🔥 Conférence 122

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Conférence 122

Question

Bonsoir,

J'ai deux questions qui viennent de la salle, qui sont complémentaires.

Dans cet âge nouveau, plusieurs groupes réunissent des personnes pleines de sincérité, d'authenticité, désireuses de s'ouvrir à une réalité plus Universelle, se sont récemment séparés, disputés, ou connaissent des problèmes de pouvoir, d'argent. Tous les groupes sont pourtant tournés vers l'amour, le respect de l'autre. L'humanité peut-elle réellement changer un jour ? Sera-t-elle un jour différente, vivant la paix, le respect et l'amour ?

Et en fait, la deuxième question, elle est complémentaire.

Avec l'accroissement de l'individualisme et la recherche de la liberté, de plus en plus de couples se séparent. Quelles sont les illusions à corriger, les concepts corrects à utiliser pour vivre en couple ?

Réponse

Bonsoir,

Je vous souhaite la bienvenue.

Je vais répondre abondamment aux questions posées, elles sont très intéressantes, mais comme à chaque discours, je voudrais préciser ce que j'attends de vous.

À chaque rencontre, je spécifie que je ne souhaite pas tellement être écoutée pour être admis, pour être intégré à la vie de chacun, comme on intègre un acte de foi, une croyance, une idée. Si je permets ces rencontres, si je les veux et si elles sont maintenues pour quelque temps encore, c'est uniquement pour faire germer une petite étincelle.

J'utilise pour cela le discours, bien que cela soit paradoxal et même, on pourrait le croire, contrairement à ma démarche, puisque le mot n'est pas en lui-même porteurs d'une vision, porteurs d'un état. Cependant, il faut savoir que lorsqu'on utilise l'assemblée, il n'y a rien que par la concentration des présentes, des gens ici présents, il y a déjà une énergie qui circule entre vous.

L'Énergie

Cette énergie, je ne l'ai pas fabriquée, je ne vous l'ai pas donnée, je ne l'ai pas prise quelque part dans le ciel pour vous en inonder, elle existe en vous. Et c'est vous-même, en cet instant, qui en êtes la fontaine et c'est vous-même qui irriguez votre voisin en ce moment-même. Moi, je n'ai encore rien fait.

Par contre, tout à l'heure dès que je m'emparerai des idées et des mots et que je déclencherai en vous, soit des réactions, soit des visions, soit des petits états d'âme, cette énergie va prendre des couleurs différentes, va prendre des altitudes différentes, et vous allez ainsi inonder votre voisin de gamme de couleur et de son à différents uns des autres. Et ainsi, c'est vous-même qui aurez apporté l'énergie à votre voisin et, de la même manière, votre voisin vous l'apporte.

Ce qui ne veut pas dire que l'homme aura ici tout fait. Si l'homme fait cela, c'est parce que l'énergie est en vie. Et en répondant aux questions qui m'ont été posées, aux questions que vous vous posez quotidiennement, je veux avant tout vous faire comprendre cela, que l'énergie est en vous.

Je ne vais pas uniquement parler de Dieu, du Moi Suprême ou de l'âme. En fait, chaque fois que l'on utilise ces termes, il faut que j'en précise les concepts et je perds beaucoup de temps !

Prenons quelque chose de neutre et de vaste, très solaire, n'est-ce pas ? L'énergie.

On ne peut pas mettre une idée sur l'énergie, sinon qu'elle ressemble peut-être à l'espace, peut-être à l'électricité. Et si l'on identifie l'homme qu'à cette image, c'est déjà un grand progrès. Ainsi, l'on se voit comme une énergie magnifique qui s'est incorporée dans une matière, dans une argile. Et ce corps a la possibilité de faire réverbération dans cette énergie, d'en être la source, la fontaine ou le réflecteur.

Ce qui fait que lorsqu'on utilise une assemblée, il y a cette énergie qui va être amplifiée parce que vous vous trouvez être nombreux et elle va être partagée, devenir un pain de vie pour chacun.

Ce qu'il faut, pour celui qui guide l'assemblée, c'est canaliser cette énergie afin qu'elle ne se canalise pas, par exemple, dans l'émotion, ou dans l'imaginaire, ou dans la rêverie. C'est pour cela que je dois absolument vérifier votre pensée plutôt que je cite une idée, sitôt que je prononce un mot. Parce qu'il ne faut pas que cette énergie se canalise dans votre corps astral, ou dans votre imaginaire, ce serait pour moi la catastrophe ! Ce serait le pire effet que je pourrais engendrer. Et donc il ne faut pas.

Et c'est pour cela que très souvent je reviens sur l'idée, ou sur le concept, et que je le casse, que je le dénonce, même si cela me fait perdre beaucoup de temps. Mais c'est pour que l'énergie aille surement à l'endroit du cerveau où elle est attendue, à l'endroit où il y a ce fameux siège spirituel.

Donc, nous essayons aussi de faire monter l'énergie, en même temps que nous la multiplions par la présence de chacun, en même temps que nous la canalisons par les idées que nous développons en commun lorsque vous voulez bien me suivre, ensuite l'énergie va innover le centre, après, qui est dans la tête. Et vous en faites ensuite ce que vous voulez, c'est votre histoire ! Mon rôle n'aura été que de vous stimuler un petit peu, de vous aider un petit peu, mais je ne veux pas être à votre place. Donc il vous faut ensuite assumer, chaque jour, votre développement.

Comment donc allez-vous me prendre. Certainement pas comme un guide, ni comme un instructeur, encore moins comme un père, peut-être comme un frère, ça, cela me va assez. Je voudrais que vous n'entendiez qu'une voix, qui vous permette, de la manière la plus sûre, d'élever votre propre esprit. Ce qui veut dire que vous n'allez pas vous attacher à moi, mais au contraire m'utiliser exactement comme on utilise une paire de skis. Là est le seul rôle du guide, être une paire de skis. Vous chaussez le guide et vous vous envolez en skis !

Chaque fois que vous allez diminuer votre part d'existence dans la relation avec le guide, chaque fois que vous allez vous diminuer, en vous plaçant en tant que disciple et en le plaçant lui en tant que supérieur, père spirituel, instructeur spirituel, vous n'avez plus de skis pour aller nulle part ! Il y a au contraire des avalanches de neige qui tombent sur vous et qui tentent de vous enterrer. Et pourquoi ?

Illusion de l'élève et du maître

Parce que demeure en vous une illusion, une illusion d'un intérieur et d'un extérieur, d'un élève et d'un Maître. D'un point qui n'existe pas encore et qui est vous dans votre ignorance, et d'un point qui s'est largement développé et qui est le Maître, le plus loin même Dieu.

Tant que l'on ne comprend pas qu'en fait le point que l'on considère comme extérieur et qui est le guide ou le maître, mais seulement qu'un révélateur, une paire de skis, eh bien on ne peut pas l'utiliser au maximum de ce que l'on peut utiliser. Laissez-vous vous porter par le guide au lieu d'obéir à un guide, de faire comme le guide a dit, d'aller là où le guide le dit.

Sitôt que l'on décide d'être soi-même - et non pas par rébellion vis-à-vis d'un maître, que l'on décide de détrôner, ou de destituer, absolument pas ! - mais une fois que l'on décide d'être soi-même, alors, véritablement, le guide va pouvoir œuvrer en tant que tel. Avant cela, il n'est qu'un tyran moral, un tyran spirituel ! Et il y a bon nombre de disciples qui en fait ne sont que esclaves. Comment alors découvrir la libération spirituelle si déjà l'on se dispose à être esclave ?

Esclavage

Bien sûr, on peut trouver son tyran extraordinaire ! Bien sûr, on peut le croire supérieur et même Divin ! Mais cela ne change en rien notre position d'esclave. Et ce point d'esclavage ou de libération est uniquement dans la tête, dans la conception de la pensée.

Ce n'est pas quelque chose qui existe dehors. Ce n'est pas quelque chose que l'on va voir dehors. Toute la vision a lieu dans notre espace intérieur. Il faut donc changer de conception. Et si je m'entête à faire un travail, c'est bien celui-là, de changer la conception.

Je ne veux pas avoir d'autre relation avec vous ! Et si vous en attendez une autre de ma part, vous pouvez partir tout de suite ! Je ne suis pas pour vous et vous n'êtes pas pour moi !

Si vous êtes ici, vous devez admettre une seule chose, non pas mon existente, non pas ma compétence, non pas mon invisibilité, ou ma visibilité, ou quoi que ce soit d'autre, mais simplement vous devez admettre de pouvoir changer de conception. C'est donc vis-à-vis de vous-même, une fois de plus, que vous devez donner quelque chose !

Pourquoi moi ? Pourquoi m'accorder une crédibilité ? Hein ? Pourquoi s'il y a ceux qui veulent bien croire en mon existence et ceux qui n'acceptent pas mon existence ? Pourquoi il s'agirait de m'accorder une existence, de m'accorder ma crédibilité ? Ce n'est pas à moi que vous devez accorder quelque chose, c'est à vous-même !

Lorsque vous changez celui à qui vous donnez, immédiatement vous changez votre Univers !

Si vous voulez vous faire le plaisir de croire en moi, vous vous privez de nouveau de quelque chose, c'est-à-dire vous privez de la transformation.

Si par contre vous ne vous souciez pas si j'existe ou pas, si je suis vrai ou pas, compétent ou pas, mais que vous vous accordiez juste l'instant d'un voyage, de pouvoir changer l'idée, là, non seulement vous allez savoir si j'existe ou pas, si je suis compétent ou pas, mais surtout que vous aurez eu un nouvel œil sur vous-même.

Et c'est uniquement cela mon travail !

Mais venons-en aux questions que vous m'avez posées.

Bien sûr, on pourrait croire en voyant que les déchirements qui ont lieu, que ce soit dans la vie de famille, dans la vie amicale, dans la vie politique et même dans les activités spirituelles et religieuses, en voyant tous ces déchirements, on pourrait croire que, décidément, l'homme ne change pas.

Je voudrais, pour dissiper les nuages, pour enlever la morosité, préciser une chose. C'est que pour autant qu'une leçon est apprise, l'individu passe ensuite à autre chose. Donc lorsqu'il a compris les illusions sur un certain terrain, il va ensuite s'incarner pour vivre d'autres disciplines, d'autres expériences.

Si l'on voit tellement de déchirements dans le monde social, c'est parce qu'il y a, dans l'illusion majeure de la vie en société, l'expérience pour toutes les âmes qui sont esclaves de cette illusion. Si l'on voit dans la vie religieuse ou spirituelle, tellement de déchirements, et tant d'individus qui les pratiquent ou qui les subissent, c'est parce que ces personnes sont concernées par la grande illusion que l'on va rencontrer, lorsqu'au début l'on s'intéresse à la spiritualité ou à la religion.

On pourrait donc dire que chaque expression que l'on rencontre sur la Terre, n'est en fait qu'une école. Que ce soit l'expression religieuse, l'expression artistique, politique, que ce soit l'économie, la finance, l'éducation, la médecine, toutes ces expressions, en fait, ne sont que des moyens et des instruments pour développer, non pas la société la meilleure ! Et c'est pour cela que l'on attend chaque fois la bonne expression, parce qu'en fait on attend la bonne société ! Toutes ces expressions existent, au contraire, pour développer l'esprit de l'homme.

Et quand je dis développer, je crée un concept qui n'est pas tout à fait juste, je dirais libérer l'esprit de l'homme.

Libérer l'esprit de l'homme

C'est ainsi que l'on s'aperçoit au bout de plusieurs civilisations, que l'enseignement était inutile, que la médecine était inutile, que l'économie était inutile, que les institutions sociales étaient inutiles, que la loi était inutile. Cependant, à l'instant où tous les esprits étaient plongés dans la grande division, tout cela devait exister pour maintenir un petit peu les chemins qui allaient vers la Libération.

C'est un peu comme des examens. Lorsque je suis à l'école que j'ai utilisée pour devenir professeur, je vais être face à mes examens, et lorsque je me retrouve professeur, je m'aperçois que mes examens étaient inutiles ! Car dans la vie, lorsque je vais exercer ma profession, ce ne sera plus du tout comme lorsque j'étais interrogé par les examinateurs. Je ne vais même plus rencontrer les mêmes sujets que ceux que j'ai étudiés pour l'examen. L'examen en soi ne représente qu'un instrument pour me permettre ensuite d'être professeur. Mais plus jamais je ne fais référence ni à mon cours, ni à mes examens.

La différence qu'il y a entre la vie profane que vous vivez aujourd'hui et la vie spirituelle que vous connaîtrez lorsque vous serez un libéré des illusions majeures, cette différence-là est tellement grande, que lorsque vous aurez un regard vers l'arrière, vous direz que tout ceci était inutile en soi, mais absolument nécessaire pour le petit moi ! Le petit moi qui croyait à son existence, le petit moi qui constitue la personnalité, celle dans laquelle vous vous incorporez, que vous traînez lamentablement chaque jour.

Nous n'allons pas expliquer pourquoi les groupes spirituels se séparent, nous allons expliquer pourquoi l'homme fondamentalement est séparé. Et ainsi on comprend pourquoi les religions cessent, pourquoi les cultes cessent et que d'autres naissent, pourquoi des groupes apparemment bien intentionnés cependant se disputent ou n'ont pas toujours des idées bien honnêtes les uns sur les autres, c'est, fondamentalement, parce que ces aspirants sont dans l'illusion de la séparativité.

Lorsque, fondamentalement, un homme se croit sa personnalité, croit être Pierre, croit être Paul, croit être Monique ou Stéphanie, à partir du moment où je suis convaincu de cette illusion majeure, je vais déclencher tout un processus de relations dites humaines, de relations dites sociales, d'autres dites culturelles. Et c'est là que je m'aperçois que je vais négocier sans cesse mes interventions auprès des autres, et que je vais toujours devoir mesurer la part que je donne de moi par rapport à la receptivité de l'autre et ce qu'il en fait quand il me reçoit.

Lorsqu'il me reçoit, s'il me fait du mal, s'il me parle mal, s'il m'écorche ou bien s'il ne m'estime pas, eh bien la prochaine fois, je ne vais pas lui donner cette part, je vais rester à l'intérieur de moi-même, bien caché ! Et je ne lui donnerai qu'un masque, qu'un mot superficiel. De la même manière, lorsque je vais partager mes convictions avec quelqu'un, je vais sans arrêt mesurer la part de ce que je peux confier, car en parlant je me livre, je livre ma vie, c'est ce que l'on croit chaque fois que l'on parle à l'autre. Et selon la respectivité qu'aura l'autre, ou selon le soin qu'il aura à m'aimer et m'apprécier, alors je vais de plus en plus me livrer ou au contraire me fermer. Et c'est ainsi que les relations humaines s'installent, non pas parce que l'on doit vivre de par la relation, mais parce que à partir du moment où je me crois être Paul et où celui qui est en face de moi se croit être Stéphane, eh bien il va falloir que ces deux éléments entrent en communication. Mais l'on s'aperçoit très vite que ce qui va déterminer la communication ce n'est pas de se connaître l'un l'autre. Car si se connaître était l'intention fondamentale, on arriverait à passer par dessus cette illusion majeure. Mais il se trouve que la relation va être dominée par la notion de plaisir.

Le plaisir

Je vais chercher quelqu'un avec qui j'ai du plaisir à être, parce qu'il me reçoit avec fierté, parce qu'il me reçoit avec amour, parce qu'il me croit, parce qu'il a les mêmes idées que moi, parce qu'il me grandit quand je l'écoute et qu'il me dit que j'ai raison, parce qu'il me flatte aussi, ou parce qu'il me sécurise, parce qu'il me rassure... Je vais donc en tirer un plaisir qui devient nécessaire à ma vie. Mais quelle vie ?

