🔥 Conférence 127

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Conférence 127

Question

Nous entendons de plus en plus parler d'êtres venus d'autres galaxies qui se mêleraient à la race terrienne pour l'aider à accomplir un pas décisif.

Question.

La race humaine terrienne est-elle une race précise par rapport à d'autres races ? Y a-t-il un mélange ? Et pouvons-nous en savoir plus ?

Par exemple, les proportions étrangères et quelles sont leurs particularités et leurs buts ?

Réponse

Bonjour.

Je vous souhaite la bienvenue.

La question qui m'est posée ressemble à quelqu'un qui travaillerait au contrôle de l'habitant. C'est très étrange.

  • Rires.

Remarquez, il y a peut-être un service du genre dans la Hiérarchie, qui sait ?

Très bien.

Je vous souhaite la bienvenue.

Et comme je le précise à chaque fois, je souhaite que ce soit davantage une communion qu'une écoute qui existe entre nous. La qualité de cette écoute va dépendre, bien sûr, de la qualité de votre cœur.

Qualité de cœur

Je ne veux pas dire que s'il ne se passe rien pour vous, cela veut dire que vous ne valez rien ou que vous n'êtes pas à même de prendre quelque chose et de faire quelque chose. Ne voyez pas toujours le négatif dans ce que je peux dire, lorsque peut s'insinuer une petite critique.

Je dis simplement que la qualité de votre cœur compte dans la relation, parce que c'est ce qui va me permettre de rentrer en vous, de vous saisir et de vous emmener quelque part. S'il n'y a pas cette qualité de cœur, je vais avoir toutes sortes de difficultés. Je ne vais pas trouver tout le temps les mots qu'il faut pour chacun. Je ne vais pas réussir pour chacun d'entre vous qui êtes assis à créer l'émotion qu'il faut pour vous emmener quelque part.

Cette qualité de cœur est la simplicité d'abord.

C'est la simplicité dont parlait un autre frère et qui pour lui voulait dire : redevenir comme des enfants.

La simplicité du cœur n'est pas simplement de faire confiance au guide qui parle, à l'enseignement que vous recevez. C'est aussi la faculté de suivre le mot, de suivre l'idée et l'image. Un peu comme une feuille se laisse porter par le courant de l'eau.

Il ne faut pas simplement avoir le cœur ouvert par la confiance et admettre et croire. Il faut aussi vouloir s'amuser, comme je disais un autre jour. S'amuser, cela veut dire que l'on se met en mouvement avec ce que l'on entend. Et ça, c'est propre véritablement à l'enfant.

Observez l'enfant dès qu'il voit quelque chose, que ce soit une motte de terre, que ce soit un banc de sable, que ce soit des petits cailloux, des billes, des branches, il les regarde, il les accepte, et tout de suite il les met en mouvement et il essaye de s'amuser avec ça.

Votre position face à l'enseignement, quel qu'enseignement que ce soit, c'est la même chose, il faut pouvoir mettre en mouvement.

Alors certains bien sûr appelleront cela “la discipline”. Pour ceux qui se croient très sérieux, ceux qui se prennent très au sérieux, ceux qui aiment compliquer les choses, ceux qui aiment négativer les choses pour se faire peur avec. Hum ?

Je dis tout simplement que c'est la faculté, comme la faculté de l'enfant, de mettre les choses en mouvement et de bouger avec ce mouvement et ainsi on va quelque part.

Bien sûr quand on écoute un enseignement, on va au creux de l'idée et dans le pays de l'idée. Et c'est ce que je vous propose. Donc la qualité de votre écoute doit être une forme de confiance - qui ne doit pas être la croyance. Ne croyez pas ce que je dis ! - Recevez simplement avec neutralité et ça déclenche la confiance. Et puis mettez en mouvement, laissez l'idée, laissez les émotions déclencher et se mettre en mouvement. Et plus loin aussi, dans les jours qui vont suivre, continuez ce mouvement.

Quand vous aurez compris à quel point vous êtes une conscience en mouvement, vous aurez beaucoup plus de maîtrise sur vous-même. Toute la maîtrise que vous accordez comme n'appartenant qu'aux grands initiés, qu'à ceux qui sont capables de méditer quatre heures par jour assis sur un haricot, quand vous aurez fini de penser que cette maîtrise appartient à ces gens-là, pour la faire vôtre grâce à cette notion du mouvement, eh bien vous serez des hommes et des femmes libres.

Bien sûr, le mental terrorise l'individu. Eh oui ! Cela fait des siècles que l'on a noirci la spiritualité. On en a fait quelque chose de carcéral, quelque chose d'important. Au risque de quoi, si l'on échouait ou si l'on ne pouvait pas comprendre, on retombait dans le milieu des profanes, de ceux que l'on critique, de ceux qui ne sont pas aimés des dieux, de ceux qui ne sont repêchés que tous les 2000 ans par un messie qui veut bien venir sur la Terre. À force de faire passer la spiritualité comme quelque chose de dur et d'impressionnant, eh bien, forcément on perd tous les abonnés, c'est certain ! Et c'est une terreur qui a été installée par le mental et uniquement par le mental.

Bien sûr, des milliers et des milliers d'adultes ont créé cette terreur, ce terrorisme. Parce que c'est un véritable terrorisme intellectuel. L'homme est un terroriste.

L'homme est un terroriste

C'est dans sa nature ! Non pas sa nature lorsqu'il est au monde la première fois le premier jour, c'est dans sa nature lorsqu'il devient réellement humain, un humain de la Terre, qui est bien incarné et bien confronté à son égo. C'est un terroriste.

Pourquoi ?

Parce qu'il veut dominer.

Lorsqu'un disciple qui n'est pas tout à fait élevé ou suffisamment comme il le faudrait pour dire de bonnes choses, des choses libératrices, lorsqu'un disciple s'empare de la spiritualité et veut en faire des églises ou des cultes, ce besoin de domination et ce terrorisme naturel, qui est latent en lui, va sortir et s'exercer sur les autres. Et pas simplement par des actions comme l'inquisition ou moindres ou pires, mais aussi dans la façon de présenter la spiritualité à son ami, à son voisin.

Tous ceux qui vous auront présenté la spiritualité de façon belle, simple, poétique, presque anodine, comme un conte, comme “il était une fois”, tout ceux-là sont bons.

Tous ceux qui, au contraire, montrent l'aspect terreur de la spiritualité : “Il faut faire ceci ! Il faut faire cela ! Il faut le faire tant de fois ! Et il faut se lever à telle heure ! Etc.” Tous ces êtres-là ont peut-être raison dans ce qu'ils disent puisqu'ils l'emploient eux-mêmes et on en voit certains résultats, et aussi parce qu'ils le prennent à la Tradition, mais ils le disent avec une nature qui est trop humaine, trop terrestre, donc une nature terroriste.

Pendant des siècles, les individus ont cru que, en donnant la crainte de Dieu, la crainte des anges, la crainte du Jugement, on arriverait à tenir la Terre sur son orbite, on arriverait à la faire tourner rond, on arriverait à tenir l'homme debout, on arriverait à faire progresser l'Humanité et tenir les sociétés. Bien sûr, lorsque l'on voit que dès qu'on lâche ce que vous allez appeler la bride, dès qu'on lâche cette bride, eh bien on voit que la liberté est mal employée, que les meurtres existent, que les viols existent, etc. Mais en même temps, on s'aperçoit que tout ce qui est fait pour la sécurité, tout ce qui est fait pour faire craindre Dieu et la Loi, n'empêche pas la montée de la violence ou n'empêche pas la violence simplement d'exister. Et plus un système est hiérarchisé, plus il contient de lois, plus il fait référence à ces lois et à ces religions, et plus, comme par crises et par spasmes, cela déclenche des générations où il n'y a que la violence.

Ce qui veut dire que le calme que l'on aura réussi à conserver pendant quelques générations, grâce à ceux qui ont obéi, qui ont cru, qui ont peut-être eu peur ou qui ont simplement vu que cela était bon, eh bien tout ce calme va ensuite devenir tout autant de violence pour des plus jeunes générations.

Pourquoi ?

Est-ce que c'est une sorte de choc en retour ou est-ce que c'est tout simplement l'alchimie qui veut cela ?

Sitôt que l'on a un peu trop étranglé et sans savoir quel est le véritable Calme, quel est le véritable Ordre, quelle est la véritable Paix, eh bien on va automatiquement rendre les énergies comme sous pression et elles vont avoir besoin d'éclater quelque part. Et c'est à l'endroit où on aura le plus structuré que cela va sauter.

L'homme a toujours tendance à vouloir chercher l'Ordre. Il veut ranger la société, il veut ranger la Nature pour se prévenir des désastres. Il veut ranger la foi, pour être sûr qu'il détient une échelle qui va sûrement à Dieu, sûrement à l'immortalité. Il veut absolument tout ranger et faire contenir dans un système.

Le système

Or s'il existait un système capable d'aller si vite vers la meilleure société, le paradis véritable et l'immortalité, eh bien les hommes depuis longtemps seraient des illuminés et seraient des sages ! Parce que les civilisations existent depuis tellement longtemps que le paradis aurait été atteint.

Mais il se trouve qu'il y a toujours des hommes profanes, qu'il y a toujours des problèmes, toujours de la violence, toujours la guerre. Alors que penser du système ? Est-ce qu'il préserve vraiment l'Homme ? Est-ce que même parler de Dieu rend Dieu plus vivant dans le cœur des hommes ? Hmm ? Est-ce que le fait que je sois là pour vous parler, pour déclencher en vous les convictions, est-ce que véritablement cela sert pour rendre l'homme meilleur, pour l'ouvrir ?

Vu de mon Ciel, je ne dirais pas que cela sert à quelque chose. Cela fait partie d'une forme d'illusion. L'homme ayant besoin de sécurité, l'homme ayant besoin de dominer, va inventer des systèmes.

Il croit qu'il tire une forme de sécurité de ce système, mais c'est faux, c'est une illusion. Parce qu'à l'intérieur du système, il y aura toujours autant de corruption, quelle que soit l'époque que l'on prenne. Ce qui veut dire qu'il est dans la nature de l'homme de vouloir et la sécurité, un système, une ligne droite très sûre qui va vers le bonheur et vers Dieu, la richesse, la gloire, et qu'il est en même temps dans l'homme et généralement dans ce même homme, une grande capacité de corruption qui fait qu'il va chercher les moyens détournés, il va chercher des raccourcis pour obtenir ces mêmes choses.

Ce qui veut dire que de manière complètement folle, l'homme va penser : “Je construis un système, mais pour les autres, et moi je vais prendre les raccourcis que je vais inventer.” Et c'est une pensée qui est dans pratiquement chaque cerveau, de chaque être humain.

Il y a la loi, que l'on connaît, il y a le bon ordre, il y a le bon ton, il y a le bon goût, il y a la bonne morale, et puis il y a ce que l'on veut profondément soi-même. Et on fait tout pour l'obtenir. Ce qui veut dire qu'on peut repérer dans l'homme ce paradoxe du Diable et du Bon Dieu, en fait.

Celui qui, ayant peur de mourir, s'invente un Dieu et le chemin pour y aller. Et celui qui, et qui est le même homme, qui n'a pas peur de mourir, et qui fait tout en risquant sa vie et en risquant son âme.

Certaines personnes prennent des risques incalculables, pour gagner de l'argent par exemple, pour gagner la gloire ou l'admiration. D'où vient que l'individu a tout autant envie de sécurité, et en même temps d'un petit brin de folie ?

Ce conflit existe simplement parce que l'individu se met à vouloir quelque chose. Il se regarde, il regarde les autres, il a quelques instruments moraux pour juger ce qui est bien de ce qui est mal. À partir de ce moment-là, il se met à vouloir pour lui ce qui est beau, ce qui est bien. Et il veut que les autres pensent qu'il est beau et qu'il est bien, et qu'il est grand et intelligent. Et pour entretenir cette idée en l'esprit de l'autre, les individus vont payer parfois très cher. Ils vont même payer cela au prix de la folie, de la dépression nerveuse, de la névrose comme vous l'appelez aujourd'hui. Parce qu'en même temps ils veulent être dévoyés, en même temps ils veulent être vicieux, en même temps ils veulent être gourmands, grossiers, ça leur plaît !

Donc ils vont cacher tout cela. Et à force de cacher ces choses, ils vont s'en accuser. Et à force de s'en accuser, ils ne vont vivre que pour l'image qu'ils projettent dans l'esprit des autres, de plus en plus. Et d'une manière complètement folle, ils vont accomplir des choses vulgaires et grossières, avec grand plaisir, sans jamais se dire : “C'est vraiment moi qui fais ces choses.” Sans jamais s'en rendre compte tout à fait.

Par contre, ils vont dire “c'est vraiment moi”, quand ils vont afficher dans l'esprit de l'autre, l'esprit de la grandeur, ou une image de gloire, de vanité, ou de grand instructeur, etc.

Ce qui est mal, je ne l'intègre pas, c'est un peu comme si cela n'avait duré que le temps d'un éclair, donc ce n'est pas moi, je n'y pense plus. Et les moments où je pense véritablement à ma personne, ce n'est pas à ces choses néfastes que je pense. Cependant ces choses, comme des souris, elles existent dans le fond de l'être, un peu comme dans les caves, et elles rongent l'individu.

Et après l'individu demande : “Mais pourquoi je suis perturbé ? Pourquoi je vais vers la dépression ? Pourquoi mon humeur ne sait plus apprécier les bonnes choses de la vie ? Pourquoi je pense plutôt à l'autodestruction ?”

Si l'on regarde le nombre impressionnant de souris qui se cachent dans les caves des êtres humains, on comprend pourquoi on veut se jeter du balcon. C'est normal ! C'est tout à fait normal !

Donc la première étape pour voir qui sont ces souris, comment elles sont venues là, il faut arrêter de vouloir être quelque chose, de vouloir être grand, de vouloir être beau, de vouloir être aimé, de vouloir être apprécié.

Il faut arrêter de vouloir être quelque chose, de vouloir être grand, de vouloir être beau, de vouloir être aimé, de vouloir être apprécié.

Et il faut arrêter de craindre d'être vicieux, mal élevé, grossier ou vulgaire. Et il faut dès demain simplement être soi-même.

Alors vous allez me dire : “C'est peut-être un bon programme pour soi, mais quel dégât pour les autres ! Parce que si dès demain je commence à être véritablement moi-même, sans plus me cacher, la vie devient un enfer pour l'autre !”

Et c'est à cause de cela que les ancêtres ont inventé la loi. Justement, vous venez buter contre le même rocher que les anciens.

Et c'est pour cela qu'ils se sont dit : “Eh bien pour pouvoir vivre ensemble, pour pouvoir aménager et améliorer cet enfer, qui est la vie en commun, la vie avec les autres, on va créer des codes et on va créer des limites et des droits.” Apparemment ça a l'air de créer la paix, la bonne entente. Mais pourtant, dans les caves, cela crée des rats, des souris, des araignées, des catastrophes. Et après voilà la longue liste de générations de cancers, de générations de toutes sortes de maladies, ou de toutes sortes de troubles sociaux, des générations de suicides.

Alors, dès demain, comment faire pour que je sois moi-même sans être un enfer pour l'autre ?

Comment est-ce que l'autre va être lui-même sans que ce soit aussi un enfer pour moi ? Puisque nous allons étudier cette réciprocité, puisque la vie c'est ça, c'est un mouvement réciproque.

Réciprocité

Cela va de toi à moi et de moi à toi. C'est ça la vie.

Si je suis tout seul sur une île déserte, ce n'est pas la vie, il n'y a pas de mouvement. Même si je vis toute une éternité, la vie, son principe dynamique, son principe d'évolution, c'est dans l'échange, dans le fait que justement nous sommes ensemble et que nous sommes différents.

Donc comment nous allons vivre ensemble ?

Comment nous allons être chacun, nous-mêmes, sans nuire à l'autre ?

C'est ce que nous allons étudier.

Posture d'écoute

Mais d'abord, tenez-vous bien droit. On ne peut pas recevoir des idées ni des énergies, on ne peut pas s'élever pour monter dans les corps subtils ou siège la capacité de compréhension, si l'on n'a pas le dos bien droit. Il ne faut pas crisper le dos, il ne faut pas le tendre comme un drapeau suisse. Il faut simplement poser son dos comme il faut, sur la chaise.

Ayez l'idée de le poser comme vous seriez en train de poser une colonne de cubes. Posez souplement le dos.

Bien sûr, à un moment donné, vous allez sentir des tensions et généralement ces tensions se logent au centre des omoplates. Il faut savoir que lorsque l'homme est dans un état d'écoute et lorsqu'il est assis pour cette écoute et qu'il essaye de tenir son dos bien droit, les énergies circulent et lorsqu'elles circulent, elles nettoient. Un peu comme des fleuves qui circuleraient dans tout le corps, les énergies vont dans des endroits pour prendre des vieux troncs d'arbre, des vieux corps de souris, et les ramène aux endroits où cela peut être évacué, où cela va être brûlé notamment.

Alors lorsque l'on est dans un état d'écoute et que l'on fait un effort sur soi et que l'on essaye de s'améliorer, il va y avoir tous ces détritus qui vont venir se condenser en un endroit. Et généralement cela se condense au milieu des omoplates. Cela fait un petit point douloureux.

Au lieu de changer de position, il faut, au contraire, respirer par la portion de dos qui correspond à votre mal. Si c'est en haut du dos, logez tout votre souffle et l'articulation de votre souffle dans le haut du dos, exactement comme un accordéon qui ne s'ouvrirait que dans le haut du dos.

