou qu'on écrive simplement le chiffre pour le porter sur soi, ça ne veut pas dire que le chiffre aura un pouvoir et que la construction fondée sur ce volume aura un pouvoir. Simplement il faut savoir que si l'on suit la proportion qui implique l'élaboration de ce chiffre, on va se retrouver utilisant exactement les mêmes proportions qui ont donné lieu à la manifestation de l'Univers. Et donc on aura une harmonie.
Une harmonie très grande qui va tendre à être cosmique et à résonner avec le Cosmos, mais qui sera en même temps un besoin impératif de perfection.
Ce qui veut dire qu'alors que l'homme pensera ainsi se mettre à l'abri, parce que voilà un chiffre complet, voilà un chiffre qui nous fait résonner avec le Cosmos, il se met sous l'impératif, le devoir, de devenir parfait.
Chaque fois que, parce que vous connaissez ou le chiffre ou la lettre exacte ou le son ou la couleur exacte, chaque fois que vous vous mettez sous l'influence d'une énergie, cette énergie ne fait pas que vous apportez la protection de son plan, la richesse de son plan, l'épanouissement de son plan. Au contraire ! Cette énergie entend se manifester à travers vous, elle s'infiltre par toutes vos portes éthériques, par tous vos chakras à travers vous et elle vous force à une juste attitude, à un juste comportement, à un juste alignement de vos cellules pour pouvoir vous utiliser en tant que outil de manifestation. C'est pourquoi toute démarche spirituelle doit être effectuée avec respect et conscience.
On ne peut pas, comme cela, aller dans les groupements, on ne peut pas comme cela répéter des mantras, répéter des prières, visualiser des grands êtres appartenant à la Hiérarchie, visualiser des robes de lumière et des couleurs, simplement pour avoir la protection du bon Dieu ou se donner un petit peu plus d'énergie et du cœur à l'ouvrage pour vivre ! Au contraire ! Sachez qu'à partir du moment où vous visualisez une énergie ou vous l'invoquez, vous vous mettez aussi dans le devoir de vous aligner afin que cette énergie qui est vivante et qui va chercher manifestation puisse vous utiliser. Et c'est souvent là, la confusion et la source de conflit qu'il y a entre le disciple qui invoque et l'énergie qui est invoquée.
On croit ainsi attirer des protections et voilà que patatrac, la vie se complique, voilà que les choses vous échappent, voilà que les choses même se détruisent, voilà que vous, vous avez envie de détruire des choses ou que vous, vous avez envie de les compliquer ou que vous avez envie de vous détruire littéralement ! Qu'est-ce que cela veut dire ?
Eh bien, cela veut dire que cette énergie à laquelle vous avez pensé sous une forme de rituel, en allant dans une quelconque tradition - que ce soit la messe ou autre - ou en l'ayant invoquée par une prière ou une couleur ou un mantra, cette énergie a commencé à opérer des transformations en vous. Il y a une communication et une résonance constante entre l'Homme et l'Univers.
“Il y a une communication et une résonance constante entre l'Homme et l'Univers.”
Que vous preniez n'importe quel homme si proche soit-il de l'ère animale, par exemple, on peut prendre quelqu'un absolument dénué de tout intérêt, de toute intelligence, imaginons ce type d'homme. Eh bien même lui, du fait même qu'il aura des réactions, des peurs, des désirs, donc des appels, même lui sera en résonance et en communication avec la Vie et avec les énergies cosmiques.
Donc, d'autant plus quand vous commencez à vous interroger, d'autant plus quand vous commencez à invoquer par des prières, par des supplices, d'autant plus quand en plus vous lisez des livres qui vous renseignent sur la méthode d'appeler telle ou telle énergie, la méthode pour réveiller votre âme ou les rayons de votre âme, c'est là où je vous demande d'être loyale et intègre. À moins de cela vous n'aurez non seulement aucun succès en spiritualité mais uniquement des destructions et des catastrophes dans votre vie professionnelle et votre vie privée. Car cette énergie, une fois qu'elle aura créé un ancrage en vous et qu'elle décide de vous purifier, qu'elle décide de vous préparer, donc de vous faire évoluer, elle ne vous lâchera pas. Elle vous saccagera plutôt que de se détourner de vous.
Est-ce que cela veut dire que cette énergie est aveugle, qu'elle ne sait pas mesurer son impact, qu'elle n'a pas encore conscience du droit qu'elle a sur vous et qu'elle vous accaparde tout entier, que vous en devenez l'esclave comme d'un mauvais esprit ? Non, rassurez-vous !
Seulement cette énergie, une fois qu'elle entre en relation avec vous, va chercher tous les moyens, non seulement de vous persuader qu'il faut enfin que vous découvriez votre statut d'être Divin, vous découvriez cette destinée Divine. Et pour vous persuader, elle va employer tous les moyens.
Elle ne va pas vous y obliger car son but c'est juste de vous persuader.
Je veux que vous notiez la nette différence qu'il y a entre une énergie aveugle qui vous saccagerait comme un raz-de-marée sur son passage et une énergie intelligente qui, profitant du petit moment où vous avez fait une invocation, vous avez posé une question, va essayer toute votre vie de vous persuader de la nécessité de redevenir un être Divin. Vous voyez la différence ?
Et toute la différence, là, c'est l'Amour.
Ce n'est pas : voilà une énergie autant bête que méchante, peut-être puissante, mais qui va d'un seul coup m'obliger à mon destin spirituel. Non ! Voilà une énergie qui fera tout pour me persuader. Car étant trop contente que j'ai pu un instant seulement lever la tête hors du panier du commun et du panier de la banalité et de la mort, ne va pas me lâcher tant que tout n'aura pas été essayé, même s'il faut me rendre malade.
Car il y a énormément de maladies qui saccagent le monde, qui sont vécues par les individus comme des accablements, comme tout autant de mystérieux couroux du Ciel, peut-être des punitions karmiques. On imagine même de graves imperfections à propos de la vie planétaire. Alors que ce ne sont là que les semences de l'énergie afin de vous canaliser vers des actions, vers une attitude, vers un comportement chaque fois plus Divin.
Vous allez me dire : “Ce n'est pas la bonne façon de se faire entendre, et que ce soit un Guide, que ce soit une Hiérarchie ou que ce soit un Dieu, pour se faire entendre, il faudrait mieux de faire entendre sa voix d'abord, peut-être même faire apparaître sa forme ou sa Lumière, et ce serait un message plus sûrement entendu, ayant une plus grande efficacité !” Bien sûr, je comprends tout à fait que vous réagissiez de la sorte. Moi-même, pendant très longtemps, j'ai émis ce genre de remarques. Cependant, lorsque l'on commence à s'instruire à propos des réalités des dimensions, à propos de leur genre de communication et leur genre d'impossibilité de communication et de transfert, eh bien, on s'aperçoit que toutes les dimensions ainsi que toutes les créatures, toutes les formes de vie à l'intérieur de ces dimensions typiques doivent faire un effort l'une vers l'autre.
Il n'y a pas simplement un Dieu qui doit ou qui peut descendre vers vous, faire entendre sa voix, faire voir sa lumière, ou qui envoie pour cela ses Hiérarchies ou ses anges. Il y a aussi un homme qui doit faire une partie du chemin pour se mettre à l'endroit de la Terre, à l'endroit de la manifestation physique, où, effectivement, il peut recevoir la Voix Divine et la Voix des Hiérarchies. Ce qui veut dire que la communication se fait lorsque les deux parties tendent réciproquement la main ou l'organe récepteur l'un vers l'autre.
On ne peut pas imaginer une humanité complètement repliée sur elle-même qui serait capable d'entendre la Voix Divine, ou la Voix des Hiérarchies, ou la Voix des Anges. Non ! Par contre on peut, et cela est le destin de l'homme, et c'est pour cela que depuis tant et tant de générations nous nous efforçons de répondre à votre question : “Est-ce que Dieu existe ? Et, si Dieu existe, montrez-le nous !”
Et c'est pour cela que nous nous efforçons de répondre et de vous instruire à propos des moyens de communication, quel que soit votre talent psychique, humain, ou quelle que soit sa dimension. Parce que si l'on imagine une Humanité toute entière, faisant un seul de ces pas nécessaires. Eh bien non seulement nous verrions toutes les communications de nouveau possibles avec les Royaumes Angéliques, mais aussi avec les Hiérarchies de Maîtres.
Les Hiérarchies de Maîtres
Ces Maîtres qui pour l'instant vous apparaissent si jalousement cachés, qu'il faille des vies entières et passer par des tourments terribles afin de les découvrir et de les mériter.
Aucun Maître ne se cache !
“Aucun Maître ne se cache !”
C'est une affirmation que je veux faire très haut et très fort.
Je veux que cela entre et que cela fasse trembler, s'il le faut, votre cache thoracique, votre tête.
Aucun Maître ne se cache !
Aucun ! Aucun Maître ne se dissimule.
Il faut que votre cerveau s'imprègne absolument de cette affirmation !
Aucun Maître ne se cache !
Non.
Pourtant il semble que le Maître soit inaccessible. Eh oui ! Il semble qu'il faut parcourir des pays et aller le dénicher quelque part dans son exil. Cela est faux !
Même s'il est vrai que des Maîtres ont des adresses précises, même s'il est vrai que des Maîtres ont des ashrams à des endroits fixes, qu'on les plante au Tibet, les Himalayas, au Népal, dans le désert de Gobi, au Kashmir, ou dans l'Inde du Sud, ou en Chine, ou en Amérique du Nord, ou en Amérique du Sud, ou au centre de la Terre, ou sur le plan éthérique. Mon Dieu, Dieu sait ce que vous avez inventé !
Toutes ces adresses ne sont pas incorrectes. Pas du tout ! C'est correct. Mais ce ne sont que des habitats de passage ! Ce ne sont que des centres d'énergie, des petits chakras, des nadis, comme on les appelle aussi, c'est-à-dire des circuits d'énergies. Cela ne veut pas dire que là réside le Maître, que là réside telle Grande Entité. Absolument pas !
Je vous mets au défi de trouver un endroit fixe, un seul, où le Maître demeure. Allez-y chercher ! Si vous êtes voyant, clairvoyant, si vous manipulez le pendule avec efficacité, allez-y chercher ! Je devrais prolonger votre vie physique de plusieurs siècles pour que vous soyez sûr, enfin - car vous êtes têtus - que vous soyez sûr, enfin, qu'il n'existe aucune adresse fixe. Le Maître est absolument partout ! Eh oui.
Pourtant, vous allez me dire : “Mais j'ai lu des livres, il y a eu des témoignages disant que tel Maître réside plutôt en tel endroit de la Terre, que telle Entité réside en tel autre endroit.”
Est-ce que je renie ces enseignements ? Pas du tout. Au contraire ! Ils ont été créés pour vous donner du cœur à l'ouvrage, alors je ne vais pas faire l'éteignoir. Absolument pas !
Seulement, je veux préciser que cela veut dire, avant tout, que tel endroit de la Terre, en tant que chakra majeur ou mineur, ou en tant que nadis, c'est-à-dire en tant que circuit de circulation des énergies, tel chakra, tel emplacement est sous la responsabilité de tel Maître ou de telle Entité, mais cela ne veut pas dire que l'entité y réside.
Alors, quoi à propos des Maîtres ?
Est-ce que vous comprenez maintenant à quel point ils sont disponibles, à quel point ils sont ces visiteurs curieux et insolites qui se promènent parmi vous, qui vous regardent, qui vous demandent même l'heure ? Tiens, est-ce qu'il ne connaîtrait pas l'heure par hasard ? Est-ce qu'il n'aurait pas la bonne adresse pour acheter une bonne montre ? Ce n'est pas pour savoir l'heure, c'est pour avoir la chance de croiser votre regard, pour semer une petite graine !
Parce qu'ils remarquent que dans votre vie vous avez fait suffisamment d'efforts et que vous êtes peut-être accablés, qu'aujourd'hui vous êtes à un croisement où, mon Dieu, vous ne savez plus très bien quelle décision prendre. Et par un de ces simples regards, une énergie va circuler qui vous permettra dès demain, lorsque vous serez reposé, de prendre la bonne décision.
Et je vous assure que tout individu dont la démarche spirituelle est suffisamment ancienne pour compter quelques années, dont le cœur est suffisamment pur pour le faire avec ardeur et avec fidélité, intégrité, loyauté, je vous l'assure, chacun de vous qui a régi sa vie de la sorte, a au moins une fois croisé, si ce n'est la présence, du moins l'aura du Maître. Car l'aura d'un Maître s'étend d'une manière incroyable.
Même si vous n'avez pas eu l'occasion d'être assis à côté de lui, dans un bus, dans un taxi, dans un train, dans un avion, vous avez forcément été sous la coupe de son aura parce qu'il se trouvait à quelques mètres ou à quelques kilomètres. Car l'aura d'un Maître, mon Dieu, s'étend à des kilomètres ! Et c'est pour cela qu'il est capable d'assumer la vie d'un chakra majeur ou d'un chakra mineur dont il est absolument la Lumière, le capteur et l'émetteur d'énergie.
Alors ne soyez pas déçus ! Ne pensez pas que votre vie est sèche ! Ne pensez pas que vous avez parcouru toutes ces années des grandes longueurs très essoufflées et que vous n'êtes pas récompensé pour vos efforts ! Je vous l'affirme, et ce n'est pas pour vous donner du courage, ce n'est pas que je vous raconte une belle histoire afin que vous continuiez à aller plus loin. Non, il ne s'agit pas de faire du marathon en spiritualité, nous ne disons que la simple vérité ! Il n'y a pas de barrière entre l'Homme et le Maître, il n'y a pas de barrière entre la société aussi mauvaise soit-elle et Shambhalla, aussi élevée soit-il placée dans la vie.
Seulement il y a un homme ou une société qui malgré tout ce qui existe ne voit pas, n'entend pas. Il existe des sociétés frappées de cécité, de surdité. Est-ce que le bruit pour autant n'existe pas ? Est-ce que les couleurs pour autant n'existent pas ? Bien sûr, tout cela existe mais les infirmités nous empêchent de les voir et de les intégrer.
Alors ne considérez pas le Royaume du Maître comme un royaume lointain, la présence du Maître comme quelque chose d'exilé. C'est quelque chose d'actuel et de présent.
En cet instant même qui vous dit dans cette salle qu'il n'y en a pas un ?
Oh ne posez pas les yeux sur moi ! Ce n'est pas pour que vous me considériez que je dis cette chose, car il ne s'agit pas du tout de moi en ce moment, absolument pas ! Mais qui vous dit qu'en ce moment je ne l'ai pas senti qu'il n'y en avait un, et que je ne suis pas en train de le saluer et de le remercier pour sa présence ? Car sa seule présence peut rendre en même temps tout mon travail bien différent, car enfin il est reconnu. Et en ce moment même vous ne vous sentez pas comme spécialement ou adombré ou électrisé, il n'y a pas une odeur de rose ou un fort parfum de santal. Et quand je vous dis ces choses, cela ne veut pas dire qu'un Maître est ici présent. Je vous pose simplement la question : qu'est-ce qui vous prouve qu'il n'y en a pas un ? Qu'est-ce qui vous prouve que dans cette ville même il n'y en ait pas un ?
Quand on connait l'importance de certains points politiques, financiers, certains points de communication entre les nations, il faut savoir qu'à partir du moment où il y a activité et une activité spécifique, politique, financière, spirituelle, il y a forcément un Maître qui s'y trouve et qui consacre sa vie à faire acte de présence. Acte de présence pour que la communication continue du point de vue évolutif.