La vie du pauvre Paul que je suis, tout seul dans ma petite maison étroite où je me crois maître de ce que je suis. Le Paul avec ses références de jambes courtes ou de jambes longues. Le Paul avec ses diplômes, son diplôme, sa grande profession ou petite profession, son nez tordu ou pas tordu, ses cheveux longs, frisés, ou au contraire, sa calvitie. À l'intérieur de ces références, qui constituent les murs étroits de ma personnalité, je vais à ce moment-là chercher plaisir à être avec l'autre. Cela devient un plaisir.

Et si je ne peux pas tirer plaisir dans ma relation avec Stéphane, je vais penser que Stéphane n'est pas gentil, je vais penser que Stéphane est différent, que peut-être il se trompe, que sans doute on n'est pas sur la même longueur d'onde. Et je vais laisser Stéphane.

Quand je le laisse, je ne vais pas supporter ma solitude, parce que je suis tout seul avec mes références. N'oublions pas que je suis Paul, que je n'ai pas de diplôme, que j'ai les jambes courtes, le nez crochu et que je suis chauve ! Alors je vais chercher un autre ami, qui va me faire croire que : non, mais finalement on est pas si vilains ! Et que si l'on prend soin de nos cuirs chevelus, nos cheveux repoussent. Et que si je mets des pantalons un peu plus longs, on croira que mes jambes sont plus longues aussi. Et qu'il ne faut pas faire attention si je n'ai pas de diplôme, je suis quand même très intelligent !

Qu'est-ce que je cherche en fait dans la relation avec l'autre ?

Je vais chercher tous le contraire de ce que je crois à propos de moi.

Je vais chercher quelqu'un qui va me rassurer parce que je me crois laid, alors il faut quelqu'un qui m'accepte comme je suis.

Premier étape.

Ensuite, il me faudra quelqu'un qui va me faire croire que je suis peut-être plus beau que ce que je pense.

Deuxième étape.

Ensuite, il me faudra quelqu'un qui va m'avouer carrément que je suis beau. Et cette personne-là sera la personne absolument nécessaire à ma vie ! Je vais même l'épouser. C'est ainsi qu'on se marie.

C'est là-dessus qu'est fondé ce que l'on appelle le romantisme.

Le romantisme

Qu'est-ce que le romantisme ?

Qu'est-ce qui fait que des couples, justement, se font en un quart d'heure et puis se déferont dans dix minutes ou dans cinq ans avec bruit et fracas ? C'est uniquement le romantisme !

Quelqu'un qui a su pendant une minute vous faire croire que vous étiez beau, grand, intelligent ! Quelqu'un qui a donc réussi à sublimer votre pensée à propos de vous-même ! Que ce soit parce que cette personne vous a dit : “Tu es beau et intelligent !” ou “Tu es belle et intelligente !” Ou simplement parce que son amour est tellement grand et chaud, que cela vous est monté à la tête et vous allez voir la vie en rose et votre propre personne en rose. En rose-bonheur, pas en rose-socialiste.

Donc, chaque fois qu'un individu est capable de sublimer votre pensée, les estimations que vous faites à propos du monde ou de la société ou de vous-même, cet individu devient nécessaire à votre survie et c'est pour ça que vous allez l'épouser. Uniquement ! Bien sûr, par dessus on mettra le drapeau de l'amour, et quelquefois cela devient de l'amour avec le temps. Lorsqu'ensuite les deux éléments du couple, sont capables de négocier les sacrifices. C'est certes ce que vous vous appelez les compromis et qui sont tout simplement des dons de soi. À ce moment-là, ce romantisme peut mûrir et devenir de l'amour. Mais dans la plupart des cas, l'amour ne existe pas dans le couple des premières années.

Il n'y a que de la négociation : “Fais-moi croire que je suis beau, fais-moi croire que je suis belle !

Et pourquoi est-ce que les couples se défont ? Parce qu'à un moment donné, il n'y a plus moyen de tirer cette nourriture de l'autre. Soit parce que finalement il s'est réveillé et il ne peut plus penser que vous êtes beau ou que vous êtes belle. Soit parce que sa courbe de dynamisme a baissé, et automatiquement vous baissez aussi dans son estime. Soit parce que vous-même, vous n'arrivez plus à le croire, parce que c'est vous qui avez perdu confiance en l'autre. Parce que vous voyez que votre époux ou votre épouse, que ces éléments disent des bêtises de temps en temps pendant les repas. Soit parce que vous voyez que l'individu n'a pas de maturité, que ce soit au niveau intellectuel ou émotionnel, et ainsi vous perdez conscience dans l'autre. Si vous perdez confiance, vous ne pouvez donc pas croire l'image qu'il va créer de vous.

Vous ne pouvez plus vous identifier avec cette image qui sort !

Ce qui fait que lorsque l'époux vous dit, ou l'épouse vous dit “je t'aime” pour la nième fois, eh bien cela n'a plus la même magie ! Et lorsque cette magie cesse dans le couple, le couple se sépare. C'est inévitable !

L'un de deux dira : “Ce n'est plus comme avant, on ne s'aime plus, je ne sais pas, le charme est tombé...”

Et quelle est cette magie ? Quel est ce charme ?

C'est uniquement une magie créatrice, créatrice d'une image, une image de soi, celle que vous voulez être.

Les images

Quel temps perdu ! Quel gâchis ! Et surtout quelle manque de respect pour l'autre ! L'utiliser uniquement pour se faire une image à soi-même !

Comment est-ce que les relations pourraient durer ? C'est impossible ! Ce ne sont que des images qui se rencontrent, qui se tapent, qui se cassent, qui se consolident, qui vont ailleurs pour se faire replâtrer. Le monde n'est qu'un théâtre d'images, où les images essayent de se rassembler par ressemblance ! Et quand arrive, à un moment donné, quelqu'un qui veut casser toutes les images, alors on croit qu'il est fou parce qu'il vit sans masque !

Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point cela me plaît, me fait rire et m'amuse dans ma relation avec vous, le fait que je ne puisse pas montrer mon masque, le fait que vous ne puissiez pas mettre un nez sur ma face ! Ni savoir la couleur de mon teint ou de mes cheveux, ni savoir que je viens de l'Atlantide, de Vénus ou de je ne sais trop d'où. Ce manque de construction d'image est pour moi un vrai plaisir, parce que je peux voler en liberté dans vos peurs, juste le temps d'une séance !

Pour vous c'est cependant un vide inconfortable. Si on ne peut pas mettre une image ou un masque sur quelqu'un, alors peut-être cela veut dire qu'il ne existe pas, qu'il n'est pas vraiment là !

L'homme est tellement prisonnier de ses constructions d'images à propos de lui-même et des autres, qu'il en vient même à douter de Dieu. Parce que voilà encore un sur lequel on ne peut pas mettre de masque ! Il n'étale pas son image dans les Cieux, il ne fait pas apparaître sa face à la surface de l'océan, il ne précipite aucune empreinte sur les plages, pour que l'on ait au moins une petite idée de ce qu'il peut être... C'est le vide complet !

Mon Dieu que ce qu'un confortable ! On ne peut même pas savoir à quoi ressemble Dieu !

Pour un aspirant, ce n'est pas simplement un inconfort, c'est une tragédie ! C'est la tragédie de sa vie ! Alors il décrète, et là repose sa quête d'ailleurs, il décrète qu'il va aller à la conquête de cette image ! Et c'est parce qu'il n'a pas d'image à regarder qu'il arrive à déclencher en lui ce feu immense qui lui fait croire qu'il va aller vers Dieu ou qu'il veut rejoindre Dieu.

Mais en fait, on enlèverait dans l'esprit des disciples, on enlèverait cette manie de la construction des images et on verrait immédiatement se teindre le feu pour la quête spirituelle.

Vous, vous allez penser que ce serait un Mal, mais en fait, je dirais que c'est un Bien. Bien sûr, pendant quelque temps, le visite ne saurait pas trop que croire où aller, à quoi destiner sa vie. Il ne saurait pas trop non plus ce qu'il cherche, puisqu'il ne pourrait pas y mettre un nom, ni en développer le désir ! Mais ensuite, la vie lui apprendrait ce qu'est le vrai visage de la Réalité.

Ce qui fait qu'en vivant simplement à l'état naturel et en cherchant tout simplement à résoudre les problèmes naturels de la vie, l'homme construirait, exactement de la même manière, la voie spirituelle.

Et l'aspiration spirituelle, donc, tout en étant un bien en soi, n'est en fait que la poursuite d'une image, l'image de Dieu, le cœur de Dieu. Si j'enlève l'image, la croyance et le processus de construction de l'image, je retrouve un disciple qui a envie simplement de maîtriser sa vie, maîtriser son environnement, comprendre sa vie, comprendre son environnement, ses énergies. Et en fait, il fera le même travail que le premier, qui est un aspirant et qui va à la conquête de Dieu. Et je dirais qu'il le fera avec plus d'aisance, parce qu'il sera moins troublé par les illusions de la foi et de la religion.

Chaque fois, donc, qu'un individu a un recours aux références de sa pensée, il va déclencher des feux d'aspiration, d'une part spirituelle quand il va tenter spirituellement, mais aussi des feux pour la vie sociale, la vie intellectuelle, la vie économique, la vie religieuse aussi. Ces feux vont donc être tournés vers des images, tournés vers des principes, vers des références.

Et si le mari et la femme, un jour, ne s'entendent plus parce qu'il y a entre eux qu'une relation d'image. Donc, pour ce qui est des religions, des groupes, des ashrams, eh bien il en va de même ! Chacun a son image, chacun a une idée de ce qu'il cherche, de l'endroit où il doit aller, de l'effet qu'il doit produire, comment il doit le produire, ce qui fait que dans la relation de groupe à groupe, d'église à église, l'on n'est pas d'accord du tout sur les effets que l'on doit produire, sur ce qui est à chercher, comment on doit le chercher... Et, comme dans le couple social, le groupe religieux fini aussi par divorcer, c'est normal !

La spiritualité

On ne peut pas prétendre que la spiritualité va rayer les problèmes de la planète, que la spiritualité va rapprocher les hommes. C'est impossible ! La spiritualité est la première à séparer les hommes ! Eh oui, c'est un fait, c'est vrai !

Regardez, chaque fois qu'il y a un tremblement de terre, tous les hommes sont unis pour aller aider d'autres hommes, quand il y a une crise économique, tous les hommes sont unis pour essayer de remonter leur nation. Ils vont au travail, même si pour cela ils ne sont pas en colère, mais ils vont au travail. Ils ont une conscience de groupe suffisamment développée pour reprendre le travail. Cependant, dès que l'on en vient à la spiritualité, dès que l'on en vient au nom de Dieu, tout le monde se sépare ! Encore plus que pour l'économie, encore plus que pour la finance. Pourquoi ?

Parce que le concept de Dieu, le concept de la quête spirituelle, touche un point encore plus profond et sensible dans l'homme. Donc, un point que l'homme va encore plus descendre, pour lequel il va encore plus se battre. Un point pour lequel il pourra ressortir encore plus ses avis. Donc, la spiritualité est l'endroit de toutes les séparations.

La spiritualité est l'endroit de toutes les séparations.

Je sais bien que pourtant, de manière contradictoire à mon discours, toutes les religions clament la fraternité, la ressemblance, l'alliance des peuples, l'alliance aussi avec d'autres religions ! Mais ça, c'est l'idéal religieux.

L'idéal

Il y a la fonction pratique de la religion, de la spiritualité, là où se trouvent toutes les constructions d'images, ce que vous pensez, ce que vous aimez, ce que vous cherchez, ce que vous estimez. Et puis, il y a l'idéal spirituel ou religieux. Et cet idéal dit : “Nous sommes tous frères et nous sommes en fait tous les fils d'un seul Dieu.” Mais comme cet idéal religieux n'est que de l'idéal et pas une réalité pour l'aspirant, alors finalement l'aspirant va se trouver en train de vivre ces principes, ces croyances, selon ses limites dans le fonctionnement religieux, pour le coup.

L'idéal est la chose qui est la moins partagée. Pourquoi ?

Parce que cet idéal, pour être vécu, doit être réalisé. On doit en avoir la conscience la plus aiguë. Or, comment avoir conscience de l'idéal dans lequel on croit, cependant, si en même temps l'on va penser que l'on est Paul et que l'autre est vraiment Jacques et que l'autre est vraiment Stéphane et que l'autre est vraiment bouddhiste et que l'autre est vraiment musulman, ou que l'autre est vraiment catholique, ou que l'autre est vraiment païen ?

Comment vivre cet idéal de fraternité, cet idéal religieux ou spirituel, si déjà l'on se considère comme chrétien et que l'on veut évangéliser des païens ? Dans la démarche déjà tout est faussé !

Il suffira que celui que l'on nomme païen veuille simplement partager avec le chrétien, celui qui se croit chrétien, et qu'il veuille simplement partager avec lui sa vision, non pas de son Dieu mais de Dieu et uniquement sa vision. Eh bien d'un seul coup chacun va donc se retrancher, et c'est ainsi que l'on commence les dissensions et plus loin les guerres de religion et plus loin les guerres entre un groupe et les seuls.

Ce qu'il faut donc pour pratiquer une réelle alliance, c'est ne pas chercher l'alliance. Pas du tout !

Ne pas vouloir s'unir les uns aux autres, ne pas vouloir être avec l'autre, comprendre l'autre, laisser une place à l'autre. Tout cela n'est vraiment qu'une réaction prétentieuse. Cela veut dire qu'il y a moi et puis l'autre, moi et je laisse un peu de place à l'autre, moi et j'accepte l'autre.

Il faut commencer par faire quelque chose qui ne comporte en soi aucune différenciation. Et c'est ainsi que l'on se verra en train d'éliminer les groupes qui comportent des différenciations. Car comment, en fait, partager l'alliance entre les hommes ou entre les groupes si le groupe comporte une différence, une image, un principe ? Ce qui veut dire que lorsque l'on veut vivre l'alliance avec d'autres hommes ou d'autres groupes, il faut commencer par purger son propre groupe de toutes les différenciations. Et c'est ainsi que, puisque les hommes veulent aller vers de plus en plus d'alliance, l'on verra de plus en plus d'institutions, même jusqu'aux plus religieuses et spirituelles, s'effondrer. Et c'est normal !

Les institutions

Les institutions religieuses, les institutions spirituelles - puisque c'est notre sujet ce soir - pour la plupart sont fondées par des hommes. Des hommes qui ont des principes, qui font valoir ceux-ci plutôt que ceux-là, et qui est différent de ce qu'un autre groupe fait valoir. Alors comment est-ce que ces deux groupes pourraient s'entendre puisqu'ils n'ont pas les mêmes points forts ? C'est impossible !

Alors, puisque l'on est quand même moraliste, puisque l'on a quand même lu la Parole des Grands Êtres, on se dit : “On va s'assembler quand même pour ne faire qu'un. Et peut-être que nos différences feront un tout complet.” C'est faux ! Rien n'est plus faux !

Et c'est pour cela qu'aucun groupe ne peut s'allier à un autre groupe. Parce que chacun est typé. Et avec les différents types, on ne peut pas faire un grand rassemblement humain. C'est impossible !

Pourquoi ?

Tout simplement à cause de la psychologie humaine.

Il y aura de grands hommes qui, tout en s'apercevant qu'il existe des différences, ne vivront pas d'après ces différences. Mais cependant, la plupart des fidèles vivront d'après ces différences, ces principes. Et c'est à eux qu'il sera impossible de demander l'alliance, parce qu'ils vivent au niveau du principe.

Alors si l'on veut l'alliance entre les hommes, eh bien d'abord débarrassons-nous de tous les systèmes ! Parce que si l'on croit pouvoir faire salier les systèmes, on fait une erreur et on ne provoquera que des guerres ! Alors que les hommes ne chercheront que l'alliance, ne serait-ce que par grandeur morale, grandeur humaine.