Vous faites cela une dizaine de fois et vous verrez que le nœud s'en va.

Et pourquoi ? Pas simplement parce que vous allez détendre le dos, détendre les nerfs, les muscles, les vertèbres, mais parce que vous allez faire disparaître cet amas d'énergie.

Chaque fois que vous sentez une douleur dans le dos quand vous êtes en méditation ou dans une écoute profonde, cela veut dire que des nœuds d'énergie sont venus déferler là exactement comme une vague. Alors on respire à l'endroit du nœud et puis après on va mieux.

Alors, restez bien droit !

Comment la vie se vit ?

Nous allons essayer de comprendre comment la vie se vit.

Et bien sûr, on va éviter de créer un système puisque des systèmes existent depuis des milliers et des milliers d'années et qu'aucun système n'a abouti ni à l'épanouissement de la nation, à la paix dans la nation, ni à la paix entre nations. Au contraire, il semblerait que plus il y ait des hiérarchies, plus il y ait des structures dans les systèmes et plus il y a des affrontements.

Donc, sans système, comment est-ce que cette boule qu'est la Terre va continuer à tourner rond, sans que l'homme perde la tête ?

Avant, je vais me demander : qui suis-je ?

Je veux connaître le sens de la vie, je dois m'interroger sur moi-même.

Qui suis-je ?

Dans un premier temps, je suis un corps. J'ai faim, j'ai soif et je respire.

Dans un deuxième temps, je suis des émotions. J'ai terriblement besoin d'amour, j'ai terriblement besoin qu'on me donne confiance en moi.

Troisièmement, je suis un intellect. J'ai besoin d'apprendre, j'ai besoin de savoir, de connaître, de découvrir, d'inventer, de fabriquer.

Ensuite, mais ça je ne l'ai pas vu, je ne le sens pas, je suis une âme. Tiens ! Je suis une âme. Bien sûr, je n'en ai pas conscience pour l'instant. Alors, je vais travailler avec ce dont j'ai conscience, les trois plans que je viens de citer. Et après, on verra.

Ce qui veut dire que, puisque j'ai un corps, puisque j'ai des émotions et une tête, et que je ressens tout naturellement les besoins de ces trois niveaux de vie, je vois tout de suite la directive que je dois prendre pour vivre. Je dois manger comme il faut, boire comme il faut, je dois me débrouiller pour obtenir de l'amour, et je dois me débrouiller pour obtenir l'instruction.

Seulement voilà, d'un seul coup la chose se complique parce qu'il y a les autres. Les parents, à un certain temps, me donnent à boire et à manger l'amour, un peu d'instruction. Et puis soudain, les choses se compliquent. Je dois me nourrir moi-même. L'autre ne me donne pas forcément d'affection. Et quand il m'en donne, ce n'est que parce que je joue un certain jeu qui l'avantage, qui lui plaît, alors, en retour, j'obtiens cet amour.

Parce que je me présente, par exemple si je suis une femme, je me présente séduisante, alors je vais avoir de l'amour. Ou bien parce que j'arrive avec toujours énormément de cadeaux, je vais voir que, ainsi, j'attache l'autre à ma personne et ainsi j'ai son amour, etc.

Vous savez très bien ce que vous faites tous les jours. Je ne fais que vous décrire vous-même.

Et pour avoir l'instruction, les choses se compliquent un peu, parce que je m'aperçois qu'il y a des choses que je comprends assez facilement. Et puis il y en a d'autres qui m'intéressent mais qui sont fort obscures et notamment la spiritualité ou bien l'astronomie. Et je rencontre toujours cette limite insupportable. La limite dans l'amour et la limite dans mon intelligence. Et ça m'est insupportable ! Je suis très en colère !

Et parce que je suis en colère, je vais commencer à exiger le peu que je peux prendre, le peu que je sais éveiller d'amour chez l'autre, le peu d'instruction que je sais tirer des livres. Et je l'exige et je m'en fais une gloire. Parce que je n'ai pas grand chose mais je vais le montrer énormément. Parce que moins j'en ai et plus je vais m'enorgueillir !

C'est normal ! J'ai tellement peur de ne pas exister que le peu que j'existe, je vais le faire voir énormément. Ce qui veut dire que pour l'autre, d'un seul coup, je deviens insupportable.

Parce que j'exige qu'il m'aime, je le contrains à cette émotion ou bien des fois je fais même des chantages. Et en plus, je veux lui apparaître comme très instruit et très intelligent, alors je vais le forcer à croire ce que je crois, ou je vais lui administrer des cours pompeux ou je vais le dominer par ma force, ou je vais l'obliger systématiquement à rentrer à telle heure ou à lire tel livre, à ne plus regarder tel ou tel programme de télévision mais à écouter tel programme radio, etc.

Je vais systématiser ma relation avec l'autre et je vais avoir d'un seul coup tellement de repères que l'autre disparaît. Il n'existe plus que les repères mais l'autre en tant que présence a complètement disparu !

S'il est obligé de vivre avec moi, parce qu'il m'a épousé ou parce qu'il est mon voisin, mon ami, qu'il ne peut pas se débarrasser de moi, s'il veut vivre avec moi cette relation, il voit bien que cela va passer par certains repères. Et s'il n'est pas un rebelle, il va pianoter de l'autre côté de sa vie les mêmes repères. Et ainsi on peut voir les hommes comme des claviers, chacun a sa gamme sonore et chacun joue toute la journée, ses codes, ses notes. Et en passant dans les rues, en se croisant les uns les autres, en participant à des sorties, à des cocktails, à des repas, chacun joue son petit clavier. Et puis le maximum de notes que l'on entend provenir d'Untel et qui ressemble aux miennes, eh bien on les trouve belles et à ce moment-là on se débrouille pour entrer en relation avec l'autre clavier. Mais tout cela, c'est des histoires de piano ! Et la présence humaine a complètement disparu. Il n'y a plus que des claviers sur roulettes qui communiquent comme ils peuvent ! Et le jour où il n'y a pas la note qu'il faut, eh bien c'est le gros silence.

Et c'est là qu'on commence à jouer des chansons tristes : “Personne ne m'aime ! Tout le monde m'a abandonné !”

C'est là qu'on commence enfin à se dire aussi, dans la foulée de cette mélancolie : “Et en plus il y a des enfants qui meurent de faim, des gens qui meurent sur les routes en ce moment même !” Et on voit aussi le monde devenir tout noir. À partir de notre propre petit coin de noirceur, notre propre note de mélancolie, on s'ouvre sur la mélancolie du monde.

Alors il faut arrêter d'aider des claviers sur roulette. Hein ? On va essayer de devenir des présences. Sans pour autant jouer les autotemponeuses et tamponner chez tout le monde. S'imposer aux autres et percuter la pudeur de l'autre. La Liberté ce n'est pas cela du tout !

Qui suis-je ?

Ce que je suis, comme je viens de l'expliquer, je n'en ai qu'une toute petite perception. Mais je vais essayer de bien faire avec ces trois perceptions.

Je vais donc essayer de contempler ce qui va créer l'harmonie entre les trois plans que j'arrive à percevoir.

Quand j'expérimente un peu la vie, je m'aperçois qu'en mangeant trop, je ne suis pas bien. Je suis grincheux, je suis alourdi, mon cerveau est ralenti, je n'aime pas que l'on me perturbe, que l'on me dérange puisque ma digestion est lente et me prend tellement de temps et d'énergie. De ce fait, je ne supporte plus très bien l'autre. Et si j'ai des enfants envahissants ou un époux envahissant ou une épouse très vive, je vais très vite les renvoyer ou les agresser puisque je sens qu'ils m'agressent.

Il est très simple de voir là qu'en diminuant le repas, je suis un être humain tout différent. Parce que j'ai mon capital d'énergie intact. Alors je peux être à l'écoute de l'autre, je peux être en action avec l'autre et je peux supporter l'autre tel qu'il est. Parce que je me supporte moi-même.

Tandis que quand ma pense est lourde et ralentie, je ne supporte plus rien.

Pour vivre en harmonie, l'expérience me fait voir que mon premier souci doit être de conserver mon capital d'énergie. Si je n'ai pas ce capital, mes relations avec les autres vont être complètement bouleversées. Je peux même devenir un monstre du jour au lendemain.

Garder son capital d'énergie physique

Physiquement, comment est-ce que l'on garde son capital énergie ?

D'abord par un équilibre, tout simplement. Et je trouve tellement ridicule d'en parler. Cependant il faut en parler puisque la plupart des gens se débrouillent pour rompre cet équilibre.

Mangez correctement mais pas trop. Veillez à ne pas avoir cette sensation de lourdeur. C'est sans doute ce qu'il y a de plus néfaste pour votre corps et votre capital énergie. S'il vous semble que si vous mangez trop, vous faites des réserves, vous vous trompez ! Vous ne faites pas des réserves ! Au contraire, vous perdez de la vitalité. Vous gagnez peut-être en kilos ou en graisses, c'est peut-être ça vos réserves. Mais vous perdez en vitalité. Et des fois pour des années !

Pourquoi ?

Parce que le fait que vous laissez s'installer ce que vous appelez vos kilos en trop ou tout simplement cet inconfort, il faut savoir que ces kilos en trop vont, pendant des années, prendre de l'énergie vitale. Parce que le sang aura du mal à circuler. Le sang sera ralenti, beaucoup plus chargé. Et donc il va demander beaucoup plus d'énergie vitale pour faire un travail qu'il aurait fait dans un temps beaucoup plus rapide et d'une façon beaucoup plus simple !

Je ne dis pas qu'il faut être désormais maigre comme des ascètes afin d'avoir un capital d'énergie, non ! Mais veillez à ne pas glisser sur cette pente. Veillez à ne pas prendre trop de poids.

Bien sûr, vous aurez, à force de lire des livres, vous aurez connaissance de l'existence d'anciens disciples ou même initiés qui pouvaient avoir des corps puissants et lourds. Mais si un initié arrive à se débrouiller avec ce genre de matière, il n'en est pas de même pour le disciple débutant qui est très impliqué dans sa matière et qui doit vivre sa matière au ras du corps et de la peau. Il n'a pas d'autre point de repère.

Donc aérez ce corps !

Je ne mange pas trop, je bois ce qu'il faut. Je prends le repos qu'il me faut. Je n'abuse pas de mes résistances. Je vais au lit à des heures correctes, c'est important. Pas simplement pour avoir le bonheur d'être en forme le matin quand je me lève, mais de nouveau pour le capital énergie vitale.

Le corps humain connaît des heures, des heures où les énergies se rechargent et où elles se déchargent. Il est un rythme.

L'homme dans son entier est une respiration. Il ne comprend pas ces rythmes et il ne les sent pas pour le moment. S'il les sentait, il serait un être cosmique. Mais il y a un moment où il inspire des énergies et c'est là qu'il prépare tout son capital, énergie, pour la journée, voire pour la semaine ou pour son mois, cela dépend de quelle énergie vient sur lui dans son destin à ce moment-là. Et il y a d'autres moments où les énergies le quittent, exactement comme une petite mort. Et les heures de repos sont faites pour cela, pour pouvoir inspirer des énergies en provenance du cosmos, de l'âme et de vos planètes. Et il y a des moments où ensuite vous expirez, vous manifestez ces énergies.

Maintenant, qu'est-ce qu'il vous faudra pour être équilibré en harmonie ?

Être équilibré en harmonie

L'expérience de la vie me montre que lorsque je suis aimé, lorsque quelqu'un me donne la conviction que je suis aimé, que j'ai ma place sur la Terre, que je marche droit, que j'existe, que je suis quelqu'un, eh bien je me sens merveilleusement bien dans ma peau.

Mon dos se tient bien droit, j'ai de l'aisance, je ne suis pas timide, j'ose parler, j'ai envie d'accomplir et j'ai plein de projets !

De quelle manière je vais créer cette harmonie ? Puisque là, s'il est facile de savoir se nourrir et de savoir dormir, dans ma relation avec l'autre, comment je vais savoir créer l'harmonie pour que l'amour existe ?

C'est là où il vous faut apprendre ce que religieusement d'autres appellent la tolérance, le don de soi. Parce qu'il se trouve que l'autre généralement ne va vous donner que si vous vous donnez vous-même complètement. Et pas forcément en offrant des choses, mais surtout dans une intention qui est vécue.

Même si les individus ne sont pas médiums ni télépathes, vous savez très bien que vous recevez l'impression que vous fait l'autre. Ce qui fait que si, complètement, dans le cœur et la tête, vous installez l'intention que l'autre est votre frère, même si l'autre est un vicieux ou un criminel ou quelqu'un que vous ne pouvez pas supporter à cause de son tempérament, mais installez la condition profonde que c'est votre frère, ainsi vous verrez que les réactions seront différentes. Peut-être pas tout de suite, mais quelques jours après, ça oui !

Comme je l'ai déjà décrit, toute la vie est un mouvement, une résonance qui se passe dans une chambre d'écho. Et la chambre d'écho, c'est vous qui la crée dès que vous êtes avec un autre.

Tiens, quel écho est-ce que j'entends, je ressens ?

Il est important pour cela, comme je l'ai expliqué la dernière fois, de surveiller les pensées et d'avoir dans le cœur et l'esprit la disposition la plus profonde vis-à-vis de l'autre.

Complètement, totalement, je t'accepte, toi, l'autre !

Je ne vais pas t'accepter à travers la passoire de mes codes ou le clavier de mes codes. “Je n'accepte que ça de toi et que ça, et puis pas ça, hein ? Surtout, tu le gardes pour toi ou tu vas le jouer avec quelqu'un d'autre. Je n'accepte que ton sourire, que ta bonne humeur, que ta gentillesse, que ton souci à mon égard. Mais si tu as mal quelque part, si tu deviens cancéreux, va te faire voir ! Tu es trop compliqué, tu me terrorises, je ne veux plus de toi ! Ou bien si tu me critiques de la même manière, je ne veux plus te voir !” Les codes ne sont plus ceux qui me font plaisir, alors je refuse l'autre.

Je dois être une disponibilité complète vis-à-vis de l'autre. Exactement comme un rideau qui s'ouvre sur un grand espace.

Si j'ai ceci de vivant dans la tête et dans le cœur, je vais transformer les hommes autour de moi, c'est certain.

Pas parce que je vais faire de grandes choses pour eux, mais parce que je vais transmettre des petites particules d'énergie, des petites particules cosmiques extraordinaires qui vont aller, comme une petite pluie, les régénérer, les aider, les soulager, les encourager et les transformer. Même si je ne fais rien pour cela, même si je ne leur accorde jamais un regard ou une assistance. Simplement par le fait que ma vie est un épanouissement cosmique.

C'est un peu comme une fleur qui se serait ouverte et dont le pollen serait soulevé par le vent. Et le pollen irait partout et ce pollen serait magique ! Et à force de se déposer, il aurait pour pouvoir de, petit à petit, transformer les gens.

On pourrait appeler cela la réaction en chaîne, l'effet de la radiance, l'amour, la transformation de l'amour.

Mais si je garde le pollen bien enfermé en moi, parce que je suis entouré d'une multitude de claviers avec une multitude de codes, alors il n'y a pas de magie possible ! La plupart des gens ont très peur de s'ouvrir comme des fleurs au printemps parce qu'ils vont se sentir en danger. Et c'est là où je m'aperçois que ma vie affective est très reliée à la vie de mon intelligence. Et c'est là que je vais voir qu'il y a des situations où je peux m'ouvrir et où je ne peux pas m'ouvrir, où je ne m'ouvre qu'à moitié et où je me referme de trois quarts. Un moment où je permets juste qu'on vienne me renifler, un autre moment où je me referme très vite.

Et c'est ainsi que mon intelligence et mes émotions [...]

[...] Il y a une seule et même entité qui n'arrive pas en fait à trouver de solution en se consultant l'une l'autre.

Parce que lorsque l'intelligence est suscitée, lorsqu'on lui demande son avis : “Qu'est-ce que t'en penses toi ? Celui-ci, je m'ouvre ou pas ?”

Automatiquement, les émotions se disent : “Mais tu te rappelles le mois dernier, celui-là lui ressemblait un peu, et après les premiers sourires, qu'est-ce qu'il t'a fait du mal !”

Alors l'intelligence prend l'information et se dit que : “Tu as raison, il vaut mieux laisser les volets clos !”

Intelligence et émotion ne peuvent pas s'enrichir. Ils font partie d'un processus que je vais appeler l'expérience de la vie.

Il y a un autre agent qui va enrichir, heureusement, l'homme, qui va à un moment donné de l'expérience déclencher une prise de conscience ou l'amour tout simplement. Et c'est à cette partie-là que je souhaite parler chaque fois que l'on se rencontre.

C'est une petite partie de l'être qui vous est inaccessible pour l'instant, mais qui pourtant fait partie de vous à l'intérieur de toutes les expériences. Comme une goutte d'eau est dans la vague et roule avec la vague, votre être, votre plénitude est avec vous dans chaque instant de toutes les expériences. C'est le petit ingrédient magique qui permet que l'expérience devienne d'un seul coup différente. Mais pour qu'elle devienne différente, il faut que la part d'intelligence que je suis et la part d'émotion que je suis trouvent un moyen de passer le relais à ma plénitude.

Comment est-ce que l'on va passer le relais ?

Je m'aperçois que je n'ai connaissance que des trois plans inférieurs. Donc passer le relais à quelque chose d'abstrait m'est très difficile. Et pourtant, je viens de citer le monde des intentions.