Si par contre à un moment donné, il voit qu'en ayant perpétué sa présence pendant plusieurs années, cela n'a pas suffi à créer des impressions, des intuitions, des motivations supérieures dans les groupes humains et chez les individus qui sont les acteurs de cette histoire, à ce moment-là, il peut retirer sa présence et décider d'aller dynamiser un autre point du globe ou de la nation. Il retire à ce moment-là, littéralement, son énergie. Ce qui fait que tout ce qui avait commencé si bien, tout ce qui avait été élaboré pour la communication entre les nations, l'abolition de ceci ou de celà, tombe littéralement déconfiture. Il n'y a plus moyen de créer une communication ou un contact. Et les hommes, petit à petit, s'avilisent, se compromettent, acceptent des marchés de dupes, font une exploitation abusive des ressources environnantes. Le centre, donc, s'appauvrit ; est investi petit à petit par des larves astrales ; larves astrales qui attirent la manifestation des magies basses, donc des magiciens gris et des magiciens noirs ; et en quelque temps vous-même, vous voulez déserter ce pays. Mais avant que cela n'arrive, toutes les occasions de développement sont données, toutes les patiences sont offertes. Donc ne désespérez pas !
Je voudrais insister sur cette proximité du Maître, de la présence du Maître, pour vous persuader que chaque fois que vous entrez en méditation, vous ne le faites pas comme un effort désespéré, comme une élongation qui espère un jour aboutir, peut-être, de l'autre côté, dans l'autre dimension. À partir du moment où vous êtes habité, ne serait-ce que par une intention spirituelle, l'intention de prier, l'intention de vous recueillir, l'intention de réussir la communication. Ce qui veut dire que cela précède votre méditation ! Car tout cela vous y pensez au moment où vous vous apprêtez, où vous allumez votre bâton d'encensg, où vous éteignez votre radio, où vous vous installez confortablement sur le fauteuil ou le coussin, eh bien, déjà là vous recevez l'énergie du Maître auquel vous appartenez.
Car chaque individu, qu'il soit pour l'instant un grand initié ou pas, un petit ou un grand disciple ou pas, chaque individu dès l'instant de sa manifestation a été répertorié et pris sur la responsabilité d'un Maître.
“Chaque individu dès l'instant de sa manifestation a été répertorié et pris sur la responsabilité d'un Maître.”
Ce qui ne veut pas dire que chaque profane, chaque disciple débutant, chaque disciple avancé, chaque initié est sous le rayonnement d'un Maître qui le regarde personnellement. Non ! Je ne parle pas de relations personnelles. Attention !
Il faut savoir que chaque individu qui vient à manifestation représente un facteur de manifestation de la Vie Divine. Et en tant que facteur de manifestation, chaque individu est donc précieux. Précieux au titre humain et précieux au sens où il est la manifestation du Dieu que nous aimons et que nous servons et que nous voulons sauver hors de la Matière.
C'est pourquoi systématiquement à chaque naissance même du plus petit être humain, un Maître s'est déjà rendu responsable de rayonner suffisamment d'énergie pour que cette âme soit nourrie, s'épanouisse dans ses différents degrés spirituels et puisse un jour ressentir l'appel du Divin. Lorsqu'ayant franchi certaines étapes de maturité, l'individu ressent l'Appel du Divin, alors le Maître fait plus que simplement rayonner son son, sa couleur, son chiffre, il commence à envoyer une Lumière plus atomique.
Lumière atomique - La Kundalini
Jusqu'à présent c'était un feu, c'était une électricité très typique, plus animée d'ailleurs par la couleur qu'autre chose. Mais lorsque le disciple s'éveille si petit soit-il, le Maître rayonne sur lui une énergie atomique.
Et c'est pour cela que ce que vous appelez Kundalini - c'est-à-dire le feu de l'Esprit Saint dans la Matière qu'est l'Homme - c'est pour cela que cette Kundalini commence à réagir. Parce qu'exactement comme il se passe dans vos centrales nucléaires, un petit atome a été envoyé dans ce grand four qu'est le chakra racine où la Kundalini sommeille. Et ce petit atome commence à jouer au toboggan, aux auto-tamponneuses contre les autres atomes endormis de cette Kundalini lovée sur elle-même. Voilà que ce petit atome fait des réverbérations et toc, et toc, et toc, il va taper systématiquement sur un, puis sur l'autre, puis sur l'autre. Jusqu'à ce que tous les petits atomes qui à la queue-leu-leu composent ce serpent spirituel qu'est la Kundalini, soient réveillés dans leur première robe. Car un atome spirituel a trois robes majeures ou trois voiles ou trois degrés, appelez cela comme vous voulez. Donc c'est avant tout la première robe qui sera réveillée.
Dans cette première robe - et qui a une couleur spécifique, une couleur bleue très intense - dans cette première robe [...] pour petit à petit saturer l'enveloppe de suffisamment d'énergie pour que une décharge électrique se transmette à la deuxième robe où là il existe un autre mouvement qui est d'ailleurs l'inverse mais qui est plus rapide et qui est complètement blanc, une blancheur électrique extraordinaire !
Et à ce moment là, quand la deuxième robe s'est mise en rotation et en vibration, les deux, la bleue et la blanche, qui tournent donc d'une manière opposée, à des vitesses différentes, vont dégager un son qui sera un son de synthèse, puis une couleur de synthèse, un feu de synthèse qui permettra d'aller réveiller l'atome profond, l'atome de base qui est dans la troisième et dernière couche, la dernière robe.
Cette robe est de toutes les couleurs, contient toutes les couleurs, mais essentiellement, en fait, ne peut être identifiée à aucune de ces couleurs.
À partir du moment où cet Atome Primordial est réveillé, on ne peut pas décrire son mouvement, on ne peut pas décrire son intensité, sa radiance, par contre ce dont on peut être sûr, en employant le mot juste, c'est de dire que enfin l'Esprit s'est réveillé.
Et à ce moment-là, le serpent, c'est à dire la Kundalini ou le Saint-Esprit, appelez cela comme vous voulez, commence à se réveiller. Petit à petit, il commence à bouger dans sa caverne. Avant de monter et de circuler, il va tourner sur lui-même, il va faire quelques petits tours. Un petit peu comme pour faire quelques élongations après tant de millénaires où il s'est trouvé endormi, après tant d'inactivités accumulées. Alors le voilà qu'il détermine son espace. Et au fur et à mesure qu'il tourne, il se réveille et il prépare sa montée et ses actions. Il prend connaissance de l'état de la Matière dans laquelle il se trouve, des blocages qui s'y trouvent, des problèmes que l'homme aura fabriqués, des limitations et des ouvertures de la culture à ce moment précis de la vie du disciple, ... Et au fur et à mesure que toutes ces choses sont découvertes et répertoriées, cette Kundalini va déterminer des moyens d'action. Et sitôt qu'elle commence à être vivante en vous, elle prend en main votre destin, elle prend en main votre corps et, puisqu'il s'agit de sa vie et de son corps, elle va, ce que vous allez appeler malheureusement “des épreuves”, elle va vous infliger quelques petites étapes de purification et d'accélération.
Pour le disciple avancé c'est une bénédiction mais pour le disciple débutant c'est une suite de catastrophes. Et on ne comprend plus rien à la logique de Dieu le Père ! “Voilà que je le prie, voilà que je médite, voilà que je suis fidèle et voilà que tout va mal ! Voilà que je suis malade, voilà que je suis accablée de telle ou telle limitation, voilà que je me retrouve au chômage, voilà que je perds toute relation, voilà que tous mes amis d'un seul coup sont des ennemis...” et je ne cesserai de faire ainsi la liste de toutes les calamités.
Pour aboutir à quoi ?
Pour aboutir non pas à votre purification, à votre punition - vous qui à travers ces réincarnations endormies vous avez fabriqué tant et tant de mirages et d'illusions - ce n'est pas pour vous punir, pour vous purifier. Mais c'est pour ensemble vous et cette âme, vous et cette Kundalini purifier votre mémoire, purifier votre répertoire d'idées reçues, purifier vos habitudes, purifier votre culture. Et s'il le faut purifier votre corps.
Mais sitôt que l'on touche à votre mémoire, à votre culture, à vos habitudes, à vos idées et à votre corps, on touche à vous-même ! Et vous vous exprimez : “Mon Dieu on m'a fait mal ! Mon Dieu on me massacre, mon Dieu voilà que l'on me fait subir telle ou telle épreuve !”
Mais non ! L'épreuve n'est pas dirigée vers toi, toi, toi ton petit moi. Elle est destinée à faire périr ou à renouveler ou à agrandir une habitude, une idée reçue, un point de culture ou un état physique !
Mon Dieu quand est-ce que tu vas arrêter d'identifier toutes ces choses comme étant toi-même ! Mon Dieu que j'ai envie de faire une grosse colère en ce moment même ! Ah oui vous allez y avoir droit c'est certain ! C'est sûr, je vais encore me mettre à rouscailler comme on me le reproche de temps en temps ! Comment se fait-il que je déborde et que je fasse des éclats de voix !
Ce n'est pas difficile, c'est uniquement pour réveiller en vous ce qui dort depuis trop longtemps et qui perpétue vos problèmes et vos limitations. Ce n'est pas que je vous rejette ou que je me moque de vous. C'est au contraire utiliser une énergie comme une autre pour vous réveiller.
Alors laissez cette énergie rentrer en vous ! Allez laissez-moi ! Permettez-moi de secouer ce poirier afin que les poires tombent et qu'ensemble on fasse, mon Dieu, une bonne confiture ! Et vous verrez à quel point votre vie une fois remplie de cette confiture magnifique va changer ! Allez ! Ensemble on secoue le poirier !
Alors qu'est-ce qu'on va faire tomber ?
Mon Dieu que j'en vois de ces poires trop grosses et trop lourdes et mon Dieu que j'en vois d'autres qui ne se sont jamais développés, qui restent rachitiques, misérables ! Mon Dieu comme il y en a une grosse là juste au milieu qui prive l'arbre de toute autre occasion d'en fabriquer d'autres, donc de toute diversification. Alors, allez, ensemble on va aller secouer ces fruits parasites et on va apprendre à laisser pousser le vrai fruit !
Laisser pousser le vrai fruit
C'est très simple ! Car le seul fruit dont tu dois te soucier, le seul fruit dont tu es le jardinier et le gardien, le seul fruit pour lequel je t'explique un petit peu comment en être le jardinier, eh bien c'est l'âme, et rien d'autre ! Eh oui ! Il te faut croquer cette âme. Un jour ou l'autre cet appétit sera si fort que même si on ne t'en parle pas tu iras tout seul, tu te débrouilleras pour grimper dans cet arbre, même s'il faut en casser les branches et te casser la figure aussi, mais tu iras.
Mais avant d'être ce mercenaire, avant d'attendre ce jour éloigné, discutons ensemble des moyens de se débarrasser des mauvais fruits et d'abord identifions ces mauvais fruits, ceux qui te proposent une vie sans goût, avariée. Quels sont-ils ?
Eh bien vois-tu le premier mauvais fruit qu'il y a sur ton arbre, c'est avant tout cette croyance infecte, insupportable, contre laquelle nous bâtons depuis des siècles, cette manie, ce tic affreux que tu as de prendre comme étant toi-même tes habitudes, ta culture !
Sitôt que tu comprends que ce sont là des références, que les habitudes c'est ce que tu as appris à défaut d'autre chose, à défaut d'une autre habitude, et qu'il serait donc raisonnable d'envisager une autre habitude, au cas où elle serait plus performante, mieux adaptée au développement de ta personne, mieux adaptée à l'épanouissement de ta liberté, de ta santé, de ton bonheur, de ton couple ! Qu'est-ce qui t'empêche d'au moins essayer d'être quelqu'un d'autre ? C'est-à-dire une suite d'autres informations. Pour l'instant je ne vais pas me faire d'illusion, tu ne seras pas quelqu'un d'autre parce que tu auras changé, mais quelqu'un d'autre parce que tu auras simplement un autre répertoire d'habitudes, une autre panoplie de réactions dont tu trouveras des justifications dans la société ou dans la spiritualité. Mon Dieu ! Peu importe, je me contenterai de cela ! On ne va pas être chicanier pour une fois, n'est-ce pas ?
Donc passons en revue ce que j'appelle des habitudes et tu verras à quel point il va être facile pour toi de changer, de te libérer.
Les habitudes
Qu'est-ce que j'appelle des habitudes ?
Est pour moi une habitude, le fait que systématiquement tu te prennes pour un maître martyre dans l'Univers ou dans la société, ou le fait que tu ne veuilles pas être responsable de quoi que ce soit dans la société, ou dans ta famille, ou vis-à-vis de toi-même.
Habitude aussi cette répétition lancinante de ta jalousie ou de ta peur, de ton besoin excessif de sécurité, de ton besoin de plaire ou de séduire, de ne pas être contredit, d'être apprécié comme étant parfait et beau, tout cela ne sont que des habitudes.
Pourtant pour toi il s'agit de caractères, pour toi il s'agira de défauts, de qualités.
Pourquoi je les appelle habitudes ?
Tout simplement parce que ce sont des créations. On n'est pas jaloux parce que dans le Cosmos il y a un rayon qui est la jalousie et patatrac ça tombe sur celui qui va naître le jour où ce rayon est en manifestation. Exactement comme les tuiles nous tombent dessus parce que c'est le jour, le fameux vendredi 13 où l'on va passer sous cette tuile ! Mais non ! De la même manière on ne va pas être avare parce que patatrac, le jour où on est né à cette heure précise, régnait dans le ciel le roi de l'avarice et qu'il nous a contaminés par ses déchets ! Mais non ! Vous vous accablez de tous les démons de la sorte. Voilà un bon moyen d'être maître de ces énergies, de les développer quand on pense que ce ne sont que des habitudes.
Ce sont des créations qui à un moment donné, à l'intérieur d'une situation, d'un événement, ces situations ont favorisé, en vous, des interprétations. Et cette interprétation, par le phénomène de la mémoire, je l'ai enregistré, je la tiens, je la garde, c'est une référence. Sur elle, grâce à elle, par elle j'interprète ensuite toute une autre foule de situations, de réactions et de relations avec les individus.
Des qualités, des défauts, les habitudes, des créations comme j'ai dit, et tout cela se maintient grâce à quoi ? La mémoire ! Eh oui !
La mémoire
S'il n'y avait pas la mémoire vous seriez des êtres de grande qualité. Parce que simplement vous auriez oublié vos défauts ! Eh oui !
Aujourd'hui, eh bien je n'aurais plus l'occasion d'être un jaloux parce que j'ai oublié d'être un jaloux. Mon Dieu, je ne sais plus que ma femme m'a trompée hier ! Alors voilà que de nouveau je suis un jeune premier, fleur bleue, rempli d'amour, et voilà que je l'emmène sur le lac ou à la montagne pour faire un éternel voyage de noces ! Et c'est vrai, parce que, étant donné qu'il n'y a pas de mémoire, eh bien ma femme a oublié de me tromper de nouveau aujourd'hui. Alors pour une fois, eh bien nous sommes un couple unis. Mais bon, voilà, il y a la mémoire ! Alors ma femme se souvient très bien qu'elle a un amant, elle continue de l'aimer et moi je me souviens très bien qu'elle me trompe et je continue de lui en vouloir...
Pourquoi cette mémoire a été créée, même s'il s'agissait de l'utiliser d'une manière maladive ? Quel est son but et son utilisation correcte ?
Eh bien nous allons faire une distinction d'abord entre deux types de mémoire. Une concrète qui appartient à l'intellect qui permet de mémoriser l'alphabet, les chiffres, les sciences, mémoriser le visage des amis, mémoriser tous les acquis, par exemple quand j'apprends à conduire, mémoriser aussi la marche, je dois me souvenir de comment je crée l'équilibre qui me permet d'avancer, mettre mes pas. Et il y a une mémoire supérieure attachée au mental supérieur et qui est tout simplement un phénomène, non pas de stockage des informations mais d'assimilation des expériences et de l'essence de ces expériences. Eh oui !
La mémoire cérébrale, la mémoire concrète, n'existe non pas parce qu'elle a été créée en tant que telle, mais que par reflet déformé du processus d'assimilation de l'âme.