Regardez ce qui se passe aujourd'hui dans le monde occidental. Tout le monde veut s'unifier. Les groupements religieux veulent s'unir, les différentes institutions veulent s'unir, les nations veulent s'unir et notamment ici constituer l'Europe. Et tout ceci donnera lieu qu'à un fracas immense ! Immense ! Un fracas économique, un fracas financier, un fracas culturel, un fracas spirituel !

Et pourtant les hommes ne serait-ce que par grandeur humaine, veulent cette grande unification à tous les niveaux. Et pourquoi est-ce qu'ils n'y arriveront pas ? Parce qu'ils veulent ou ils prétendent faire l'union par le rassemblement de leurs différences ! Et c'est là l'erreur fondamentale qui ruine tout idéal et qui fait que l'idéal ne reste qu'une idée vague de rêveur, qui devient très vite le pain du cauchemar. Ce qui fait que l'on voit très vite celui qui parlait d'union, d'un seul coup, parler de la peine de mort !

Il faudra que ces références de différences cessent pour que l'unification soit possible, quelque soit son niveau, même des choses très matérielles comme l'économie.

Tout ceci est uniquement dans le monde de la psychologie.

La psychologie

Les points de différence en eux-mêmes ne sont pas des problèmes. C'est de la façon dont ils sont vécus par l'homme qu'ils deviennent des préceptes pour des problèmes. L'homme est trop borné pour réunir les différences comme si elles n'en étaient pas et en faire une grande union. L'homme est trop borné, il est beaucoup trop au ras de son corps et de sa personnalité, au ras de son porte-monnaie, au ras de son pays.

Tout le monde est patriote, par exemple. Comment donc prévoir la grande Europe lorsqu'il y a encore des gens qui sont patriotes ? C'est impossible ! Et pourtant, dans l'esprit de l'homme simple, il n'y aurait aucun problème à supposer que l'on puisse être patriote et Européen, n'est-ce pas ?

Mais il faut savoir que dans le cœur, ce n'est pas la même chose ! Dans la tête, on peut articuler des idées et jongler avec elles, c'est très facile ! Mais sitôt que cela en vient au cœur et à l'émotion, ce n'est plus la même chose. On ne peut plus jongler. On est intègre ! Alors, quand il s'agira de penser en tant qu'Européen, eh bien non, on n'y arrivera pas. On pensera d'après le pays d'où l'on vient. Dans la mesure où il faudra du coup payer pour sacrifier quelque chose de ce pays afin que l'Europe existe, par exemple. On aura du mal ! On va le sentir, ce sacrifice, comme s'il était un sacrifice personnel. Ce qui fait que, sacrifice par sacrifice, il y aura des résistances. Et pourquoi est-ce que l'on va ressentir ce sacrifice ? Alors qu'en soi, il n'en est pas un ! Mais on va le ressentir parce que l'homme s'identifie à son pays, s'identifie à ce qui se passe au niveau de la collectivité. Il a beaucoup de mal à s'identifier à l'État Europe, par exemple, ou à la religion "spiritualité toutes tendances confondues".

Pourquoi est-ce qu'il a du mal ?

Essayez de le trouver, avant que je donne la réponse, un petit peu ! Essayez de travailler aussi !

Pourquoi est-ce qu'il a du mal à se penser Européen ? Avec le cœur, j'entends ! À se penser un homme de toutes les religions ? Avec le cœur, j'entends ! Pourquoi ?

Non pas parce qu'il n'a pas les idées assez larges, parce qu'au niveau de l'idée, on arrive à faire ce grand écart. La tête est plus large que l'émotion. Cependant, au niveau du cœur, on n'y arrive pas dès qu'un événement se produit. Pourquoi ?

Parce que l'on est identifié à soi-même, parce que l'on sait que l'on est Pierre ou Paul !

Et sitôt que l'on est capable de faire référence à ce petit pôle auquel on croit, eh bien ce pôle, qu'il soit le nord ou le sud, va automatiquement engager une névrose et une prison. Ce qui fait que, depuis le point magnifique de ma personnalité, je vais faire tourner l'Univers et mes différentes images.

D'abord, en tant que point magnétique : “je suis moi-même !”

Ensuite, il y a ce que je pense de moi-même, comme des petits satellites qui tournent autour de moi, mes complexes, mes traumatismes...

Ensuite, un petit peu plus loin, comme des rangées de planètes, il y a ce que je sais que les autres pensent de moi et que je manipule à mon gré, selon le vêtement que j'ai, selon la diction que j'ai, selon l'allure que j'ai, etc.

Ensuite, il y a la référence à mon pays. Il y a ce que je pense de mon pays, et puis il y a ce que les autres pensent de moi en tant que citoyen de mon pays.

Et, etc. Je construis ainsi tout un Univers !

Dans cet Univers qui est sans cesse en mouvement, puisque ma pensée est sans cesse en spéculation, il y a de temps en temps d'autres planètes qui essayent de voyager, de venir se placer. Et c'est à ce moment-là que je crée toutes les négociations.

Et de temps en temps, il y a de grosses planètes qui vont me prendre beaucoup de place et qui vont même me resserer dans un endroit. Ces planètes-là, je vais essayer de les renvoyer par ce même magnétisme avec lequel je me construis. Et ce magnétisme, on va le voir sortir et constituer les reflux de l'aura.

Ce qui fait que très vite les uns et les autres, vous savez vers qui vous pouvez aller, vers qui vous ne pouvez pas aller, qui vous accepte et qui vous rejette. C'est en fait une simple question de magnétisme.

Le Magnétisme

Ce magnétisme est construit par la pensée. On ne peut pas l'appeler "la force de la pensée", je l'appelle magnétisme. On ne peut pas appeler cela la force de la pensée parce que ce n'est pas une volonté dirigée. C'est une réaction émotionnelle, une électricité qui est très lourde et qui s'en va d'ailleurs dans l'écorce terrestre.

Et ce n'est que du magnétisme.

Et en fait toutes les relations que vous avez les uns avec les autres sont des relations magnétiques. C'est pour cela que vous pouvez dire, d'ailleurs : “Untel m'attire et Untel non !”

Pourquoi est-ce que l'on utilise ce mot plutôt qu'un autre ? Untel m'attire !

C'est bien parce que la relation est magnétique. Parce qu'il se trouve que les planètes de son Univers vont bien avec les planètes de votre Univers Personne ne se fait de mal, personne ne se prend la place, personne ne se cache son soleil ou sa lune. Donc tout va bien dans le meilleur des mondes et l'on peut rouler ensemble dans un Univers plus grand que celui de son pays ou de sa religion ou de la planète.

À partir du moment où je vais essayer d'être un disciple, de vivre un petit peu plus haut que le ras de ma peau, le ras de mes estimations personnelles, de mes convictions, de mon petit nombril, sitôt que je veux vivre un peu plus comme un homme, un vrai, je vais devoir, non plus créer mon Univers avec ses satellites et ses planètes et voir quel autre Univers va avec le mien, je vais me contenter d'être un soleil.

Finis les planètes ! Finis les astéroïdes ! Finis les satellites ! Finis les négociations de galaxies à une autre ! Je suis un soleil. Et à ce moment-là, sachant que tous les autres ne sont aussi que des soleils, je vais employer tout mon temps à les faire grandir, à les rechauffer, à les débarrasser de leurs astéroïdes, à déplacer, petit à petit, autant qu'ils me le permettront, leurs lourdes planètes jusqu'à ce qu'elles tombent en poussière et n'éxistent plus.

Combien de planètes avez-vous autour de vous ? D'ailleurs, on les voit dans ce que vous appelez vous-même votre thème astrologique, n'est-ce pas ?

Un homme qui peut s'identifier à ses planètes, un homme que l'on peut connaître par ses planètes, n'est pas un homme. C'est un bébé cosmique, mais ce n'est pas un homme Un homme que l'on ne peut pas cerner grâce à ses aspects, à son thème, est un soleil. C'est un véritable homme !

Chaque fois qu'un homme est définissable, cela veut dire qu'il a des principes, qu'il a une prison, qu'il a des murs et que sur ses murs il y a des affiches. Les affiches sont des pensées.

Il pense qu'il est petit ou qu'il est grand, qu'on doit le respecter ou qu'il n'a pas beaucoup de valeur et que donc ce n'est pas grave si on lui tire dessus. Un homme est donc avant tout le fruit de ses pensées.

Un homme est avant tout le fruit de ses pensées.

Alors la question que vous allez me poser c'est : “Pourquoi est-ce que l'on pense ?”

La Pensée

Pourquoi est-ce que l'activité de la pensée existe ? De quelle nature est la pensée ? Que doit-on faire avec elle ? À quoi sert-elle ? Comment changer notre vie en comprenant cela ?

Si vous acceptez de faire le voyage avec moi, et si vous acceptez que je démonte dans vos esprits vos différentes conditions, alors peut-être que je vais vous amener à un endroit où en fait on ne pense plus.

Parce-que voyez-vous c'est cela mon prétexte ! C'est cela mon argument ! Arrêter la pensée.

Quand le Soleil brille, il brille !
Uniquement et rien d'autre.

Pour la Conscience, c'est la même chose.

Quand la Conscience est, elle est !
Uniquement et rien d'autre.

Si par contre je commence à regarder ce qui m'arrive et que j'en écoute l'émotion que j'en tire, à ce moment-là je crée une pensée. Et cette pensée devient une affiche sur le mur de ma mémoire. Et cette affiche je vais l'avoir constamment sous les yeux. Et elle va m'obliger à l'asservir. Parce que ce n'est pas simplement une affiche de papier qui est dans ma tête, qui est collée, cette affiche est vivante, elle devient une divinité. Et à cette divinité, très vite, je lui dois un culte Si bien que pour une chose qui m'est arrivée une fois mais qui m'a énormément gêné, j'en construis un complexe ou un traumatisme et ensuite je suis asservi par ce complexe, asservi par ce traumatisme. Et sans arrêt je vais y faire référence et lui donner de l'énergie et lui donner de la nourriture et en abondance ! Et je vais y croire, y croire et y croire !

En qui crois-tu ?

Je te pose une question ! Hmm ? En qui crois-tu ?

Pour certains qui font référence à la Bible, parce que c'est un livre qu'ils aiment, qu'est-ce qui est donc écrit dans la Bible ? Hein ? Je veux te convaincre ! Qu'est-ce qui est écrit dans la Bible ? Tu ne croiras qu'en un seul Dieu ! N'est-ce pas ?

Et la plupart des humains n'ont pas 36 Dieux - Ce serait un bonheur s'ils en avaient 36 ! - Mais ils ont des dieux qu'ils se créent eux-mêmes et qui sont leur cauchemar et qu'ils aiment à titre de dieux, et qui sont leurs problèmes !

“Je sais que je suis petit, je suis laid, je crois que je suis laid.” ou “je sais que je suis grand, je crois que je suis grand.” Le fait de penser que je suis un grand homme devient ma croyance ! Je crée donc une divinité ! Puisque j'alimente cette croyance et je suis en dévotion par rapport à moi-même à ce moment-là.

De la même manière, si j'estime être sans valeur, je crois que je suis sans valeur. Et si je crois, ce en quoi je crois, c'est donc un Dieu ! Et il y a comme cela, dans l'esprit humain, une multitude de références à des divinités cauchemardesques qui n'ont rien de Divin ! Ce sont des petits diables, en fait !

Or, il est écrit : “Tu ne croiras qu'en un seul Dieu !”

Tu ne croiras qu'en un seul Dieu !

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Est-ce qu'il s'agissait des dieux des religions ? Est-ce qu'il s'agissait d'une phrase donnée pour que les religions s'entredéchirent ? Non !

Tout ce qui est écrit dans les livres, dans la Bible notamment, est une histoire intérieure. Il ne faut jamais penser l'idée ou penser le mot à l'extérieur. C'est une histoire toute intérieure et c'est l'histoire de l'homme.

“Tu ne croiras qu'en un seul Dieu !”

Cela veut donc dire quoi ?

Cela veut dire que tu n'estimeras jamais n'être autre chose que la Divinité. Tu n'en construiras donc aucune autre pensée, parce que la pensée devient un objet auquel tu voues croyance et culte !

Si tu gardes dans ton esprit cette unique pensée, donc cette unique croyance...

La pensée est une croyance

N'oublie pas que la pensée est une croyance ! Si tu comprends cela, tu vas pouvoir tenir la conférence toi-même et expliquer pourquoi tous les mots de la Terre sont ce qu'ils sont.

Tous les mots de la Terre existent uniquement parce que l'homme pense. Uniquement pour cela. Ses pensées sont des croyances. L'énergie de la pensée devient une croyance. Pourquoi ?

Tout simplement parce que une pensée est un élément créateur en soi, quelle que soit la source de sa création.

La pensée, acte créateur

C'est-à-dire si c'est moi effectivement qui construis ma pensée par ma déduction, ou si c'est une pensée qui, d'un seul coup, s'est éveillée en moi parce que je suis témoin d'une situation ou victime d'un événement.

Cette pensée est un acte créateur, elle devient une entité absolument vivante, semblable à moi-même. Et cette entité, puisqu'elle est vivante et puisque je crois en elle, va me demander un culte quotidien. Et c'est pour cela qu'il est si difficile de se débarrasser de ses traumatismes, de ses complexe, de ses limitations.

C'est pour cela qu'il est très difficile pour un enfant qui a des difficultés dans les débuts de sa scolarité de devenir intelligent. Même si réellement il peut être intelligent, parce qu'il est né avec cette intelligence. Cependant franchir le pas lui sera très difficile, parce qu'il va croire autre chose à cause de cette entité qui a été formée une fois et qui va lui réclamer son culte.

Et en fait quand l'on cite dans la Bible les multiples exorcismes de Jésus, mais que l'on cite aussi les exorcismes des apôtes, il ne s'agissait pas uniquement de chasser le Mal comme étant le Diable ! N'oubliez pas, je vous l'ai dit tout à l'heure, qu'il ne s'agissait pas d'une description des aventures extérieures mais bien des aventures intérieures. On lit le plus souvent qu'il s'agissait de chasser l'esprit du mal.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Hein ? L'esprit du mal.

L'esprit du mal

Esprit du mal.

Penser, mal penser, mauvaise pensée. Il s'agissait en fait de débarrasser l'aura de l'individu, de toutes les entités qu'il avait lui-même créées ou qu'il avait subies, dont il avait subi, donc, la création parce, qu'il était un témoin ou victime de certains événements. Voilà d'un seul coup - paf ! - une pensée qui naît, une conviction qui se construit, une émotion qui la nourrit. Et l'on voit ainsi des individus ne pas être simplement Pierre ou Paul, mais arriver avec à la ribambelle, une multitude de marmites et de cassoroles accrochés partout dans l'aura.

C'est un peu comme les découpages que vous apprenez à l'école. Quand vous pliez une feuille sur plusieurs niveaux, puis vous découpez dans cette feuille un personnage, puis vous dépliez la feuille et, en accordéon, vous voyez apparaître une dizaine de personnages. Alors que vous-même avec les ciseaux en avez découpé qu'un seul. Eh bien, l'homme quotidien apparaît de la sorte. On croit qu'il est un et en fait il est mille ou deux mille !

Vous avez une phrase pour cela. Vous-même vous dites : un train peut en cacher un autre. Et moi je vous assure qu'un Paul peut en cacher dix mille ! Une locomotive a énormément de wagons.

Combien as-tu de wagons toi ? Dis-moi ! Combien tu as de wagons ? Combien tu en tires ? Hein ? Combien ?

Si tu veux savoir combien de wagons tu tires, c'est très simple !

Dès demain tu fais la liste de tout ce que tu penses de toi-même. Est-ce que tu te trouves beau, pas beau, belle, pas belle ? Est-ce que tu te trouves intelligent, est-ce que tu trouves que tu as raté des choses, réussi des choses ? Est-ce que tu trouves que tu devrais avoir le corps comme ceci ou comme cela ? Fais la liste des estimations de tout ce que tu penses à propos de toi et tu verras combien de wagons tu tires.