L'intention

À chaque rencontre, je cite sans arrêt le monde des intentions. Ayez l'intention du cœur, l'intention de ceci, l'intention de cela.

L'intention est une force magique. Cela déclenche en moi et je découvre une énergie qui va me permettre non seulement d'accomplir ce que je veux accomplir, mais surtout de communiquer avec ce qui me semble inaccessible. Si je n'ai pas cette intention, je ne peux ni avoir la force d'accomplir, ni avoir accès à cet inaccessible.

C'est ce que les religions vous appelleront la foi. C'est ce que d'autres appelleront l'amour. C'est ce que d'autres mêmes appelleront l'évolution.

Ici, tout de suite et en un éclair : composez une intention !

Au-delà de la foi, de l'amour que vous pouvez imaginer, de l'évolution que de toute façon vous ne vous accordez pas, puisque vous vous sentez toujours trop débutant ou trop profane, mais déclenchez cette intention !

Comment est-ce qu'on va s'y prendre ?

C'est là que vous allez comprendre que l'imaginaire est nécessaire.

Et c'est là que vous allez voir qu'il existe, à la nature émotionnelle et à la nature de l'intelligence, toute une partie supérieure magnifique, une partie qui n'est plus incarnée, qui obéit au monde des grandes idées, qui obéit à mon ordre, à ma faculté créatrice, à mon verbe quand je le déclenche ! Et immédiatement, je vois les atomes qui valsent, qui jouent, qui s'attirent et qui composent exactement ce que je veux. Immédiatement, je vois des formes géométriques dans l'espace, de toutes couleurs, imbibées de tout rayon, qui dansent, qui font des sons et qui viennent vers moi et qui obéissent. Et je fais ce que je veux.

Parce que d'un seul coup, je serai devenu un magicien ! Hé hé ! Si j'ai l'habitude d'utiliser les mots anciens de certaines traditions, oui, c'est certain. Mais si je décide simplement de devenir instruit et réel, je me dis que c'est ma nature, c'est ma dimension d'Homme. Cela m'appartient.

Donc, par les intentions, par l'imaginaire, et l'imaginaire repose puissamment sur l'intention. L'imaginaire ne peut pas être déclenché sans une intention forte. Par cette intention, je vais devenir le créateur de ma vie.

Par cette intention, je vais devenir le créateur de ma vie.

Je vais devenir le créateur aussi de l'autre.

Non pas que je vais d'un seul coup pouvoir modeler l'autre. Il est mon ennemi, j'en fais un ami. Il est laid, j'en fais une beauté. Pas du tout !

Quand je dis je deviens le créateur de l'autre, cela veut dire que je vais l'aider à vivre sa vie. Je vais être capable d'un certain rayonnement. Je vais être capable du mot juste. Je vais être capable de méditer pour que sa vie s'arrange.

Lorsque j'étudie certains livres en spiritualité, il me vient des fois une idée du chacun pour soi. L'idée du karma a souvent fait penser au chacun pour soi. “Tu l'as mérité ou bien il est trop bête, donc il faut qu'il apprenne, donc je ne m'en mêle pas !”

Cependant il existe une autre Loi dans l'Univers qui est Abondance, Amour, Partage.

Donc en même temps que chacun mène sa propre vie, que chacun doit faire ses propres expériences, que chacun doit franchir les étapes, j'ai cependant un rôle important à jouer dans la vie de l'autre. Parce que je fais partie de l'abondance du Cosmos. Je suis l'abondance du cosmos pour l'autre. Ce n'est pas Dieu qui va descendre de son septième ciel pour apporter un mot d'amour à Pierre ou à Paul. C'est moi qui suis sur la Terre. C'est moi qui suis le voisin de Paul. C'est donc moi qui vais devenir cette abondance cosmique au moment où Paul est malheureux. Ce qui est juste, pas juste, je ne m'en mêle pas. Je donne. Et si c'est juste, cela fait du bien. Si ce n'est pas nécessaire, cela ne fera pas d'effet, tout simplement. Et l'énergie que j'ai dégagée n'est pas perdue. Elle va aller simplement dans les grands réservoirs de la volonté du monde, tout simplement.

Donc, par l'intention, je deviens le seul coup créateur parce que je me mets à vibrer sur les Plans Supérieurs de ma personne.

Je ne suis plus au ras de mes émotions qui veulent de l'amour, qui ont besoin de sécurité, de confiance en soi, etc. Je ne suis plus au ras de mon intelligence qui a beaucoup de peine à faire avec les intégrations des expériences, avec la capacité du cerveau, l'éducation que j'ai reçue, etc.

Si je vis au ras de ma vie, je suis sans pouvoir.
Au ras de mon corps, je ne suis sans pouvoir.
Au ras de mes émotions, je suis sans pouvoir.
Au ras de mon intellect, je suis sans pouvoir.

Donc, pas étonnant que je fasse séminaire sur séminaire ! Que je fasse la longue queue des darshan ou du confessionnal. Dès que, par contre, je déclenche en moi la vitesse supérieure, le plan supérieur - et par l'intention cela suffit - je fais vibrer tout ce qui s'apparente au pouvoir créateur.

Alors, étudions un petit peu plus cette intention.

Comme je vous l'ai dit, pour que vous la ressentiez bien ou pour que vous partiez avec cette intention dans la poche et que vous viviez avec dès demain, comme je vous l'ai dit, on l'appelle souvent la foi.

La Foi

La foi, c'est un grand sac, c'est une grande idée, très difficile à comprendre d'ailleurs.

Quand je dis la foi, tout le monde a son idée là-dessus, mais ce n'est jamais la même d'un homme à l'autre.

Pour certains, même, c'est inexplicable, ils se disent : “Ma foi, la Foi ça va avec Dieu, donc comme Dieu, je ne l'ai jamais rencontré, j'ai du mal à décrire la foi.” Ou bien, si j'ai un peu de foi en Dieu, je sens bien que la foi, c'est une sorte de grand amour pour un père ou pour un principe. Et puis, si je suis un ésotériste, cela devient une idée encore plus difficile à expliquer, parce que je n'ai plus l'illusion qu'il y a un Père dans l'Univers. Et je me sens tellement responsable de moi-même que même s'il existe un bien commun, je n'y fais pas référence pour aller m'y plaindre. Donc la foi, c'est quelque chose qui meurt dans mon cœur et je n'arrive plus à le décrire à ce moment-là.

Je me dis : “Boaf, c'est un vieux rêve qui existait quand j'étais débutant, mais la vraie Foi, je n'y suis pas encore !” C'est-à-dire la Connaissance pour ces ésotéristes.

Alors la foi, c'est un peu un grand sac où on va mettre un petit peu tout, toutes les perceptions selon le niveau auquel on se tient.

Je vais essayer de vous faire comprendre le début de la foi. Cette foi qu'on dit, être capable de soulever les montagnes. Mais de quelles montagnes il s'agit ? Il ne s'agit certainement pas du Cervin ou du Mont Blanc, ça c'est certain ! Il s'agit de la montagne que représente l'homme, puisque l'homme est une montagne, la tête représentant le sommet spirituel à atteindre.

Quand Jésus disait que la foi soulève les montagnes, cela voulait dire que la foi extirpe l'homme de sa Matière, de son grand mirage qu'est la Matière, pour le propulser au sommet de son être, au sommet de sa montagne. Mais cette foi ce n'est pas la croyance en un Dieu, la croyance en un Père, la fébrilité dans la crainte de celui-ci et l'observation de ses Lois.

La foi ce n'est pas non plus ce que plus tard le disciple remplacera par la discipline : “Tous les matins à 8 heures, je médite. Tous les soirs à 7 heures, je médite. Et je brûle toujours le même encens, et je suis fidèle à tel Maître ! Même si je ne sais pas s'il existe vraiment.”

La foi, celle que tu dois découvrir, celle avec laquelle tu dois partir en sortant d'ici, c'est un acte de simplicité envers toi-même. Ce n'est rien d'autre.

La foi c'est un acte de simplicité envers toi-même.

Tu ne comprends, pas vrai, comme je dis ça ? Je sais bien que tu ne comprends pas. Ce n'est pas étonnant puisque tu compliques toujours tout !

Simplicité envers toi-même.

Qu'est-ce que cela évoque dans ton esprit ?

Travaille un petit peu ! Allez, on sort les copies et on travaille un petit moment. On réfléchit ! On creuse, on creuse !

Simplicité envers toi-même.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Si je me vois simplement. Je quitte ma vanité. Je quitte mon égocentrisme. Je quitte le besoin impérieux que j'ai quand même, moi, parce que je veux qu'on m'aime, parce que cela me fait du bien, parce que cela me fait plaisir. Je quitte donc cette relation enfantine avec le monde, avec les autres.

D'un seul coup, je suis plus aligné. Et du fait que je me sens aligné, je me sens terriblement vide en même temps !

Aligné, vide, cela propose donc d'être rempli ! Et c'est à ce moment-là que tout ce qui me semble inaccessible et qui appartient au royaume de l'âme peut descendre. Tant que je remplis le sac de voyage avec toutes sortes de vanités, d'orgueils, d'enfantillages, de chantages, de notes, je ne peux pas rencontrer l'âme. Et c'est vrai, cela me semble inaccessible.

Par contre, dès que je ne me centre plus sur moi-même, dès que je fais un acte de simplicité envers moi-même, dès que je pose ma personne, comme on pose un vase dans un rayon de lumière, il est posé. Il est tellement posé de manière équilibrée qu'on dirait qu'il est posé dans le silence, en suspension.

Et c'est cet effet suspendu, cet effet de silence qui devient la réceptivité. Et là, votre âme vous apparaît. Là, cela devient quelque chose de vécu ! Ce n'est plus un mystère.

Comment je vais créer cette belle intention ?

Pour déclencher cette foi, il faut que je n'aie plus foi en moi-même.

Comment est-ce que ma foi pourrait naître si pour l'instant, je ne me dévoue qu'à moi-même ? Si dès que je me lève le matin, je ne me mets en quête que de ce qui me fait plaisir ? À commencer par le petit déjeuner qui sera encore trop lourd ou avec un café trop noir, trop noir parce que je n'ai pas assez dormi !

Et puis après le petit déjeuner, je vais être en quête de tous les sourires de mes collègues de travail ou des passants. Et si je suis une femme vaniteuse, je vais vouloir obtenir le sourire des hommes pour qu'ils me rassurent quant à ma féminité ! Ou si je suis un homme orgueilleux, je vais vouloir capturer le regard des femmes pour être sûr que je suis bien viril et beau et encore charmant ! Ou bien je vais penser à tous mes problèmes et essayer de savoir : “Voyons, qui je pourrais contacter pour qu'il m'aide à régler tel problème ? Et si j'essayais celui-ci ? Non, je vais essayer celui-là parce que la dernière fois, je lui ai rendu service, donc il ne me refusera pas !” Et je suis toute la journée en quête de tout ce qui va me faire plaisir, me sécuriser.

Vous allez me dire : “Mais comment vivre autrement ? Parce que si on vivait en ayant dans la tête que les fleurs des champs, eh bien le monde n'irait pas !”

Je ne propose pas d'être insouciant, simplement responsable.

Être responsable

Un être responsable n'est pas en quête sans arrêt de ce qui lui fait plaisir. Il se dit : “Il faut ceci pour produire cela.” Et il le fait, c'est tout.

Il ne dépense pas toutes ses énergies émotionnelles et tout son mental dans la chose, non ! Il est plutôt une capacité d'action. Tandis que l'homme qui n'est qu'un homme à moitié, celui-là va ne faire presque aucune action ou une action très petite et, par contre, dépenser énormément d'énergie mentale et émotionnelle en se faisant du souci, en essayant de monter toutes sortes de petites combines. Et à la fin de la journée, il finit dans ce désastre qu'aujourd'hui on appelle le stress. Et ensuite on demande au bon Dieu pourquoi les choses vont si mal !

Vous voyez la succession d'erreurs, la succession de mauvaises interprétations, la succession d'éparpillements ?

Non, demain j'arrête, fini !

Responsable, oui, je pense à ce qu'il faut, oui, mais ce n'est pas ma Quête !

C'est très important de comprendre ça, pourquoi ?

Parce que les énergies qui ensuite vont rayonner de vous ne seront plus égocentriques. Elles vont déclencher une spirale magnifique qui ira en communication avec vos principes supérieurs, avec votre âme, comme vous dites.

Tant que je suis une force égocentrique, j'essaye de ramasser dans le monde et dans les autres tout ce que je peux trouver pour le ramener à moi et le consommer. Mais je n'ai pas de communication, ni avec l'autre ni avec le Cosmos, puisque je ne suis qu'une grande pelle qui ramasse fébrilement et avec grand souci. Je ramasse tout, que ce soit pour me faire une confiance en moi ou pour me croire belle ou beau ou pour devenir riche égoïstement.

Si, je suis simplement responsable de ma vie. Je me dis : tous les matins je dois me lever à 8 heures et je me lève le dos droit. Je me lève les idées bien rangées. Sans me dire que c'est dommage, je voudrais tellement dormir, je voudrais tellement profiter du soleil, des petits oiseaux... Que c'est triste d'aller travailler ! Et puis voilà que je vais au travail le dos voûté, les jambes traînantes !

La grande différence entre cet enfant et l'homme responsable c'est qu'il n'aura pas toute cette peine, tout ce chagrin. Ce qui fait que lorsqu'il va passer à l'action, il sera un homme complet, efficace, inspirant la confiance. Et c'est celui là qui, justement, va obtenir les moyens d'accomplir un destin de plus en plus grand. C'est lui qui va gravir les échelons. Et le petit poète qui se plaint dès le matin de se lever à 8 heures, celui là eh bien malheureusement, lui qui voudrait tant d'argent et tant d'argent ou devenir ceci, cela, il n'y arrivera pas. Parce qu'il aura l'air inconsistant, il n'inspirera pas confiance, n'exprimera pas des énergies magnifiques et efficaces. Alors on le laissera être petit. Poète peut-être mais petit.

Cette responsabilité est importante parce qu'elle permet à l'homme de maîtriser la vie. Et d'avoir aussi maîtrise sur ses émotions.

Beaucoup d'individus frôlent des états dépressifs, sont tristes, deviennent même hargneux au cours de la journée parce qu'ils voudraient vivre une autre vie. Ils voudraient se lever un peu plus tard, aller au travail avec une autre voiture, être à un autre poste, avoir peu plus de valeur. Ils voudraient être autre chose mais comme ils ont toujours été mous et tristes, on ne les a jamais pris au sérieux. Ils avaient toujours un wagon de retard, parce qu'étant préoccupés par leur angoisse, par leur malheur, par leur marginalité en fait, eh bien ils ne rentraient pas dans la mêlée. La mêlée où l'on se bat, la mêlée où l'on construit, la mêlée d'où l'on peut sortir vainqueur. Ils ont toujours été en dehors.

Alors si vous voulez d'un seul coup vous sentir dans la mêlée, avec une maîtrise sur votre vie, dès le matin levez-vous le dos bien droit. Je ne dis pas d'être heureux de vivre, je ne dis pas de vous lever le cœur chantant : “Tiens je vais aller au travail ce matin comme c'est beau, comme c'est charmant, comme c'est gentil, je vais mettre des fleurs dans mon bureau, je vais embrasser mon patron !” Je ne vous demande pas cela ! Simplement, je suis incarné, j'assume, et j'assume avec l'idée d'un Service que je rends au Dieu que je porte, à cette âme qui est venue expérimenter la Matière, qui est venue puiser des expériences.

Si j'oublie cela, bien sûr, tout s'écroule. Parce que le matin, je n'ai pas envie de me lever pour aller travailler. Si par contre, je pense que je rends Service, que je suis comme en Mission vis-à-vis de mon âme, à ce moment-là, le Service commandé, l'idée entre dans mes intentions et fait que mon dos est bien droit dès que je me lève !

Sitôt que je suis responsable de ma vie de chaque jour et que je la vis d'une façon mûre, ma relation avec l'autre devient aussi plus facile, parce que je n'essaie plus de prendre quelque chose à l'autre. Pas du tout ! Au contraire, l'autre devient quelqu'un que je peux aider. Plus quelqu'un qui va m'aider.

Cette responsabilité crée un grand alignement et c'est sur cet alignement que je vais déclencher la foi.

Parce que c'est un acte volontaire ! Ce n'est pas quelque chose qui va venir au printemps prochain parce que durant l'hiver, j'aurai bien médité. Parce que durant l'hiver, je vais laisser mes petites énergies se transformer au hasard des séminaires, et un jour, pof !, il y a la foi.

Non.

Tout de suite ! Maintenant, j'ai la foi !

Comment je vais faire ?

Avec quel matériau je vais créer et empoigner cette foi ?

Parce que si j'attends, comme vous dites vous-même, la Saint-Glinglin pour que la foi arrive, eh bien je vais attendre longtemps.

Parce que la foi, ce n'est pas quelque chose qui va naître au moment où les cerisiers seront en fleurs, au moment où j'aurai fait une bonne méditation, au moment où j'aurai rencontré mon gourou, au moment où ceci ou cela, toujours à un moment donné.

La vie, c'est mon domaine, c'est ma boule d'argile et j'ai des forces et je vais donc pouvoir créer ma boule d'argile.

Comment créer, tout de suite, maintenant, la foi ?