Qui dit assimilation dit qu'il y a une sorte ou une forme d'endroit où ces essences sont intégrées. Et cet endroit magnifique et merveilleux c'est l'âme, son cœur et son intelligence. Et lorsque ce processus d'assimilation, d'intégration, de transmission s'est à la suite manifesté jusque dans le cerveau physique, le reflet ne pouvant en être que très concret et grossier, la mémoire cérébrale a commencé à exister. Et c'est fort utile ! Car il faut que l'homme se souvienne de comment il mange, des mots qu'il utilise pour s'exprimer. Il faut qu'il puisse aussi apprendre un minimum dans l'esotérisme, l'hermétisme. Il faut qu'il puisse être suffisamment témoin de sa vie et de lui-même pour qu'il pilote la résurgence de l'Esprit hors de la Matière.
Donc la mémoire concrète, plutôt que de la voir comme un inconvénient et un accident, vous devez la voir comme une faculté extraordinaire qui vous permet d'être ce témoin qui dit : “Moi, je”.
Et depuis ce “Moi, je” une fois que la notion est purifiée, nous voyons un disciple qui existe, qui rayonne et qui ne dit plus “Moi, je” de façon égoïste, égocentrique et mesquine, mais qui va dire “Nous, l'âme et moi ce petit pilote objectif”.
La personnalité - Le pilote objectif
J'aime bien identifier la personnalité à ce seul résidu : le pilote objectif.
Vous voyez à quel point pour parvenir d'une personnalité totalement identifiée à elle-même, totalement imprégnée de ses notions et de ses habitudes, pour arriver à faire percevoir cette notion de pilote objectif ? Vous voyez combien de progrès il vous faudra faire.
Non pas au sens où, décidément, l'homme est trop matérialiste et il aura beaucoup de travail pour redevenir Divin. Non, ce n'est pas cela que j'exprime. Je veux simplement préciser que les quelques leviers qu'il vous faudra articuler pour retrouver votre Divinité, en même temps qu'être ce pilote objectif capable de se diriger vers la Divinité, ces quelques leviers sont des obstacles précis et des endroits de libération précis en même temps. Il est libre à vous de les soulever en deux secondes, en deux mille ans ou en dix mille ans ! Mais ils existent et ils sont puissants.
Et ils sont puissants parce qu'ils ont un rôle à jouer. De la même manière que la mémoire a un rôle magnifique sur son plan supérieur d'assimilation et sur le plan concret de répertoire afin que l'objectivité existe, eh bien il y a une multitude d'attitudes, une multitude de fonctions qui vont apparaître comme étant très fortes mais qui sont en même temps indispensables. Si elles sont indispensables, cela veut dire que en regardant leur aspect supérieur, vous allez pouvoir détourner leur puissance inférieure.
Sitôt que je conçois la mémoire dans l'aspect supérieur que je viens de décrire, il vous est très facile dès lors de vous détourner de son activité inférieure mesquine. C'est facile ! Et c'est là où l'enseignement, même s'il ne peut pas toujours aboutir à l'épanouissement d'une perception, comme je l'ai dit au début du discours, c'est là où l'enseignement est magnifique, irremplaçable et primordial, parce qu'il permet de vous enseigner à propos de la forme supérieure des choses. Et ainsi, en vous permettant d'intuitionner la forme supérieure, vous vous détachez de l'expression inférieure.
“L'enseignement est magnifique, irremplaçable et primordial, parce qu'il permet de vous enseigner à propos de la forme supérieure des choses.”
Et c'est ainsi, par exemple, qu'en ayant répandu le concept de l'âme, l'homme suffisamment subtil ou fidèle à l'Évolution et à son Principe va pouvoir, petit à petit, dans cette seule idée, puiser les forces suffisantes pour se détourner de la personnalité ou la parfaire.
Mais chaque fois, c'est parce que j'aurais eu en main la puissance d'un concept plus grand et la puissance de l'énergie de ce concept. Ce qui fait qu'inmanquablement, eh bien on ne peut pas dissocier l'enseignement de l'évolution. Il faut enseigner pour faire progresser l'homme.
“Il faut enseigner pour faire progresser l'homme.”
L'Enseignement
Ce qui ne veut pas dire que sa progression repose uniquement sur l'enseignement. Non. Je dis tout simplement que par l'enseignement, nous allons exorciser, dédramatiser les points d'ancrage de la Divinité de façon à ce qu'il ne soit plus des points d'ancrage très lourds, mais qu'on les voie comme des sources et des racines d'une fonction.
Ensuite, nous allons polariser la pensée de l'individu sur les fonctions supérieures comme par exemple l'âme, la méditation, etc. Ce qui fait que toute l'intention d'exister du disciple va se placer à cette intention-là mais aussi à cette dimension-là.
Et lorsque la polarité s'est ainsi transformée, les énergies peuvent se circuler d'une manière spirituelle, c'est-à-dire de manière à effectivement transformer l'individu, commencer une alchimie, commencer des formes de télépathie, commencer des formes de transmission d'énergie. Et plus le disciple en verra les manifestations et moins ces points d'ancrage concrets et solide vont avoir de l'importance. Ce qui fait qu'à ce moment-là, les énergies vont quitter les points d'ancrage inférieurs que sont les chakras inférieurs, le chakra de la Matière, le chakra de la mémoire collective et ancestrale qui se trouve dans le plexus solaire, pour petit à petit aller s'orienter vers le chakra du cœur, le chakra de la gorge, le troisième œil et le chakra du haut de la tête.
Tout ceci pour, un beau jour, se déverser complètement dans un seul et unique chakra qui est l'Âme et qui est le chakra de Dieu !
On vous parle souvent des 7 portes et des 7 chakras, des 7 centres, mais même si on les appelle des chakras majeurs, ils ne sont en fait que des chakras bien mineurs par rapport à ce chakra unique qui est l'Âme et qui est le point de manifestation de Dieu. Soit, pour le dire avec d'autres mots plus ésotériques, le point de manifestation de la Monade, soit le Saint-Esprit.
Le Soleil et l'Âme
Petit à petit, vous comprendrez la relation qu'il y a entre l'Âme et le Soleil et toutes les âmes et tous les soleils de tous les Univers. De la même façon que le Soleil est le point de manifestation de Dieu dans un système, l'âme est le point de manifestation de Dieu pour aller jusque vers une personnalité, pour animer des règnes et pour sortir de la Matière.
“De la même façon que le Soleil est le point de manifestation de Dieu dans un système, l'âme est le point de manifestation de Dieu pour aller jusque vers une personnalité, pour animer des règnes et pour sortir de la Matière.”
Le même feu solaire existe dans les soleils des systèmes et dans le Soleil qui est l'âme humaine. C'est exactement la même chose.
Je vous mets au défi - pour celui qui serait un scientifique ou un clairvoyant et un scientifique clairvoyant ou un clairvoyant scientifique - je vous mets au défi de trouver une quelconque différence vibratoire, une quelconque différence de luminosité, une quelconque différence de comportement entre le Soleil et l'Âme.
Vous allez me dire : “C'est bien beau de prononcer de telles affirmations ! Cependant comme nous ne pouvons ni approcher l'Âme, ni concevoir l'Âme, ni ressentir l'Âme, comment la comparer avec le Soleil ?”
Bien sûr, il reste toujours et de nouveau ce fameux petit pas à faire vers l'autre monde. Vous pouvez envoyer des enjambes spatiaux à la rencontre du Soleil mais vous ne pouvez envoyer aucun appareil, aussi sophistiqué soit-il, à la rencontre de l'Âme. Cependant, à force d'étudier le Soleil, à force de rechercher ce qui compose le Soleil, à force de photographier ce qui compose le Soleil, vous allez trouver, par correspondance, les composants exacts de l'Âme.
De quelle manière ?
Non pas parce que d'un seul coup vous allez pouvoir contempler l'âme ou de faire des parallèles mais parce que le comportement du Soleil, ses rythmes, ses cycles et même sa configuration et surtout son comportement dans l'Espace vous permettra, petit à petit, de découvrir des analogies avec le comportement de l'Homme, avec les radiations de l'Homme, avec les cycles de l'Homme. Et lorsque vous aurez compris que ces cycles, que ce comportement, que ces radiations, ne peuvent pas être fabriqués par une simple cellule physique, encore moins par un amas d'organes, pas plus que par une volonté qui proviendrait d'une attitude cérébrale, vous en viendrez, tout naturellement, non pas seulement à conclure à l'existence de l'âme, mais à pressentir l'existence de l'âme par le rayonnement de ces énergies.
Tant que je ne comprends pas exactement ce qui produit le rythme cardiaque, je ne peux pas soupçonner la nature de l'âme. Tant que je ne comprends pas exactement ce qui fait circuler l'électricité tout le long du système nerveux, je ne peux pas pressentir la nature de l'âme. Par contre, dès que je deviens suffisamment sophistiqué, ceci non pas seulement grâce à mes appareils mais aussi parce que ma pensée se développe suffisamment pour me permettre d'aller chercher dans tous les secteurs et de ne pas me cantonner dans des expériences typiquement matérielles.
“Allez chercher dans tous les secteurs et ne vous cantonnez pas dans des expériences typiquement matérielles.”
À ce moment-là, l'énergie me guide et m'apprend à décoder. Ce qui fait que ce n'est pas moi, grande intelligence, qui, d'un seul coup, vais comprendre ce qui anime les battements du cœur, mais il se passe un phénomène d'intuition. Ayant ouvert mon esprit, ayant suffisamment libéré ma pensée, je rentre en communication avec la Loi qui anime les battements du cœur. Et c'est le cœur lui-même qui se révèle. J'en déduis une science ! Et d'un seul coup, j'apparais comme étant magnifique, je deviens célébré à travers le monde, mais je n'ai été qu'un ami de la Loi. Et la Loi s'est révélée à moi.
C'est une histoire d'Amour, ce n'est pas une histoire de Science. Et lorsque l'on aura réintégré la notion d'Amour dans la Science, toutes les sciences iront beaucoup plus vite.
“Lorsque l'on aura réintégré la notion d'Amour dans la Science, toutes les sciences iront beaucoup plus vite.”
L'Amour et la Science
Comment réintégrer la notion d'Amour ?
Cela paraît une utopie ! Est-ce que je veux que l'on chante des mantras dans les laboratoires ? Est-ce que je veux qu'on aille dans les laboratoires en suppliant un Maître de son assistance ou en priant Dieu et en faisant à chaque manipulation le signe de la croix ? Non ! Je demande la réintégration de l'Amour dans la Science, afin de rendre la pensée suffisamment souple pour que les Lois deviennent vos amies et se révèlent.
“Je demande la réintégration de l'Amour dans la Science, afin de rendre la pensée suffisamment souple pour que les Lois deviennent vos amies et se révèlent.”
C'est tout.
Il s'agit d'une capacité d'écoute. Vivez cet Amour, intégrez cet Amour, rayonnez cet Amour dans la Science uniquement sous la forme de la souplesse ! La capacité d'écouter la vie, quelle que soit l'histoire abracadabrante qu'elle vous racontera !
Dans un premier temps, oui, bien sûr, iouuh !, on sera étonné, on pensera que c'est de la folie, que c'est un folklore. Et puis, en continuant d'écouter encore plus et avec encore plus de souplesse, on ira jusqu'au cœur de la Loi. Et à ce moment-là, instantanément et d'une manière consciente, on sera transporté jusqu'au cœur du Soleil.
Dans le cœur du Soleil, il y a une grande bibliothèque. Ah oui ! Pour celui qui est fasciné par l'étude, pour celui qui voudrait savoir toutes choses sans pour autant faire offense aux initiations et offense à la Connaissance, eh bien je donne cette petite chose, qui ne le mettra pas en danger : puisque tu veux tant savoir, penses qu'il te suffit d'aller dans le Soleil pour y consulter les grands livres que l'on dit sacrés, les grands livres où tout est écrit, les grands livres où le Plan de l'Univers, depuis son commencement jusqu'à sa fin, tout cela est exprimé, ainsi que ton destin ! Car étant une manifestation de cet Univers, eh bien on a raconté ta vie aussi et tu y verras les étapes de tes réincarnations toutes consignées. En même temps que cet espace très étrange qui est ton libre arbitre et par lequel tu peux améliorer cette écriture, la faire d'une encre plus violette, plus or ou pas. Et c'est avec étonnement que tu verras à quel point la générosité de Dieu est grande au sens où elle donne et distribue cette Connaissance, elle donne et distribue ce destin à tout individu !
Seulement voilà, pour aller au centre du Soleil, pour aller feuilleter ces livres sacrés, pour avoir l'assistance d'un Guide qui te permettra de comprendre lorsque tu verras des signes hermétiques pour toi inconnus jusqu'alors, eh bien il faut avoir une certaine attitude.
Je ne veux pas parler de méditation, je ne veux même pas parler d'initiation, je ne veux pas parler de “mérite spirituel”, mon Dieu épargnez-moi ces grosses valises ancestrales et puantes ! Je ne veux pas travailler avec ces outils-là ! Mon Dieu que je vais encore m'énerver, je le sens ! Jetez-moi toutes ces valises ! Allez on jette, on jette, on jette ! Vous voyez à quel point vous êtes une somme d'habitudes ? Sitôt que je parle du Soleil, sitôt que je parle d'un voyage, sitôt que je parle de regarder dans les livres sacrés, voilà que l'on va dans les habitudes culturelles, religieuses ! Et que l'on revient en se flagellant, en me demandant : “Oui, mais est-ce que tu crois que moi petit navet sur la surface de la Terre, petit potiron dans mon petit jardin, je mérite de faire ceci, de faire cela ?” Par cette première attitude, déjà, tu t'empêches d'aller dans le Soleil. Déjà, tu me donnes envie de me taire et de clore le dossier et de me dire : “Décidément, ce n'est pas la peine de leur parler ! Ils sont saturés d'habitudes et tant que l'on n'aura pas fait exploser cette tête, nous ne pourrons communiquer.”
Alors plutôt que de la faire exploser, ce qui me voudrait des remontrances de l'autre côté, on me dira encore : “Mais voyons, mais voyons ! Tu ne peux pas t'empêcher d'éclater toutes ces citrouilles ! Est-ce que tu ne peux pas essayer un petit peu de les transformer au lieu de les massacrer ?” On me reproche souvent, même de l'autre côté lorsque nous tenons conseil, d'avoir été avec une massue à l'endroit où il faudrait aller avec un scalpel ! Et l'on me traite d'éléphant, de pachyderme insouciant ! Pourtant je ne suis pas d'une force brutale, au contraire ! Mais il est vrai que quelque fois je souhaiterais tellement communiquer avec vous, je souhaiterais tellement que l'on se réunisse à l'endroit où l'idée est juste, que je perds patience. Et c'est vrai, ma foi, en bon Gaulois que je n'ai pas été, eh bien je sors quand même une massue.
Par contre si vous, vous me permettez d'exploser ce potiron, eh bien au prochain conseil on m'en voudra un peu moins. On dira : “Oui c'est vrai, ils t'ont donné le droit donc tu as peut-être et sans doute fait ton travail.” Alors donnez-moi ce droit, allez ! Donnez-moi ce droit, pensez-le ! De façon à ce que cela soit vraiment utile et que ce ne soit pas simplement un mot de destruction.
Il n'existe aucun mérite spirituel !
“Il n'existe aucun mérite spirituel !”
Mon Dieu, mon Dieu ! Est-ce qu'il faut que j'aille décrocher la Lune pour te le prouver ? Est-ce qu'il faut que je brûle pour cela tous les livres sacrés auxquels tu tiens tant ? Et en faisant cela tu m'accablerais d'être un démon, et surement même le Diable en personne ! Vois-tu la difficulté de notre communication ! Et pourtant s'il faut je le ferai, parce que si pendant dix minutes tu aurais été un homme libre, bien cela vaut le coup que je passe pour un diable, mais oui ! Cela ne me dérange pas du tout ! Vas-y pense-le ! Mais pendant ce temps, sois libre !
Aucun mérite spirituel
Il n'existe aucun mérite spirituel.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que à l'instant même où tu changes tes habitudes, ta façon de penser, eh bien tu t'immerges, tu te propulses dans une dimension plus grande. Et tu es parmi nous !