Alors ensuite tu me demandes pourquoi tu es fatigué ! Hmm ? Ensuite tu me demandes pourquoi est-ce qu'à 50 ans tu es impuissant ou frigide ? Ou tu me demandes pourquoi malgré ton jeune âge tu es stérile ? Ce n'est pas étonnant, toutes ces cellules sont occupées à tirer ces wagons nombreux. Comment est-ce que tu pourrais avoir la fertilité ? C'est impossible ! Tu dessèches ton ventre en pensant toutes ces choses noires à propos de toi-même,ou illusoires à propos de toi-même, que ce soit à propos de ta grandeur ou de ta bassesse.

Lorsque toute l'énergie de la femme, l'énergie de la fertilité est gaspillée par l'activité de la pensée, eh bien, le ventre est un désert. C'est certain ! C'est certain !

Alors si tu veux être fertile comme un grand champ de blé, calme ta pensée ! Dedescends les énergies dans ton ventre, lentement, en faisant d'abord l'union avec toi-même et pas seulement avec ton époux. Ton époux ne peut rien pour ta fertilité, absolument rien ! Fais d'abord une union avec toi-même ! Et lorsque tu te seras suffisamment aimé, lorsque tu auras la possibilité de t'aimer tel que tu es. Donc en détruisant toutes les images, toutes les illusions que tu entretiens à propos de toi, à ce moment-là tu verras que ton ventre va gonfler sans aucun problème !

Tu seras enceinte, non seulement d'un enfant, mais aussi de toi-même et ce seront ainsi deux naissances qui apparaîtront. Souvent l'enfant fait se réconcilier la mère avec elle-même. Par le processus de la grossesse, la femme sent bien que la création des images est quelque chose de tout à fait illusoire. C'est que l'acte créateur en soi est quelque chose d'éminemment Divin et donc elle n'utilise plus les énergies pour les illusions, les fantasmes, les personnages du cirque, du théâtre. Elle crée un Dieu et elle s'y attache.

Donc si tu veux savoir qui tu es, fais la liste de tout ce que tu penses à propos de toi-même.

Il ne s'agit pas d'autocritique. Si tu penses que je te demande là une autocritique, alors tu te trompes ! Écoute, décidement, il faut que tu quittes la salle, tu ne comprends rien à c'est ce que je te dis ! Il ne s'agit pas d'autocritique ! Je ne suis pas quelqu'un qui existe à l'extérieur de toi pour te châtier ! Je suis toi-même !

C'est toi-même qui te parle là en ce moment Ce n'est pas moi qui te parle, c'est tel que ton âme te parlerait si tu pouvais l'écouter, si tu n'étais pas en train de taper sur les casseroles de tes pensées, de tes estimes, de tes identifications. Toutes les identifications sont des bruits de casseroles. Pas étonnant que tu ne puisses pas entendre le silence de l'âme !

Seul le silence est le grand parleur que tu veux absolument consulter ! Ce n'est que par l'âme que l'on peut entendre la voix de Dieu. Si tu veux entendre ta propre voix, fais le silence !

Le Silence

Mais de quel silence s'agit-il ? Hmm ?

Tu vas me dire, es-tu capable de s'asseoir, de te calmer, d'entrer en relaxation, d'entrer en méditation ? D'accord ! C'est le début.

Mais voilà, là, je te piège !

Que fais-tu pour entrer en relaxation ? Est-ce que tu ne mets pas de la musique ? Oui, et c'est déjà un bruit. Je ne veux pas dire un bruit extérieur, mais c'est déjà un bruit pour ta vie intérieure puisque tu vas écouter cette musique.

Quel est donc le silence dont je parle ?

Le silence des pensées.

Ainsi, si tu calmes ta pensée, si tu n'engendres plus de pensées - et je t'expliquerai ce que j'entends par là - tu peux entrer en méditation ou en relation avec ton âme au beau milieu d'un chantier, au beau milieu d'un champ de bataille où les explosions ne cessent pas et rien ne te perturbe !

Aucun bruit extérieur ne peut perturber ta méditation, parce que les bruits extérieurs ne sont que des bruits, tandis que le bruit intérieur, ça, c'est un vacarme qui empêche absolument toute relation !

Pour l'instant, en ta méditation, tu penses que tu n'es distrait que si tu entends des bruits par l'oreille. C'est faux !

Méditer en toutes circonstances

Je te demande même de t'entraîner à méditer dans les endroits les plus bruyants du monde ! À ce moment-là, enclenche ton aspirateur, fais tourner dans la cuisine tout l'électroménager que tu possèdes, allume aussi la radio et la télévision et médite !

Et tu verras que si tu portes ton effort sur la formation des pensées, tout ce vacarme qui est autour de toi ne te gêne pas. Tu l'entends bien sûr, il ne s'agit pas de devenir sourd à ces bruits parasites ! Tu entends tous les bruits, mais ils ne te dérangent pas, parce que tu ne vas pas t'identifier par exemple à un aspirateur, n'est-ce pas ?

Pourtant, en ce moment dans ta méditation, si ton voisin du dessus passe l'aspirateur, cela te dérange, cela brise ton calme et ta méditation ! Pourquoi ?

Parce que tu fais référence à l'aspirateur ! Eh oui !

Et tu ne lui fais référence, pas simplement parce que l'oreille est sensible et entend ! Non ! C'est pas ça du tout ! Ce n'est pas une affaire d'audition, c'est une affaire de se prendre pour, se croire semblable à. Ce n'est pas le problème d'être distrait, pas du tout ! C'est la faculté qu'a l'homme de prendre pour lui tout ce qui existe dehors, tout ce que l'on va penser de lui, tout ce qu'on va lui faire penser à propos de lui, de ce qu'il pense de lui, et aussi tout ce qu'il va remarquer à l'extérieur.

Je prends tout pour moi ! Hmm ? Mon voisin n'aime pas mon nez, donc je vais penser : “il ne m'aime pas !” D'accord, il est très gentil, il me fait quand même un sourire, peut-être que quelque part il m'aime un peu ? Alors je vais lui répondre aussi par un sourire, mais c'est tout en cachant mon nez que je vais lui sourire ! Je prends tout pour moi !

Sitôt que je médite et qu'il y a du bruit dans mon quartier, je crois que ce bruit me concerne, qu'il envahit mon monde, il entre dans ma méditation ! Mais il n'a pas à entrer dans ta méditation !

Parce que tu ne médites pas sur les bruits extérieurs, ils ne sont pas Dieu, il n'est qu'un aspirateur ! Vas-tu méditer sur un aspirateur ? Non !

Alors entoure-toi de vacarme ! Je veux que demain, tes méditations changent du tout, et que tu t'entoures de toute sortes de bruits. Pas des plus mélodieux, pas de la musique ! Non ! Pas de cette musique qui t'emporte dans le haut du ciel ! Encore une fois tu fais référence à l'extérieur. Non ! Écoute des choses désagréables ! Et tu verras que, en te sentant harcelé par tout cet extérieur, tu vas chercher un endroit de paix en toi. C'est là le secret, vois-tu ?

Tu vas le chercher en toi, cet endroit de paix, et c'est là que tu vas t'apercevoir que les pensées sont les seuls obstacles.

De quelle pensée je parle ? Hmm ?

Certains me diront : “Non, dans la méditation j'arrive à être assez calme, j'arrive à réduire ma pensée, j'arrive à rester longtemps sans penser !”

Qui tu te dit que pour autant tes pensées soient éteintes ? Chaque que fois que tu es rentré dans une méditation où tu bénéficies de cet état de calme assez particulier, lorsque tu en reviens, est-ce que tu as la sensation pour autant d'être Divin ou Divine, non ? Tu es simplement mieux avec toi-même, tu es relaxé, mais tu n'as pas eu le goût du Divin. C'est parce qu'effectivement tu as endormi l'activité mentale, mais tu n'as pas réussi à dissoudre La pensée.

Donc allons définir ce qu'est la pensée, et qu'est-ce que j'entends lorsque je dis : si tu peux arrêter de penser.

Arrêter de penser

Est-ce que tu peux arrêter de penser ?

Soyons honnêtes ! Hein ?
Non. Pas du tout !

Ne serait-ce que parce que tu vas entendre ce vacarme qui est à l'extérieur, cela va être une activité de la pensée. Pour la conscience, le fait d'avoir lecture du bruit qui est dehors, c'est une activité. Et c'est pour cela que tu vas essayer, dans tes méditations traditionnelles, d'effacer tous les bruits, parce que ainsi tu penses pouvoir réduire l'activité de ta pensée. En cela, donc, tu n'as pas tort, tu as bien trouvé où il y a le problème, mais tu ne sais pas comment, en fait, éradiquer ce problème !

Quelle est la véritable pensée ?

Puisque l'on ne peut pas arrêter de penser ? C'est-à-dire d'être conscient de l'extérieur.

Je ne peux pas m'arrêter d'être consciente d'un train qui passe, de ma voisine qui monte dans l'escalier, de mon enfant qui est en train de manger dans la cuisine. Cependant, je peux m'arrêter de penser tout en étant conscient de toutes ces choses. Et c'est là la pirouette spirituelle que tu cherches tant et que tu appelles méditation !

Je suis absolument conscient de tout ce qui se passe. Je pourrais même répondre si on voulait me parler. Et, en même temps, je ne pense pas. Quelle drôle de pirouette !

Comment est-ce que je vais m'y prendre ? Hein ?

Si tu veux bien me suivre encore quelque temps, dans la description, je vais te dire que toute la pirouette est tout simplement dans les constructions d'images.

Le problème, ce n'est pas d'avoir une pensée, d'être conscient de cette pensée, d'être conscient du bruit, d'être conscient de la présence de l'autre, de répondre à l'autre, d'être avec l'autre. Le problème, c'est que lorsque j'entends ce bruit, je vais avoir une réaction. Cette réaction, je vais en construire une émotion et un principe : j'aime ou je n'aime pas. Sitôt que je vais être en relation avec quelqu'un, je vais suivre le même processus que j'ai décrit tout à l'heure. Et c'est à ce moment-là que la pensée, celle dont je cherche à me débarrasser, c'est à ce moment-là que la pensée existe, donc uniquement en tant que mémoire référentielle.

Donc quelle est la méditation la meilleure pour moi ? Quelle méditation je te conseille ?

Est-ce que je te conseille de méditer une heure par jour en lotus, en essayant de te calmer, de plonger dans les états de plus en plus profonds ? Non, pas du tout ! Absolument pas !

La méditation que je te conseille est une méditation très active. Elle commence dès que tu te lèves le matin. Et elle continue le soir même quand tu dors, parce que lorsque la conscience reçoit une direction, elle continue, même lorsque toi, le petit moi, est endormi. D'où l'importance de décider de certaines directives tout à fait consciemment et de les entretenir pendant le jour !

On fera pendant le jour la moitié du travail de manière consciente et contrôlée, et puis l'autre moitié du travail se fera en fait sans aucun effort de notre part. La locomotive étant programmée, elle connaît le chemin ! Ma méditation va donc être active. Et je vais observer, à chaque instant, les pensées que je construis.

D'abord, observons les pensées que je construis à propos de moi-même.

Pensées construites à propos de moi-même

Dès que je me lère le matin, quel est mon premier souci ? Si je suis un anxieux et un angoissé, je m'aperçois que je vais tout de suite demander à mon époux, à mon épouse de me rassurer affectivement. Donc, mon premier souci le matin, c'est le baiser de mon époux ou de mon épouse.

Pourquoi ?

Parce que dès que j'ai les yeux ouverts, il faut que je sois rassuré. Je dois savoir que quelqu'un m'aime.

Pourquoi ?

Parce que fondamentalement, je ne m'aime pas ! J'ai un immense problème d'entente avec moi-même. Je me déteste ! Alors, mon premier souci le matin, c'est le baiser de mon époux ou de mon épouse. C'est à ce moment-là que je dois observer. Au moment où je vais aller vers l'autre, réclamer cette accolade, réclamer cette sécurité.

Je vais d'abord observer ce qui se passe en moi qui nécessite cette sécurité. Qu'est-ce que c'est en moi qui a besoin d'être rassuré ? Qu'est-ce que c'est qui va pleurer si l'autre n'est pas là et ne peut pas m'embrasser ? Et de quel goût est cet environnement ?

C'est à ce moment-là que je m'aperçois de mon angoisse, de mon manque d'amour pour moi-même. Mais je dois porter plus loin mon observation. Il ne s'agit pas d'analyse pour l'instant, mais toujours d'observation.

Je vais voir que si je suis dans cet état-là, ce n'est pas simplement parce que mon père ne m'a pas aimé ou que je ne l'ai pas connu. Ce n'est pas simplement parce que ma mère m'a abandonnée ou maltraitée. Ou ce n'est pas simplement parce que mes frères étaient très méchants ou ma sœur était invivable. Mais c'est surtout parce que j'ai cru à leurs comportements.

Je leur ai laissé le pouvoir de fabriquer en moi cette idée !

Bien sûr, j'ai des excuses ! J'étais petit. J'étais faible. J'étais tout seul. Mais je n'avais aucune idée de ce qu'était le pouvoir de la pensée, le pouvoir de l'idée. J'étais tout neuf et je croyais tout ce que l'on me disait ! C'est certain ! J'ai donc été une victime.

Mais maintenant, tu es grand, tu es adulte et tu dois retirer ce pouvoir que tu as donné à tes parents, à ta famille, à ton premier professeur ou à ton premier mari ou ta première maîtresse, à ton patron... Tu dois alors retirer ce pouvoir !

Tu étais petit. Tu as cru ces choses. Très bien ! C'est le risque de la vie ! Le risque est ainsi sur cette planète. Il ne faut pas te dire que c'est dommage et te mettre en colère. C'est ainsi ! Il faut faire avec ! Quand on fait un bateau qui va sur l'eau, le problème c'est qu'il peut couler. Mais rien ne t'empêche de savoir nager ! Alors tu ne mourras pas !

Alors, maintenant que tu es grand et que tu sais nager, retire ce pouvoir que tu as donné ! Que ce soit à tes parents ou à toute autre personne qui a construit en toi ce complexe, cette blessure.

Comment vas-tu retirer ce pouvoir ?

En allant voir ton psychanaliste ? Ma foi ! Si tu as envie de faire donation de ton salaire, c'est très bien ! Mais tu peux le lui donner tout de suite quand aller le consulter ! Tu peux faire de bonnes oeuvres, c'est certain ! Tu feras avancer la science !

Comment vas-tu t'y prendre ?

Si tu me crois, si tu te sens l'ouverture - et je ne dirais pas la force de faire ces choses - mais si tu te sens assez ouvert pour faire ces choses, alors tu vas simplement regarder tes parents, si c'est de tes parents dont il s'agit.

Regarde-les tels qu'ils sont ! Regarde-les une bonne fois pour toute ! Regarde-les comme des êtres humains ! Au lieu de les regarder comme Dieu le Père, et comme la Mère Divine. Qui ont le droit de façonner un enfant. Qui ont le pouvoir de façonner ou de détruire un enfant ! L'enfant que tu es encore quelque part et qui souffre. Hein ?

Pourquoi est-ce que ton père est Dieu le Père ? Pourquoi est-ce que ta mère est la Mère Divine ? Qui t'a enseigné cette histoire ?

Tu vas me dire : “J'étais tout petit et un enfant aime ses parents de cette façon-là !”

D'accord, mais aujourd'hui tu es grand ! Il s'agirait donc de détruire ces faux dieux ?

N'oublie pas, je viens de te l'expliquer, avec la pensée on construit sans arrêt des divinités dans notre tête ! Et le père et la mère sont les premières divinités auxquelles on croit. Et c'est pour cela qu'on est si sensibles à tout ce qu'ils vont dire, tout ce qu'ils vont faire. Parce que la parole de Dieu c'est sacré, n'est-ce pas, pour un enfant ?