Si je suis cet être responsable, comme j'ai dit tout à l'heure, et c'est important, parce que cela veut dire que les énergies de la tête se lèvent. Si je n'ai pas réussi à déclencher en vous la sensation, ce sentiment de responsabilité, telle que je le décrivais, eh vous pouvez déjà sortir de la salle. Nous n'arriverons à aucun résultat ! C'est trop tard. Nous nous sommes loupés, nous nous sommes ratés, comme deux ombres. Vous pouvez déjà partir. Allez ! J'attends une seconde ou deux...

Si par contre, vous avez ressenti l'état exact de cette responsabilité que j'ai décrit, alors vous allez pouvoir comprendre pourquoi les énergies sont dans le ventre ou dans la tête.

L'égocentrisme

Si je suis cet être égocentrique, dont je parlais tout à l'heure, un être égocentrique qui a l'air d'ailleurs tout charmant, parce que tout ce que cet être veut, c'est après tout une vie tranquille, beaucoup d'amour, un sourire chaque matin, une gentillesse, etc. Tout cela semble tellement câlin, gentil, normal, magnifique, humain, à côté de ceux qui sont des criminels, des guerriers, des assassins. Et pourtant, c'est le même égocentrisme.

Seulement l'un est non violent et l'autre est violent. L'assassin est un égocentrique violent, c'est tout ! Celui qui est non violent a besoin des autres. Il est toute la journée en train de quêter le regard et l'amour de l'autre pour se sentir vivant et recevoir du feu. Tandis que l'égocentrique violent, celui qui a décidé d'être un rebelle, celui qui a décidé de ne pas accepter le monde tel qu'il est, celui-ci se dit : “Je n'ai plus besoin de l'autre ! Et non seulement je n'ai plus besoin de lui, mais celui qui m'embête, je le raye de la Terre !” Et c'est ce qu'il fait. Et c'est le même égocentrique.

À ce moment-là, donc, les énergies sont complètement autour du nombril, comme un carousel, ça tourne tranquillement, et ça dépend de la digestion. Et si la digestion est plus lourde, eh bien ça tourne plus lentement et ainsi l'existence est rythmée par les digestions, par les respirations, les indigestions... Quelle drôle de vie !

Tandis que dès que je suis un être responsable, que j'accepte ce Service, ce Service commandé, cette mission qui est d'être l'incarné, d'être l'envoyé de l'âme dans la chair, à ce moment-là, les énergies déclenchent cette spirale et montent vers la tête. Et puisqu'elles montent vers la tête, d'un seul coup, je peux avoir accès à tout ce monde de la création.

Tant que les énergies sont là dans le ventre à brouiller, à brasser, je ne peux rien créer. Je suis pétri par le monde, au contraire ! Et voilà la grippe qui passe par là, et voilà le fisc qui passe par là, et voilà les tremblements de terre qui passent par là, et voilà les soldats, les armées qui passent par là, si c'est un temps de guerre, et tout le monde est brassé !

Tandis que, si les énergies montent vers la tête, je ne suis plus brassé. Je fais toujours partie de la vie, je participe toujours à la vie, je partage toujours la responsabilité de la vie avec les autres. Mais ce n'est plus du brassage commun. Je partage mes responsabilités avec la vie que les autres ont plus ou moins bien inventée. Et quand il y a une maladie, eh bien, je suis dans les mêmes risques que les autres. Par partage des responsabilités telles que la vie a été inventée par les autres.

Le jour où tous ensemble nous inventons une autre vie, la responsabilité, le partage est tout autre aussi !

Je suis toujours responsable, mais je deviens un peu créateur, d'abord de ma propre vie, et ensuite, si je mûris encore un peu, de celle des autres. Mais il faut avoir accès à cette foi.

Alors, on continue l'étude ! On va progressivement, gentiment, tout doucement, mais nous devons détailler le monde de cette foi.

La Foi

Nous avons vu qu'elle dépendait énormément de l'annulation de l'égocentrisme et du sentiment de responsabilité.

Pourquoi ?

Parce que l'enfant, ou la foi de l'enfant, est tout simplement une prière qui demande à Dieu : “Donnez-moi ceci, donnez-moi cela ! Je vous en supplie, accordez-moi ceci, accordez-moi cela !” Et de manière complètement illogique, sitôt sorti de l'église ou de la pièce à prière, l'individu fait parfois tout le contraire de ce qu'il réclame.

Si je ne suis plus un enfant, je comprends ce que je demande, donc je ne demande pas l'impossible. Et c'est très important. Comprendre, ne serait-ce que cela, est très important. Je ne demande pas l'impossible. Par contre, chaque jour, j'essaie de maîtriser un peu plus ma vie.

“C'est mon impossible à moi !”, vous me direz. Bien sûr, c'est votre impossible. C'est ce qu'il y a de plus dur pour vous. Mais c'est pourtant ce que vous pouvez faire.

Lorsque je comprends que je ne peux pas demander l'impossible, comme les grandes interventions de Dieu, à ce moment-là, je me dis : qu'est-ce que je peux faire dans le monde ? Qu'est-ce que je peux apporter ?

Et c'est ainsi que naît le véritable disciple.

Il n'est pas celui qui va prier pendant des heures, basculer en plénitude face à son âme qu'il suppose. Le disciple est un homme debout, qui dit, face à un Dieu qu'il ne voit pas : qu'est-ce que je peux faire pour aider mes frères ? Qu'est-ce que je peux faire pour faire tourner cette planète ? Qu'est-ce que je peux faire pour créer un nouveau monde et un nouveau moi ?

C'est à ce moment-là que la préoccupation est complètement différente. Autrefois, voilà un enfant qui demandait tout pour lui et aux autres et à Dieu, et lui demandait l'impossible, et d'un seul coup, voilà un adulte qui veut devenir un missionné et un acteur.

C'est ça la foi.

Ce n'est rien d'autre.

“Ha ha ! Ce n'est pas grand-chose !”, tu vas me dire. “Ce n'était pas si compliqué, ce n'était pas la peine d'attendre si longtemps pour entendre ça ! ”, n'est-ce pas ?

Et pourtant, si je dis les mots trop vite, étant donné qu'ils sont si simples, ils passent à travers toi sans même que tu les aies remarqué et ils ne font aucun écho. Tandis que si je te fais attendre, si je te démonte, si je te remonte et redémonte encore, là tu entends. Et c'est l'effet de la simplicité d'ailleurs qui fait que tu entends vraiment le mot que je dis. Parce que cette simplicité, c'est ce qu'il y a de plus difficile à faire comprendre dans un enseignement. C'est ce qu'il y a de plus dur, crois-moi !

Les choses compliquées et extraordinaires retiennent tout de suite l'attention des humains. C'est vrai ! Parce que c'est compliqué, parce que c'est extraordinaire ou merveilleux, parce que justement tu n'arrives pas à le comprendre. Alors tu te dis : “il y a un obstacle, là, contre lequel je bute, il faudrait que j'arrive à résoudre cet énigme !”

Tandis que la simplicité de la Vérité, ça tu ne le vois pas !

Alors comme tout ce que je dis est simple, afin que cela te percute, eh bien il faut que, comme à la pêche, tu attendes un moment. Il faut que tu exaltes ton souffle pour avoir l'impression que tu vas recevoir une perle rare et puis au moment où ça tombe, cette simplicité fait ton étonnement.

Pourquoi je dis : la foi ce n'est que cela ?

Un homme debout qui d'un coup s'écrit : “Je vais participer au monde, je vais fabriquer le monde, je vais aider pour le bien du monde !”

Qu'est-ce qu'il y a d'important là-dedans ?

Réfléchissez un peu !

Concevez dans votre esprit d'un côté cet enfant - cet enfant que vous êtes d'ailleurs, avec toutes ses prières - et de l'autre côté cet adulte qui d'un seul coup devient un acteur. Eh bien, quelqu'un qui va pouvoir agir.

Est-ce que vous voyez ?

Parce que si vous ne voyez pas, de nouveau vous pouvez sortir ! Il faut voir !

Est-ce que vous voyez bien ?

Si vous ne voyez pas bien, rappelez-vous les circuits d'énergie. Si je suis un enfant avec ses préoccupations, sa quête, tout pour moi, tout amour pour moi, tout le Dieu de la Terre pour moi, tout le Dieu du Ciel pour moi, les énergies restent dans mon ventre. Si au contraire, je suis un homme debout et responsable, les énergies montent à la tête et commencent à illuminer les centres de la tête. Et là, cela déclenche des relations avec le monde de l'âme. Et petit à petit, je commence à avoir des intuitions.

Lorsque je suis face à un problème, je peux avoir l'intuition de ce qu'il faut voir, visualiser, créer, dire, ne pas dire, faire, ne pas faire.

Bien sûr, d'un seul coup, ce que l'on pourrait appeler la magie de la foi, la magie du Père des Hommes disparaît un peu. Et c'est là que ma bonne vieille foi chrétienne prend un peu du plomb dans l'aile. Mais c'était une foi d'enfant, elle aussi ! Alors, je dois l'abandonner.

Alors, sitôt que je découvre cette nouvelle foi de l'homme debout, je remets en question l'idée de Dieu tel que je l'avais avant. Ben oui, c'est certain !

Avant, Dieu c'était le Père. Un Père un peu sourd, peut-être un peu buveur, c'est pour cela qu'il ne s'occupait pas de ses enfants, mais un Père quand même. Il était là, c'est certain. Tous les papes l'ont dit, voyons !

Mais, maintenant, il faut recréer Dieu. Et c'est là où j'ai un petit problème. Oui !

Qui est Dieu ?

Qui est Dieu alors ?

Comment est-il ?

Si d'un seul coup je peux créer ma vie, si d'un seul coup je peux la prendre en main, la façonner, quelle est la place de Dieu, le verdict de Dieu, le plan de Dieu ? Donc, qui est-il ?

On réfléchit un petit peu et on redresse le dos !

Qui est-il alors ?

Parce que ou bien c'est un Père qui a tout dans la tête, qui a déjà tout prévu et les enfants exécutent. Ou bien il n'est pas un Père et alors je peux être un créateur. Et à ce moment-là, qui est Dieu ?

Est-ce que tu veux qu'on en parle ? Est-ce que tu as vraiment envie qu'on en discute ? Ou est-ce que cela te fait trop peur que l'on touche à ton Dieu ? Hmm ? Est-ce que quelque part, il n'y a pas un petit pincement du cœur ? Hein ?

Tiens, voilà le clocher qui se fèle. Quelle mélancolie de voir ce beau clocher se fêler, tomber, voir la cloche s'abattre lourdement au sol. C'est toujours triste quand on tourne une page. Parce qu'il y avait toute une imagerie autour. Il y avait une certaine poésie autour. Il y avait un certain rêve, un certain confort. Mais le confort, c'est une illusion !

Le confort, c'est une illusion

Eh oui ! Plus tu trouves des idées confortables, plus tu dois savoir que tu es en danger. Parce que plus tu es dans l'erreur.

Aucune idée véritable n'est confortable. Les idées véritables, philosophiquement véritables, doivent toujours te donner l'impression que tu es sur la corde raide.

Bien sûr, ce n'est pas ce que tu cherches parce que tu as tant de problèmes à la maison. Les enfants qui crient, le mari qui a peut-être une maîtresse ou l'épouse qui gagne plus que toi et qui de ce fait devient le chef de la maison et ça ne te plait pas, ou bien un redressement fiscal ou quoi que ce soit d'autre, tu as tellement de soucis que lorsqu'on te parle de spiritualité, tu ne veux pas l'idée de la corde raide. Il faut que ce soit à l'endroit où enfin tu entends parler de choses rafraîchissantes, consolantes, sécurisantes... Mais ce n'est pas de Dieu dont tu as besoin à ce moment là, c'est d'une maman ! Et d'ailleurs l'église l'a bien compris, ils ont inventé la Vierge Marie pour cela ! Eh oui, ils ont bien vu que les hommes auraient besoin éternellement d'une mère qui les console de cette vie si étrange et pleine de problèmes !

Pourquoi les hommes ont besoin d'une mère sans arrêt ? Parce qu'ils ne connaissent pas leur père intérieur, ils n'ont pas déclenché la vie de leur père ! Alors ils ne sont que des enfants et ils courent vers leur mère, c'est normal !

Mais sitôt qui sont devenus des hommes, qui sont donc déclenchés, le Père qui est en eux, c'est à dire le Rayon 1 comme disent certains enseignements où la Force, la Foi, la Volonté, à ce moment-là ils n'ont plus besoin d'une mère. Ils collaborent avec l'énergie de la mère. Et ce n'est plus eux qui est l'enfant, au contraire l'enfant c'est le monde.

Et c'est pour cela que d'un seul coup le disciple se dit : “Mais qu'est-ce que je vais faire pour le monde ? Comment je vais bien le faire ?” Parce que c'est le monde qui devient l'enfant, ce n'est plus soi.

Cette Foi dont j'ai parlé remet en question Dieu.

Et pour connaître ce Dieu, il faut que tu arrêtes de vouloir une mère et que tu découvres ton père.

Pour connaître ce Dieu, il faut que tu arrêtes de vouloir une mère et que tu découvres ton père.

Va à la découverte de ton Père, ton père qui n'est rien d'autre que toi, toi-même !

À la découverte de ton Père

Alors on va essayer.

Gentiment, on ferme les yeux.

On n'attend rien de spécial.

On ne pense pas à un Dieu le Père.

Tous les yeux sont fermés.

On ne se préoccupe pas du voisin.

Et tout d'abord, on va ressentir très fortement le corps.

Avec les yeux fermés, faites circuler votre sensation dans tout le corps.

Ressentez les pieds qui sont posés par terre, les fesses qui sont posées sur la chaise.

Ressentez le poids des épaules...
l'axe de la tête...
le poids de la tête...

Ressentez la température.

Faites circuler la connaissance de vous-même dans tout votre corps et prenez connaissance de ce corps.

Puis, tout doucement, comme une vague qui monte, vous allez diriger votre intention vers la tête.

Tout doucement, vous remontez et vous allez vers la tête.

À ce moment-là, vous pouvez utiliser l'imaginaire.

On va reprendre l'exercice de la dernière fois et vous allez imaginer un lotus.

Pensez bien à ce lotus...

Voilà !

Il est dans l'espace, souple et voyez à quel point il vous obéit.

Prenez conscience et connaissance de ce pouvoir qui est en vous.

Changez d'un seul coup sa couleur !
Voyez comme cela vous obéit.

Changez de nouveau la couleur !

Maintenant, fermez les pétales, ouvrez les pétales, voyez comme cela vous obéit et ce que vous obtenez de votre pensée, vous pouvez le faire aussi dans le monde pour le bien des hommes.

Maintenant, pensez à un petit bonhomme qui est vous-même, votre représentation.

Faites monter ce petit bonhomme le long d'une corde qui va jusqu'au lotus. Et il monte... Et il monte... Asseyez-le dans le lotus et là tenez-le tranquille, empêchez-le de bouger. Asseyez-le comme il faut. Ici nous devrons faire l'exercice court, et à la maison essayez de tenir ce petit bonhomme le plus longtemps possible. Ceci pour entraîner la pensée à être tranquille, ceci pour avoir une maîtrise sur votre pensée, pour ensuite, donc, pouvoir créer grâce à votre pensée.

Ensuite, si vous voulez déclencher une véritable méditation, il vous suffira d'abandonner l'image et de rester dans la méditation.

Pensée créatrice

Que faire donc dès demain avec cette pensée créatrice ?

Il va de soi que demain, vous n'allez pas créer selon les enfantillages de l'enfant, selon les besoins de l'enfant, selon son égocentrisme. Vous êtes suffisamment adultes pour participer à la création du monde. Donc ce que vous allez créer, cela va participer au bien du monde. Et c'est là toute la différence qu'il y a entre l'homme qui prie pour quelque chose et le disciple magicien qui crée quelque chose.

Parce que dès demain, si vous voulez prendre ce pouvoir créateur pour faire de votre vie personnelle, une vie extraordinaire, une vie qui a donc une baguette magique pour devenir meilleure, cela ne marchera pas ! Pas du tout ! Vous allez trouver que la méthode n'est pas valable, qu'il y a des limites, que l'on ne peut influencer qu'un certain nombre de choses, que je n'ai pas pu transformer mon ennemi en ami, que je n'ai pas réussi au moment du conseil d'administration par l'influence de ma pensée à me faire valoir plus que l'autre et c'est l'autre qui a obtenu le poste d'avancement.

Pour un disciple accompli, qui voudrait, par exemple, obtenir un poste d'avancement, il ne va pas s'agir de faire une sphère d'influence au moment du conseil d'administration, il aura simplement bien travaillé, efficacement, pendant plusieurs années, ce qui fait que tous les avis sont pour lui. Mais l'enfant ne comprend pas cela, l'enfant va se dire : “Il y a des années que je fais à peu près bien mon travail, mais de temps en temps je prends quand même des congés maladies, de temps en temps je suis en retard, de temps en temps je fais des erreurs, mais je ne sais pas vraiment m'excuser. Je ne sais pas même avoir la classe suffisante pour faire passer mon erreur, poliment. Et après, au moment du conseil d'administration, parce que j'ai entendu cela dans une conférence, eh bien je vais empoigner la force pour obtenir ce poste parce que je le veux, parce qu'on m'a dit que ma vie m'appartenait, que je pouvais en faire ce que je voulais.”

Eh bien faites-le ! Mais en fait là vous n'arriverez à rien. Je peux faire de ma vie ce que je veux à partir du moment où, d'abord, je la vis comme un adulte, et ensuite les forces obéiront. Donc, dès que je déclenche cette force, dès que je sais aller la retrouver dans l'endroit où elle se trouve, mon cœur se remplit, non pas de l'intention d'avoir pour moi une belle vie, une magnifique vie, facile, riche, glorieuse, mon cœur se remplit au contraire de l'idée du Service.