Est-ce que l'on va pour cela t'embêter, est-ce que l'on va pour cela te dire : “Eh bien, oui, mais vois-tu, tu as pensé telle chose, si vilaine, pendant dix ans, ou pendant trois réincarnations, alors il faut que tu cuises à petit feu ! Il faut que tu brûles gentiment, on surveillera bien la cuisson, on te mettra de l'eau quand il faudra pour pas que tu grilles trop fort ! Pour pas brûler trop fort...” Mais pour qui tu nous prends ? Hein !? De quel macabre sentiment tu nous accables, et avec quel macabre sentiment tu empêches notre communication ?
Mais c'est toi qui fabrique ces monstres ! C'est toi qui se met dans ce chaudron, c'est toi qui alimente en bûches et qui fait grandir la flamme ! Et c'est toi qui hurle en même temps que tu es en train de cuire et que cela fait mal ! Et c'est toi encore qui appelle au secours et qui dit : “Mon Dieu, Seigneur, enlève-moi de ce chaudron !” Et c'est moi qui essaye, effectivement, de venir éteindre ce feu, mais voilà que tu me ramènes une nouvelle bûche ! Et voilà que tu souffles pour attiser la flamme ! Parce que ce sont tes habitudes toutes ces bûches, c'est toi, c'est ton petit moi, ce sont tes certitudes ! Même si elles le font mal, faut les garder ! On veut bien être illuminé, mais qu'on illumine toutes les bûches en même temps, n'est-ce pas ?
Ce n'est pas possible ! Le bois doit partir en fumée, mais il n'est pas nécessaire que tu cuises pendant ce temps. C'est toi-même qui est la Flamme, est-ce que la Flamme se brûle elle-même ? Non mon Dieu, pas du tout ! Elle se transforme !
“C'est toi-même qui est la Flamme.”
Alors arrête d'alimenter, arrête de créer, arrête de croire à ce petit moi dans son chaudron qui cuit, comme pour notre bon plaisir. On n'est pas des cannibales. Oh non ! Nous ne nous alimentons pas à ce genre de nourriture. La Hiérarchie des Maîtres n'est pas un grand banquet où nous allons dévorer les hommes. Par contre, nous sommes un peu des dératiseurs, ça oui ! Nous essayons avec toutes sortes de nouvelles pensées, toutes sortes de nouvelles graines, de dératiser vos greniers et vos caves ! Mais voilà, de nouveau, comme ces petites bêtes, comme ces charmantes bêtes sont vos propres habitudes, alors chaque fois que l'on met dans un endroit un certain nombre de tapettes pour attraper ces vilaines souris, voilà que la nuit, subreptissement, tu descends dans les caves pour les enlever ! Et ainsi tu es très content parce que tu te dis : “Oh j'ai sauvé ma maison, j'ai sauvé mes habitudes, je me suis sauvé moi-même, je ne vais pas mourir !” Quelle drôle d'attitude !
Si tu m'autorises, en cet instant même, maintenant, tout de suite, nous pouvons briser cette habitude, briser ce mirage ! De quelle manière ?
Briser le mirage
Reçois-moi ! Reçois-moi complètement !
À l'instant où je te dis cette simple chose, non seulement tu es une âme, mais tu n'es que l'Âme. Tout le reste ne sont que des mémoires, des références, des habitudes. Rien de ce que tu appelles ton identité n'est toi-même.
“Rien de ce que tu appelles ton identité n'est toi-même.”
La somme de ces habitudes peut devenir un escalier pour ton initiation ou ton tombeau, en la mesure où ces habitudes sont néfastes, mesquines, grossières, et remplies d'inimitiés. Par contre, plus tu reçois une forme de parole, qu'elle vient de moi ou de tous les autres, peu importe, je ne suis pas jaloux, loin de là ! Plus vous allez vous alimenter aux autres et plus grande seront mes vacances ! Donc chaque fois que tu reçois une parole, un son, une idée, permets à cette idée, à cette parole, d'opérer un ouvrage en toi, par une simple attitude qui est de ne plus croire en tes habitudes.
“Permets à la Parole d'opérer un ouvrage en toi, par une simple attitude qui est de ne plus croire en tes habitudes.”
Ce qui fait que, par exemple, en ce moment, ma parole peut avoir une influence sur toi, ce n'est pas parce que tu es développé suffisamment pour en contempler l'ampleur ou l'exactitude. Oh ! Mon Dieu ! Sépare-toi de ces vieilles valises ! Lâche ! Cette parole va pouvoir résonner en toi, parce que avant tout, tu auras accepté que le répertoire de ton identité n'est qu'une somme d'habitudes. Hééee ! Tout simplement !
C'est un peu comme si tu ne serais capable de tendre une main vers le haut, que dans la mesure où tu cesses d'agiter l'autre main vers le bras et de la cramponner à une vieille racine. Tant que toute ton énergie va dans ce bras pour se cramponner à la racine, tu n'as pas l'énergie pour monter l'autre bras vers le haut. C'est pour cela qu'immanquablement, j'en reviens toujours à l'orientation du regard, à cette coupe, à ce Graal, dont je t'ai parlé et qui, la tête en bas, doit petit à petit remonter vers le haut pour contempler les réalités supérieures et recevoir leurs messages.
Alors tout mon discours, tout mon temps, je ne veux le passer qu'à t'indiquer comment redresser cette coupe et pour redresser cette coupe, il faut que tu acceptes ce que j'essaie de te faire comprendre depuis le début du discours :
Toutes tes attitudes, tous tes points de personnalité, tous les repères de ton identité, ne sont que des informations que tu as créées par réaction à des situations. Et qu'il t'est donc facile, non seulement de les changer, mais surtout de les transformer pour devenir des faisceaux lumineux qui contemplent les réalités plus grandes.
“Toutes tes attitudes, tous tes points de personnalité, tous les repères de ton identité, ne sont que des informations que tu as créées par réaction à des situations. Il t'est donc facile, non seulement de les changer, mais surtout de les transformer pour devenir des faisceaux lumineux qui contemplent les réalités plus grandes.”
Comment vas-tu t'y prendre ?
C'est d'abord comme un homme qui d'un seul coup se réveille le matin en disant : “J'ai fini ma déprime ! J'ai fini mon chômage ! Aujourd'hui je me lève ! Je suis un homme debout et je vais travailler !”
Cela veut dire quoi ? Pourquoi je t'emploie cette image ?
Cela veut dire que pour commencer une transformation, il va falloir que tu monopolises ta capacité vibratoire. Que tu intègres, que tu aimantes complètement toutes les énergies. [...]
[...] On m'évite ? On m'évite ! Mon Dieu, je ne suis pas si terrible pourtant !
Pourquoi j'insiste sur la peur ?
La peur
La peur est à l'origine de toutes les perturbations astrales.
Elle commence comme une logique. Il est logique que cette situation, puisque je la connais, puisque je l'identifie, puisque j'ai vu l'expérience des autres, il est logique que je m'en méfie. Il y a un danger, il y a un risque, risque d'échec par exemple, risque de ridicule.
Mais qui te dit que dans une situation égale, deux individus vont avoir les mêmes réactions et les mêmes répercussions ? Personne ! Personne ne peut te l'affirmer !
Il y a bien sûr des grandes Lois. Si tu tombes à l'eau et que tu deviens fatigué de nager, tu vas te noyer. C'est général à tous les hommes. Donc on peut concevoir une peur de l'eau ou un réflexe vis-à-vis de l'eau. Pour entrer dans l'eau, il faut savoir nager. Alors il y a celui qui en restera au niveau de la peur de l'eau et il y a celui qui, un petit peu plus libéré, va se dire : “L'eau égale danger mais égale aussi moyen de transport par méthode appropriée. Que ce soit la natation, que ce soit la barque, que ce soit les bateaux.” Ce qui fait qu'au fur et à mesure, par la découverte de certaines méthodes, qui ne sont que des façons d'approprier un élément ou plus loin une énergie, eh bien on finit par repousser plus loin les bornes et les raisons de la peur.
Cependant la peur est toujours là car sitôt que je n'ai plus mon bateau, tiens voilà, il y a un grand orage, mon bateau est cassé, je me retrouve dans l'eau. Je sais que je ne peux nager qu'une heure et qu'après je vais couler donc ma peur revient.
Tu vas me dire : “Mais il est impossible que je n'aie pas peur parce que je ne suis pas une baleine, je ne suis pas un poisson. Je sais que je vais couler, je sais que je vais mourir !”
Qui te dit cependant qu'il n'y a pas tout près de toi un bateau qui va passer et qui te repêchera ? Et qui ne peut te voir que si tu te situes à tel endroit et pour te situer à tel endroit, pour en avoir l'intuition, eh bien il faudra que tu sois calme et il faudra que tu n'aies pas peur.
Il y a donc des peurs attachées à des grandes lois générales qui mettent en danger la vie physique, la vie directe de l'homme. Puis il y a la peur associée à des vies plus élaborées mentalement et émotionnellement, comme la peur du ridicule, la peur de l'échec, la peur de l'erreur.
Je veux, par exemple, m'orienter dans telle ou telle action, devenir un grand professeur ou bien écrire quelque chose, composer quelque chose et le partager avec les autres. Mais je suis tenaillée par la peur du ridicule : “si ce n'est pas bien fait, mon Dieu, toute la critique va s'emparer à me démolir !” Et je ne passe pas l'expression à cause de cette peur du ridicule. Alors que ma foi, si cela ne plaît à personne d'autre qu'à moi, quelle importance est-ce que cela a ? Aucune ! Pendant ce temps, j'aurais fait circuler mes énergies, pendant ce temps je me serais épanoui et en faisant circuler les énergies, je m'entraîne à faire quelque chose qui est encore plus grand que ce que je suis en train de produire.
De la même manière, la peur de l'échec est terrible ! C'est peut-être la peur la plus destructrice de la Terre, la peur de l'échec. Et sur la peur de l'échec, on va établir des logiques bien précises, parce que cela coûte de l'argent, parce que cela coûte le travail de tels ou tels individus, parce que cela coûte un certain nombre d'années de sa vie, parce que cela coûte une autre orientation que l'on aurait pu choisir et dans laquelle on aurait été plus épanoui... Encore une fois, laisse-moi abattre ma massue sur ta citrouille : la notion d'échec n'existe pas !
“La notion d'échec n'existe pas !”
Je l'ai dit assez fort ? Tout le monde a entendu ?
La notion d'échec n'existe pas ! Pas du tout !!
L'échec n'existe pas
Alors tu vas être tout embarrassé et me dire : “Oui mais pourtant j'ai échoué à mon examen ; pourtant j'ai échoué dans mon mariage ; pourtant j'ai échoué vis-à-vis de moi-même, je ne suis pas arrivée à être un être équilibré, satisfait, épanoui ; puis j'échoue tous les jours dans ma méditation, je n'arrive pas à rencontrer l'âme, je n'arrive pas à raisonner avec le Cosmos.”
Et voilà de nouveau la mémoire concrète ! Voilà de nouveau les habitudes négatives ! Voilà de nouveau un homme qui se fait cuire dans son petit chaudron ! Hein ?
C'est peut-être d'ailleurs cela qui t'a donné l'idée des cocottes-minute ! Car c'est toujours à travers des expériences personnelles que l'homme est guidé pour faire des découvertes mêmes matérielles ! Et je vais vous le prouver !
Le phénomène de la télépathie étant en résurgence depuis plusieurs générations et étant venu, petit à petit certes, mais étant quand même bien installé sur la Terre, voilà qu'il était impossible d'éviter toutes les formes de communication subtiles. Et voilà que l'homme a appris, a découvert, les ondes radios, les ondes qui transportent tous les programmes de la télévision, mais aussi le téléphone, mais aussi le satellite, et, à son niveau le plus subtil, la télépathie. Mais c'est parce que la télépathie ou son moyen a été envoyé avant tout, que toutes les autres formes de communication, à la suite, ont été découvertes par les hommes. Parce que celui qui ne pouvait pas être télépathe et qui ressentait quand même l'impératif d'une communication, qui était comme électrisé tellement le besoin de communiquer ou l'impératif de communiquer, de développer une communication tellement il le ressentait et qu'il en était accablé, tout ceci venait sur lui pour, en fait, orienter un travail de recherche. Celui qui était tout de suite à même de devenir un télépathe, le devenait, tandis que celui qui ne le pouvait pas - et je ne vais pas rentrer dans les détails pour vous expliquer pourquoi - orientait des moyens de recherche pour développer toute forme de communication, y compris le téléphone, y compris les satellites. Mais tant que l'on n'a pas envoyé cette communication majeure qui est la télépathie, il n'aurait eu pour vous aucun moyen de rechercher, de trouver le téléphone, les satellites, la télévision, la radio. Eh oui !
C'est pour ça que les histoires de cocotte-minute, vous savez, cela vient à propos de votre chaudron ! Tout simplement ! Mais cette fois-ci c'est vous qui en êtes le créateur, ce n'est pas nous qui avons envoyé un chaudron.
Donc, tu vas pouvoir me faire la liste de tous tes échecs, mais je te le répète : l'échec n'existe pas !
Qu'est-ce qui se passe alors ? Qu'est-ce qui se passe quand tu vas à l'école, que tu étudies bien ou pas suffisamment bien et que tu ne décroches pas ton examen ? Qu'est-ce qui se passe lorsque, face à ton époux ou ton épouse, tu vois bien que la communication ne passe pas et qu'il y a tout lieu de divorcer ? Et qu'est-ce qui se passe lorsque, t'installant pour méditer, tu n'arrives pas à la méditation ? Selon ma théorie, comment est-ce que je vais appeler ce moment précis où tu ne réussis pas ?
Et pour moi ce n'est pas un échec. Cela veut dire que c'est un point de concentration d'énergie depuis lequel tu vas effectivement te rendre compte des véritables énergies à utiliser pour réussir. C'est un bilan.
Alors arrête, arrête de me réouvrir sans arrêt tes valises de désespoir et de négativité ! Tu n'as pas échoué ! Tu as fait un bilan.
Si tu as échoué à ton examen, c'est là la démonstration qu'ayant utilisé tel type d'énergie, tel type de concentration, en ayant fait un certain nombre d'heures d'études, cela n'était pas suffisant. Et qu'il te faut donc déterminer une nouvelle attitude, une nouvelle concentration, un certain nombre d'heures d'études. Est-ce que tu vois la différence ?
Ce n'est pas simplement apprendre désormais à penser de façon positive et à voir un échec comme l'occasion du recommencement ! Ce n'est par cela du tout que je veux t'inspirer. Je suis loin de croire au pouvoir de la “pensée positive”. Ailleurs autant que je le peux, j'en détruis les bases, en disant que cela n'est pas une science et que cela n'est pas un pouvoir ! Parce que tant que l'on a des valises énormes remplies de négativité, sitôt que l'on aura cessé d'agiter la roue positive, on sera de nouveau massacrés par notre négativité.
“Tant que l'on a des valises énormes remplies de négativité, sitôt que l'on aura cessé d'agiter la roue positive, on sera de nouveau massacrés par notre négativité.”
Par contre, si tu ne t'occupes pas de “penser négatif” ou de “penser positif”, mais de pensée en tant qu'élément de recherche. Voilà ! Je ne suis plus quelqu'un prisonnier du négatif, quelqu'un prisonnier du positif, je regarde, j'observe !
Ayant fait tel geste, patatrac, qu'il est arrivé cela. En faisant tel autre geste, ah ah !, peut-être enfin je vais apprendre à danser, je vais conquérir l'espace ! L'espace professionnel, l'espace conjugale, l'espace spirituel ! Héé ! Il s'agit uniquement de conquérir un espace, pas de réussir un examen, de réussir son couple, de réussir sa méditation. Mon Dieu, mon Dieu !
Comment veux-tu parvenir à créer un effort suffisant et surtout le correct effort en pensant sans arrêt d'après le positif et d'après le négatif ? Hein ? Ne t'occupes pas du positif et du négatif !
Le positif et le négatif
Pourquoi ?
Est-ce que je les renie ? Pas du tout ! Ils existent. Mais ils n'existent pas pour te comprimer, ils n'existent pas pour que tu sois leur prisonnier, ils n'existent pas pour qu'ils s'abattent sur toi, s'amusent de toi, te détruisent, te construisent... Non ! Ils sont tout simplement des énergies.