Et maintenant, tu es adulte et surtout tu es un Dieu toi-même ! Le vrai, cette fois-ci, pas simplement une divinité construite.

Donc il est temps que tu retires le culte, l'énergie que tu vouais aussi à ce culte, ce culte que tu entretiens en croyant, en continuant de croire ce que disait ton père, ce que disait ta mère à propos de toi ou ce que disaient tes amis ou ce que dit aujourd'hui même ton employeur !

Chaque fois que tu te laisses énétrer par une parole, chaque fois que tu vas croire cette parole. Par exemple si ton employeur te dit demain que tu es un incapable, chaque fois que tu vas prendre pour toi, croire en cette parole, tu donnes pouvoir à ton employeur ou à celui qui te dit cela ! Tu lui donnes le pouvoir de régner sur toi et de faire ton complexe ou pas.

Maintenant imaginons que tu es un adulte. Hmm ? Et que tu es responsable. Et que donc, au sein de l'entreprise, tu assumes véritablement ton poste et tu essaies de le faire comme il faut, du mieux que tu peux. Il se trouve que même faire du mieux que tu peux ce n'est pas assez bien et ton employeur vient te le reprocher et te dit : “Aujourd'hui, vous avez fait quelque chose de très mal, vous êtes incapable !”

Si tu es un adulte, si tu assumes véritablement ta fonction dans l'entreprise, tu ne vas pas prendre pour toi au niveau du nombril et t'identifier à cette incapacité, prendre le patron pour Dieu le Père, que tu vas additionner à ton père le patriarche, et ainsi faire une addition qui va t'écrouler. Parce que ton père te disait être incapable, ton employeur aujourd'hui te dit être incapable, tu rentres à la maison, c'est ta femme qui porte les pantalons, tu vas te promener, tous les chiens, te cours après pour te mordre et tu te dis : “Décidément ! Je suis peut-être vraiment un incapable !”

Tu ne l'es que parce que tu as laissé le pouvoir à l'autre de te rendre incapable. Et incapable de quoi ?

Incapable de te transformer !

Bien sûr, tu ne sais pas bien faire les choses et c'est pour cela que ton employeur te le reproche, c'est pour cela que ton épouse à la maison te le reproche, que même tes enfants te le reprochent. Mais si tu prends ce reproche comme une indication de ce qui est à perfectionner en toi, ce reproche ne te rend pas incapable de transformation, au contraire ! Il est une énergie directive. Automatiquement tu sais où tu dois aller, tu sais ce que tu dois étudier.

Sitôt que tu prends les choses de la sorte, en adulte qui n'est plus égocentrique, en adulte qui ne prend plus les choses au niveau de son nombril mais au niveau de son cœur, parce qu'il a décidé d'œuvrer pour le bien commun et donc de bien faire son travail, d'être un bon père de famille etc. etc. À partir du moment où tu décides de faire les choses de la sorte, tu t'aperçois que tu es face à un deuxième blocage :

J'ai envie ou je n'ai pas envie de devenir meilleur.

Voilà un autre problème !

Et voilà en fait le problème majeur !

Je n'ai pas du tout envie de faire l'effort d'apprendre mieux mon boulot ou de mieux comprendre mes enfants, d'être plus à leur écoute. Et pour ne pas voir ce manque d'intérêt, qui n'est dit qu'à ma personne, pour ne pas effectivement remarquer que c'est moi qui suis un fainéant, je vais préférer accepter le reproche de l'autre et laisser l'autre construire mon complexe. Et je vais donc penser que l'autre a raison.

C'est ainsi que se crée la culpabilité.

La culpabilité

La culpabilité ne se crée pas parce que, avant qu'on ait parlé, je me sens déjà fautive, et je me sens fautive parce que mon père ou ma mère ne m'ont pas aimé, ce n'est pas ça. Je suis fautive parce que, effectivement, il y a eu le trouble vécu avec les parents, ou le premier amour, ou la famille en général. Mais depuis ce trouble, moi-même, j'ai été très fainéant, je n'ai pas voulu bouger de ce point où l'on m'avait posé ! Je n'ai pas essayé de devenir autre chose ! Je préfère m'asseoir et être là. Alors, comme je préfère m'asseoir, être là et supporter, et que c'est très dur de supporter, alors je vais créer la colère ! Puis la colère en pensant que c'est à cause de l'autre que je suis ici bloqué, assis, à ruminer mon infériorité, à ruminer mon incapacité ! C'est à cause de l'autre ! C'est l'autre qui m'a rendu comme cela ! Et je crée un autre défaut, qu'est la colère.

Puis, si je pousse la colère plus loin, c'est la haine ! Et tout cela commence où ?

Cela commence avec mon manque de mouvement, avec ma nature fénéante. Je ne veux pas bouger ! Je ne veux pas apprendre ! Je ne veux pas me transformer ! Non ! Non ! Non !

Et en fait, si tu veux connaître la source de tous tes problèmes, quel que soit l'importance de ce que t'ont fait la famille, le père, la mère, ou qui que ce soit, c'est qu'il y a en toi un “NON !” fondamental !

Exactement comme un enfant qui se braque, et qui dit : “NON ! Je ne bougerais pas ! On m'a envoyé sur cette planète, on m'a envoyé dans ce corps, on m'a envoyé dans ces problèmes ! J'étais pas d'accord ! On m'y a envoyé quand même ! Eh bien je ne ferais rien ! Je ne bougerai pas ! Moi, j'étais tranquille, là-haut, pas très loin de Shambhala, je les voyais passer tous les soirs, ils allaient et venaient tous les 2000 ans, ça me faisait de la distraction ! On vient me chercher, on me balance au milieu des problèmes ! À une époque qui ne me plaît pas ! Où il y a plein de pollution ! Où on ne sait plus qui est Dieu ! Où on attend Jésus-Christ et on ne sait pas quand il viendra ! Non, je ne voulais pas ça !”

  • Rires

Alors je dis non à tout ! Non à tout !

Parce qu'au fond de moi, il y a ce refus de naître ! Et pas simplement de naître et de venir dans un corps, mais de naître pour expérimenter la vie.

Refus de naître pour expérimenter la vie

Toutes ces énigmes, tous ces défis, faire face à tout ce que je sais, depuis là-haut, qui va exister. Tous ces événements parfois douloureux, et qui cependant vont arriver. Alors je refuse !

Parce que c'est vrai que là-haut on y est très bien !
Là-haut on est certain que l'immortalité existe, on ne sent pas la mort.
Là-haut on a même plus besoin de se nourrir, donc en même temps on n'est plus sujet à la gourmandise, un problème en moins !
Là-haut on n'est pas frustré, donc puisque l'on n'est pas frustré on ne risque pas de devenir alcoolique, on ne risque pas non plus de se jeter sur les paquets de cigarettes !
Là-haut on n'a pas de corps, alors on ne risque pas de nous reprocher d'être sexuels !
Là-haut c'est tellement bien !

Et puis des fois on dort et nos rêves deviennent réalité ! C'est le propre de ces plans intermédiaires. Alors si l'on veut s'imaginer être reine d'Espagne, eh bien on le peut ! Et d'un seul coup apparaît un grand château et toute une cour, et les bijoux que l'on aura, on n'aurait jamais pu les posséder sur la Terre ! Tout devient réalité ! Et très facilement, puisqu'il s'agit de penser. Là-haut on pense et tout arrive, ici on pense et rien n'arrive !

Pas étonnant que l'on ne veuille pas changer de camp !

Et puis arrive cet instant où on nous enlève de ce paradis, pour nous envoyer dans l'endroit de la difficulté. On aura chaud, on aura froid, on aura faim, on sera méprisé, on se rencontrera que tres tard ! Ou trop tôt ! Ou bien on se ratera parce qu'on ne se reconnaîtra pas les uns les autres ! Quelquefois même on échoue, et puis on meurt ! Tout ceci n'est pas un programme alléchant ! Alors l'entité cosmique de l'autre côté fait tout pour retarder l'heure de la naissance. Elle freine des quatre fers, absolument !

Et ainsi, quand définitivement la Nature l'appelle et l'aspire avec sa grande ventouse, qui est sa Loi, on voit un enfant qui vient au monde en pleurant.

Le bébé vient au monde en pleurant

Pourquoi est-ce qu'il pleure ? Hmm ?

Pourquoi est-ce qu'il ne chanterait pas ? Pourquoi est-ce qu'un bébé pleure ?

Un bébé ne pleure pas simplement parce qu'il est la mode aujourd'hui de le frapper pour savoir s'il est bien vivant ! Un bébé pleure parce que véritablement il a du chagrin. L'entité est épouvantée !

Elle se dit : “Voilà, ça y est, je suis partie, je ne sais pas ce qui va bien m'arriver, si je vais vraiment réussir !”

En plus l'entité voit ses parents et les problèmes qu'il y aura avec ses parents. Et tout ceci lui donne une grande angoisse et il pleure. Et les bébés qui pleurent sans arrêt sont les entités qui refusent le plus la vie. Et tous les bébés pleurent.

Et que font les mamans, quand elles ont un peu d'intuition ? Qu'est-ce qu'elles éprouvent dans le fond de leur cœur ? Hmm ?

Elles ne veulent pas simplement consoler le bébé pour qu'il ne s'épuise pas à pleurer. Elles sentent réellement, leur cœur le sent réellement, qu'il s'agit de rassurer cette petite vie qui vient de naître et qui est toute affolée. Instinctivement la maman ressent que c'est cela la détresse de cette entité. Et c'est pour cela qu'il y a un lien plus particulier entre la mère et l'enfant, parce que la mère est la première qui aura senti et qui aura su rassurer cette entité.

Alors ensuite tout l'amour que l'entité va ressentir, qui va petit à petit se réveiller en elle, tout l'amour ira vers la mère, puis généralement vers le genre féminin, puis l'amour lui-même sera une grande énergie féminine.

Alors que si le père savait faire aussi cet acte, s'il savait consoler son enfant, le rassurer avec le cœur et l'esprit de cette manière-là, l'amour chez l'entité serait identifié et à la mère et au père. Il serait vécu alors comme un état androgyne. L'amour ce serait aussi bien l'énergie masculine que l'énergie féminine. Ce qui changerait complètement aussi dans la société l'attraction des sexes, il n'y en aurait plus. Il n'y en aurait plus.

Tout les problèmes sexuels que vous dites à avoir lorsque vous êtes des disciples et que vous voulez vous purifier pour monter vers l'initiation, eh bien ce problème sexuel n'existerait plus, jusque dans le code génétique. Tout simplement parce que vous sauriez identifier votre propre énergie d'amour, votre propre rayonnement d'amour à une énergie androgyne et non pas simplement à une énergie féminine.

Donc, lorsque vous basculez dans l'incarnation et que vous voyez la suite de problèmes que vous allez avoir et les morts que vous allez endurer, il y a un refus fondamental qui s'installe. Et ce refus va fonctionner comme une masse.

Pour la vie du disciple, cela représente un certain problème. Ce sera une inertie. Il va se croire fainéant, il croira ne pas avoir envie ou ne pas avoir suffisamment de volonté et les gens qui le regardent vont l'aider à penser de la sorte. Parce que le voyant sans mouvement, ils diront : “Mais c'est vrai, mais tu manques de volonté, mais tu es très mou !” Alors que ce n'est pas du tout la volonté qui est en jeu ici, c'est la capacité de dire OUI, la capacité d'accepter la vie, d'accepter l'expérience dans la Matière et de l'assumer !

Pourquoi votre volonté est jugulée, pourquoi est-ce qu'elle vous manque tant ? Pourquoi est-ce qu'il vous semble devoir faire tellement d'efforts sur vous-même, pour travailler, pour étudier, pour vous contrôler, pour faire un effort, pour aimer l'autre ou écouter l'autre ? Pourquoi est-ce que vous n'avez pas envie de ces choses, pourquoi est-ce que la volonté vous manque ? Uniquement à cause de ce NON fondamental à la vie.

Alors, comment rectifier ? Comment remplacer cette inertie, cette masse, par une grande énergie pleine de mouvement qui va vous emporter plus loin que ce que vous pouvez imaginer ?

Eh bien, tout simplement, en allant regarder ce Non fondamental que chacun a prononcé ce jour de la naissance.

Comment est-ce qu'on va aller le regarder ?

D'abord, on va en être conscient. Par le fait que je viens de vous l'expliquer, maintenant que vous le connaissez. Première étape.

Seconde étape. Dès demain, quand vous voudrez, par exemple, aller faire la méditation ou quand vous devrez faire du bien à un ami ou supporter la visite d'un ami qui a des problèmes et que vous allez sentir la masse de résistance s'élever en vous, rappelez-vous que ce n'est pas un manque de tolérance, ce n'est pas un manque d'amour, ce n'est pas un manque de patience. Toutes ces choses-là naissent à cause de ce Non fondamental. Donc n'imaginez pas que vous êtes sans tolérance, sans patience, sans amour, sans disponibilité... Chassez toutes ces pensées qui vous encombrent ! Et allez voir, allez goûter cette masse que vous, vous allez lire dans un premier temps comme une résistance. Descendez bien dans cette résistance et voyez à quel point c'est simplement un poids qui est assis et qui ne veut pas bouger.

Et lorsque vous allez goûter ce poids, qui est assis en vous et qui ne veut pas bouger, et qui est une part de vous-même, vous allez découvrir autre chose. Car tout à côté du poids et qui fait le poids lui-même, vous allez sentir la peur, une peur immense, une peur terrifiante ! La peur !

Pourquoi cette peur ?

Sitôt que tu vas sentir que c'est la peur qui est en toi - qui fait ce poids, qui crée plus loin ta résistance, plus loin ton impatience, plus loin ton manque d'amour - sitôt que tu vas lire cette peur, tu vas voir que tu as peur de l'Autre, celui qui vient, celui que tu dois écouter. Et pourquoi tu en as peur ?

Tu en as peur parce que tu ne comprends pas très bien son cap, tu ne sais pas quoi lui conseiller et tu voudrais lui conseiller quelque chose. Tu as donc peur de l'inconnu qu'il représente et peur de son incapacité que tu ressens bien.

Alors je vais te délivrer de ces deux pôles et je te dis : mais pourquoi voudrais-tu lui apporter quelque chose ? Hein ? Ne trouves-tu pas que c'est prétentieux ? Est-ce que ce n'est pas là le petit nombril qui se veut le centre du monde, qui veut être le Sauveur du Monde avant qu'il ne se soit sauvé lui-même ?

Bien sûr, on pourrait croire que, puisque je veux aider mon ami, c'est de l'amour ! Oui ! Bien sûr ! On pourrait croire ça ! Mais il y a des faux amis, des faux amours, et l'on prend souvent pour amour des mouvements qui sortent de nous et qui ne sont en fait que des orgueils et des prétentions !

Ces prétentions sont alimentées par le soi-disant "lien affectif" que j'ai avec mon ami. Et lorsque l'on est capable de s'apercevoir de ces créations, de cet orgueil, alors on n'a plus envie d'aider l'ami qui est dans le besoin. Et lorsqu'il vient, on ne sent plus de résistance. Puisque on n'a rien à donner, on ne prétend pas donner quelque chose ! Donc on ne risque pas d'avoir peur de ne pas pouvoir le donner ! On n'a pas besoin de s'efforcer de composer un sourire, de trouver les moyens d'être à l'aise avec l'autre, en créant une ambiance.

On est tout à fait disponible, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, on le reçoit et quand il est là on l'écoute. Et on ne fait que ça : écouter.

Écouter

Et en fait, lorsqu'on écoute, on est en train de donner énormément !

Qu'est-ce que l'on donne ?

Trouve avant que je le dise ! Allez, active toi un peu ! Trouve !