Vous allez me dire : “Mais on retombe toujours sur ce bon vieil altruisme, et qu'est-ce qu'il y a pour moi, pour ma vie, pour changer ma vie ?”

Je sais que très souvent cette réflexion naît dans vos esprits, mais il faut qu'elle cesse ! Parce que cela prouve que vous n'avez rien compris ! Vous ne devez pas chercher une solution pour que votre vie soit magiquement meilleure. On doit pouvoir vous donner les moyens de devenir meilleur, et ensuite vous pouvez utiliser le pouvoir. Mais tant que je suis un enfant, comme je ne suis pas meilleur, eh bien, il n'y a pas de solution pour moi, dans aucun groupe, dans aucune religion, dans aucun système de pensée, dans aucune tradition. Il y a quelque chose de fondamental que je dois abandonner, c'est mon esprit enfantin et égocentrique !

Et je veux que ce soit bien compris ! Parce que malheureusement, dans la journée, chez chacun d'entre vous, il y aura un enfant. Et pas simplement ce petit côté de poésie, mais l'enfantillage de l'enfant, l'égocentrisme de l'enfant. Alors même si je ne vous parle que de ça pendant deux jours, que je vous tienne enfermés dans cette salle, je veux que vous sortiez avec la conviction, la certitude, la détermination de laisser choir cet enfant, de l'abandonner ! Et ça se peut tout de suite !

Il ne faut pas le traîner par mélancolie parce qu'on a l'habitude, parce qu'il faut encore un peu le soigner, parce qu'avec un peu plus d'amour, eh bien naturellement, il sera soigné, il disparaîtra. Non, il ne disparaîtra jamais ! Et plus il va exister, plus il va être blessé. Il faut comprendre cela : plus il sera blessé.

Parce que la Nature va s'efforcer de le faire périr, alors la Nature va vous taper sur les doigts. Quand elle voit un bébé qui continue à vivre pendant un temps qui ne lui est plus permis, elle administre des épreuves à la personne, des épreuves sentimentales, des épreuves de travail, toutes sortes de choses. Et l'individu, au contraire, se cramponne à son enfant qui est en lui, parce qu'il souffre. Alors il s'y cramponne et il réclame des soins au lieu de laisser choir ce qui fait mal.

Je veux que ce soit bien compris.

Ensuite, ce pouvoir créateur vous permettra de vous lisser jusqu'aux endroits mystérieux que vous appelez Shambhala par exemple, tous les ashrams qui vous semblent inaccessibles. Lorsque vous allez commencer à travailler chez vous dans le secret de votre méditation, lorsque vous allez commencer à façonner un nouveau monde, ce qu'on appelle la Hiérarchie va vous repérer, exactement comme un petit clignotant qui s'allume.

Bien sûr, pour l'instant, vous allez inventer le monde que vous imaginez, le monde que vous aimeriez. Peu importe ! L'important c'est d'avoir déclenché le processus, le clignotant s'allume, la Hiérarchie repère.

À ce moment-là, la Hiérarchie va commencer à envoyer des énergies vers vous. Des petits petits filets pour commencer, pour voir si le circuit résiste et fonctionne. S'il voit que vous recevez bien et sans dommages, le lendemain la dose est un peu plus forte, jusqu'à ce que vous puissiez recevoir l'entier qui correspond à votre niveau.

C'est cette réception qui va, chaque jour, vous inspirer, quel nouveau monde doit exister, de quelle manière apporter le bien à Untel, de quelle méditation il s'agit, qu'est-ce qu'il faudra visualiser pour Untel, comment le visualiser, etc.

Vous allez me dire : “Mais à ce niveau du discours, on s'aperçoit qu'en fait, on parlait de pouvoir créateur, de liberté grâce à ce pouvoir créateur. Je fais ce que je veux, je façonne. Et puis dès qu'on fait rentrer ce pouvoir créateur en résonance, c'est une Hiérarchie qui s'en empare pour nous inspirer ce qui doit exister. Alors où est la liberté ? Hmm ?”

C'est ce que l'on peut me demander : où est la liberté ?

Où est la liberté ?

Eh bien on s'aperçoit que la notion de liberté, c'est un problème vécu uniquement par la personnalité. Lorsque le disciple devient cet être mûr, la question de la liberté n'existe plus. Non pas qu'il a accepté d'obéir à un Principe, à une Hiérarchie, pas du tout ! Il est devenu le Principe et la Hiérarchie. Donc il ne s'obéit qu'à lui-même, quel mystère il y a là ? Quelle pirouette intellectuelle je veux vous faire faire ?

Allez, on ressort les copies, on réfléchit deux petites minutes en solitaire, comment résoudre ce paradoxe, parce qu'il y en a un ?

Où je suis maître de moi, je fais ce que je veux avec le pouvoir créateur, mais tu m'apprends qu'une Hiérarchie s'empare de moi et par les inspirations me fait créer ce que elle, elle veut ? Alors où est la liberté ? Et pourquoi est-ce que le disciple ne se pose plus la question et pourquoi est-ce que ce n'est plus sa quête ?

Pour te mettre un peu sur la piste, je vais te dire un petit mot : est-ce que l'homme est une individualité absolue ?

Allez, réfléchis avec ce petit matériel ! Réfléchis un petit peu, avant que je donne la réponse. C'est un exercice qui est très bon, même si ça t'embête.

Est-ce que l'homme est une individualité absolue ?

Non ! Et c'est pour ça que la question de la liberté n'existe plus à un certain moment, parce que le disciple se rend compte qu'il n'est pas individuel, qu'il n'est pas une âme, mais qu'il est un Grand Être. Multiple certes, mais un Grand Être avant tout unique. Et lorsqu'il prend conscience de cette Unité, lorsqu'il se voit en tant que seul et Grand Être à travers l'Humanité et tous les Mondes, alors sa liberté est conquise !

Il a résolu le paradoxe ! Il n'est même plus question de liberté, puisqu'il n'y a plus personne à libérer, plus personne non plus qui obéit à qui que ce soit, puisqu'il est la seule puissance au Monde et dans l'Univers qui existe.

L'idée de la liberté, du pouvoir, de la maîtrise, n'existe au niveau de la personne, parce que la personne se différencie de la Puissance Cosmique, du Dieu Cosmique, de l'Être.

Mais si, je sais, je sens, que je suis Le Seul Être qui existe au monde, celui qu'on appelle Dieu, l'Esprit, il n'y a plus personne qui obéit, absolument pas ! Il n'y a donc plus personne à libérer !

Je veux que tu comprennes cela.

D'un seul coup, tu es au-delà même de la liberté.

Alors ton pouvoir, que devient-il ? Il devient ce que l'on appelle le Bien, tout simplement, le Bien du Monde.

Le Bien du Monde

Et c'est ainsi que tu comprends, d'un seul coup, ce que pouvaient éprouver les Grands Êtres dont tu as un peu la trace, tels que Jésus par exemple. Il était le Bien du Monde, parce qu'il avait conquis cette conscience. Il ne faisait pas les choses par pouvoir sur la Matière, mais simplement parce qu'étant redevenu l'Essentiel, il devenait le Bien du Monde.

Et c'est comme cela que l'on peut comprendre une toute petite énigme qui est dans l'une de ses paroles.

Quand un disciple lui dit : “Mais enfin Seigneur, pourquoi vas-tu rendre la vue à cet aveugle ? Il a accepté son destin, il est venu comme cela, c'est son destin.”

Et Jésus répond : “Je vais le soigner parce que tant que je suis dans le Monde, je suis la Lumière du Monde.”

La plupart des cœurs réceptifs vont juger que Jésus a dit : “Je suis la grâce, donc je pardonne, j'abolis les karmas.” C'est un peu cela, mais c'est plus. C'est plus, du fait que celui qui a retrouvé l'essentiel, qui a retrouvé le Seul ÊTre qui existe, Dieu comme vous l'appelez, le voit aussi dans l'autre. Donc il ne libère pas une personne de son karma, il fait du bien à une de ses particules, une de ses propres particules.

Alors dès demain, qu'allez-vous faire avec ce matériel ? Cette nouvelle foi, ce nouveau cœur qui n'existe qu'en dedans et qui n'est que vous, très grand, et dans tous les autres, avec ce pouvoir qu'au début vous ne saurez pas comment employer et qu'ensuite vous l'appliquerez selon l'intuition. Eh bien, demain vous pourrez justement changer le monde !

Et ce n'est pas de la folie de le dire ou de la poésie, pas du tout ! Quand dans le monde, on commence à créer de petites cellules, d'une pensée nouvelle, quand on commence à aviercer ces pensées nouvelles, avec la force de formes-pensées, comme je l'ai expliqué la dernière fois, on crée des petits soleils, et ces soleils vont aller mûrir des fruits qui sont parfois très lointains. Ce n'est pas simplement l'influence des astres, comme on le pense, qui peuvent déclencher des mutations dans les nations, dans les lois, faire tomber des dictatures. Les astres ne pourraient rien si l'homme ne manifestait pas les énergies des astres.

Les astres ne pourraient rien si l'homme ne manifestait pas les énergies des astres.

Il ne pourrait y avoir aucun miracle possible si l'homme n'en était pas l'auteur ! Et c'est pour cela que je le trouve pitoyable que l'homme réclame les miracles à Dieu !

Plus ces petites cellules vont exister, se multiplier, rayonner, et plus il y aura sur la Terre des transformations.

Aujourd'hui, on se demande comment, par exemple, s'assurer d'une paix définitive entre les pays, qu'il n'y ait plus jamais la guerre. C'est une chose tout à fait possible - Telle qu'elle l'est aujourd'hui, pas du tout ! - Mais c'est possible si l'on multiplie ces petites cellules de pensée, ces petites cellules de rayonnement, ces êtres qui vont, par leur pouvoir créateur, faire descendre la paix dans les cœurs, de façon à ce que, sitôt que vient le pouvoir d'une nation, un individu trop égocentré qui a envie de faire la guerre, celui-ci, même s'il accède au pouvoir, serait complètement diminué soit par la Nature, grâce à une maladie, soit par une fraction du peuple qui, d'un seul coup, se révolte.

Il est important de créer ces petites cellules de pensée à travers le monde parce que cela touche l'homme inconsciemment.

Je vous parle, et à l'instant où vous écoutez, je suis déjà face à l'obstacle de votre compréhension, de votre acceptation. Puis, plus tard, quand vous aurez quitté cette pièce, je serai face à l'obstacle de votre changement d'idée et de votre oubli. Tandis que, si l'on crée des rayonnements de pensée, je n'ai pas tous ces obstacles, au contraire, je travaille en sourdine. Et petit à petit, la graine est déposée dans vous et elle va grandir, autant qu'elle ne pourra grâce à votre côté positif. Et un beau matin, vous serez comme transformé, même si vous n'aurez pas fait grand-chose pour cela.

Est-ce que cela veut dire que j'ai du pouvoir sur vous ? Pas du tout ! Et c'est là qu'on s'aperçoit que l'idée du pouvoir est quelque chose à méditer.

L'Idée du Pouvoir

L'homme pense grossièrement que le pouvoir, c'est : “Quelqu'un ne veut pas quelque chose et j'arrive à le lui faire faire. Tous les événements sont contre moi, j'arrive à les retourner.” C'est encore une fois l'idée de la personne.

Quelle est la véritable idée du Pouvoir ?

C'est le pouvoir de la germination, uniquement cela.

Aucun magicien ne va arriver face à un ennemi et le rendre ami, pas du tout ! S'il veut le terrasser, il peut le rendre malade ; il peut lui ôter la voix pour qu'il ne parle pas, ne dise pas du mal de lui qui l'accablerait ; mais il ne peut en aucun cas changer sa position face à lui. Par contre, il existe un autre magicien, un magicien blanc qui va pouvoir progressivement, par le pouvoir de la germination, en faire un ami. Ça oui ! En déposant chaque jour une pensée dans l'aura de cet être, une pensée d'amour.

De quelle manière ?

Il ne va pas penser à son ennemi en lui disant : “Tu es mon frère, je t'aime, aime-moi !” C'est ce que font les débutants, mais cela ne marche pas.

Par le pouvoir de la pensée, au contraire, le magicien blanc va visualiser son ennemi, le voir comme une fleur, et voir que l'amour en tant qu'énergie, puissant épanouissement, monte en lui et sort de lui. On pourrait imaginer qu'un homme se mette par exemple à sourire pour que la visualisation soit forte et que les atomes soient bien compactés.

Donc, l'idée du pouvoir est complètement différente. Je ne suis pas quelqu'un qui impose, mais quelqu'un qui fait germer. Et Dieu s'y prend de la même manière, il n'impose pas aux gens, il fait germiner des idées, des sentiments. Les seuls individus qui imposent, ce sont les hommes eux-mêmes.

Les seuls individus qui imposent, ce sont les hommes eux-mêmes.

Et c'est pour cela que les religions se sont racistées. Les religions ne suivent pas le principe de la germination-épanouissement, mais de l'imposition et de la domination.

  • La medium tousse, depuis le début de la conférence.

(N'ayez crainte, cela n'est pas pénible, cela fait juste des points de suspension, c'est tout.)

En ayant en tête ma nouvelle foi, ma nouvelle maturité, ma nouvelle idée du Pouvoir, ma nouvelle sensation à propos de cet Être Grand et Unique que Je Suis, non pas individuellement mais parce que Dieu pénètre tout et est tout, quelle va être ma relation avec l'autre ?

Parce que c'était cela la question du début : de quelle manière je vais être demain moi-même et avec l'autre ?

Moi et l'Autre

Eh bien, cela devient d'un seul coup très facile ! Il faudra que je comprenne où en est l'autre.

S'il est un disciple, la recommunion se fera dans le cœur et c'est simple, et mes défauts seront pardonnés parce que la tolérance et la compréhension existent. Si je suis face à un profane qui passe ses nerfs ou son ulcère sur moi, de la même manière je serai tolérant et compréhensif. Mais aussi je vais apprendre à être juste, comme je l'ai expliqué durant le dernier discours.

C'est-à-dire que je vais voir à quel moment l'individu risque de se perdre lui-même en approfondissant trop son erreur et c'est là que, par l'enseignement, je vais essayer de le rectifier, non pas parce que moi je sais quelque chose et je lui apprends, mais simplement toute fraternité, je connais son danger et par l'éducation qui est une grande germination je lui dis : “Attention, si tu continues comme cela, il va t'arriver ça et ça ! Alors fais plutôt comme ceci et comme cela.”

Toute instruction qui se fonderait sur le fait que “moi je sais quelque chose”, est un acte de domination et il n'y a pas de germination possible et c'est pour ça que tant d'instructeurs parlent et n'arrivent pas à percer les personnes, à ouvrir les personnes, à les transformer. Parce que l'énergie de la parole provient du ventre et non pas du cœur ou de la tête.

Chez les enseignants véritables il n'y a aucune prétention à savoir ce qu'ils savent. Ils ont simplement une expérience qu'ils partagent et une petite graine qu'ils préfèrent déposer un peu plus tôt. Parce qu'on peut faire les choses un peu plus tôt, c'est vrai, on peut gagner du temps. Bien sûr ! Beaucoup d'individus cherchent à améliorer leur vie et malheureusement, dès qu'ils s'intéressent à l'ésotérisme, ils apprennent qu'il y a le karma, qu'il y a des aspects planétaires et que donc apparemment il n'y a qu'à 40 ans que je pourrais être heureux. Il n'y aura que 50 ans que je serai riche. Ou bien je n'arriverai pas à faire à toutes ces choses parce que je vais mourir à 35 ans.

On peut accélérer non pas le temps, non pas les événements, mais la croissance de la conscience. Ça oui !

Bien sûr, des individus vont m'opposer le fait que pour avoir des expériences il faut des événements et que les événements ne se précipitent pas sous la fenêtre tous les quarts d'heure parce que seules ces expériences donnent les déclics dans la conscience. Cependant il faut savoir que l'Univers est très plastique et qu'à partir du moment où les énergies, la roue des énergies ne tourne plus uniquement dans le ventre mais en spirale, commence à monter vers la tête, l'Univers répond à ce mouvement et envoie à la personne exactement ce qu'il faut au moment qu'il faut.

On peut parler aussi de Pouvoir à ce moment-là, c'est vrai ! Mais c'est un pouvoir indirect. Le disciple ne maîtrise pas et ne contrôle pas ce pouvoir, c'est plutôt sa réverbération qui fait que l'Univers répond au disciple.

Le fait que j'essaie de me transformer, et surtout que je deviens cet adulte qui a le dos bien droit, qui ne réclame plus tout l'amour du monde que pour lui et qui ne fait plus des dépressions quand il ne l'a pas, à ce moment-là j'émets une vibration et cette radiance est comme un code pour l'Univers et il va tout faire pour envoyer, soit l'énergie, soit des petites épreuves. Mais en tant qu'épreuve il faut plutôt imaginer expériences qui permettent de se former et de grandir.

Chaque fois que vous êtes, donc, en état de vie, parce que c'est ce qui se passe dès que vous êtes face à l'autre, rappelez-vous que l'autre n'est séparé de vous que par un corps différent et si vous avez en esprit constamment que vous êtes une seule et même âme, vous verrez à quel point l'abondance de l'amour va exister dans votre cœur, à quel point il sera facile à ce moment-là de supporter l'autre ou de le conseiller, et sans que vous fassiez un effort sur vous-même mais simplement en lui donnant de l'espace pour exister, tout simplement. Et pourquoi d'un seul coup on peut donner de l'espace à l'autre pour exister parce que soi-même on n'est plus en train de disputer à l'autre le même espace vital. On vit dans l'Espace, dans le Cosmos, dans un endroit tellement grand qu'il ne nous viendrait pas l'idée de délimiter un espace quelconque, mais si l'on vit au ras de la personnalité alors on va, comme les animaux, délimiter l'espace, c'est certain, et pas simplement physique mais aussi affectif et moral !