Ces deux points ne sont que des énergies qui permettent la création d'un troisième point, un point d'équilibre.
“Le positif et le négatif ne sont que des énergies qui permettent la création d'un troisième point, un point d'équilibre.”
Et ce n'est que lorsque tu as une attitude d'observateur, de témoin, de chercheur, de pilote, que tu es cet élément de synthèse capable de manipuler avec essence les deux autres énergies.
Lorsque tu les manipules, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce qu'à un moment donné tu seras ce positif et puis ce négatif ? Non. Car de nouveau tu risquerais de t'abîmer en eux et d'être avalé en eux.
Toujours en tant qu'élément de synthèse. Parce qu'une situation te montre une nécessité. Tu enverras un petit peu d'énergie positive ou un peu d'énergie négative. Mais tu ne vas pas être le négatif ou le positif. Tu enverras une énergie positive ou une énergie négative. Et toi tu restes dans ton endroit de synthèse à ton poste de témoin et de pilote.
Pour faire cela il ne s'agit pas d'écouter, voilà, une phrase poétique et puis voilà que cela nous met dans une attitude. Il ne s'agit pas de m'écouter et de m'entendre pour créer cela ! Il s'agit tout simplement d'exorciser les émotions. Eh oui !
Car voilà une autre roulette infernale ! Après la peur qui vous massacre et qui prend toutes ses justifications dans la logique de la mémoire, dans la logique des événements, voilà un autre événement qui vient vous massacrer !
Donc lorsque petit à petit je cherche non seulement à me développer spirituellement mais tout simplement à être en équilibre.
Car Dieu sait que le disciple commence avant tout par un être en équilibre ! Je ne peux pas être un disciple si je ne suis pas en équilibre. Et toute ma difficulté de ma spiritualité naissante sera d'apprendre et de construire cet équilibre avant même de réussir ma méditation.
“Je ne peux pas être un disciple si je ne suis pas en équilibre.”
Est-ce que ma méditation peut m'aider à construire mon équilibre ? Oui, c'est certain. Mais ça veut dire que pendant toute une série de méditations il ne faut pas espérer rencontrer l'Âme, espérer rencontrer Dieu. Il faut plutôt intégrer des énergies et selon une technique bien spécifique de façon à créer l'équilibre.
Et au fur et à mesure que j'ai intégré ces énergies et si j'utilise donc, dans un premier temps, la méditation comme un phénomène de construction et d'épuration, eh bien j'en arrive à calmer ma roue infernale de l'émotionnel.
Calmer les émotions
Que sont les émotions ?
Allez ! Cherchez un petit peu avant que je vous répande. Pour l'instant, nous savons beaucoup utiliser les coups de massue, maintenant utilisons la plume et cherchons à communiquer.
Allez ! ouvre ton esprit, ouvre-le comme un beau livre ! Allez, ouvre ! Essaye de me recevoir. Allez, j'envoie la pensée, reçois-la. Allez, fais un effort. Aie Confiance ! Pour me recevoir, aie Confiance ! Lâche tes valises ! Aie Confiance !
Allez !
Tu dis : “Confiance en quoi ?”
Ni confiance en toi, ni confiance en moi ! Car toute la logique visera à détruire en te prouvant que tu ne peux pas avoir confiance en toi, que tu ne peux pas avoir confiance en moi, parce que tu ne sais pas qui je suis, parce que je ne suis pas visible, parce que je suis peut-être le Diable...
Aie tout simplement Confiance !
Ne cherche pas un objet à ta confiance ! Mon Dieu, arrête ! Confiance ! C'est tout !
“Ne cherche pas un objet à ta confiance !”
Comme quand tu cherches à avoir la Foi, il faut que tu aies un objet pour ta foi. Alors, il faut qu'il y ait un Dieu, ou qu'il y ait un Maître, ou qu'il y ait un prêtre... Aie la Foi ! un point, c'est tout !
Alors tu vas me dire : “Mais, mon Dieu, mon Dieu, la foi, la foi, la foi, ça va quelque part, ça s'ouvre pour quelque chose, ça va vers quelqu'un !” Oui, tout cela existe tant que tu es rempli de valises et que ta vie est dépendante du positif et du négatif.
Lorsque tu es cet être de synthèse, au milieu, observateur et pilote, il y a la Foi. Un point, c'est tout ! Et si Dieu existe en plus, alors c'est magnifique !
Mais ne compte pas sur moi d'ailleurs pour te faire cette affirmation ! Je préfère te laisser dans le doute pour que tu sois capable de La Foi et un point, c'est tout ! Et c'est dans cet absolu que si Dieu existe, tu vas le rencontrer.
C'est pour cela que je suis méchant. Car je suis très méchant ! Eh oui ! Je coupe sous tes pieds toutes les références avec lesquelles tu peux construire une sécurité spirituelle, parce que j'ai horreur que tu prennes la spiritualité comme une assurance à long terme, comme un investissement qui va rapporter. Rapporter l'immortalité, rapporter la protection, rapporter le succès quand on étudie, quand on change de profession...
Par contre, tu peux avoir tout cela, et même plus, le jour où tu ne cherches plus un but, un objet à adorer, et où tu es tout simplement l'endroit où la Flamme de l'Adoration brûle. Et tu t'aperçois qu'il n'y a aucun objet à adorer, pas plus Jésus, que le Christ, que Dieu, que Bouddha, que Krishna, car tu es le Divin !
“Il n'y a aucun objet à adorer, pas plus Jésus, que le Christ, que Dieu, que Bouddha, que Krishna, car tu es le Divin !”
Alors pourquoi inventerais-tu une image afin de t'aimer toi-même, afin de brûler pour toi-même ? Tant que tu vas créer cette image, tu ne seras d'ailleurs pas capable de cette Foi, car tu maintiendras deux créatures : l'objet adoré et l'adorateur. Que tu vas de toute façon, puisqu'il n'est que l'adorateur, identifier à un être inférieur, un être mesquin, un être ignorant. Si tu étais capable d'imaginer un adorateur sans l'habiller de tous ses voiles noirs et lourds, il y aurait peut-être un but, une créativité, une magie à adorer un objet et un Dieu. Mais comme tu as la mauvaise réaction de te penser inférieur, de te penser vil, non évolué et ignorant, alors tu crées un Dieu inaccessible et en tout cas tu te prives de découvrir que tu es l'endroit même de la Divinité.
Alors lâche ces valises ! Allez !
Qu'est-ce que l'émotionnel ?
Une émotion est difficile à décrire, bien que toute la journée vous ressentiez des émotions. On les nomme : la jalousie, l'avarice, la joie. Il y a du bon et il y a du mauvais, en ce sens que par certaines émotions vous allez être construit et régénéré et par d'autres détruit. Il faut donc faire attention à ces énergies qui peuvent vous construire ou vous détruire.
Une émotion est indescriptible, même si on la ressent, et qu'on sait lui donner un nom et qu'ensuite par ce nom chacun sait de quoi on parle. Essayez de décrire en détail cette émotion très répandue et bien connue comme la jalousie. Vous allez voir à quel point vous êtes embêté et pourtant vous l'expérimentez. Pourquoi est-ce qu'il y a cette difficulté alors qu'il y a une connaissance directe ?
Tout simplement parce que l'émotion est avant tout une force et qu'on ne peut pas décrire une force. On la subit, on la ressent, mais on ne peut pas ni l'intellectualiser ni la mentaliser. C'est une force. L'émotion, le monde émotionnel est une force.
“L'émotion, le monde émotionnel est une force.”
Essayons de voir de quelle force il s'agit et quel visage est-ce qu'elle prend.
Pour comprendre la force émotionnelle, il faut aller à l'origine de toutes les forces, à la source de toutes les forces.
Allez on reçoit ma pensée, quelle est cette origine ? Quel est cet endroit qui en est la source ?
Allez on me répond, je veux l'entendre ! Oh, je vous ai donné assez d'indications ! Vous pouvez découvrir. Quelle est la source de toutes les forces en vous ? Allez, je veux l'entendre.
Allez !
Exactement ! Exactement ! Désormais je n'appliquerai plus la massue ! Dès que je sens que l'on commence à m'aimer, ma foi, je range mes outils de gaulois. C'est bien. Rien ne me plaît plus que le dialogue ! Je vous en prie, dialoguez ! C'est la seule manière non seulement de recevoir Dieu mais aussi de vous recevoir les uns, les autres. Et c'est pour cela que les chants et les mantras ont été livrés aux hommes. Ce n'est pas parce que, tiens, voilà, en répétant le nom de Dieu, il finit par nous entendre et il nous envoie son plumeau d'énergie. Vous le prenez pour un sourd qu'il faille répéter ?
Non, il n'est pas dur d'oreille, bien qu'il soit un peu vieux, c'est certain ! Mais il y a les anges qui ont de telles trompettes qu'il ne risque pas de vous oublier, de ne pas vous entendre. Car les anges, avec leurs trompettes, répètent tous vos messages ! Mais oui ! Les anges transportent vos aspirations, transportent vos messages ! Il n'y a pas une seule virgule que vous ayez écrite ou énoncée qui n'ait été répétée au Seigneur ! Tous ! Chaque mot, même le plus mauvais - Ouille ! Que ça fait mal ! - chaque mot a été répété au Seigneur. Et avec chacun de ces mots, il pèse sa créature et la dirige vers des endroits de purification et de compréhension. Eh oui ! Il y a une Hiérarchie d'anges qui est là pour ça, pour servir de haut-parleur, de transmetteur, de messager ! Et autant qu'il y en a qui ramènent les messages du Seigneur, puis des Seigneurs vers les hommes, il y en en a qui écoutent l'homme et qui emmènent tous les messages vers les Seigneurs et le Seigneur. Donc, communiquez !
Et je remercie ceux qui m'ont répondu.
L'âme. L'âme est l'endroit de naissance de toutes les énergies. Donc, pensons à l'émotion d'abord comme à une énergie en provenance de l'âme, comme un rayon.
Pourquoi ce rayon va devenir émotionnel, malgré notre difficulté à décrire ce qu'est le monde émotionnel ?
Eh bien, ce rayon qui est avant tout un rayon de vie, une force d'expression, une force de manifestation, ce rayon va devenir une multitude d'émotions par deux phénomènes de lecture. Et non pas simplement parce que voilà, paf, il y a le corps astral au milieu et qu'étant donné qu'il y a cette couche, eh bien le rayon va devenir astral. Non ! On me jette cette valise ! Parce que le corps astral s'est constitué au fur et à mesure des interprétations que je vais décrire, des lectures que je vais décrire.
Le corps astral - le Plan Astral
Il n'y a pas d'un seul coup le Plan Astral, le corps astral, il y a création du corps astral. C'est différent !
Alors, ensemble on va aller voir. Allez, on y va ! On plonge dans cet océan magnifique, souple, où on aura toutes les visions de la Science et on va voir ce qu'est ce Plan Astral et comment il s'est formé.
D'abord, il faut comprendre que sans le Plan Physique, il n'y aurait pas eu la lecture principale qui fabrique ce corps astral. Donc voilà un rayon de force, un rayon de manifestation, d'expression qui vient dans la Matière, petit à petit. Et voilà que, d'un seul coup, ce rayon de vie va lire l'environnement par les cinq sens. Il va prendre connaissance du chaud, du froid, de la douleur et du plaisir, et il va en faire des lectures précises.
La joie, c'est agréable, cela dégage des hautes vibrations et ces hautes vibrations sont pour moi, créature sensible, le seuil du plaisir. Tel autre chose est désagréable, c'est une souffrance. Ces vibrations, même si une souffrance peut me paraître intense, ces vibrations sont inversées, grossières, lourdes. Donc, pour moi, cela veut dire : tristesse, pesanteur, détresse, la mort.
Lorsque je vais ainsi lire mes expériences premières dans la vie par ce répertoire tout simple du plaisir et de la douleur, de la joie et de la détresse, de la vie exacérbée et de la mort, je vais automatiquement, par petites couches, comme par des dépôts calcaires, fabriquer mes références au plaisir et mes références à la douleur. Et, à la suite, lorsque petit à petit je me mentalise, je vais découvrir qu'il y a des notions qui m'apportent du plaisir et des notions qui m'apportent de la douleur.
Par rapport à la jalousie, par exemple, je m'aperçois que je me sens très heureux si je pense posséder ma femme ou posséder mon mari, que je me sens dans une colère et un déplaisir intense, s'il ne me semble plus posséder ma femme ou mon mari. À ce moment-là, je crée l'émotion qui est pour moi simplement une réaction : la jalousie, la cupidité, l'avarice, l'orgueil, la fierté. C'est une réaction !
Comme quoi en fait on ne peut pas dire que l'émotion existe, comme on a l'habitude de la concevoir et de la penser. Si je pouvais enlever cette façon de voir, cette certitude de vos esprits, d'un seul coup vous seriez capable de réorienter toutes les énergies qui ont été bloquées par une émotion. Parce que d'un seul coup, n'ayant plus la foi dans les émotions, eh bien l'énergie ne serait plus bloquée et, hop, elle pourrait circuler !
Qu'est-ce qui vous donne ce tempérament ? Le tempérament d'être ardent, le tempérament d'être fougueux, le tempérament d'être soucieux, le tempérament d'être heureux, d'être exubérant, introverti, extraverti. Est-ce que ce sont des émotions ?
Le jour où vous reconnaîtrez que l'émotion n'existe pas, que ce n'est pas ce petit sentiment, vous serez des hommes et des femmes libres.
“Le jour où vous reconnaîtrez que l'émotion n'existe pas, que ce n'est pas ce petit sentiment, vous serez des hommes et des femmes libres.”
L'émotion n'existe pas, le sentiment n'existe pas. Par contre j'ai un grand attachement pour ce que je considère être ma joie ou ma détresse.
Alors s'il vous plaît ne confondons pas ! J'ai de l'attachement pour mes principes de joie et j'ai de l'attachement pour mes principes de détresse. Je tiens à mes complexes ! Ce sont mes principes. Je tiens à mes traumatismes, ce sont mes principes. Mais pourquoi est-ce que j'y tiens tant ? Pourquoi est-ce que je suis incapable de me refaire ? Est-ce uniquement à cause de la mémoire qui me les répète ?
Des fois, mais c'est très rare. Quand quelqu'un poursuit et maintient un traumatisme uniquement à cause de la mémoire, c'est vraiment très rare, c'est accidentel. Ça veut dire que l'événement était mécanique, que l'on a eu une très forte peur. Mais tous ces complexes ou ces traumatismes qui ont été construits petit à petit sont d'une toute autre nature et on ne les maintient pas parce qu'on en a la mémoire, on les maintient parce que l'on est rancunier, uniquement cela, on est rancunier.
Et en perpétuant cette rancune, on ne voit pas le prix excessif que l'on doit payer, on ne voit pas de quelle liberté on se prive ! Tout simplement pour continuer d'accabler la personne qui a créé ce complexe ou ce traumatisme qui était le père, la mère, l'oncle, l'instituteur, le voisin, le frère, la sœur, ... et qui d'ailleurs s'en moque complètement ! Mais on est rancunier.
Et pourquoi est-ce que l'on est rancunier ? Parce que l'on est fier. Eh oui !
“On est rancunier parce que l'on est fier.”
La fierté
Eh oui ! La plupart des complexes et des traumatismes, à moins qu'ils soient cet accident fort grave dont j'ai parlé, ils ne se maintiennent qu'à cause de la fierté fondamentale de l'homme.
“Ooon m'a dit ça ! Ooon m'a fait ça !” ou “Ooon ne m'a pas fait ceci ou cela alors que je le méritais !” On cherche beaucoup trop les honneurs et d'une manière quasi maladive.
Comme les autres se moquent complètement de vous honorer - parce qu'ils cherchent à être honorés eux-mêmes tout simplement - il va sans dire tous les déséquilibres et tous les complexes que vous allez ainsi fabriquer !
Pourquoi est-ce que le Moi cherche autant, dès l'enfance, à être honoré ?