Qu'est-ce que tu donnes au moment où tu écoutes ? Hein ?

Qu'est-ce que tu en pense ?

Ça veut dire, je donne de mon rayonnement, je donne de ma passion, je donne de mon amour. Mais ça, ce sont les réponses de la pensée. Réponds avec ton cœur !

Hmm ? Qu'est-ce que tu donnes ?

Imagine tu es face à ton ami, qui n'a que des problèmes, tu le reçois. Sans résistance, tu l'écoutes.

Dans quel état te sens-tu ? Si tu me dis que tu lui donnes de ton temps, de ta patience et de ton amour, c'est que tu es sur la brèche de supporter ton ami. Et que dans dix minutes, si son discours se corse un petit peu, se complique un petit peu et que donc il dépasse ton entendement, eh bien il va te déborder et tu ne le supporteras plus.

Qu'est-ce qui se passe si tu l'écoutes ? Hein ? Qu'est-ce que tu donnes ?

Allez, dis-le ! Allez, j'attends !

Qu'est-ce que tu donnes ?

Allez, j'attends ! Dis-moi !

Tu donnes de toi ! Tout simplement.

Lorsque tu écoutes l'autre, tu donnes de toi.

Tu ne donnes pas ton temps, tu ne donnes pas ta patience, tu ne donnes pas ton amour, tu ne donnes pas ton intérêt pour son histoire, ta compassion pour ses problèmes. Tu es transparent, tu es une fenêtre ouverte et tu donnes de toi. Sans rien chercher à donner, sans ne rien vouloir donner.

Être transparent

La transparence ne cherche rien à donner !
La transparence ne désire rien donner !

Si à un moment donné tu désires donner quelque chose, ah ! C'est que le nombril arrive et que ça recommence ! Alors ce nombril tu le mets dans un tiroir, tu fermes bien le tiroir, et tu jettes la clef !

Et désormais tu es une porte ouverte, une transparence.

Et tu donnes de toi.

Alors tu vas me dire : “Mais si je suis transparent, si en fait je suis un vide, si je suis une ouverture, alors qu'est-ce que c'est moi ? Quand tu me dis tu donnes de toi, qu'est-ce que c'est le toi ? Qu'est-ce que c'est ce moi ? Alors ? Qui va donner ? S'il est transparent et s'il est vide, qui est-il ? Hmm ?”

Si tu as une certaine maturité philosophique - quand je dis philosophique je veux simplement dire entendement - c'est la question que tu vas te poser : quelle est la nature de ce moi ?

Avant de te répondre, je vais encore un petit peu te promener, pour que tu trouves toi-même. Je préfère t'amener à l'endroit où tu vas boire, plutôt que de te servir. Vois-tu ? Je ne suis pas un serveur. Pas du tout !

Alors, travaillons un petit moment, faisons cette promenade ensemble. Là il ne s'agira pas de comprendre. Et je vais essayer plutôt de créer une petite ambiance, pour que tu ressentes.

Si tu ne peux pas ressentir, ça ne fait rien ! Ne part pas en disant que tu es incapable. Si tu penses cela, ça veut dire que tu ramènes ton nombril. Et ton nombril je n'en veux pas ce soir ! Je veux ton cœur ! Vois-tu ?

Alors, si tu n'y arrives pas une fois, tu essaieras une deuxième fois, une troisième fois, peu importe !

Le cœur, des fois, est un peu difficile à ouvrir parce qu'il y a tellement de siècles que tu l'as fermé, tant de siècles que tu vis sans lui. Alors il est normal s'il ne se présente pas dès la première fois ! Persiste !

Alors, quel est ce moi ?

Nous avons parlé de transparence. Et quand je cite ce mot dans ta tête, j'espère que tu crées un concept d'infini. Comme un espace immense qui n'aurait aucun recoin, aucun milieu.

On a dit aussi : fenêtre ouverte.

Qu'est-ce que tu sens lorsque je prononce ces mots et que tu es en train de créer un concept ? Tu dégages en même temps, un environnement émotionnel. Quelle est la nature de cette émotion qui veut se transformer en une expérience/expression (inaudible) ?

Qu'est-ce que tu sens ? Avec le concept fenêtre ouverte.

Normalement, ne serait-ce que par poésie et sensibilité, tu vas sentir que quelque chose tombe, lâche !

Tu vas effectivement sentir que tu lâches quelque chose !

Que d'un seul coup, tu n'as plus de poids !

Une ouverture est donc le contraire de la sensation de poids. Ce poids dont je parlais tout à l'heure, cette inertie, ces références.

Je lâche !

Je lâche quoi ?

Je lâche tout ce que je pense à propos de moi-même.
Je lâche toutes mes mémoires.
Je lâche tout ce que je crois à propos de moi-même.

Je m'occuperai de Dieu après. Je m'occuperai de la Hiérarchie après. Je m'occuperai des autres après. Pour l'instant, je pense à ce que je dois lâcher. Tout ce que je crois à propos de moi. Et, automatiquement, je découvre... Si je lâche ces choses.

Par exemple, si je lâche que je suis Paul. Lâche ça ! Lâche !
Je lâche que je suis de telle ou telle nation. Lâche !
De telle ou telle profession ! Lâche !
Que j'ai tel ou tel défaut, telle ou telle qualité. Lâche !

Lorsque je relâche toutes ces choses, je ressens un calme mental. Et ce n'est pas pour autant que je vais commencer à penser que je suis très grand, très riche, très intelligent ! Pas du tout ! Je ne veux pas que tu construises de pensées ! Tu dois lâcher !

Allez ! Lâche bien !

Encore un peu !

Lâche !

Qu'est-ce que tu vas trouver à ce moment-là, tu vas trouver qu'il n'y a plus qu'une seule évidence, que tu n'existes pas même en tant que âme. Comme si ton âme existait et avait le droit à la Révélation en ce moment, puisque tu lâches toute la personnalité et ton nombril. Tu découvres à ce moment-là que tu n'es pas ton âme. Que tu es l'Âme !

Une Âme gigantesque, partagée avec les autres.

C'est là, en fait, la seule Alliance dont parlent les églises et la spiritualité.

Alliance

C'est uniquement cette Fraternité-là dont il s'agit. Ce n'est pas la fraternité entre les personnes. Les personnes sont soumises à l'illusion.

Quelle est la véritable Alliance, la véritable nature de l'Homme, la véritable Fraternité ?

Il n'est qu'une et seule Âme.

L'Homme n'est qu'une seule Âme.

Il ne s'agit pas de toi, ton âme que tu retrouveras. Il ne s'agit pas de la tienne que tu retrouveras quand tu seras un initié. Il ne s'agit pas de mon âme que j'ai retrouvé le jour où j'ai cessé d'être un être d'illusion ! Il n'y a qu'une seule Grande Âme et nous la partageons tous !

Nous la sommes tous ensemble ! Pas séparément, ensemble !

Alors quand ton ami vient, à 5 heures du soir, te raconter son problème et que tu lui ouvres la porte, tu n'as pas simplement l'impression de recevoir l'ami que tu aimes, d'être un grand cœur qui va écouter l'autre. Tu auras l'impression de voir un autre toi-même venir vers toi. Tu vas souffrir son histoire parce qu'elle est la tienne. Tu vas mourir sa mort parce qu'elle est la tienne. Et tu vas vivre sa délivrance parce qu'elle est la tienne.

C'est pour cela que Jésus a dit : “Chaque fois que vous ferez du bien à l'un de mes enfants, c'est à moi que vous le ferez.” Et il a dit d'autres paroles aussi, comme “J'étais en prison et vous m'avez visité...”, etc., etc. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Est-ce que cela veut dire que c'est un être tellement grand et tellement beau, tellement divin, qu'il ressent tout ce qui arrive aux autres ? Et donc, si toi tu rends service à l'un de ses enfants, tu le lui rends à lui aussi ? Non, pas du tout ! Pas du tout ! Ça c'est le système terrestre. Hmm ?

Quand je veux plaire à mon patron, j'offre une collection de timbres à son fils, parce que quand je fais plaisir à son fils, je fais plaisir à mon patron. Ça c'est des conceptions humaines.

Si Jésus s'est exprimé de la sorte, et si tous les Maîtres parlent de la sorte, c'est parce qu'ils contemplent cette grande vérité. Qu'il n'y a pas des hommes séparés, qu'il n'y a pas des âmes séparées, il y a une seule grande âme. L'âme d'un Grand Être que nous portons tous et que nous composons tous, et qui est l'âme de Celui que nous allons faire naître une fois que, tous ensemble, nous serons sortis de cette grande illusion !

Quel Grand Être est à naître ? Hein ?

Certains l'appellent le Christ Cosmique. Et ses sept Pères sont devant lui, à le regarder naître.

Le Christ Cosmique et ses 7 Pères

Nous avons sept Pères.

On les appelle aussi les Régents ou les Kumaras, les Régents des planètes, des sept planètes principales de notre système. Ils couvrent, ils regardent ce Christ Cosmique qui est à naître. Celui dont il est question dans la parabole de la crèche, par exemple, pour donner des images à votre esprit.

Chacun lui a donné quelque chose. C'est pour cela que chaque individu a une âme d'un certain rayon - comme l'on dit depuis quelque temps - d'une certaine énergie, d'un certain type. Certaines âmes vont plus expérimenter l'amour, d'autres la force, etc. Nous connaissons bien ces différentes énergies.

Chaque Père, chaque Kumara a donné, je dirais, une petite âme, une petite étincelle. Et des groupes d'hommes sont devenus les véhicules de cette âme apparemment distincte. Ces différentes étincelles qui composent une seule grande âme, une âme jeune qui est à naître, celle du Christ Cosmique. Ces différentes étincelles connaissent des expériences jusque dans la Matière que l'on nommera la plus dure, avec tout le risque des illusions que, nous, nous connaissons très bien en nous incarnant. Mais c'est grâce à cette descente dans la Matière, dans la matrice, que l'on arrive à dynamiser, à faire fructifier ces étincelles pour qu'elles composent une grande âme réveillée.

De la même manière, si l'on prend le cycle individuel, le vôtre, par vos incarnations, il s'agit de dynamiser votre âme, afin qu'elle devienne une âme réveillée et rayonnante. Et vous devenez un Maître. Mais une fois que vous êtes devenu un Maître, vous retournez, en fait, à zéro. Non pas en retournant dans la Matière et dans les incarnations individuelles, mais commencent, au contraire, les séries d'incarnations collectives. Qu'est-ce que je veux dire par là ?

Est-ce que je veux dire que les Grands Maîtres sont en incarnation collective sur la planète ? Non, pas du tout ! Tu as tout faux ! Comme tu dis toi-même ! C'est pas ça. Qu'est-ce que je veux dire ?

J'entends par incarnation collective, l'intégration complète dans un Principe, dans un poste par exemple. On en parle énormément aujourd'hui. L'information a été donnée, l'instruction a circulé, les différents postes, par exemple, de la Hiérarchie.

Une fois que l'on a fini le cycle individuel, commence le cycle collectif. Et l'on assume, en groupe, un Principe, un poste, pour que ce Grand Être qui est à naître, s'achemine vers sa naissance. Puis, lorsque ce cycle collectif est terminé, les quelques rares individuels qui restaient encore nous ont rejoint. Et c'est là que l'on peut parler, pour nous, de réintégration complète, et pour Celui qui est à naître de naissance absolue.

Et lorsqu'il est enfin né, savez-vous ce qui se passe ?

Lorsqu'il est enfin né, eh bien, il crée des mondes ! Il recommence ! Il n'arrête pas ! Il recommence !

Vous allez peut-être me dire : “Mais en conclusion de tout ça, quel est le sens de la vie ?”

Le Sens de la Vie

Si maintenant on peut entrevoir le sens de la vie individuelle, demandons-nous quel est le sens de la Grande Vie alors ? La Vie du Cosmos ou notre vie collective.

Bien sûr ! L'on va forcément chercher un sens, puisque l'on est intelligent, que l'on est de la Terre et que l'on est très mental.

Je ne veux pas créer une parade et vous laisser penser qu'il n'y a pas de sens à chercher au fond. Pas du tout ! Je vais simplement essayer d'affûter le concept que vous visez lorsque vous cherchez le Sens de la Vie Cosmique et de la vôtre. Vous avez raison de penser et de vouloir découvrir le sens, mais nous allons affûter ce concept.

Que devons-nous penser lorsque nous pensons le Sens de la Vie Cosmique ?

Si je pense à mon sens, avec mon mental très concret, avec mes préoccupations quotidiennes, avec mes estimations quotidiennes, je vais avoir tendance à vouloir rencontrer un Dieu qui me dit : “Écoute, j'ai des problèmes de vieillesse, tout comme toi. Alors, pour réparer cet inconvénient, je descends dans la matrice qui est une planète, et je renaît.” Un et un, ça fait deux, tout le monde est content.

Mais cela ne fait pas plaisir au philosophe, car il a raison, il y a un sens beaucoup plus subtil à découvrir. Nous ne pouvons pas espérer découvrir le Sens du Cosmos en analysant les choses avec l'esprit qui compte un et un ça fait deux. Nous devons utiliser le cœur et essayer de rentrer en résonance avec le mouvement du Cosmos, et nous découvrirons alors son sens, qui est une beauté.

Essayons de rentrer en résonance avec le mouvement de l'Univers. Et qu'allons-nous découvrir ? Hmm ?
Tu veux bien me suivre encore un moment pour ce voyage ? Qu'allons-nous découvrir ?

Nous allons découvrir qu'il y a un va-et-vient. Qu'il ne faut pas croire pour autant que ce soit un mouvement effectif, comme lorsque, effectivement, je bouge mes bras et que je passe par exemple d'ici à ici, au sens du non-manifesté au manifesté. On peut s'entendre pour penser de la sorte, mais la philosophie devient très vite rude et sans inspiration, sans débouché, et la méditation n'est plus possible.

Nous n'allons pas prétendre qu'il y a donc un manifesté et un non-manifesté. Bien que l'image soit très facile, et que l'enseignement qui prétend ces choses ne soit pas faux. Simplement, qu'allons-nous imaginer lorsque nous allons imaginer le manifesté et le non-manifesté ? Qu'est-ce qui fait que cet enseignement devient problématique, et source d'erreur ? Hein ?

Qu'est-ce que tu penses à l'instant où je dis non-manifesté ? Tu t'arrêtes de respirer, tu penses à un endroit où il y aurait une forme de rien. Et quand tu penses manifesté, ouf !, tu souffles, tu reprends ton souffle, tu te dis : “eh bien voilà, c'est la vie qui commence, c'est comme un grand décor qui s'ouvre et que l'on peut voir et où tout aura lieu.” Immédiatement, tu crées un intérieur et un extérieur.

Alors, je te demande : si tu crées un intérieur et un extérieur dans cette philosophie, la manière dont tu l'interprètes, que fais-tu de la phrase de tous les sages qui dit que Dieu est la vie intérieure, que tu n'es qu'une expression intérieure ? Que vas-tu faire d'un seul coup avec ton corps, avec ta personnalité ?

Dans la logique de l'interprétation que tu as construite, tu vas te dire : “Eh bien, il y a mon intérieur bien caché là-dedans, quelque part dans les états spirituels, et puis il y a donc l'extérieur, mon corps, ma personnalité.” Et tout cela va devenir une grande séparation et la source d'un grand conflit. C'est là que, immédiatement après, tu te dis : “Alors je dois me débarrasser de cet extérieur, il est encombrant !” Et c'est là que tu commences à traiter le corps de matière lourde, à traiter la personnalité de source de tous les instincts, d'animal, etc. Et c'est là que tu regardes Dieu, que tu lui dis : “Mais après tout, pourquoi tu m'as fait comme ça ? C'est ton problème, ce n'est pas le mien !” Et tu deviens un rebelle. Tout ça pour quoi ? On remonte les étapes, par ce que : mauvaise interprétation !