Mais sitôt que je découvre l'Espace, par le fait que ces grands mirages tombent, je suis une âme universelle, et universelle dans le sens où tout ce qui existe est la même âme que moi. À ce moment-là les autres peuvent prendre tout l'espace qu'ils veulent sur la Terre, cela ne me dérange plus !

Ce qui fait que ma relation avec l'autre devient facile, et pour moi et pour l'autre. Supporter les autres n'est plus un problème, vivre avec des gens qui me sont différents n'est plus un problème non plus, parce que je ne vis pas avec des gens qui ont un tempérament différent. Non ! Je vis avec leur âme et il se trouve que leurs personnes parlent différemment de façon ignorante, mais moi je vis avec leur âme.

Quand on monte d'un étage, on va vivre à cet étage-là, on ne risque plus de redescendre. Mais pour y monter ce n'est pas toujours simple, c'est vrai. Parce que les Guides ont beau vous en parler, on a beau inventer des paraboles pour vous faire pressentir la chose, tant que vos énergies sont dans le ventre et bien tout ceci ne restera que de la poésie ou des pirouettes intellectuelles. Et c'est pour cela que je tourne tant autour de votre roue, parce que chaque fois que je dis un mot j'essaye d'y donner un coup de pied pour qu'elle déclenche cette ascension vers la tête.

C'est pour cela aussi que je refuse absolument et catégoriquement de vous enseigner à propos de l'ésotérisme ! Je sais que ce serait quelque chose de très intéressant, cela vous amuserait beaucoup, cela vous réveillerait peut-être d'une certaine manière, mais cela en fait poursuivrait un but contraire à celui que je veux atteindre. Je veux vous rendre vivant ! Je ne veux pas remplir votre intellect avec toutes sortes de choses, parce que dans la mesure où votre roue est toujours dans le ventre, quoi que je pourrais vous dire à propos de l'ésotérisme, cela ira dans le ventre et cela ne servira pas à votre enrichissement.

Et c'est ainsi que l'on voit de grandes vérités être traînées dans la boue, parce que dans le ventre il y a cette boue. Tout ce que l'on mange se transforme en boue, c'est une boue qui traverse les intestins, alors il ne faut pas jeter toutes ces perles dans cette boue !

Autrefois les sanctuaires étaient bien gardés et l'on ne donnait la connaissance qu'à ceux qui avaient déclenché la spirale. Aujourd'hui, puisque les hommes ont été de bons créateurs et de grands créateurs, ils ont accéléré le processus de révélation. Un processus mais que potentiel. Si l'homme s'en empare il devient actif et, par son insistance, l'homme a réussi à déclencher une ouverture extraordinaire. Ce qui fait qu'il a reçu énormément d'informations. Mais la plupart n'ont servi à rien, elles sont tombées dans la boue !

Bien sûr de temps en temps, un être magnifique peut s'en emparer en faire quelque chose, ce qui fait que cela permet des incarnations beaucoup plus souples qu'autrefois. Autrefois, lorsqu'un disciple voulait s'incarner, il devait s'assurer absolument de telle époque, de tel parent, proche de tel lieu, pour pouvoir être admis dans le sanctuaire. Aujourd'hui on peut trouver des disciples absolument dans tous les niveaux de la vie, dans tous les endroits de la Terre, parce qu'il y aura toujours quelque part quelqu'un qui va colporter ou un livre ou une information. Il y aura les moyens de transport qui feront qu'il pourra aller n'importe où dans le monde, dans n'importe quel sanctuaire. Donc cela permet une plus grande liberté d'incarnation, c'est vrai.

Choix d'incarnation

Et cela permet des fois d'ailleurs d'associer le plaisir à l'incarnation qui est un travail. Si par exemple je veux m'aménager quelques années au soleil, n'est-ce pas ? Je prévois de naître dans un pays ensoleillé, et puis comme il faut passer au travail, eh bien, un jour je change de pays, je quitte ma nation et ma nationalité et je me mets au travail.

Vous pouvez absolument prévoir cela, cela semble ridicule, pas vrai ? Et pourtant c'est la vérité ! L'homme choisit ce qu'il veut être. Il peut décider qu'il va avoir quelques années de vacances. Il peut décider que son enfance va se passer au soleil. Cela semble stupide mais c'est la vérité. Mais plus il devient conscient, plus il se rapproche de l'âme et plus il s'aperçoit de ce qui est en fait nécessaire pour lui et son avenir ou pour son élévation. Et c'est là qu'il se fait de moins en moins de cadeaux, de moins en moins de vacances au soleil, et qu'il se choisit de parents durs ou une éducation dure. Si vous vous êtes choisi un destin particulièrement sévère, qui fait qu'aujourd'hui vous plaignez auprès de Dieu et que vous cherchez la consolation, que cela soit au contraire une source de force pour vous. Voyez à quel point de l'autre côté en tant que entité vous vous sentiez fort et vous vous faisiez confiance pour assumer un destin aussi sévère !

Vous aviez la force ! Vous le vouliez, vous en aviez la conviction, vous en aviez l'ardeur, le désir ! Vous avez dit : “Oui je veux vivre ceci et cela parce qu'il faut enfin que je comprenne, ou que je déclenche telle force, ou que je me débarrasse de telle et telle chose !” Et une fois que vous êtes dans l'incarnation, dans le processus, voilà que vous doutez, voilà que l'enfant se plaint, voilà que l'enfant se demande pourquoi Dieu l'a tant accablé. Alors que la sévérité de votre vie doit, au contraire, être pour vous, le témoignage de votre force véritable et initiale.

Alors demain plus de dépression, c'est fini ! Car chacun a un côté sévère dans sa vie, c'est certain ! Chacun a une croix à porter, personne n'y échappe ! Et je ne veux plus que ce soit la cause de langueur, de mélancolie ou de dépression. Voyez les choses de manière positive ! Si je me suis chargé de tout cela c'est parce que j'aimais tellement la Lumière que je me suis donné le courage d'affronter ceci ou cela. Et vous verrez à quel point votre position va changer. Au lieu de réclamer de l'aide, vous allez d'un seul coup arriver chez vous et dire : “Voilà, eh bien maintenant c'est comme ceci et comme cela !”

Tout ce pouvoir de création, de cette faculté de créer d'un seul coup va se réveiller parce que le Père qui est vous et qui est en vous va être réveillé. Et il est réveillé par quoi ? De nouveau par une décision : je décide d'exister, j'ai l'intention d'exister, je m'aligne, je reçois la force et j'exécute.

Bien sûr, selon ce profil il ne faut pas croire que ceux qui arrivent à faire toute leur volonté sont des personnes qui ont plus compris que vous et qui ont plus déclenché leur Père intérieur. Parce qu'il y a des enfants qui ont beaucoup d'énergie et qui de ce fait arrivent à faire leurs caprices !

Il y a une grande différence entre volonté et caprice !

Et c'est là où vous, vous avez la possibilité de dire non. Quand vous voyez que c'est un caprice, vous n'avez pas le devoir de supporter, vous n'avez pas le devoir de participer à la chose.

Et si l'on essayait de faire un petit résumé, pour que vous partiez avec des instruments simples et précis, avec des intentions simples et justes.

Petit résumé

Dans un premier temps, la foi n'est pas l'amour que je peux avoir pour un Dieu, mais plutôt un acte de connaissance envers moi-même. Je me connais en tant que ce Dieu, je me respecte, je connais donc son dessein qui est d'assumer la Matière, je remplis ce dessein et ceci est la foi. Parce que je suis fidèle, terriblement fidèle à ce dessein, à cette mission de Dieu dans sa Matière. Je ne vais pas lui faire faux-bond pour pouvoir vivre ma vie, ma vie de caprice et ma vie éphémère qui se termine de toute façon par la mort et la stupidité.

Une fois que je ressens cette foi, mes énergies montent et créent un véritable canal avec les plus illuminés que moi, que l'on appelle la Hiérarchie. Me voyant comme un disciple actif et réveillé, la Hiérarchie commence, par réverbération, à envoyer le Plan Divin, qu'elle connaît et que je ne connais pas. Mais j'en prends chaque jour connaissance, à travers les inspirations ou à travers mon destin tout simplement, en voyant ce que, chaque jour, je dois faire.

Prendre connaissance petit à petit de ce grand dessein qui est Dieu dans la Matière, cette grande mission, c'est s'approcher de l'illumination. C'est peu à peu arriver à répondre au pourquoi de la vie, pourquoi j'existe, qui suis-je ? Et plus je perfectionne cette maturité, plus je dispose du pouvoir de la Hiérarchie. Ce n'est pas le mien. Ce n'est pas ma décision qui va faire que je vais pouvoir créer. Le pouvoir de Dieu, ou le pouvoir du Cosmos, le pouvoir de l'Être, peu à peu s'épanouit à travers moi et commence à façonner son monde, celui qu'il veut pour le Bien des âmes qui sont restées encore dans l'ignorance.

N'oublions pas dans ce résumé l'idée de la liberté qui est elle-même une quête illusoire. Il n'y a pas de liberté possible. On ne cherche la liberté que tant que l'on se sent séparé de Dieu, séparés les uns des autres, donc agressés par les autres. Sitôt que ma vie est une seule vie, alors il n'y a plus raison pour moi de chercher la liberté puisque je suis dans l'Espace et j'inclus tous les autres dans cet Espace. Ils ne peuvent même plus me prendre quoi que ce soit. Je leur donne tout ce que je peux donner.

  • Long silence

Je sens que chez certains l'image est correcte et que pour d'autres il va falloir travailler cette idée de l'Âme Universelle.

Travailler l'idée d'Âme Universelle

Si vous n'avez pas réussi à intégrer la majorité du discours, c'est parce que ce sentiment d'être une Âme Universelle doit être travaillé.

Alors il y a des exercices que l'on peut employer pour déclencher cette vision et ce sentiment et non pas en rester à une idée intellectuelle. Il faut arriver à déclencher cette perception, sinon ça ne sert à rien de venir m'écouter. Je préfère que l'on ne soit que entre deux ou trois, plutôt que d'en avoir tant qui ne comprennent pas.

Alors, nous allons passer par un petit exercice.

Employons la visualisation. De nouveau, je suscite votre cerveau.

Voyez l'océan.

Vous le regardez depuis la plage et vous le voyez comme une seule et grande masse, une seule et grande entité.

Vous devenez un scientifique, vous vous approchez et vous apercevez qu'il y a des gouttes d'eau et que ces gouttes elles-mêmes sont composées d'atomes, atomes qui sont localisables.

Si cet atome se prend à penser à propos de lui-même, il va ignorer complètement qu'il compose une goutte, que des gouttes composent une vague et que des vagues composent un océan. Pour lui, la vie, c'est la vie d'un atome et c'est une vie rétrécie. Il va se voir jeté sur la plage ou engouffré dans les crevasses sous-marines et il sera entraîné dans tous ces mouvements.

Maintenant, revenons sur la plage et contemplons l'océan et voyons à quel point il y a une parfaite unité, que les atomes ne sont pas séparés les uns des autres, que les gouttes ne sont pas non plus séparées les unes des autres, que les vagues ne sont pas des vagues qui se succèdent mais que c'est un grand mouvement avec tout simplement des oscillations d'énergies. Je n'ose pas employer le mot « différentes » parce que sinon votre vision va de nouveau tomber. Des oscillations d'énergie multiples.

Pour un mouvement, il faut de la multiplicité. Sans cette multiplicité, sans ces gouttes et ces atomes, on ne peut pas avoir le mouvement, donc la vie.

Pour l'existence de Dieu et la vôtre, c'est la même histoire. Il faut cette multiplicité, donc ces individualités apparentes, vous et moi, pour que la vie ait lieu, le mouvement se fasse.

Il y a le mouvement et il y a un endroit de repos.

Et c'est cet endroit de repos que l'on peut appeler aussi le non-mouvement, donc. C'est cet endroit de repos que vous pouvez aller rejoindre pendant les méditations.

Votre conscience, elle, est toute attachée, captivée par le mouvement et le mouvement dans la périphérie, dans la vie, donc. La vie près du corps, près des émotions, près de l'intellect. Et c'est pour cela que vous avez du mal à rejoindre le centre ou plus rien ne bouge, ou bien Dieu. Parce que vous êtes captivés par le mouvement. Et vous êtes captivés pourquoi ? Parce que cela fait partie de votre mission vis-à-vis de Dieu ! Vous avez à assumer la vie, à faire la vie, à vivre la vie, parce qu'elle est la vie de Dieu !

Il y a donc un temps où je vais m'intéresser à tout ce qui existe, à toutes les émotions, je vais les rechercher, ce sont des nourritures, j'en ai besoin. Et je n'en ai pas simplement besoin parce que je suis un homme attaché, mais parce que l'expérience m'est nécessaire en tant que Divinité. Eh oui ! Cela paraît très étrange, mais l'émotion est un mouvement, l'intellect est un mouvement, le corps est un ensemble de mouvements. Et tous ces mouvements permettent des expériences et la Divinité en a besoin.

Quand j'ai fini mes classes au niveau de cette expérience dans la Matière pure et dure, c'est là que je commence à m'interroger sur l'avenir de l'âme, l'immortalité, etc. Et c'est là où je dois faire l'effort - car pour vous c'est un effort, tous l'effort dont je viens de parler.

Essayez de vous hisser un peu plus haut. Vous avez tellement eu l'habitude pendant si longtemps de vivre dans la périphérie, puisque là était votre mission jusqu'à présent.

Alors, vous allez me demander : “Mais pourquoi est-ce qu'on est missionné de la sorte pour vivre jusque dans la Matière ? Et des fois, tellement dans la Matière que l'on ne sait plus que l'on est une Divinité.”

C'est là où l'idée du Bien et du Mal est encore à discuter.

Matière, Bien et Mal

Mais en approfondissant les discussions, on effleure toujours d'autres concepts, d'autres concepts, et en fait on n'en finirait pas. Si je ne comprends pas la Matière, si je ne comprends pas ma mission dans la Matière, il faut que je regarde mes conceptions à propos du Bien et du Mal.

Si j'imagine la Matière comme étant la somme contraire à Dieu où il y a tout le mal possible, bien sûr je ne comprends pas, c'est certain, c'est un jeu complètement illogique. Cependant, si je raffine un peu mon idée du Bien et du Mal, la raison de la matière ne devient complètement évidente. Et ce n'est plus ni un endroit de perdition, ni même quelque chose d'énigmatique. C'est simplement un moyen de se ressourcer, ressourcer le Dieu que je suis.

Eh oui ! Ressourcer le Dieu que je suis.

Quelle étrange idée !

Pourquoi ressourcer ?

Je m'aperçois que la vie, n'est pas simplement la vie du paradis d'un Dieu qui est dans son paradis cosmique, et puis, ensuite, une expression de Dieu jusque dans la Matière avec des hommes. La vie, c'est un mouvement qui va de ce paradis que j'imagine à cette Matière que j'imagine. Et Dieu, c'est ce qui se trouve pile entre les deux.

Dieu c'est ce qui se trouve pile entre le Paradis et la Matière.

Dieu, ce n'est pas celui qui est dans l'immortalité que vous imaginez. L'Homme, ce n'est pas l'homme qui se trouve dans la Matière que vous imaginez. L'Homme est Dieu, c'est pile ce qui est au milieu des deux.

Ce va-et-vient entre une Conscience Cosmique que l'on décrit comme endormie, et une conscience qui s'humanise, mais qui commence à se réveiller de ce fait. Et par quel processus ? Uniquement l'expérience. Et, dans l'expérience, par ce que vous redoutez le plus : la souffrance.

Ce qui ne veut pas dire que la souffrance est une chose bonne et nécessaire, pas du tout ! Si vous pensez cela, vous allez rejoindre toutes les religions et vous n'en sortez pas. La souffrance n'est pas obligatoire, elle est ce qui va arriver quand on ne comprend pas, quand on ne lâche pas, quand on ne s'élève pas. Elle est le signal, exactement comme dans le corps, elle est le signal que quelque chose ne va pas. Et ce quelque chose, c'est toujours dans ma compréhension et mon attachement.

Je cherche Dieu partout, et je veux le trouver, surtout en montant au Ciel, comme le pensent les débutants. Et cependant c'est dans ce petit milieu, dans ce petit point d'équilibre entre la vie dans le mouvement de la Terre et le sommeil dans le Grand Cosmos. C'est dans ce petit milieu où Dieu existe.

Qu'allez-vous faire ensuite avec toutes ces idées ? Parce que l'idée de Dieu n'est pas quelque chose qu'il vous faut méditer tout de suite. J'essaie de vous sensibiliser à des visions, à des réceptions, mais en fait vous ne devez pas vous interroger à ce thème maintenant. Mais en vous faisant ressentir ce point d'équilibre, vous pouvez ainsi mieux comprendre quel genre d'équilibre il vous faut atteindre, quel genre de neutre il vous faut atteindre pendant la méditation.