Honoré par l'amour du père, honoré par l'amour de la mère, honoré parce que tout le monde s'occupe de mon petit-moi et que dès que j'ai faim et que dès que je pleure tout le monde se précipite pour me nourrir, et que dès que j'ai froid et que j'ai ternu tout le monde se précipite pour me couvrir, et dès que j'ai un bon point à l'école tout le monde se précipite pour me féliciter...
On confond trop souvent dans la psychologie le fait de devoir rassurer un enfant pour le consolider, le fait de devoir aimer un enfant pour l'épanouir et le fait d'honorer un enfant.
“On confond trop souvent dans la psychologie le fait de devoir rassurer un enfant pour le consolider, le fait de devoir aimer un enfant pour l'épanouir et le fait d'honorer un enfant.”
Et la plupart des mouvements et des gestes d'amour des parents ne sont pas l'amour auquel ils pensent, ils sont des manifestations de l'honneur que l'on porte à l'enfant.
Pourquoi ? Pourquoi est-ce que l'on opère de la sorte ?
Eh bien d'abord parce que lorsque je félicite mon enfant, parce qu'il a prononcé son premier mot ou parce qu'il a rapporté une bonne note de l'école, je me félicite moi-même, il est mon enfant, il est mon image. Ou bien je félicite l'enfant que j'ai été, que je transpose en lui et que l'on n'aura pas félicité.
Je construis ainsi petit à petit toutes les énergies qui alimenteront l'ego prétentieux et fier de ce futur adulte. Qui va devenir dépendant de ce genre de tractations pour survivre, car c'est l'énergie qu'on lui a donné dès son premier jour, donc il va la rechercher !
Tandis que si vous donnez simplement l'amour, vous ne risquez pas de créer le phénomène égocentrique de la fierté et de l'honneur comme étant un souffle vital en l'autre.
Donner l'Amour
Alors comment vous allez donner l'amour ? Que ce soit à vous-mêmes, à votre enfant, à vos amis autour de vous ou au Maître que vous chérissez ?
Eh bien quand un enfant revient avec une bonne note, ne l'acclamez pas, au contraire, faites-le asseoir tranquillement et dites-lui : “Tu as fait un bon travail. Tu as surement bien travaillé pour arriver à ce bon travail. Maintenant, ensemble, amusons-nous à telle chose ou bien prenons une boisson chaude ou allons promener calmement ou pensons au travail que nous avons à faire demain.” Mais n'en faites pas plus cas que cela. Et vous verrez à quel point vous allez créer un être équilibré, à quel point cet individu va devenir un phare pour l'Humanité car sitôt que l'on veut servir l'Homme, de quelque manière que ce soit, il faut être dépouillé d'égoïsme et de fierté.
“Sitôt que l'on veut servir l'Homme, de quelque manière que ce soit, il faut être dépouillé d'égoïsme et de fierté.”
On ne peut pas agir autrement. Pourquoi ?
Parce que d'abord si l'on est égoïste, on ne va pas vouloir servir les autres. Et ensuite, si l'on est trop fier, on aura trop peur de l'échec qu'il y a dans chaque action. On aura trop peur de ne pas être apprécié pour l'action que l'on fait.
Donc, par ces deux grandes calamités, nous voyons systématiquement les têtes de nos disciples tomber dans l'inactivité et l'incompétence. Alors que si tu n'as plus l'égoïsme ni la fierté, mon Dieu ! Mais tous les anges se précipitent à travers toi pour que tu travailles ! Tu as rempli une coupe avec de l'eau claire, alors ils vont s'employer à la distribuer ! Comme c'est facile !
Mais revenons à cette notion d'émotion. Car si je n'aurais apporté que cela ce soir, j'aurais fait mon travail et tu ne feras pas venir pour rien toi non plus.
L'émotion n'est qu'une interprétation à laquelle j'ajoute mon attachement.
“L'émotion n'est qu'une interprétation à laquelle j'ajoute mon attachement.”
L'attachement et l'émotion
D'où vient cet attachement ?
Pour bien comprendre ce qui fait l'ardeur d'une émotion, le sentiment que l'on peut ressentir, essayons de découvrir comment l'on fabrique l'attachement. Qu'est-ce qu'il veut dire ? Qu'est-ce que c'est qui le sous-tend ?
Allez, reçois ma pensée gentiment, ouvre-toi, ouvre-toi !
Qu'est-ce qui fait l'attachement ?
Quand tu penses à l'attachement, tu penses comme à un mouvement qui se fait depuis un endroit qui serait libre jusqu'à un endroit où existe un objet et où cette énergie s'accroche, elle y tient et elle n'en repart plus.
Sitôt que tu imagines ce mouvement, tu es sur la bonne voie, mais va plus loin ! Va plus loin !
Quelle est la nature de l'attachement ?
Vas plus loin que ce mouvement ! Vas-y gentiment, réfléchis gentiment, avec Confiance et rencontre-moi ! Allez !
Qu'est-ce que tu découvres à l'endroit où tu as imaginé ce mouvement qui va s'ancrer sur un objet ?
Car si c'est un mouvement, il pourrait être libre, il pourrait tourner. Tu as senti qu'il s'accrochait à une racine et qu'il restait là, ça veut dire quoi ?
[...] Observe encore. Ne pense pas que l'exercice est difficile. Entraîne-toi ! Allez c'est un bon entraînement, entraîne-toi à apercevoir. Qu'est-ce qui se passe ?
Eh bien, tu t'aperçois que ce mouvement de ta conscience, qui est parti depuis un point que pour l'instant tu ne peux pas identifier, mais qui est par exemple une zone, un espace libre en tout cas, cette conscience va vers une situation ou un objet, elle le rencontre, elle le lit, elle le ressent.
Qu'est-ce que c'est qui va faire qu'elle va s'y agripper et rester et garder cet objet ?
Regarde le geste que j'ai fait. Laisse-le t'inspirer. Laisse-le créer la perception.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
J'ai attrapé. Quand j'attrape, je...
Allez dis le mot, je...
Un peu plus fort.
Je possède ! Exactement !
Mais on finira par travailler ensemble ! C'est très bien ! Cela me fait un grand plaisir, vous ne pouvez pas l'imaginer !
Je possède, eh oui !
Posséder - la possession
Cela veut dire que ce mouvement, depuis cet espace de liberté, qui est allé en direction de l'objet dans un premier temps pour faire l'expérience. Ma foi, il y a là un objet, il y a une situation, j'ai entendu un mot, j'ai entendu un son, je rencontre une forme, je vais à sa rencontre avec tous les moyens de mes sens, tout mon mental. J'y vais, je la lis, et d'un seul coup, patatrac !, je cherche à la posséder.
Pourquoi ?
Suis-moi encore un peu dans cet exercice ! Suis-moi encore un peu ! Essaye de voir pourquoi je tends à posséder les choses, ou les informations, afin de créer mon identité.
Parce que par exemple, lorsque l'on me dit : “ Mais tu es méchant !” Je crée le même instinct de possession et de possessivité sur cette notion que, ma foi, n'est qu'une idée. Mais je possède cette idée autant que je vais posséder une bague, une paire de chaussures, ma maison. C'est le même mouvement.
Alors qu'est-ce que c'est ? Vas-y, vas-y, essaye d'intuitionner ! Qu'est-ce que c'est qui va m'agripper et me pousser à posséder ?
Allez, cherche avec confiance, souplement, souplement. Ne réfléchis pas, sois souple, léger !
La possession... la possession... Qu'est-ce qui se passe au moment où je possède ?
Par exemple, par rapport à mon activité mentale, quand je possède quelque chose, qu'est-ce qui se passe en moi ?
En plus des références...
Je me connais, oui. Je me connais. Exactement ! Je m'identifie afin de me connaître.
“Quand je possède quelque chose, je m'identifie afin de me connaître.”
Et voilà, en un seul mot, toute la tragédie humaine, toute votre tragédie !
Et si j'ai voulu employer tout ce temps pour que vous le perceviez, c'est parce que j'en ai assez d'en discuter et je veux que votre expérience soit fondamentale et que plus jamais vous ne soyez prisonnié.
Voilà une énergie, une conscience ou les rayons de la conscience - peu importe, imaginez ce que vous voulez - dans un grand mouvement de liberté, de joie, rempli de l'appétit de l'expérience, voilà ce rayon qui descend, qui se rapproche des objets, qui se rapproche des idées, qui se rapproche des mots qu'elle entend. Voilà que pour les lire, elle les touche ou elle les perçoit, quand il s'agit des idées et des paroles des autres. Mais voilà qu'entre-temps, ce rayon, cette pensée, cette conscience ne se souvient plus de l'endroit d'où elle est partie. Dans ce mouvement, dans cette distance, elle s'est oubliée. Et d'un seul coup, qu'est-ce qui lui reste ? Uniquement la lecture de cet objet, uniquement l'écoute de ce mot, de cette parole que les autres disent. Et comme ce rayon ne supporte pas d'être un inconnu, d'être un ignorant, d'être abandonné, d'être le vide, alors ce témoin va essayer de se remplir et il va se remplir du connu qu'il a de manière accessible par sa tête, par ses sens, par ses mains.
Alors même si cela semble être comme un accident inévitable parce qu'il y a cette descente, parce qu'il y a cette distance et qu'entre-temps, le rayon s'oublie, il s'oublie lui-même, cela ne veut pas dire que l'on doit rester des millénaires dans cet état-là.
Cela ne veut pas dire que l'on doit rester des décennies dans cet état-là, pas du tout ! Ce n'est pas un piège qui représente une forme de vie pour l'homme dont on ne se sortira que grâce aux initiations.
Par l'enseignement - et tous les enseignements tendent à cela - on vous rappelle qui vous êtes.
Tu vas me dire : “Mais, cela ne me sert pas à grand-chose ! Parce que tu as beau me répéter que je suis l'âme, que je suis l'âme... Comme je ne le sens pas, comme je ne le vois pas, comme je ne l'expérimente pas, eh bien je m'accroche à ces objets, que je les possède et qu'ils sont mon connu et qu'à ce moment-là c'est mon identité et mon malheur !” Tu vas me dire qu'à défaut de regarder dans un miroir qui reste vide, tu préfères regarder sur les eaux troubles d'un lac, quitte à ce que ces eaux troubles te renvoient l'image déformée et te fassent penser à un monstre !
Bien sûr, cette eau qui est troublée te fera forcément imaginer que tu es un monstre. Mon Dieu ! T'es-tu déjà vu dans les eaux qui tourbillonnent ?
Alors ne me dis pas que c'est parce que dans le miroir de l'âme tu ne vois pas l'âme !
Écoute - encore une fois, fais Confiance - écoute ce simple mot ! Allez, reçois-le ! Attends... Attends !
Qu'est-ce que je veux dire ?
Oh, quelque chose de très simple ! Il n'y a pas de cabale là-dedans.
Lorsque tu te présentes au miroir de l'âme, c'est-à-dire dans le calme de ta méditation ou de ta relaxation, ce qui te sépare de rencontrer l'âme et de te souvenir que tu es l'âme, c'est uniquement ton impatience.
“Lorsque tu te présentes au miroir de l'âme, ce qui te sépare de rencontrer l'âme et de te souvenir que tu es l'âme, c'est uniquement ton impatience.”
Impatience
Ce n'est pas parce que tu n'es pas doué, ce n'est pas parce que tu ne sais pas aligner quatre énergies pour que, enfin ayant du carburant, tu puisses aller vers l'autre dimension. Tu es impatient !
Il faut Dieu de manière expresse ! Allez, hop, tout de suite ! Il faut l'âme de manière expresse ! Hop, tout de suite ! En trois secondes !
Tu vas me dire : “Ce n'est pas vrai parce que je patiente pendant des heures, depuis des années où j'essaye de faire le calme, où j'essaye d'être au miroir et que de temps en temps, où, j'espère, l'orienter suffisamment bien pour recevoir un petit peu la Lumière ou le Ciel.”
Tu te prétends patient parce que tu es fidèle à ton exercice. Mais ce n'est pas de la patience, ça ! Tu es fidèle, c'est vrai. Fidèlement, chaque jour, tu t'assois en méditation, tu fais ta prière ou ton invocation, ou ton mantra, ou tu visualises l'ashram que tu aimes, ou le Maître que tu aimes, ou tu visualises ton corps éthérique et tes chakras qui s'ouvrent. C'est vrai, tu es fidèle. Et c'est une très bonne chose ! Cette loyauté est admirable ! Mais en plus, sois patient !
À quoi te sert ta fidélité si tu restes impatient ?
Alors qu'est-ce que la patience ? À quoi je vais l'identifier pour que tu sois un homme riche d'énergies nouvelles dès demain ?
Qu'est-ce que la patience ?
La Patience
D'abord, je vais te dire ce qu'elle n'est pas. Je vais détruire tes repères dans le connu.
La patience, ce n'est pas : tiens, je vais rester deux heures assis sans bouger. La patience, ce n'est pas : je vais écouter pendant deux heures une histoire qui ne me plaît pas du tout, qui m'embarrasse énormément et dont j'ai envie de pouffer de rire à chaque virgule. Ce n'est pas le fait que je vais supporter mon mari, ma femme ou mon voisin ou mes enfants. Ce n'est pas le fait que j'ai le courage chaque matin de me lever à huit heures, bien que j'aime dormir jusqu'à dix heures, et ceci pour aller travailler. Ce n'est pas tout cela, la patience.
Qu'est-ce que la patience, alors, selon moi ? Énergie magnifique à laquelle je veux te rendre sensible pour que tu l'emportes avec toi.
La patience, c'est le silence.
La patience, c'est le silence. Eh oui !
“La patience, c'est le silence.”
Ce n'est pas : je me contrôle alors que j'ai envie de faire autre chose. Ce n'est pas : je fais rester mon corps bien droit. Ce n'est pas : je m'efforce d'aller travailler tous les matins. Ce sont d'autres attitudes, ça. Généralement, on peut le résumer à une seule attitude majeure qu'est le contrôle.
Généralement, on invente l'énergie du contrôle soit par nécessité, dans le cas où il faut aller travailler pour vivre, soit pour protéger sa fierté : si on se mettrait à bouger trop dans son fauteuil, on se ferait critiquer ou si on n'aurait pas le temps d'écouter une belle histoire, eh bien, la voisine nous traiterait très vite de mauvais voisins et ça, on ne veut pas le risquer. C'est du contrôle, ce n'est pas de la patience. C'est pour cela qu'à la fin, d'ailleurs, tu en as assez d'exercer ce contrôle qui te réprime et que tu finis par tout envoyer promener ! Tu finis par détruire tout ce qui s'est présenté.
Alors que la patience c'est le silence.
Comment allons-nous intuitionner ce silence pour qu'il crée l'attitude correcte en toi dès demain ?
Le Silence
Qu'est-ce que le silence ?
Allez, travaille avec moi, viens vers moi avec confiance ! Allez, ce n'est pas compliqué. Il ne s'agit pas d'être au télépas pour me recevoir, tu sais. Il s'agit d'être souple, léger, gai, d'être un bien heureux. Allez, reçois-moi !
Qu'est-ce que le silence ?
Gentiment entre dans le silence... Qu'est-ce que tu remarques ?
Dès que je dis ce simple mot, le silence, tu imagines : “D'abord je ne parle plus. Ensuite, je ne pense plus.”
Car le silence total, tu sens bien qu'il s'adresse aussi à la pensée, à tes pensées cérébrales dans ton cerveau et aux pensées qui proviennent de toutes tes zones inconscientes et qui se précipitent malgré toi sans que tu sois allé les chercher. Et lorsque tu sens la nécessité de faire un calme jusque dans ta pensée, à la suite, tu sens une grande capacité à t'aligner.
Tu deviens un homme complet.
“Dans le silence, tu deviens un homme complet.”
Par le fait de ce silence, tout s'est rangé. Et la personnalité, en droite ligne, trouve l'âme. Et l'âme se met à circuler dans tout son réseau de chakras et dans le corps. Et même si tu n'as pas l'impression d'avoir rencontré le grand oiseau, Ham Sa So Ham, le simple fait que tu te sentes aligné, droit et heureux - car l'âme épanouit, elle épanouit tout ce qu'elle touche, c'est une eau divine - tu peux être sûr d'avoir rencontré l'âme. Ce sont tes premières rencontres.