Qu'est-ce que le manifesté et le non-manifesté ?

Le Manifesté et le Non-Manifesté

Si tu ne veux pas te mettre en colère à propos de Dieu, que tu ne veux pas refouler ta matière en pensant qu'elle est grossière et lourde et aveugle parce que faisant partie de l'extérieur, tout ce dont Dieu se débarrassera de toute façon à la fin. Comment allons-nous concevoir le manifesté et le non-manifesté ? Hmm ?

D'abord, on va s'arrêter de respirer. On ne peut pas respirer pour penser à ces choses. Pourquoi je dis cela ?

Respire encore un moment !

Pourquoi je dis cela ?

Tout simplement parce que dans la fonction du souffle, il y a tout un effet idéologique. Quand je respire, je nourris mon corps, mais aussi ma conscience objective d'un très grand feu.

Si je suis victime de cette illusion dont je parle depuis le début du discours, cette illusion qui nous fait croire que l'on est séparé, cette illusion qui nous fait croire que l'on est à l'extérieur, que l'on doit rentrer à l'intérieur. Si donc je suis victime de cette illusion, ce grand feu que je crée par ma respiration va me porter à l'extérieur et nourrir tous mes sens. Sitôt que mes sens sont nourris et lancés à l'extérieur, ou ce que j'ai créé depuis tout à l'heure dans mon esprit comme étant l'extérieur, automatiquement, ces sens vont vouloir connaître l'extérieur. Et en connaissant l'extérieur, se l'accaparer.

C'est là qu'une pomme n'est plus simplement un fruit et que cela devient l'objet d'un plaisir. C'est là que le sexe n'est plus simplement une affaire de reproduction, cela devient un fantasme, une obsession ou un plaisir.

Ce n'est pas parce que je suis sexué que je vais éprouver un plaisir sexuel. C'est parce que le feu va vers l'extérieur. Et non pas parce que cet extérieur existe - c'est ce que je te disais depuis tout à l'heure - mais parce que dans la tête, j'ai créé un intérieur et un extérieur.

Donc, quand j'arrête de respirer, je cesse d'envoyer le feu vers cet extérieur que j'ai créé au début de ma vie. Je calme donc les sens.

Dès que je calme les sens, je peux prendre connaissance de ce que je crois être l'intérieur. Et, en allant le goûter, c'est là que je m'aperçois qu'en fait, il n'y avait ni intérieur ni extérieur, qu'il n'y avait que des créations personnelles.

Alors tu vas me dire : “Mais, ton histoire d'intérieur, d'extérieur, je veux bien faire la pirouette intellectuelle ! Mais cependant, comment alors admettre que le corps de l'autre est loin du mien ? Ce qui prouve que l'extérieur existe ! Comment admettre que la Terre soit séparée de la Lune et du Soleil ? Ce qui prouve que l'extérieur existe ! Ça veut dire que ne serait-ce que par l'existence, donc, de la distance que l'extérieur existe, la séparation existe.”

Ça, c'est la première réaction mentale que tu auras si tu es très vivant sur ce plan. Et je te dirai que c'est une illusion. Ce n'est pas parce que je veux avoir réponse à tout, mais que dès qu'il me manque quelque chose dans ma philosophie, je sors le bon vieux tiroir à épouvantail : il y a toutes sortes d'illusions et il suffit de trier pour en trouver une. Je ne veux pas agiter le fantôme d'illusion à tous les croisement. Mais cependant, vois-tu, c'est la vérité ! Ce n'est pas moi qui vais refaire le monde ou la philosophie !

Qui te dit que ton corps reste séparé de celui de ton voisin ? Hein ?

Alors tu vas me dire : “Mais c'est évident ! Je ne suis pas raccroché ! Je ne suis pas le siamois, le frère ou la soeur siamoise de mon voisin.”

Mais qui te dit qu'il n'y a pas des liens que, pour l'instant, tu ne vois pas ? Hmm ? Mais qui cependant existent et sans lesquels la vie ne serait vraiment pas possible ?

Liens entre êtres humains

Il y a un lien tout à fait physique pour l'enfant qui est encore dans le ventre de sa mère. L'enfant est relié par le cordon. Et ce cordon est bien physique ! Lorsque l'enfant est séparé de la mère, crois-tu que le cordon cesse d'exister ? Absolument pas ! Il y en a d'ailleurs qui le maintiennent toute leur vie durant ! Et même après le trépas, il continue à hanter les parents, parce que le cordon existe toujours. Je ne parle pas simplement d'un cordon qui serait un lien affectif, un lien émotionnel, je parle d'un cordon véritable. Parce que si le cordon existe sur le plan physique, c'est parce qu'il existe de manière encore plus évidente sur le plan astral.

Notre première collectivité existe donc, puisqu'elle ne peut pas exister pour l'instant au niveau du cœur, puisque tous les hommes sont en majorité des profanes pour l'heure. Eh bien, la première union existe sur le Plan Astral. Et nous sommes avant tout une collectivité astrale. Et c'est à ce titre que les corps physiques ne connaissent pas de séparation.

J'en veux pour preuve le fait que l'on puisse ressentir quelqu'un, avoir cet effet magnétique dont je parlais tout à l'heure les uns sur les autres.

C'est ce qui fait que le guérisseur est capable d'être un guérisseur. S'il n'y avait pas ces liens par la collectivité astrale, le guérisseur n'aurait aucun moyen pour envoyer son énergie sur le malade. Ou pour envoyer sa pensée constructrice sur le malade, il n'y aurait aucun moyen de communication sans les ponts. Pas de commerce.

Donc on pourrait croire que les corps physiques sont séparés les uns des autres, mais en fait c'est une erreur.

Et je n'invoque pas ici les rattachements invisibles, je vous demande simplement d'élever un peu votre niveau de vision et d'apercevoir que le Plan Physique n'est pas uniquement ce corps que vous voyez, mais aussi le Plan Éthérique et aussi le Plan Astral. C'est tout cela le Plan Physique !

C'est comme si je ne croyais à mon corps que parce que je connais ma peau, l'épiderme. Et c'est comme si je pensais que mon corps était uniquement cet épiderme. Aujourd'hui, je sais que, sous cet épiderme, il y a des nerfs, il y a des muscles, il y a une circulation du sang. Et encore plus profond que ces muscles, ces nerfs et ces veines, il y a les méridiens, il y a ces courants d'électricité.

Eh bien, élever sa vision pour penser que le corps physique c'est la chair que je vois, le corps éthérique que je ne vois pas mais que je peux sentir, et le corps astral que je ne vois pas mais que j'éprouve à chaque instant. Eh bien c'est devenir un peu plus instruit et faire ce qu'ont fait les ancêtres lorsqu'ils ont découvert que sous la peau, il y avait un organisme. Et ainsi, l'on se débarrasse d'une des grandes illusions qui nous fait croire que, effectivement, l'on est séparé.

Maintenant venons-en aux planètes !

Planètes et Système Solaire

Tu me dis : distance entre la Terre et le Soleil.
Distance. Toujours tu en reviens à la distance !

Il y a 10 mètres entre toi et ton voisin, tu te sens loin. Il y a des kilomètres et des kilomètres entre la Terre et le Soleil, alors tu crois qu'il y a l'Espace. Mais encore une fois, je te demande d'élever le niveau de ta vision et de t'apercevoir que, de la même manière, si tu as un corps éthérique, un corps astral, les planètes ont aussi ces corps, chaque fois supérieurs. Et que ces différents corps se touchent.

D'accord ! Les aboutissements physiques semblent loin.
D'accord ! Les corps éthériques ne sont pas tous en relation les uns avec les autres, en ce qui concerne les planètes. Et même leur plan astral n'est pas forcément joint. Mais les autres plans le sont absolument ! Et c'est pour cela que le Système Solaire a une cohésion.

C'est pour cela que les planètes ne changent pas de course, ne se culbutent pas les unes, les autres, parce que les différents corps supérieurs des différentes planètes glissent les uns sur les autres, et servent de limite pour la course des atomes physiques que représentent les planètes que l'on voit. Donc aucun problème ! Elles ne risquent jamais de se percuter !

Il y a des sortes de points d'amortissement par les corps subtils qui servent de roues d'engrenages. Donc, immanquablement, les distances sont respectées puisque ce sont certaines roues qui se rencontrent et pas d'autres. Si maintenant on imaginait que les planètes ne sont que des boules physiques, eh bien, c'est vrai, il y aurait fort à s'inquiéter car il faudrait que ce soient ces boules physiques qui se rencontrent. Ce serait elles les roues d'engrenages. Alors là, ce serait vraiment la catastrophe ! Or ce sont les autres corps supérieurs des planètes qui servent de roues d'engrenages et ainsi l'Univers est en paix. L'Univers tourne et danse ! Pas de problème !

Va tranquillement, concevoir ta divinité tranquillement, méditer tranquillement. L'Univers ne va pas s'écrouler !

Et pourquoi est-ce que les choses sont constituées de la sorte ? Eh bien parce que le Système Solaire est un Grand Être à lui tout seul ! Pourquoi est-ce qu'il se ferait la guerre ? Pourquoi est-ce qu'il se frapperait dessus ? Il s'organise et il s'organise de la sorte parce qu'il est un être à lui tout seul.

Mais revenons à ce silence que je voulais te faire connaître tout à l'heure.

Le silence

De quel silence est-ce que je parle ?

Essayer de calmer un peu ton agitation mentale qui se demandait quel était le sens de la vie, quelle était la raison de l'Univers etc. etc. Je sais pas si tu m'as véritablement suivi. Si tu as pu te contenter de pirouettes, c'est fini, ça recommence, c'est fini, ça recommence...

[...] en fait d'accepter ça. Je comprends que tu aies des difficultés ! Que tu dises : “Je n'y arrive pas ! J'aimerais beaucoup, mais je n'y arrive pas !”

Et je comprends que tu n'y arrives pas : tu crois à la mort ! Alors forcément tu ne peux pas t'imaginer que l'Univers ce soit quelque chose qui recommence !

Apparemment c'est fini pour recommencer. Que l'on monte, que l'on descend, que la pirouette continue... Parce du moment où tu crois à la mort, bien sûr, pour toi, il y a un fond, c'est très profond, une fin ! Et puis si, après cette fin, il y a de nouveau un début. C'est que donc il y a une raison précise. C'est que donc il faut sortir de la mort. Comme s'il s'agissait de sortir de Ta mort ! La tienne, celle que tu connais bien !

Comme quoi, tu vois, mon discours pourrait durer toute la nuit, parce que maintenant il faut que je te démontre ce qu'est le concept de la mort. D'abord celui auquel tu penses, celui auquel tu fais référence. Que je te fasse descendre dans le goût qu'a ta mort. Et puis que je te fasse connaître quel est le sens de la mort que tu présumes ! Ça me fera encore un grand travail ! Alors je te laisse le faire ! Ça sera l'occasion de faire des groupes de réflexions et de descendre en collectivité dans ces grands thèmes de méditation.

Mais revenons à ce silence !

Alors, on arrive dans ce silence. Pour connaître ce grand silence, maintenant que l'esprit est en paix, on va suspendre juste une seconde de souffle, pas besoin de plus.

Mais à partir du moment où ton esprit est tranquille, où tu as bien joué le jeu, où j'ai pu démonter ta personnalité, tes références, je veux dire ta mémoire. Où j'ai pu à peu près te rassurer quant au Cosmos, à sa raison ou à son immortalité. Maintenant, quand tu t'arrêtes de respirer, qu'est-ce que tu trouves ? La présence, c'est tout ! La présence.

Et si tu es un sage, plus loin que la présence, tu vas découvrir que tu n'es pas, comme je t'avais dit tout à l'heure, l'âme, ton âme, mais que tu es l'Âme de l'Univers. Et que donc toutes les autres personnes, ici autour de toi, sont des autres parties de toi-même. Et ceci, pas du tout par largesse philosophique, largesse morale, largesse de l'amour. C'est parce que c'est la seule réalité.

Essaye une seule seconde de goûter cela.

Je ne suis pas ma personne.

Je ne suis pas ma mémoire.

Je ne suis pas mon âme.

Il n'y a que l'Âme !

Je ne suis même pas concerné là-dedans, ce "Je" n'existe pas !

Si j'essaye de dire “je suis l'âme”, je me trompe ! Je me trompe ! Et c'est pour cela que je peux passer des années à méditer en essayant de me dire : “Mais je suis l'âme ! Mais je suis l'âme ! Mais je suis l'âme ! L'âme, l'âme !” et que ce soit en français, en anglais, en sanscrit ou en chinois, cela ne marche pas ! Pourquoi ? Parce que l'âme n'entend pas ce langage !

Elle se dit : "Tiens ? Il y en a un qui devient fou en bas ! Il dit "je" et puis il dit "l'âme" tout à côté. Ça ne va pas, ça ! Attendons encore un peu qu'il se soit calmé, qu'il soit sorti de son illusion.”

Je ne suis pas l'âme ! Pas du tout !

Si je dis "je", je suis déjà dans l'erreur. Il n'y a que l'âme.

Essaye de marcher dès demain dans ta ville en pensant cela abondamment : il n'y a que l'âme ! Et en pensant que ce qui se passe en toi, à travers toi, dans ce corps - et non pas en disant "je", rien - dans ce corps, ce n'est que l'Âme, et surtout pas la tienne, l'Âme de Dieu !

Alors, à quelle conviction tu aboutis ? Hmm ?

Tu découvres d'un seul coup la conviction que tu portes Dieu. Qu'en effet, puisque tu es conscient du monde, il y a du bruit qui, chaque fois, crée une activité mentale, cérébrale. Qu'il y a donc l'existence réelle d'un petit moi. Il y a donc un petit niveau de conscience. Et pourquoi ?

Petit niveau de conscience - petit moi

Il y a un petit niveau de conscience - je le dis comme cela pour que tu fasses des mesures et que tu t'imagines et que tu t'arranges dans ta tête - il y a un petit niveau de conscience qui te permet de pouvoir regarder en bas, regarder le monde, d'entendre les bruits, discuter, etc. S'il n'y avait pas ce petit niveau de conscience, pour la grande âme qui est descendue, il n'y aurait pas moyen d'expérimenter ni de voir tout l'environnement. De cet environnement, elle en tire expérience, richesse et régénération, donc immortalité.

Tout le problème, toute la douleur - la tienne, à ce moment-là - c'est que ce petit niveau de conscience va se dire : “Je suis moi”. Et ainsi, il y aura la création d'un petit moi, d'un petit ego. Par opposition au fait que, non pas tu es une âme, mais que tu es l'Âme du Monde. C'est là toute ta douleur.

En effet, il existe un petit moi. Et donc, au moment où, si tu arrives à cela, où tu vas goûter cette sensation que tu n'es pas une âme, mais l'Âme du Monde, et que tous les autres sont l'Âme du Monde, tu auras, cependant, encore conscience d'un petit être à l'intérieur, qui va dire "moi". Simplement parce que tu pourras entendre le bruit, lire l'environnement, voir ce qui existe. Mais à ce moment-là, tu ne pourras plus créer de petit ego, il y aura simplement un petit niveau de conscience qui te permet d'être en accord avec la Nature et l'expérience dans la Matière.

À ce moment-là, tu vas te sentir comme étant au Service de Dieu.

Ce petit moi ne sera plus simplement un petit moi qui se dit : “Je suis Pierre, Paul ou Jacques, avec telle capacité ou telle incapacité.” Non. Ce petit moi va être sublimé ! Il existera toujours, mais il va être sublimé ! Il va avoir connaissance de cette Grande Âme que, lui, petit moi, il porte. Et il va Servir le Plan à ce moment-là.