Si j'extravertis mes énergies en étant complètement un homme dans la Matière, j'ai du mal à méditer. Si je les introvertis très fortement en pensant rejoindre un Dieu parfait, même si je rends mon idée sophistiquée que je pense un Dieu en moi, je n'y arrive pas non plus. Je ne dois rien vouloir atteindre, c'est le plus sûr moyen d'aller quelque part.

Je ne dois rien vouloir atteindre, c'est le plus sûr moyen d'aller quelque part.

Je dois tout poser.

Quand je veux rejoindre Dieu, qu'est-ce qui se passe ?

Avez-vous suivi le courant des énergies lorsque vous êtes en pleine aspiration mystique et que vous voulez rejoindre Dieu ? Si vous aviez la possibilité de suivre vos énergies déclenchées, vous verriez ce qui est bon de faire ou pas.

Qu'est-ce qui se passe quand je suis pris dans une grande flamme d'aspiration mystique ?

Eh bien il se passe que, tout simplement, je dépense mon énergie vitale. Je purifie mon corps physique, c'est certain, oui, c'est vrai. Cette aspiration mystique déclenche une augmentation de ma vitalité dans le corps éthérique et brûle ainsi des résidus de mon corps physique. Cela appaise aussi mon cœur car, d'un seul coup, je sublime ma vie par la notion d'un amour immense, c'est l'amour envers un Dieu immense. Je sublime aussi un peu mes pensées parce que je fais rentrer dans mon cerveau l'idée d'une dimension extraordinaire, large comme l'Espace, qui est ce Grand Dieu. Bien sûr, je peux en ressortir avec une impression d'amélioration, une impression de bien-être. Mais qu'est-ce que j'ai fait techniquement, véritablement ?

J'ai purifié mon corps, j'ai rassuré mes émotions qui ont toujours et tellement besoin d'amour et j'ai ouvert la fenêtre de mon cerveau en pensant à un espace gigantesque, à un Dieu gigantesque, immense, éternel.

Est-ce que vous voyez à quel point ces exercices, en fait, n'ont rien à voir avec la foi, mais sont tout simplement des moyens de relaxation optimum pour le corps et l'esprit ? Je peux arriver exactement au même résultat en pensant à l'Espace en tant qu'astronome, en pensant à l'amour quand j'ai la conviction d'être aimé, et en faisant des exercices respiratoires pour purifier mon corps physique.

Donc l'aspiration mystique, l'amour pour un Dieu est quelque chose qui peut apporter un bien apparent, mais qui n'est pas, en fait, la Vérité, qui ne peut pas élever jusqu'à l'âme. On aura l'impression d'avoir rencontré quelque chose de grand parce qu'on aura simplement agrandi sa propre maison en pensant à des grands espaces et à un grand amour. C'est compris ?

Par contre, le moyen le plus sûr pour rencontrer l'âme et pour en faire une véritable aspiration, un véritable mysticisme, si quelqu'un veut continuer sur cette voie, le plus sûr moyen de la rencontrer, cette âme, c'est en étant debout, demain, sans mélancolie, avec force et détermination, l'esprit de décision et l'esprit à l'action.

Donc je dois absolument combattre ma mollesse.

Depuis le début du discours, j'essaie de vous convaincre de cela. Combattez votre mollesse ! Cette apathie qui fait qu'ensuite la mélancolie s'installe, le manque de confiance en soi s'installe.

Il y a encore bien des choses à vous dire, mais j'aurais préféré une autre question que celle qui m'a été posée.

Extraterrestres

Elle n'est pas inintéressante, celle qui m'a été posée, mais quand même un dossier à étudier. Mais il faut faire attention au concept qui se réveille dans l'esprit des gens sitôt que l'on aborde ces sujets. Dès qu'on dit “extraterrestre”, ce qui vit dans l'esprit de la personne, c'est le fantastique, c'est le merveilleux. C'est de nouveau, comme pour Dieu, une porte géante ouverte pour l'impossible qui devient possible. Ils arrivent et tous les problèmes sont résolus ! Ils arrivent et ils enlèvent ma maladie ! Ils me trouvent un mari ou une épouse, si possible extraterrestre d'ailleurs !

Il faut donc, pour répondre à ces questions, comme pour parler de quoi que ce soit, effeuiller les concepts. Et si demain vous êtes un homme et une femme responsables debout, réveillés, prêts à l'action, vous allez vous apercevoir qu'il ne sera pas facile d'enseigner.

Qu'il ne va pas simplement suffire de dire : “eh bien c'est comme ceci, c'est comme cela.” Il va vous falloir d'abord découvrir ce que l'autre pense à propos de la chose. Il va vous falloir lui montrer que ce qu'il pense à propos de la chose ne l'amène que à des problèmes ou des pertes d'énergies ou de la mélancolie. Et des fois, il faut très longtemps pour le convaincre - même par une démonstration détaillée - que tout ceci l'amène à la dépression.

Parce qu'entre temps, il va tellement résister. Il va vous dire : “Mais c'est normal de vouloir de l'amour, mais c'est normal de vouloir de l'argent, c'est normal de vouloir la gloire, c'est normal de ci, c'est normal cela.” Et comme moi, vous vous verrez obligé de travailler à lui faire prendre conscience de l'égocentrisme et des valeurs basses et des valeurs supérieures.

Pour ce qui est des extraterrestres, donc, effeuiller le concept de très délicat ! Parce qu'il ne faudra surtout pas que je réveille en vous les sentiments de l'extraordinaire, du supérieur et du fantastique. Alors, de nouveau, je vous replace sur cette corde raide.

Si vous avez un tant soit peu senti le neutre tout à l'heure quand j'en parlais, eh bien, recréez cet intérieur, recréez ce neutre, reposez-vous en équilibre sur la corde, et maintenant pensez à l'extra-terrestre. Et vous verrez à quel point vous allez être sage et détaché, à quel point vous allez considérer que finalement la vie extraterrestre, de la même manière que mon âme n'est pas une âme séparée, la vie extraterrestre n'est pas cette vie que j'imagine extraordinairement extraterrestre. C'est une vie qui est partout, tout simplement !

Il y a des fleurs sur les différents continents, et les planètes sont des continents, les continents du système solaire.

Est-ce qu'ils sont venus autrefois ? Parce que je sens bien que c'est surtout ça qui intéresse. Est-ce qu'enfin il va nous le dire ?

  • Rires

Étant donné que les planètes sont des continents, pourquoi est-ce qu'on ne voyagerait pas de continent en continent ?

C'est très simple à faire !

Bien sûr, pour l'homme d'aujourd'hui, cela apparaît fort compliqué. Le peu de moyens dont vous disposez pour vos propres voyages ne vous permet pas d'imaginer comment est-ce que l'on peut aller sur d'autres planètes. Et puis surtout, comment y rencontrer les habitants ? Car il est évident que si je vais aujourd'hui sur Mars, je ne vois pas un Martien. Si je vais aujourd'hui sur Mercure, je ne vois pas un seul habitant de Mercure. Comment je fais pour rencontrer ces gens ?

Eh bien, c'est là qu'il faut savoir qu'il y a des heures pour les rendez-vous. Et que selon les heures, il y a des types de rendez-vous.

Il y a des moments où, sur les différentes planètes, l'une commençant la vie physique et l'autre la terminant à peine, il y a un seuil où l'on peut encore communiquer sur le Plan Physique, donc. Ensuite, il faudra communiquer sur le Plan Éthérique, voyager par le corps éthérique. Sur certaines planètes, voyager par le corps astral et puis avec le corps mental. Et puis plus loin, uniquement avec l'âme, car qui voudra visiter le Soleil ne devra le faire qu'avec l'âme.

Ce qui intéresse l'opinion publique, c'est uniquement l'extraterrestre arrivant avec sa bonne vieille soucoupe. Ça, c'est certain ! C'est ça l'extraordinaire ! C'est ça le merveilleux ! “Pouet, pouet, j'arrive !”

Cet extraterrestre-là, il a existé, c'est vrai. Il a laissé des traces, c'est vrai. Et l'on s'est juré de ne plus jamais recommencer. Pourquoi ?

Tout simplement à cause de la génétique. Il y a eu une accélération terrible de la vibration des cellules. C'est les Terriens qui ont été ainsi transformés. Cela a donné du bon, mais cela a aussi créé des tendances à la magie, et notamment à la magie noire, puisque l'Humanité se trouvait à un moment où elle allait dans la Matière. Donc, elle allait à la rencontre de son individualité et de toutes ses forces égocentriques.

Vous pouvez me dire : “Est-ce qu'il a été sage de laisser se faire ainsi la chose ?” Je dirais que c'est encore une idée de Terriens, une idée d'homme très humain, et penser que tout peut être si absolument prévu. C'est encore l'idée religieuse, et en tout cas l'idée du Bien et du Mal, il y a un bon plan et puis il y a un mauvais plan. C'est l'idée de l'enfant qui cherche absolument toutes les sécurités possibles, tous les paliers sécurisants.

Le Plan et les hommes

L'action est quelque chose qui ressemble un peu à la folie des fois. C'est quelque chose de libre, qui obéit bien sûr à un dessein, mais qui, parce que elle fait partie de la liberté humaine, de la liberté des créatures, de la liberté des esprits, cette action est en même temps malléable par l'homme lui-même. Quelquefois donc, en faisant telle ou telle action, tel ou tel parrainage ou mariage, on réussit un très bel oasis sur une planète. Et puis quelquefois, l'oasis est rétrécie. Soudainement, et par la magie des énergies que l'on ne peut pas complètement contrôler lorsqu'une humanité existe, d'un seul coup, l'oasis ne correspond qu'à un certain nombre d'individus, tandis que tous les autres n'arrivent pas à puiser le bon de la chose.

Pour que vous compreniez ou que vous admettiez cela, il faut abandonner l'idée que tout est prévu, que tout est pensé et maintenu tel que c'est pensé. Bien sûr, il y a un Grand Plan, directeur, c'est certain. Mais il y a aussi toute la bonne volonté. Mais cette bonne volonté des créateurs va trouver l'obstacle de la bonne ou mauvaise volonté humaine. Et c'est à ce moment-là où, apparemment, il y a des imprévus. Je dis bien apparemment parce qu'il ne fait pas croire que les échecs existent. Il y a simplement des choses qui ne portent pas autant de fruits que espérés, tandis que l'homme dirait “autant que prévu”.

Et c'est là qu'on voit à quel point son esprit est fou. Quand l'homme pense toujours en tant que “prévision”. C'est prévu, c'est voulu, c'est marqué, il y a un Plan, on le suit. Non ! Il y a des espoirs et la vie germe ! Et les jardiniers sont là pour faire en sorte que la vie germe de son mieux et soit la plus belle possible ! Mais quand on parle de la sorte, de nouveau l'esprit, de nouveau la conscience se dit : “Mais cela me perturbe parce que si l'on essaye de faire de son mieux dans l'Univers, et même lorsque l'on est un grand ange créateur, cela veut dire que le Plan de Dieu n'est pas si fort ou si marqué que cela.” Et cela dérange profondément l'humain.

Mais n'oublie pas que je t'ai dit tout à l'heure que l'idée que tu as de Dieu était complètement à revoir, l'idée aussi de la liberté, l'idée aussi du pouvoir !

Il y a une idée qui est dans le Cosmos. Cette idée est entretenue par ce Grand Être, que tu appelles Dieu. Cette idée est l'idée la plus parfaite que l'on puisse penser à propos de la vie. Ensuite, il y a le mouvement de cette idée dans sa Matière. Et ce mouvement, en se démultipliant, va créer toutes sortes de plans et de créatures. Et ces créatures disposent de leurs propres pensées.

Est-ce que tu vois maintenant le problème ?

Si l'on pense évolution, puisque c'est cela que cherche l'homme, il veut avoir la certitude, la sécurité que l'évolution suit un plan d'évolution et qu'on va quelque part, très sûrement. S'il y a effectivement évolution, c'est surtout dans l'idée, petit à petit, de tous ces êtres qui existent et qui ont droit à la création aussi d'une certaine manière, à leur niveau. Faire évoluer leur idée pour qu'elle se rapproche de l'idée parfaite qui est entretenue dans l'Univers.

Cette idée n'est pas, donc, imposée aux enfants, de quelque niveau qu'ils soient. Cette idée est comme une vision qui attend d'être partagée et qui de temps en temps essaye de sensibiliser les hommes. Et pour sensibiliser les hommes, eh bien, tous les moyens sont utilisés. Et ensuite les humains appellent cela l'enseignement, l'ésoterisme, la discipline. Mais ce n'est qu'un phénomène que l'on essaie de créer pour sensibiliser l'homme à la vision de la perfection. Cette grande idée de Perfection.

Perfection

Ce n'est qu'une idée et pourtant c'est aussi un état. Car dès que je suis sensible à cette idée, j'entre dans l'état de perfection.

C'est bizarre, n'est-ce pas ?

C'est pour cela que tout en disant nombreuses bêtises, les hommes disent une part de vérité quand même puisqu'ils cherchent la Perfection. Ils veulent atteindre la Perfection, atteindre la Libération.

Sitôt que l'on est sensible à l'idée, que l'on retrouve l'idée, cette idée primordiale, on a l'impression d'entrer dans son état. En fait, on n'a atteint aucun état. Pas du tout ! On a une idée différente. Une idée qui pour une fois est Cosmique.

Vous allez me dire : “Mais à ce niveau-là, dispose-t-on encore d'un cerveau pour avoir une idée ?”

Il n'est pas besoin de cerveau pour avoir une idée. L'idée est un phénomène de la Conscience. Ce n'est que sur le plan terrestre, face à des choses très matérielles à accomplir que la conscience a besoin de passer par le cerveau. Quand on quitte le corps, par exemple pendant la mort, la conscience continue, l'idée continue, les idées continuent, on n'a plus de cerveau pour autant. On est dans l'état de nos idées.

Les idées sont des états.

Quand je suis dans mon corps, je suis face à mon cerveau surtout. Et mes états ne passent pas par mon cerveau. Ce n'est pas dans mon cerveau qu'il y a mes états de conscience, mes états d'âme, mes états d'humeur. C'est quelque chose qui est en moi, qui est moi ! On aura beau sortir un cerveau de sa boîte crânienne, faire toutes sortes d'analyses, faire toutes sortes de coupes, rien ne pourra témoigner de l'état d'humeur de la personne, de l'état de ses idées avancées ou pas, grandes ou pas. On voit, si l'on est clairvoyant, les activités d'énergies à certains centres du cerveau. Mais c'est tout.

Lorsque je meurs, l'idée que j'ai du monde continue, l'idée que j'ai de moi-même continue, ou mon idée de la perfection continue. Et si justement mon idée n'est pas très bien développée, n'est donc pas parfaite, eh bien je vais devoir de nouveau m'incarner. Jusqu'à ce que je développe cette possibilité qui me fasse rencontrer l'Idée du Monde.

Je sais que c'est un peu abstrait.

Je sais que ce n'est pas non plus une idée intéressante avec laquelle vous allez pouvoir vivre, passer à la pratique pour développer quelque chose. Pourtant, si vous pouviez comprendre cela, que vous n'avez qu'Une Seule Grande Idée, vous aboutiriez très vite à l'accès à ce Pouvoir dont je parlais tout à l'heure, à l'Espace dont je parlais tout à l'heure. Et non seulement vous irez voir les extraterrestres, mais surtout les anges. Eh oui !

Les Anges

Dès que l'on devient cet homme que je décris depuis tellement d'années, on se met en relation avec des royaumes différents, avec tout ce qui pour l'instant paraît inaccessible.

Les anges ! Qu'est-ce qui est plus inaccessible qu'un ange ?

Tout le monde en rêve ! Tout le monde les prie ! Et ils ne se montrent pas.

Parce qu'ils sont dans un domaine différent. Ils sont dans une idée de Dieu. Un niveau de l'idée de Dieu différent.

L'homme, puisqu'il est un pèlerin, a le pouvoir de changer de niveau dans l'idée de Dieu. Car tout ceci se passe dans une seule grande idée, dans le mental divin, complète.

Sitôt que mon idée se développe, sitôt que je l'agrandis, je vais changer de niveau et je vais vivre en résonance avec ceux qui vivent dans cette idée-là.

Par quelle idée développée je vais pouvoir me hisser jusqu'au royaume des anges ?

Il va falloir que j'agrandisse énormément ma demeure pour cela, la demeure de ma pensée.

Il ne faudra plus que je sois un enfant égoïste. Les anges détestent l'égocentrisme. Ils sont complètement vampirisés dès qu'ils s'approchent d'un être égocentrique. Ils sont comme des petits soleils et ils donnent énormément. C'est pour cela qu'ils essayent d'éviter les humains, parce qu'ils se feraient complètement dilapider.

Ensuite il faut l'amour.

Pour rencontrer un ange il faut beaucoup d'amour, peut-être encore plus que pour rencontrer un initié ou un Maître.

Pourquoi tant d'amour ?

Parce que l'ange étant lui-même un soleil, il faut qu'il ait l'assurance de rencontrer un autre soleil, même si c'est un petit soleil.

Une fois qu'on a à ce point agrandi sa demeure, alors l'écho commence à circuler et on a une chance de devenir son ami.

Il existe toutes sortes d'anges.

Ces Hiérarchies sont décrites dans la Bible, mais aussi dans la Cabale. Les noms, mêmes, sont donnés.

Il n'est pas vanilleux d'appeler un ange. Pas du tout !

Ce n'est pas un acte que l'homme pourrait se reprocher à partir du moment où l'homme est un homme debout, ce disciple accompli est mûr dont je parlais tout à l'heure, pourquoi est-ce qu'il n'appellerait pas un ange pour collaborer, pour l'aider à faire le travail nécessaire ?