Bien sûr, toi tu voudrais “le grand Bingo !”, comme tu dis. Tu voudrais le grand feu d'artifice ! Tu voudrais être propulsé vers cet autre toi-même ! Mais cela va arriver. Sois patient ! Renouvelle les rencontres ! Accumule les rencontres ! D'abord les petites, ensuite les grandes, jusqu'à ce qu'il y ait une fusion définitive.
Mais tout ceci se fait par l'intermédiaire d'un seul ouvrier, ouvrier que tu vas fabriquer toi-même : la patience, alias le silence, alias l'alignement, alias la création d'une unité.
Quand tu es aligné, tu es Un.
“Quand tu es aligné, tu es Un.”
Tous tes principes existent ensemble et en fusion.
Et tout ça en commençant par quoi ? Par une toute petite chose : je me tais et je pense moins fort ; puis je me tais et je pense de moins en moins ; puis je me tais et je ne pense plus. C'est simple.
Mais en même temps, tu vas trouver que c'est un peu long. Alors pour aller plus vite, qu'est-ce que tu vas faire ? Parce que même que j'ai parlé de la patience, tu retrouveras plein de moyens ou de justifications pour être impatient ! Hein ?
D'abord parce que tu vas me faire le compte des années qu'il te reste à vivre : “Ouh! Moi je n'ai plus beaucoup de temps.” Ou bien parce que même si tu es jeune, tu vas dire : “Ouh ! Mon Dieu, je peux mourir à n'importe quel instant !” Ou peut-être parce que tu vas me dire : “Mais plus vite j'aurai compris, mieux ce sera ! Comme ça après je deviendrai ton Serviteur !”
Tu ne peux pas devenir le Serviteur du Bon Dieu “au plus vite”, non ! Les impatients ne sont pas un bon matériel. Les ardents, oui. Mais pour être ardent, il faut avoir découvert le petit concept dont je viens de te parler : le silence, la patience.
Et lorsque, trouvant que cela prend trop de temps, tu vas finalement utiliser toutes sortes de techniques, aller à la recherche de toutes sortes de gourous. Tu t'apercevras que tout le monde va te dire la même chose :
“Assieds-toi et médite. Assieds-toi et ne pense plus. Assieds-toi et répète le nom du Seigneur jusqu'à ce que tu arrives à ne plus penser à rien d'autre que cela.”
Même si tu veux me croire, tu as du mal à l'accepter. Pourquoi ?
Parce qu'étant donné que depuis un grand nombre de cycles d'incarnations, un grand nombre d'expériences, tu as toujours été de l'avant dans l'action. Tu as toujours été dans le mouvement, dans l'acte créateur. D'abord concret, matériel, puis un petit peu au niveau de la pensée par les projets. Mais c'est toujours une extériorisation. Et là, il te faut faire un mouvement inverse.
Il te faut t'intérioriser.
S'intérioriser
Il te faut...
Ah, je ne vais pas dire le mot ! Essaye de le deviner ! Allez !
Essaye de trouver un synonyme fort à la notion d'introversion. Allez, vas-y, cherche ! Reçois mon esprit ! Je te guide, n'aie pas peur. Je te guide. C'est un synonyme très fort. Et ça veut dire la même chose.
Pense à ce mouvement que tu fais quand tu dois t'introvertir et agrandir sa puissance.
Tu trouves quoi ?
Je te guide encore.
C'est un événement naturel. On le retrouve dans la nature. Je te guide encore : Tu en as peur.
Va plus loin que le vide.
Observe, disons, tes sentiments par rapport au vide. C'est dans la nature et tu en as peur.
Pense à ta plus grande peur, la vraie. La vraie, très honnêtement.
La mort, oui, bien sûr, la mort. Eh bien, je suis très contente que le travail avance de la sorte !
La mort.
Quand je me manifeste, quand je m'extravertis, tout ce déferlement d'énergie, même si comme on vient de le décrire, il y a ma voix, une lecture grâce au sens, une possession et toute sa catastrophe, c'est quand même pour moi la vie. C'est une vie que je connais, c'est une vie que je ressens. C'est une vie dont je suis sûre parce qu'il y a une cavalcade d'événements avant moi qui sont inscrits ne serait-ce que dans mes gènes et qui me certifient que là est le moyen de vivre. Même si je suis une âme qui vient au monde pour la première fois, je vais identifier l'action comme étant la vie. Ne serait-ce que parce que le code est dans mes gènes.
Pour faire ce mouvement inverse dont j'ai parlé, pour créer l'introspection, il va me sembler devoir créer la mort.
“Pour créer l'introspection, il va me sembler devoir créer la mort.”
Et c'est pour cela que la patience dont j'ai parlé est si difficile à créer et que même ceux qui me croient qui ont essayé ont eu du mal à la tenir ! Parce que comme tu es dans un processus de manifestation, tu identifies la vie à cette manifestation et à l'action. Pour que tu trouves des raisons de vivre dans l'introspection, pour que tu puisses petit à petit identifier l'introspection comme aussi un état de vie, il va te falloir y faire plusieurs visites. Et au cours de ces visites, tu vas t'apercevoir que le phénomène de la mort est juste un pas à créer. Et ainsi cela va dédramatiser la mort de ton corps en même temps. Tu vas te débarrasser de tous les différents mirages de la mort. Alors essayons ensemble d'aller voir ce que c'est cette mort.
Tu as pensé, je t'ai fait penser, je t'ai fait bouger, je t'ai fait réagir.
Maintenant je te demande de t'introvertir, comme si tu t'as prêté à méditer. Observe bien le mouvement qui se passe en toi.
Tu as l'impression, comme si tu étais une locomotive, de devoir faire une marche arrière. Comme s'il s'agissait d'aller en arrière, alors qu'il s'agit d'aller en dedans. Qu'est-ce que cela veut dire ?
Et tu as raison quand tu repères ce mouvement. Effectivement tes énergies sont sorties, ne serait-ce que parce que tu m'écoutes, tu me regardes, tu t'interroges : tu es en pleine extraversion. Donc lorsque je te demande l'introspection pour la méditation, il faut que tu fasses un rapatriement des énergies.
Ça c'est quelque chose de difficile pour le débutant. Et c'est pour cela que l'on a dû inventer des méditations actives qui utilisent énormément le corps, qui utilisent énormément les chants, les prières. Cela lui permettait, tout en étant actif, tout en continuant son extraversion, de l'utiliser pour petit à petit déclencher une introversion. Parce que lorsque, par exemple, l'on chante un mantra ou que l'on a une posture de yoga ou que l'on répète une prière, puisque cela a été donné par une hiérarchie, il y a une vibration qui petit à petit va opérer cet alignement dont l'homme n'est pas capable par sa seule volonté.
Donc voilà qu'effectivement il te faut rapatrier les énergies qui normalement vont vers le monde grâce aux sens. C'est par les portes des sens que toutes ces énergies vont à l'extérieur.
Ce qui veut dire que donc, lorsque je rapatrie mes énergies, je vais, comme des portes se ferment, fermer mes sens.
Je ne vais pas devenir un être insensible. Si on me touche, je le sens. S'il y a une odeur, je la sens. S'il y a un bruit, je l'entends. Si j'ai chaud, je le ressens. Si j'ai froid, je le ressens. Mes sens ne sont pas bloqués. Cependant, je vais en avoir une lecture à distance. Je vais me trouver en train de penser : “un bruit a été entendu, un bruit existe en dehors.” Au lieu de : “j'entends un bruit”. Un bruit existe au dehors. Si j'ai chaud, je ne vais plus simplement penser j'ai chaud, si je suis assez développée, je vais concevoir “le corps à chaud”. Ou bien “la chaleur s'est emparée de mon corps”.
Ce sont des différences de langage très minimes, mais pourtant vous ne pouvez imaginer à quel point cela détermine la différence entre un homme complètement identifié à sa Matière et en extraversion et un homme qui s'est replié comme un pilote et qui est le témoin, qui est l'âme. Donc lorsque j'aurai calmé les sens, ce qui ne m'empêchera pas la lecture du monde, je vais devoir aller plus loin.
Et là est une étape plus difficile pour un disciple plus avancé. Car pour le disciple débutant, il s'agit d'abord d'accepter, de réserver un temps à la méditation ou au mantra ou à la prière. Lui qui est tant extraverti, c'est déjà un sacrifice. Ensuite il faudra accepter de faire l'exercice correctement. Effectivement, penser au mantra quand on le répète et pas à autre chose. Effectivement, faire la prière quand on la récite, pas penser à autre chose. Tout cela va donc déterminer une capacité de contrôle des sens par rapport à la Matière et le degré d'attachement à la vie par cette Matière. Donc vous allez dire : capacité de contrôle du corps et des émotions, du Plan Physique et du Plan Astral.
Et pour le disciple plus avancé qui aura réussi à maîtriser ça, l'instant de la méditation en plus de tout cela, sera la capacité de, définitivement, retirer l'énergie de ses sens pour réunir l'énergie en une seule et ainsi, grâce à ce sixième sens éveillé, être l'âme.
Je n'ai pas dit rencontrer l'âme. Être l'âme.
Et ceci se passe quand tous les sens fusionnés en un seul sur un degré élevé fabrique ce sixième sens par lequel l'âme se retrouve elle-même et se pressent elle-même.
Comment est-ce que l'on va faire ?
Et après tout ce calme physique dont j'ai parlé, tout ce calme astral dont j'ai parlé, ce calme cérébral dont j'ai parlé, il y aura le calme du mental.
Vous avez remarqué la différence cérébral - mental ?
Différence cérébral - mental
Je veux dire quoi par là ?
Je veux dire que lorsque j'aurai calmé toute mon activité cérébrale suffisamment longtemps pour qu'il y ait un calme mental complet, il n'y aura même plus en moi, donc, l'occasion de m'identifier à moi-même. Lorsque le mental devient si complètement calme que ma propre identification, même belle, même supérieure - parce que se référant à mes chakras ou à mon corps éthérique - n'est plus possible, alors il n'y a plus qu'une seule Réalité dont je ne prends pas conscience mais une seule Réalité qui existe, c'est l'âme !
Ce n'est pas que, moi, je prends connaissance de l'âme, c'est que d'un seul coup, moi et moi seul existe comme étant l'obstacle à la connaissance de l'âme. D'un seul coup, moi, je n'existe plus. Je ne suis donc plus l'obstacle qui m'empêche d'être l'âme ou qui empêche l'âme d'être.
Alors vous allez me dire qu'avec ce genre de discours, vous vous sentez de plus en plus habité comme par deux personnes. Votre moi, le bien connu, le bien palpable, le rassurant et puis l'autre, le lumineux, l'âme. Vous pouvez vous considérer comme deux personnes différentes mais il est plus sûr d'imaginer qu'il y a une personne, la vraie, l'âme, et un mirage, la personnalité.
“Il y a une personne, la vraie, l'âme, et un mirage, la personnalité.”
Sitôt que vous admettez que la personnalité n'est qu'une suite de mirages à cause des interprétations qu'elle fait, vous ne pouvez pas imaginer à quel point vous allez accélérer vos méditations ! Tout simplement parce que ne serait-ce que commençant dans le monde des conceptions et de la pensée concrète, vous aurez déplacé l'endroit où vous vous identifiez. Et hop ! C'est monté d'un cran.
Je ne suis plus mes interprétations, je ne suis plus mes mirages. Je ne sais pas encore bien qui je suis. On m'a dit que je suis mon âme, mais moi je n'en suis pas encore très sûr parce que je ne l'ai pas rencontrée.
Tu peux penser de la sorte, cela ne me gêne pas, du moment que tu cesses de penser, que tu cesses de t'identifier à ce que tu n'es pas.
“Cesses de t'identifier à ce que tu n'es pas.”
Alors tu vas me dire : “Mais concrètement, comment tu vas vivre demain ?”
Est-ce que tu vas vivre comme une tête ou vide de toute pensée ?
Tu ne t'identifies même plus à ton prénom, tu ne sais même plus quelles sont tes capacités ou tes défauts. Tu veux tellement être la réalité, tu voudrais tellement être ce mental calme, que tu vas redouter de recommencer dès demain à connaître tes limites, à connaître tes qualités, tes défauts.
Alors voilà un instant important.
Il y a une grande différence entre connaître les limites de tes personnalités, les limites de tes interprétations, les limites de ce que tu es en tant que moi inférieur et sur lequel tu dois travailler. Il y a une différence entre connaître objectivement cela et s'incarner dans cela.
S'incarner dans cela
Il ne s'agit pas pour toi de t'incarner dans tes défauts ! Tu m'entends ? Tu me crois, s'il te plait ? Tu me crois ?
Quand il y a le phénomène de l'incarnation c'est dans la Matière, c'est dans le corps ! Mais ce n'est certainement pas dans la masse des défauts que tu auras ou des qualités que tu auras ! Tout cela sont des manifestations maladroites dans le cas des défauts, des manifestations non maîtrisées et des manifestations adroites dans le cas des qualités. Mais en aucune manière tu ne dois t'y incarner. Tu dois piloter. Tu dois créer. Rien de plus !
T'incarner doit s'arrêter à l'endroit de ton corps. Ne les prolonge pas dans les interprétations et dans les sentiments. Vois-les comme des activités périphériques.
Tu vas me dire : “C'est difficile. Je veux bien faire l'effort mais c'est difficile parce que cela colle à la peau.” Eh oui, tu as raison. Eh oui ! Tu envoies une idée parfaitement juste !
C'est difficile parce que cela colle à la peau.
Alors essayons de voir et ensuite je te quitterai. Parce que j'ai conscience que je dois te laisser aller, bien que vois-tu, je te garderai toute la nuit pour discuter avec toi !
Comment cela se fait que cela colle à la peau et pourquoi cela colle à la peau ?
Rappelle-toi la petite histoire que l'on s'est racontée tout à l'heure, le petit exercice que nous avons fait. Voilà quelqu'un qui se met à posséder parce que cela devient le seul endroit connu et que ce connu devient son identité. Cela ne va pas plus loin.
Cela colle à la peau parce que depuis tellement d'années ou depuis tant de réincarnations, tu y as cru comme étant ton identité. Ce qui constitue un attachement très fort et un attachement pervers, parce que là est ta tragédie !
Alors comment est-ce que l'on va décoller ces notions ? Comment est-ce que l'on va faire en sorte que cette colle puisse perdre de sa force ?
Dans un premier temps, je te propose quelque chose de tout simple. Le chemin spirituel est tellement simple qu'on pourrait le donner à un enfant ! Il saurait y marcher.
Et d'ailleurs, regarde les enfants ! Et essaye de capturer ma pensée avant que je ne l'énonce.
Qu'est-ce qui caractérise un enfant ? Regarde-le. Imagine l'enfant ! Il est dans la cour. Il s'amuse. Il est l'expression de quoi à ce moment-là ?
Oui, et vas plus loin !
Vas plus loin ! Vas plus loin ! Pendant qu'il joue, il est comment ?
Vas plus loin ! Vas dans les sentiments ! Allez, je te guide...
La joie ! Voilà. Il est la Joie.
La Joie
Ce qui manque le plus aux disciples d'aujourd'hui ou à celui qui s'efforce d'être un disciple, c'est la Joie.
La spiritualité, c'est tellement sérieux. La spiritualité, c'est tellement compliqué. On lit des livres tellement hermétiques, on n'y comprend d'ailleurs rien du tout, mais c'est à la mode de les lire ou d'essayer d'y comprendre quelque chose, donc on s'y efforce. Tout est tellement sérieux, compliqué, tragique, primordial ! On s'en accable de tristesse. Eh oui !
Sitôt que je vois la spiritualité comme le passage obligé des hommes dans la souffrance, dans l'épreuve, dans l'initiation, je ne porte plus un Soleil, je porte une croix ! Pas étonnant que je veuille déposer cette croix et que je dis au Seigneur : “Mon Dieu, repasse à la prochaine réincarnation quand j'aurai les épaules plus fortes !” Pas étonnant que l'on cherche un gourou dans l'espoir qu'il portera la moitié de la croix, parce qu'il a déjà la sienne. “Tu peux prendre un peu la mienne, Seigneur. Tu as les épaules larges.”
Il est vrai que lorsque je te fais tous ces discours, lorsque tu lis tous ces livres et lorsque tu vois la somme du travail qui est à effectuer, tu vois des efforts qui s'accumulent, des efforts qui s'accumulent, des impératifs qui s'accumulent... Et tout cela paraît très lourd.
Alors que ce n'est qu'un art ! C'est un art ! C'est un art !
Allez ouvre bien ta tête et laisse bien rentrer cette parole !
La spiritualité est un art.
“La spiritualité est un art.”
La spiritualité est un art.
Alors maintenant, on raye des mots usés ! C'est une vieille valise sombre comme : discipline, épreuves, obligations ! Et on le remplace par une étoile magnifique qui doit t'inspirer et qui aura la force de t'inspirer chaque jour : c'est un art !
Est-ce que tu sens à quel point cela t'inspire d'être d'ailleurs le Créateur d'un nouvel état de conscience ? L'artiste qui va peindre dans sa vie un nouveau paysage spirituel ? L'artiste qui va modeler, comme avec une poterie, qui va modeler une nouvelle personnalité plus large, plus grande ? C'est un art !
Lorsque l'on vous fait la liste de tout ce que vous devez accomplir. Lorsque l'on vous dit : “Eh bien, sois moins attaché. Eh bien, sois un peu plus patient. Eh bien, médite. Eh bien, répète un mantra. Sois tolérant. Sois souriant...”
Ce n'est pas que l'on te fait la liste de toutes les casseroles lourdes que tu dois traîner dans l'espoir qu'arrivé à Shambhala que tu puisses faire une bonne cuisine qui nous ravit tous ! Comme si on allait faire un concours, le concours du meilleur cuisinier ! Pas du tout ! Vois ces choses comme étant la description de l'art suprême !
L'art d'être un homme Libre !
L'art d'être un homme Heureux !
L'art d'être un homme Divin !
Et tu concluras avec moi que tout art, quel qu'il soit, a quand même une petite méthode. Et que cette méthode, il faut un petit peu l'apprendre. Qu'il y a un peu des pinceaux, qu'il y a un peu des couleurs, qu'il y a une toile, qu'il y a des formes et que tu vas essayer de les refaire, même si tu les fais belles. Qu'il y a là, par exemple, une boule de terre et qu'il y a la puissance du mouvement et que tu vas chercher à imprimer la puissance du mouvement sur cette boule d'argile pour petit à petit en faire un objet magnifique. Il y a une méthode ! Il va te falloir créer ce mouvement. Il va te falloir presser les pouces d'une certaine manière, jouer des paumes d'une certaine manière pour obtenir une coupe. Eh bien, la spiritualité c'est la même chose.
Je t'en supplie ! Si tu veux que j'aie été d'un quelconque secours pour toi ce soir, si tu veux que je fasse tous ces déplacements et qu'il y ait une raison à cela, oublie tout ce que je viens de dire ! Oublie tout ce que tu as peut-être déjà entendu de moi et ne pense qu'à cette chose :
La spiritualité c'est un art.
Et je vais dès demain être un artiste. Pas un disciple, pas un méditant, pas quelqu'un qui va obéir à la Loi ! Certes pas ! Mais quelqu'un qui va essayer d'imiter la Beauté, ça oui ! Et quelqu'un qui chaque fois qu'il verra une forme ou une expression encore imparfaite va s'employer à modifier cette forme pour qu'elle dégage une expression de plus en plus parfaite.
Et ainsi tu verras que, non seulement tu es le créateur de ta spiritualité, mais aussi un créateur du Monde ! Que tu peux transformer les fleurs !
Qui te dit que plus longtemps les roses doivent garder leurs épines ? Hein ? Est-ce que tu ne ressens pas cela comme un défi, une si belle fleur et tant d'épines ? Pourquoi est-ce que tu ne commencerais pas à la perfectionner ?
Ne touche pas ses pétales, ne touche pas son parfum, c'est déjà parfait ! Mais elle qui est si tendre et si fragile, elle avait peur, elle s'est remplie d'épines pour être protégée. Alors apprends-lui la Confiance ! Et en lui apprenant, tu verras que tu te l'enseignes et qu'ensemble, définitivement, vous êtes des expressions de Confiance.
Et tu verras qu'une à une, les épines vont tomber. Cela n'est pas de la magie, cela n'est pas du pouvoir, un pouvoir de l'homme sur la Matière ou sur un rosier. C'est de l'enseignement, c'est de l'initiation.
Nous n'avons aucun pouvoir sur toi, même pas celui de t'enseigner. Parce que si tu ne m'aimes pas, tu ne m'aimeras jamais. Parce que si tu ne me crois pas, tu ne me croiras jamais. Par contre, en enseignant, si tu me reçois, si je te sensibilise, tu peux être transformé. Parce que tu es éveillé à une autre vérité.
Pour la rose et ton influence sur elle, c'est la même chose. Tu vas l'éveiller à une autre vérité.
Tout le règne humain a le pouvoir sur les éléments, mais un pouvoir de perfectionnement !
“Tout le règne humain a le pouvoir sur les éléments, un pouvoir de perfectionnement !”
Pas seulement le pouvoir de créer la pluie, le tonnerre, de soulever les vagues de la mer, mon Dieu, c'est bien primaire tout cela ! Mais le pouvoir de faire en sorte que la mer ne soit jamais un danger par ses raz-de-marée. Le pouvoir de faire en sorte que le nuage que tu aimes apporte sa pluie dans tous les jardins, de tous les continents et de tous les peuples.
C'est un enseignement, et c'est de l'Amour encore une fois.
Vois-tu, seul l'Amour est initiatique.
!!!! “Seul l'Amour est initiatique.”
Il n'y a pas un autre rayon capable de perfectionner, que ce soit les formes de vie ou les humains eux-mêmes. C'est parce que tu sens que je t'aime que tu m'écoutes, c'est parce que tu sens que je t'aime que petit à petit tu t'aventures à m'aimer peut-être un peu. Des fois que cela rapporterait quelque chose, des fois que ce ne serait pas un mauvais investissement, des fois que peut-être je dis un peu de vérité. Et ce qui nous réunit après ta curiosité, c'est cet Amour. [...]
C'est avec celui-là que je veux que tu rentres chez toi. Et c'est au nom de celui-là que je veux que tu parles à ton rosier pour qu'il perde ses épines. Mais attention ! Ne deviens pas un affreux jardinier ! N'attends pas que parce que tu penses que les épines tombent, n'attends pas qu'elles tombent. Le rosier ne t'obéira pas ! Par contre, il te comprendra, toi et ton message.
Caresse-le ! Dis-lui que la vie est belle, du moins la vie auprès de toi, que toi non plus tu n'as peur de rien parce que tu connais les énergies qui permettent de maîtriser ou d'être patient, d'être calme. Et tu verras à quel point tu vas rayonner sur ton jardin.
Pars avec cet amour ! Non pas parce que je te confirme que je t'aime, mais parce que je te confirme que là est le seul vrai mouvement de la vie, le mouvement perpétuel que tu cherches tant. Que tu imagines être une énergie extraordinaire qui te permettra de voler dans l'Espace, de faire marcher les pendules sans arrêt et sans pile ! C'est l'Amour.
Tu vas me dire : “Mais comment faire de l'Amour une énergie pour pouvoir partir dans l'Espace ?”
L'Amour, une énergie pour partir dans l'Espace
C'est un autre programme ! Mais je vais t'en dire quelques mots pour que tu sentes que je t'aime vraiment. Je vais te dire ce que des fois je ne devrais pas vraiment dire...
Qu'est-ce que c'est qui fait de l'Amour une énergie avec laquelle ensuite tu vas dans l'Espace ?
Suis-moi bien ! Sinon on va me taper sur les doigts à la première réunion. Ils me diront : “Tu n'as pas assez préparé leur cœur pour qu'ils n'en fassent pas quelque chose de médiocre !” Alors suis-moi bien !
Remarque ce que fait l'Amour quand tu es amoureux. Tu as une expression magnifique pour cela ! Tu dis : l'amour donne... des ailes !
Si tu as des ailes, tu t'envoles ! Mais si tu t'envoles, cela veut dire quoi ? Que tu n'es plus sujet à la force de ... ?
Exactement !
Sitôt que l'Amour est en toi, et, plus loin que toi, dans une société, et, plus loin que dans une société, dans chacun de ses sujets d'expression, sujets de recherche, chacunes de ses institutions, l'Humanité se trouve moins soumise à la force de gravitation. Et étant moins soumise, il suffit de deux éléments fort simples - et excuse-moi, je ne peux pas te le dire, mais rien ne t'empêchera de les trouver, moi je ne veux pas porter la responsabilité de l'avoir dit - il suffit de deux éléments fort simples qui tout simplement dépolarisent le champ électrique et magnétique autour de toi. Et voilà que tu t'envoles !
Alors ne me demande pas comment marchent les soucoupes volantes ! Est-ce que cela veut dire qu'ils sont tous arrivés à ce degré d'Amour ?
Je dis, et je précise, que certains y sont encore et que d'autres y sont retournés. Qu'est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que quand une Humanité est neuve, jeune, elle est dans cet état-là. Et que donc elle dispose de cette énergie. Qu'ensuite il y a, je ne veux pas parler de décadence, mais parlons d'expériences plus profondes et tous ces risques d'attachement, de possession et d'identification. Donc elle le perd. Puis, par tout le phénomène des épreuves qui font que vous reprenez contact avec les réalités, vous retrouvez cette énergie, vous retrouvez cet Amour.
Au début donc, l'Humanité partageait tout ! Chacun était frère et on avait la sensation d'être une grande famille. Puis la famille s'est séparée. Puis la famille a commencé à s'entretuer. Donc vous ne pouvez plus, ni connaître l'Amour, ni utiliser son énergie qui vous permet par deux petits éléments fort simples de dépolariser le champ magnétique et électrique et de décoller. Par contre vous le retrouverez - c'est certain ! - au moment où la société se sera suffisamment calmée pour savoir repartager les possessions et les valeurs.
“L'Humanité retrouvera le pouvoir de l'Amour au moment où la société se sera suffisamment calmée pour savoir repartager les possessions et les valeurs.”
Est-ce que je parle de communisme ? Non, certainement pas ! Nous ne croyons en aucune politique ! Et pour nous, une idée devient politique à partir du moment où elle n'est qu'une idée sans être une générosité du cœur.
“Une idée devient politique à partir du moment où elle n'est qu'une idée sans être une générosité du cœur.”
Ce qui veut dire que le capitalisme est bon, ce qui veut dire que le communisme est bon et ce qui veut dire qu'ils sont très mauvais quand ils ne sont que des idées. Car l'idée, c'est ce que l'homme se contente de penser lorsqu'il veut tout simplement dominer les autres.
“L'idée, c'est ce que l'homme se contente de penser lorsqu'il veut tout simplement dominer les autres.”
Si je suis capitaliste par générosité, eh bien en même temps je suis un communiste parce que j'essaye de trouver les moyens pour produire, pour fabriquer et je partage ! Le capitalisme c'est une grande occasion de donner et de partager ! Parce que j'aime les possessions, j'aime les fabriquer, j'aime les consommer ! Et quand le capitalisme est une générosité, il est aussi du communisme et l'on voit qu'il n'y a aucune politique possible. Il y a tout simplement, un beau jour, à comprendre que la vie est une richesse et qu'elle se partage.
“Il y a tout simplement à comprendre que la vie est une richesse et qu'elle se partage.”
Même si apparemment il y a une hiérarchie des intelligences. Il y en a un mieux équipé que pour être un instituteur et l'autre restera un élève, il n'empêche que chacun a droit à cette richesse de la vie.
Mais pour en arriver à cette société, il faut une autre étape spirituelle, moins politique et plus spirituelle. Un grand phare mis sur l'égoïsme !
L'égoïsme des nations et de l'individu
Définissons ensemble ce qu'est l'égoïsme, pas seulement l'individuel mais l'égoïsme des nations.
Il y aura un bon moyen pour les nations de s'apercevoir de leur égoïsme, c'est la pauvreté, eh oui !
Quand toutes les nations riches verront qu'il n'y a plus moyen de continuer la production, de continuer la consommation, donc d'entretenir la richesse. Et quand ces nations s'apercevant qu'elles ne peuvent pas se tourner vers les pays en voie de développement, dans l'espoir que ces pays soient de grands consommateurs. Tout simplement parce que depuis tant et tant d'années, ils les appauvrissent. Ils ne leur donnent aucun moyen de se développer pour devenir un consommateur.
Que fais-tu avec ton or quand ce qu'il te faut c'est absolument une goutte d'eau pour ne pas mourir de soif ?
C'est la grande leçon que les nations égoïstes vont avoir. Elles vont périr de leurs richesses parce qu'elles ne pourront pas faire circuler leurs richesses, parce qu'elles n'auront pas pensé à partager leurs richesses.
Le pouvoir de consommation est quelque chose qui se partage. Eh oui !
“Le pouvoir de consommation est quelque chose qui se partage.”
Pour l'instant on a vu le pouvoir de la consommation comme étant réservé à quelques-uns. On n'a pas imaginé que cela pouvait être la richesse de la vie que l'on partage. C'est, au contraire et d'une manière moderne, une bande d'esclaves que l'on a bien dressé pour être ces esclaves et que l'on maintient dans cet esclavagisme. Mais lorsque le richissime s'apercevra, que cela, au contraire l'appauvrit, alors on sera tout à fait disposé à aller développer les nations que, pour l'instant, on ne fait qu'appauvrir par toutes sortes de moyens. Et là, là, une grande victoire aura été faite sur l'égoïsme des nations et l'égoïsme de l'individu.
Une grande initiation sera proposée, une initiation collective à l'Humanité.
Et pour tous ceux qui aiment le Christ, qui espèrent le retour du Christ, je vous l'affirme : à ce moment-là il sera parmi vous.
Le Retour du Christ
Oh ! Je ne suis pas de ceux qui proclament le retour en pantoufle et en blue-jean de Jésus-Christ. Je ne suis pas de ceux qui vont vous proclamer et l'heure et le jour. Mais je suis de ceux qui disent que à l'instant où cette initiation, collective mais majeure, sera vécue par l'Humanité, celui que vous nommez le Christ deviendra apparent et il sera parmi vous.
Ça ne veut pas dire que l'on aura la même aventure qu'il s'est passé il y a 2000 ans en Palestine avec Jésus-Christ, qu'on pourra le toucher, qu'on pourra en être initié. Il sera dans chaque ashram, il sera dans chaque temple. L'Ère de la Lumière reviendra. Et il est la Lumière du monde, il vous l'a dit.
“L'Ère de la Lumière reviendra.”
Cela veut dire que de nouveau sa Flamme éternelle et primordiale et spontanée, rebrûlera dans les temples, tous les temples initiatiques. Il ne s'agit plus d'un homme qui incarnera cet esprit, il s'agit de la Flamme qui sera rendue au Temple. Comme cela se passait au premier jour de l'Atlantide. Et lorsque la Lumière revient dans le Monde, la présence de Dieu est dans le Monde !
Et toute la société, de malade qu'elle était, redevient un enfant sage.
Est-ce que c'est un doux rêve ?
Pour moi ce n'est pas un doux rêve. Par contre vous pouvez y penser comme étant un doux rêve, dans la mesure où vous direz : “Ce n'est peut-être pas pour demain. Ce n'est peut-être pas de mon vivant.” Et je te dirai ce dernier mot :
Ne sois pas égoïste ! Même si ce n'est pas pour demain, même si ce n'est pas pour ta vie présente, fais en sorte que cela soit une vérité pour tes enfants et tes petits-enfants.
D'accord ?
Je te salue.
Au revoir.
(Date de la conférence : 25 05 1992)