Surtout que je suis mûr et que je veux faire quelque chose, que je veux y participer, je peux aller trouver des collaborateurs ! La seule chose qui me sera demandée par la Hiérarchie, par la Sagesse, c'est de savoir exactement ce que je peux faire, ce qu'il est bon de faire pour les hommes. C'est tout !

Enormément d'individus travaillent avec les anges, même sans les savoir. Parce que l'ange ne se rend pas visible, ou ne fait pas ressentir sa présence par toutes sortes de phénomènes. Mais il est certain que, sitôt que vous devenez mûr, sitôt que vous avez une pratique quotidienne, les petits anges, qui sont les plus proches de l'Humanité, s'intéressent à vous et vous aident. Parce que ça, c'est leur travail. Vous, vous avez le devoir de vivre la Matière, de servir Dieu de cette manière-là, et de le sortir aussi de cette Matière. Et l'ange, la Hiérarchie proche de l'Humanité, cette Hiérarchie d'anges-là, a le devoir d'aider l'homme. Parce que l'on sait très bien que la Matière est épaisse, ou du moins que le mirage vis-à-vis de la Matière est très épais. Et comme il ne s'agit pas de sanctionner des humains, mais d'aider Dieu à vivre sa vie dans la Matière et de l'aider à s'en sortir, eh bien il y a des petits frères restés de l'autre côté, qui ne sont donc pas tombés dans le mirage de la Matière. C'est pour cela qu'ils peuvent vous aider.

Ils sont angéliques, ils sont purs, parce que le mirage n'est pas tombé sur eux, ou bien parce qu'ils en sont sortis.

Vous aussi, vous pouvez être un ange d'ailleurs, sitôt que vous serez de l'autre côté, par exemple après votre mort. Si vous avez accompli suffisamment de transformation sur vous-même, de l'autre côté vous pouvez œuvrer comme un petit ange, de la même manière. C'est vrai ! Tout simplement parce que, étant momentanément hors de la Matière, toutes les préoccupations de la personne que vous essayerez d'aider vous apparaîtront comme stupides. Et vous ferez partie de ceux qui diront, sans être entendu : “Mais je t'en prie, regarde à quel point ce n'est pas grave !” Ou bien : “Lâche, ne retourne pas ! Je sais bien que tu as envie, mais ce n'est pas quelque chose qui va t'apporter la plénitude ou l'équilibre. Ce n'est qu'un attachement fou. Alors lâche !”

Et vous ferez partie de ceux qui crient dans le désert, comme moi !

  • Rires

Ceux qui crient dans le désert

C'est une position d'ailleurs très inconfortable. Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point des fois je me sens stupide !

Chaque fois que je commence à émettre une idée, je pense : “est-ce que je vais la porter jusqu'à son terme ? Est-ce que je vais l'interrompre au milieu ? Est-ce que je vais en saisir très vite une autre ? Parce que finalement, ce n'est pas la peine d'en discuter si longtemps.”

Et puis des fois, je vois les réactions et je dis : “Non, il faut absolument qu'il ressemble cette chose, même si je suis insupportable et désagréable.”

Bien sûr, je suis énormément limité par le type de relations que nous avons. Rien n'est plus inconfortable que d'avoir des frères assis pendant qu'un seul parle. Même si je peux lire un peu dans vos pensées les réactions par les formes géométriques que vous émettez, vous n'avez pas la satisfaction de pouvoir m'interroger ! Et quelquefois, cela me manque, parce que ce que je souhaite le plus, c'est d'être en relation. C'est par la relation que ce grand mouvement dont je parlais tout à l'heure, ce grand mouvement qui est la vie, c'est à ce momentl-là qu'il passe le mieux.

Et peut-être, j'arriverai plus à vous sensibiliser uniquement en vous touchant la main parce que d'un seul coup, vous vous sentez aimés.

Il va falloir que j'étudie ce chapitre là d'ailleurs, mais il faudra pour cela une complicité plus particulière. Il faudra que vous ayez l'intention d'être complètement complices. Non pas de m'aimer, non pas de croire en moi, non pas de m'attendre et de m'accueillir, pas du tout ! Mais plutôt d'être à l'écoute, exactement comme si vous étiez en train de tendre l'oreille pour écouter une musique lointaine. Il vous faudra tendre tout votre être, et c'est ce qui permet la réception, c'est quand on est à ce point tendu, comme un tympan qui s'efforce.

Être à l'écoute

Pourquoi c'est important ? Parce que pendant que vous êtes à ce point tendu - mais pas tendu nerveusement bien sûr - tendu pour écouter ce qui vient de loin, comme si ça venait de loin, vous maîtrisez la pensée en fait, vous empêchez votre pensée de venir parasiter, avec des comparaisons, avec vos principes profonds, avec le rappel de vos ennuis, de vos problèmes, de vos angoisses. Vous vous élevez.

L'artiste fait la même chose, son inspiration est une tension extrême, il tente parfois de sortir de lui pratiquement. Et c'est grâce à cette tension qu'il arrive à dépasser sa misère. La plupart des artistes sont misérables ! Et si l'artiste ne pensait que à ses problèmes de fin de mois, il n'arriverait pas à créer. Mais par cette tension extrême, il se dépasse, reçoit l'inspiration. Il a oublié qu'il était un homme, il a maîtrisé certains plans de la pensée.

Soyez toujours dans cette tension artistique en fait, dès que vous êtes dans les sujets spirituels, recréer la même tension. Même si vous êtes simplement en train de lire, pas de plus simple que la lecture ! Et je lis, les mots se suivent, je comprends, je ne comprends pas, mais si je ne me tente pas comme un arc, je ne peux pas aller saisir le double sens, le sens supérieur. Il y a simplement le cerveau qui arrive à repérer, ou qui ne peut pas repérer.

Une autre fois nous essaierons des choses un peu plus complexes, un peu plus intimes aussi. Mais pour aujourd'hui je vais vous quitter, sans oublier de vous dire que tout ce que vous pourrez faire, vis-à-vis de vous même, dès demain, en tant que transformation, c'est au monde que vous faites cette transformation.

Bien sûr vous n'en aurez pas conscience, vous ne pouvez pas en voir les effets. Aucun politicien ne viendra vous dire : “Écoute ce jour-là tu as changé, eh bien cela a permis à un africain de changer, à un japonais de changer, à un savant de faire une découverte, à un malade de guérir...”. Personne ne va repérer que même que tu existes pour te dire ces choses. Cependant comme la vie est un écho, une grande réverbération qui se passe d'un miroir à l'autre, d'un être à l'autre, tous l'épanouissement que tu crées en toi-même tu l'offres au monde, et celui qui sera comme tu l'étais avant, désespérément en train d'essayer de changer, de guérir, de trouver, tu lui envoies à ce moment-là une énergie. Et il peut effectuer.

Combien de découvertes sont dues ainsi au fait que non pas les scientifiques se dépassent et trouvent, mais au fait que des groupes humains représentent des points de sécurité pour la manipulation de cette découverte ? Donc, le scientifique a le droit de découvrir.

Dans une société, s'il y a des groupes qui augmentent leur valeur morale, cette nation devient un endroit sûr pour les découvertes, alors on peut les faire. Ainsi de suite, même pour les vérités ésotériques, pour ces révélations à propos des énergies et de contact avec les anges, ou les énergies du centre de la Terre. Parce qu'on parle toujours des énergies qui sont en haut, au-dessus de la tête. Que pense-t-on des énergies qui sont en bas, et qui toute la journée vous irradie ? Il y a une mine extraordinaire d'énergies, aussi puissantes que celle que l'on réclame à Dieu ou à la Hiérarchie.

C'est un travail différent bien sûr pour les appeler, mais pour que l'homme y soit sensibilisé, il faudra d'abord qu'il ait maîtrisé sa roue ici. Parce que pour aller chercher les énergies au centre de la Terre, il lui faudra, spirituellement, descendre dans sa propre terre, là, dans le ventre. Et s'il y a encore un Diable dans le ventre, il aura bien sûr toutes sortes de problèmes, et il ne fera que des catastrophes !

Donc toutes les transformations que vous faites sur vous-même sont des petites graines qui vont aider les autres aussi à se transformer. C'est un peu comme des télégrammes qui voyagent. Et il y a des petits anges qui vont colporter cette Lumière. C'est leur travail !

Des millions d'êtres

Il y a toutes sortes d'ouvriers.
Il y a ceux qui vont transporter vos pensées. Quand vous allez faire des méditations et visualiser le bien dans le monde.
Il y a ceux qui vont transporter vos bonnes intentions issues du cœur.
Et il y a ceux qui transportent la Lumière. Et d'ailleurs, ils sont la Lumière. Ils sont cette Lumière que vous faites sortir de vous à un moment donné, comme ils sont d'ailleurs la substance mentale avec laquelle vous pensez. Comme ils sont d'ailleurs la substance d'amour avec laquelle vous aimez.

Je voudrais que vous arriviez à avoir cette vision complètement folle d'un Univers où chaque chose est tellement vivante qu'elle a créé des millions d'êtres.

Il n'y a pas l'énergie d'amour ou simplement l'énergie d'amour.
Il n'y a pas l'énergie mentale ou simplement l'énergie mentale.
Il n'y a pas le corps et simplement le corps.

Devenez un peu fous comme moi, je le suis. Suivez-moi dans mon explication. Et acceptez que l'énergie mentale est articulée par des milliers d'êtres, les Anges du Mental. L'énergie d'amour est colportée, animée par des milliers d'êtres, qui sont les Anges de l'Amour. Et le physique est lui-même entretenu par des milliers d'êtres, pas simplement vous, mais par les petits Anges de la Matière. Ceux-là on les appelle les élémentals.

C'est-à-dire que vous n'êtes pas tout seul dans votre corps. Ce n'est pas une révélation trop désagréable, j'espère ! Mais non, vous n'êtes pas tout seul dans votre corps. Et d'ailleurs, il faut ôter de votre esprit l'idée que vous êtes dans votre corps. Bien sûr, nous employons des mots qui réveillent chez vous, des concepts que l'on ne va pas systématiquement éplucher et détailler.

S'incarner

Quand on dit “incarné”, que pense l'homme ? Un esprit qui descend comme dans un gant. Ce n'est pas tout à fait le cas.

Il n'y a que certains rayons de votre âme, une certaine proportion de votre âme, qui s'infiltrent dans des points d'ancrages dans le corps. C'est tout !

Tout le reste alors, qui est-ce qui va l'occuper ? Qui est-ce qui va faire fonctionner les organes ? Qui est-ce qui va essayer de réparer ? Eh bien, c'est ce petit élémental qui est dans la Matière. C'est ce petit ange et c'est son devoir.

L'homme ne peut disposer que des points d'ancrages.

Finalement, malgré tous ses efforts pour s'incarner, il est quand même suffisamment pur pour ne pas pouvoir descendre complètement.

Ça devrait être pour vous la garantie que vous pouvez à n'importe quel moment repasser le seuil en sens inverse. C'est une bonne nouvelle !

Je suis quand même suffisamment pur ou tellement pur que la descente complète finalement n'était pas possible. Et ce petit élémental fait le travail pour moi.

Alors puisqu'il y a des anges qui sont la substance Mentale, des anges qui sont la substance Amour, des anges qui sont la substance Matière. Moi, qui je suis alors ? Hein ?

C'est ce que vous allez vous demander : “Mais finalement, si toutes ces substances sont articulées par ces êtres, qu'est-ce que je suis ?”

Je ne voudrais pas vous laisser avec une énigme trop dérangeante. Alors je vais vous donner juste une petite indication pour réfléchir.

L'homme est une volonté de vivre.

L'homme est une volonté de vivre.

Et cette volonté de vivre va utiliser les substances des plans qu'elle rencontre.

Le phénomène homme, en fait, n'existe même pas en tant qu'existence.

C'est une volonté. Cette Volonté mystérieuse de Dieu qui va vers sa Matière.

Et pour la vivre, il crée les substances. Mais ces substances, pour qu'elles soient vivantes, sont des êtres.

Alors, mon mental n'est pas à moi.
Mon amour n'est pas à moi.
Mon corps n'est pas à moi. Il n'est pas moi.
Moi, je suis une volonté de vivre !

Et je collabore avec les Hiérarchies qui sont ces différents Plans et Substances. Je collabore, parce qu'elles me prêtent les instruments pour expérimenter cette vie que je veux, soit dans le Cosmos, soit sur une planète.

Sitôt que je comprends bien cela, je découvre d'un seul coup pourquoi je peux communiquer avec ces Hiérarchies.

Qu'est-ce que c'est qui fait que dans la Bible, il est écrit : “L'homme aura le pouvoir sur toutes les créatures et sur tous les plans.” ? Comment se fait-il que l'homme est ce roi ? Il est assez orgueilleux pour ça qu'apparaît le titre tout seul ! Pourquoi est-ce que Dieu en personne le lui a donné ?

Eh bien parce qu'il n'est pas une existence. Il est la Volonté de Dieu de vivre.

Et tous les autres se précipitent pour faire que cette vie ait lieu. Et ils prêtent de leurs substances. Exactement comme une mère prête de son ventre, de son sang, de toutes ses substances pour créer un être. Les Anges du Mental prêtent de leur être avec la même ardeur, le même souci de construction, de germination, d'idéation parfaite parce qu'ils doivent créer cet enfant sur le Plan Mental.

De la même manière, les Anges de l'Amour prêtent de leur vibration, de leur être, comme de leur chair. C'est la même sensation. Pour que l'homme soit équipé afin de ressentir et d'aimer et que cet enfant naisse.

Et lorsque l'enfant est né sur tous les Plans, c'est là que la Volonté, ce fameux Dieu dont on parle, cette Volonté qui a dit : “je veux vivre et j'y vais”, c'est là que cette volonté commence à arriver.

C'est à ce moment-là où je suis obligée de vous dire : “Le seul moyen pour toi maintenant de t'en sortir, de continuer, c'est d'être cet adulte mûr, debout, qui va créer.”

Et dès que c'est le Père qui se réveille et qui descend vers vous, c'est le signe qu'en fait, il retourne à sa Source.

Il n'est plus un enfant. C'est terminé !

Les anges constructeurs ont bien travaillé. Les Hiérarchies ont parfaitement fait le fœtus. L'enfant a même grandi. Et maintenant, Dieu se retrouve.

C'est ce que j'espère pour vous.

J'ai essayé de réveiller vos susceptibilités. J'espère que j'y aurais réussi.

Si jamais certains ne m'ont pas suivi, ce n'est pas grave. Il ne faut pas considérer cela comme des échecs. Il faut simplement repousser à plus tard.

Et surtout, imaginez que je ne suis pas le seul enseignant, que je ne suis pas le seul endroit de vérité, ou que je ne suis pas l'endroit le plus précis pour la vérité la mieux décrite ou pour le meilleur exercice. Il y a des milliers d'enseignants qui vous soumettront des milliers d'images, des milliers de susceptibilités. Prenez celle qui vous fera le plus d'effet. Si vous voulez sélectionner un enseignant, sélectionnez celui qui vous fait le plus d'effet.

Pas celui qui vous parie le plus intelligent, le mieux développé, le plus lumineux. Soyez pratique ! Lequel me fait de l'effet ? Et j'en reste à cet effet.

Et si je suis pratique et que j'en reste à cet effet, je ne suis pas en adoration. Donc, dès que mon seuil de sensibilité s'est développé et que j'ai besoin de rencontrer d'autres effets, je peux quitter l'ancien guide. Et je ne pense pas que c'est un guide inférieur quand je le quitte. C'est tout simplement une étape.

Ce qui fait le trouble dans pas mal d'esprits chez les débutants, c'est qu'en plus de la considération de l'effet, ils veulent rencontrer tout de suite un père. Alors, ils s'attachent à un enseignant. Et c'est à ce moment-là qu'on peut les considérer comme en quarantaine, spirituellement. C'est comme ça aussi qu'on peut les voir s'enfoncer avec de mauvais guides, qui ne sont que des menteurs ! Des menteurs qui veulent devenir, par exemple, des vedettes, des êtres glorieux.

Ne considérez que l'effet que je vous fais. Si je vous en fais, revenez. Si je ne vous en fais pas, ne revenez pas. Ça ne sert à rien. Vous me stimulez à travailler pour rien du tout. En voyant les personnes se désintéresser de moi, c'est pour moi le signal que je pourrais enfin prendre des vacances !

Je dois vous quitter maintenant.

Mais en fait, je ne quitte pas votre cœur.

Étant donné que je vous ai décrit que toutes les substances de l'Univers sont animées par des êtres qui vous prêtent de leurs propres substances pour que vous expérimentiez l'émotion, le mental, l'âme, il faut que vous sachiez que la Hiérarchie des disciples avancés, des initiés et des Maîtres compose aussi une substance. Cette substance, c'est l'amour.

Un amour moins cosmique que celui des Anges de l'Amour. Un bon amour bien de chez soi, bien terrestre. Un amour qui circule sans arrêt, qui se répand comme des petites graines pour vous soulager. [...]

[...] eh bien s'arrêterait aussi dans le cœur de l'homme.

Ce qui fait que l'Humanité poursuit ses buts, c'est parce que ses buts sont pensés toujours par des cerveaux supérieurs, des cœurs supérieurs, jusqu'à ce que finalement les hommes deviennent réveillés et se mettent à eux aussi penser ces mêmes choses.

C'est ce que je vous souhaite.

Je vous salue.

(Date de la conférence : 05 10 1991)

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