Servir le Plan

C'est ainsi que l'on prend connaissance du Plan, car la Grande Âme, c'est elle qui détient le Plan et qui peut donc t'offrir ton Service et te le montrer. Te dire : “Maintenant que c'est cela que tu dois faire ! Maintenant tu dois [...], maintenant tu dois faire ceci, maintenant tu dois dire cela. Tu t'aperçois alors que tu sers l'Âme du Monde et que tous ceux qui sont avec toi ont le même Service. Et immédiatement, le groupe, cette collectivité se trouve au-delà des troubles du mental.

On a l'impression de devenir une grande famille avec un sens immense du Sacré ! L'Univers devenant le flambeau, devenant la flamme de cette Grande Vie que l'on porte et que l'on sert, sous différentes formes.

Quand je la sers à travers mon petit moi, je la sers dans une certaine forme. Puis quand je la sers en respectant ma planète, je la sers dans une certaine forme. Puis quand je la sers en louant l'Univers ou en respectant l'Univers, c'est de nouveau une autre forme. Mais c'est chaque fois le sens du Sacré.

Je veux que tu arrêtes de croire en Dieu ! Ainsi, tu découvriras le sens du Sacré. Tu auras le Respect pour toi-même, donc l'Amour. Par l'Amour, tu seras capable de Servir le Plan et le Plan te réintégrera. Sitôt que tu as du respect pour toi-même, plus personne a le pouvoir sur toi.

Sitôt que tu as du respect pour toi-même, plus personne a le pouvoir sur toi.

Même si tu te réincarnes et que tu reconnais les états de l'enfant de nouveau, et que tu as de nouveau des parents qui vont te critiquer, qui vont t'inférioriser, eh bien tu ne croiras pas leurs paroles. Pas du tout ! Ton respect pour toi-même va créer ton indépendance. Pour leur laisser la leur !

Indépendance

Tiens ! Voilà un drôle de mot ! Indépendance.

Je fais tout un discours où il y a que Alliance, Union, fusion, collectivité et - vlam ! - d'un seul coup Indépendance ! Qu'est-ce que ça vient faire là ?

L'indépendance dont je parle n'est pas une indépendance vécue pour moi, de nouveau mon nombril, qui va penser : “Mon père raconte ce qu'il veut, moi je pense de moi ce que je veux et ce que je décide ! Et il dit que je suis moche, je sais que je suis très beau !” Ça c'est l'indépendance que tu réclames, c'est celle que tu cultives, c'est celle que tu inventes.

Mon indépendance n'est pas cela du tout !

Mon indépendance je ne la crée pas pour moi. Je ne la réclame pas pour moi-même. C'est au contraire un espace de liberté que je laisse à l'autre !

L'Indépendance c'est un espace de liberté que je laisse à l'autre.

Quand par exemple ton père te dit : “Tu es un imbécile !” Tu le crois, tu en deviens complexé, tu en deviens malheureux. Tu es le premier privé de liberté ! Mais en même temps, tu prives ton père de liberté, parce que tu crées entre toi et lui une relation de bourreau et de victime, immanquablement !

Karma Bourreau - Victime

Et tu le figes dans cet état du père qui pour toujours a fait de toi ce fils idiot et complexé. Et vous vous enfermez tous les deux dans une relation de martyrs. Soit toi tu vas chercher à retrouver ton amour, tu vas risquer des choses impossibles pour lui prouver que tu n'es pas un idiot ! Soit, au contraire, tu vas lui faire mal pour te venger de ce qu'il t'a fait croire ! Il n'y a aucune liberté, ni pour toi, ni pour lui ! Par qu'ayant reçu cette blessure, tu l'entraînes dans un karma.

Si tu laisses à l'autre l'espace de croire ce qu'il veut à propos de toi. Toi, tu n'es pas malheureux, toi, tu n'es pas blessé et lui n'a aucun karma vis-à-vis de toi. Il n'a qu'un seul karma, celui qu'il se crée vis-à-vis de lui-même en ayant des pensées fausses, des visions pleines d'illusions, en ayant ce manque d'amour. Et, très vite, la roue se retourne, et il est le seul à souffrir, à souffrir de solitude !

Tandis que tant qu'il a une victime, il ne souffre pas de solitude, il a quelqu'un sur qui frapper ! Il n'est pas seul ! Et toi tu retournes chaque jour pour recevoir ton coup de bâton ! C'est dire que certains se sentiraient aussi très seuls sans leur coup de bâton quotidien ! La blessure qui est tellement installée, le complexe qui est tellement installé, on est tellement sûr d'être rien que quand on a au moins un coup de pied, eh bien, c'est déjà ça à prendre !

Ce n'est pas du tout une critique, vois-tu, que je te fais. Je ne cherche pas à être amer et à me moquer, du haut de ma libération, de tous les problèmes que toi tu connais, pas du tout ! Pourquoi ?

Tout simplement parce que tes problèmes sont les miens !

Tes problèmes sont les miens

Parce que l'âme qui est en toi est aussi l'âme qui est en moi. Et c'est aussi l'âme qui est en Jésus, que tu aimes tant, ou en Koot Humi que tu aimes tant, ou en Bouddha que tu aimes tant, et en Dieu lui-même, que tu aimes tant !

Ne pense pas que sur ta petite planète, dans ton petit village, tu peux souffrir ta petite mort et que Dieu s'en fout, que les anges n'entendent rien et que les Maîtres ne voient rien, et que tu vas mourir tout seul ! Pas du tout ! Ta souffrance est la nôtre, parce que nous sommes de la même âme. La seule différence entre toi et moi, entre Bouddha et toi, entre Jésus et toi, c'est que le petit moi dont j'ai parlé tout à l'heure, le petit moi chez toi, ne connait pas l'âme, n'a pas goûté l'Âme du Monde. Alors que le petit moi de Jésus, le petit moi de Koot Humi, ces mois-là se sont complètement immergés dans l'Âme du Monde. C'est la seule différence ! Et c'est pour cela que ta souffrance est notre souffrance.

Parce qu'il n'est pas simplement question d'un petit être qui vit sa folie, plus loin, là-bas, loin de Shambhala, ou d'ailleurs, puisque ce nom-là a été connu aujourd'hui. Il s'agit vraiment d'une part de Dieu qui est dans la Matière et qui reste identifié, attaché, comme l'on dit aussi, à ce nombril, à cette illusion que le petit moi, que la personnalité est une réalité.

Alors notre travail, vois-tu, le seul, qui soit vraiment de notre responsabilité, c'est d'essayer de te faire comprendre que ce petit niveau de conscience qui te permet d'être en relation avec la Nature et de tirer expérience de la Nature, ce petit niveau de conscience n'est pas ton moi. Ce n'est pas une raison pour en faire une personnalité et de s'y attacher et de souffrir avec ! Si je ne fais que cela, je n'aurais pas travaillé pour rien, vois-tu ? Mais si je n'ai pas réussi, ça m'embête beaucoup ! Parce que je vais devoir prolonger mon séjour, et je ne sais pas dans combien de temps ça finirait !

Donc, si tu veux me suivre quelque temps, ne serait-ce que par curiosité intellectuelle, ou pour voir si ce que je dis mène quelque part, vers un ailleurs meilleur que les autres ailleurs que l'on te propose, essaye de concentrer toute ton attention sur ce que je viens de te dire ! Que ton petit niveau de conscience, qui te sert à lire les événements extérieurs, ta relation avec la Nature, ta relation avec ton corps, ce petit niveau de conscience n'est pas un moi, n'est pas une personnalité. C'est un niveau de lecture, exactement comme sur les appareils que vous avez aujourd'hui, que vous appelez la radio, il y a plusieurs bandes de fréquences.

Lorsque tu écoutes une certaine bande, tu ne vas pas te prendre pour le programme que tu lis sur cette bande ! Tu ne vas pas te prendre pour le chanteur qui chante ! Quoique des fois, c'est un petit peut ce qui arrive, n'est-ce pas ? Et c'est là que tu découvres à quel point tu es capable d'attachement, tu es capable de te prendre pour, de te sentir concerné. Mais imaginons que tu es adulte équilibré et que tu ne te prennes pas pour le chanteur qui chante, tu comprends bien que les différentes bandes sont simplement différents niveaux de lecture. Et pour les différents niveaux de ta conscience, lorsque tu es incarné c'est la même chose, ce sont des niveaux de lecture. C'est ce qui te permet de parler à quelqu'un, ce qui te permet de tirer énergie d'un arbre, de voir la beauté d'une fleur. Et, en regardant la beauté d'une fleur, c'est impliquer une énergie de régénération qui va jusqu'à l'Âme du Monde, que tu as mission de porter à régénération. C'est pourquoi il est si utile d'être en incarnation ! Parce que l'on va aller trouver des énergies partout ! Par les yeux, en regardant la beauté, par les oreilles, en écoutant la beauté, en écoutant la musique, en écoutant les sons de la Nature, par le toucher, en sentant les formes, par l'odorat, en respirant ou en humant les parfums, etc. Tous les sens apportent une énergie à l'Âme ! Et cette Âme prend ses énergies pour se régénérer, comme je te l'ai enseigné depuis si longtemps.

Je pourrais te parler pendant des heures, mais il va falloir que je te quitte. Je voudrais simplement rajouter quelque chose avant de partir, pour rejoindre en même temps les questions qui m'ont été posées et pour faire une conclusion.

Pourquoi les groupes ne s'entendent pas ?

Je dirais que si les groupes, aujourd'hui, ne s'entendent pas, qu'ils soient spirituels ou religieux, ou même politiques ou financiers, c'est uniquement parce que les hommes sont trop près de leur nombril, et qu'ils prennent pour eux tout ce que le groupe veut développer.

Par exemple, un économiste, ou un industriel, ou un financier, ou un politicien, tous ces gens-là prendront pour eux ce qu'ils négocient. Le politicien négocie la parole, le concept, l'idée administrative d'un pays, et aussi les administratives sur les personnes du pays. Il va donc prendre pour lui cet idéal, cette idée, et il va incarner cet idéal. À partir du moment où il incarne cet idéal, l'autre devient nécessaire à son jeu ! Il faut absolument qu'il arrive à convaincre l'autre de voter pour lui, parce que sans l'autre, il ne vit pas. S'il ne s'était pas trompé dès le début, amusé dès le début, en s'incarnant dans ce rôle, en s'appropriant ce rôle trop fort, il n'aurait pas besoin absolument que l'homme vote pour lui. Il dirait simplement : “Voilà ! L'intelligence dicte que l'on doit administrer un pays de telle ou telle manière. Si vous êtes aussi intelligent que moi, vous allez voter pour moi. Si vous n'êtes pas intelligent, tant pis ! Ça me fera des vacances ! Je n'aurai pas le travail à faire !”

De la même manière, celui qui est un commerçant, va complètement s'incarner dans son rôle de commerçant et prendre pour lui ce qu'il négocie et l'argent qu'il en retire. Donc, automatiquement, il va falloir absolument, s'il parvient à vous convaincre, d'acheter son produit ! Et si vous n'achetez pas son produit, il ne risque pas simplement de fermer le magasin, il ne risque pas simplement d'être pauvre. Il aura le sentiment d'avoir été volé, d'être un raté, de ne pas avoir le don de commerçant !

L'église

De la même manière, dans les groupes religieux. Il y a ce même défaut, toujours répété, l'homme qui s'incarne, qui prend trop pour lui. Un évêque s'incarne complètement dans sa robe d'évêque ! Il n'est plus incarné dans son corps de chair, il est incarné dans sa robe ! Ce n'est donc pas étonnant à ce qu'il veuille absolument faire prévaloir son rang et ses droits et la foi de l'église qui lui a permis cette incarnation, qui lui a coupé cette robe, qui lui a fait cette robe ! Parce qu'il n'existe que par la robe, mais la robe n'existe que par l'église ! Donc il faut absolument faire en sorte que l'institution continue ! Alors tous ceux qui sont dehors et qui sont les seuls qui permettent l'existence de l'institution et de la robe, les fidèles, il faut absolument que ces fidèles continuent de croire ! Il faut absolument les convaincre ! Et il faut les rendre de plus en plus nombreux, parce que plus ils seront nombreux et plus, dans ma robe d'évêque où je suis incarné, plus je vais exister. Moins je serai mortel, plus je serai immortel ! C'est cela la folie des églises. La folie les églises ce n'est pas tant de décider oui ou non pour l'avortement, oui ou non pour tel ou tel genre de politique et d'administration, oui ou non pour le baptême, oui ou non pour les autres religions, est-ce qu'elles sont bonnes ou pas bonnes... La folie des religions c'est : je décide que l'autre m'appartient afin de ne pas mourir ! Donc l'église elle-même croit à la mort et en a peur !

Si les églises n'avaient pas peur de la mort, et n'y croyait pas, elles ne seraient pas en train d'essayer de reconstituer leurs fidèles, de retrouver leurs fidèles. Elles n'essayeraient pas de s'adapter tant bien que mal aux temps modernes. Elles saluraient, au contraire, l'entrée d'une foi plus grande avec une vision peut-être un peu différente, mais qui, quand-même, est toujours la vision de Dieu. Et elle serait la première à baisser les genoux face à cette montée de cette nouvelle vision de Dieu, ce nouvel amour de Dieu ! Et elle dirait : “Bon, puisque c'est comme cela maintenant, eh bien servons Dieu maintenant comme cela !”

Mais l'église ne sert pas à Dieu, elle se sert elle-même, parce qu'elle a peur de mourir. Elle ne croit pas du tout à l'immortalité dont Jésus a parlé, à la résurrection dont il a parlé, non ! Et pourquoi est-ce que l'église croit à la mort ? Parce qu'elle est bête ? Non ! Est-ce qu'elle a mal tourné ? Non ! Parce qu'elle est constituée d'hommes qui ont simplement cru à leur robe !

Ce n'est pas l'acte de foi qui est en jeu. Ce n'est pas l'acte de foi qui est renié ici. Ce sont les croyances de ces hommes, uniquement !

C'est toujours une affaire d'hommes. Ce n'est jamais une affaire entre Dieu et les hommes, les hommes et Dieu, c'est toujours une affaire d'hommes. Et Dieu est toujours oublié dans l'histoire !

Et une fois qu'ils se sont bien battus, il y a un grand silence de mort et ils se disent : “Et si on essayait de voir les choses autrement ?” Et ça repart pour deux mille ans ! Et deux mille ans après, c'est de nouveau le même conflit parce qu'en deux mille ans, on construit l'idée des croyants, des morts que l'on ne veut pas.

Si vous voulez vous-mêmes ne pas mourir, commencez tout de suite par ne plus penser qu'il y a des distances entre vous. Premièrement.

Deuxièmement. Ne pensez plus qu'il y a un petit moi, une personnalité et votre âme. Une âme qu'il va falloir aller chercher, une âme que l'on va rejoindre, peut-être, en grimpant la corde des initiations, que ce soit à coups de bol de riz complet, ou de mantra, ou de [...] Ou que ce soit à coups de conférences avec Pastor.

Moi, je ne donne aucune corde, je ne suis aucune corde, aucune échelle ! Il n'y en a aucune d'ailleurs ! Il faut simplement briser dans votre tête cette pensée dont je vous ai parlée.

Ne soyez plus esclave de vos constructions ! Arrêtez toutes ces constructions ! Et ne pensez qu'une seule chose, puisque la pensée ne peut qu'exister : il n'y a que l'Âme !

Il n'y a que l'Âme !

Je regarde en [...] ? Il n'y a que l'Âme !

Je vois mon époux ou mon épouse ? Il n'y a que l'Âme !

Mon patron me fait des reproches ? Il n'y a que l'Âme !

Je viens de rater mes examens ? Il n'y a que l'Âme !

Je suis en train de mourir ? Il n'y a que l'Âme !

Je suis en train de naître ? Il n'y a que l'Âme !

Je suis en train de me prendre pour un idiot, parce que je dis des bêtises auprès de gens très intelligents ? Il n'y a que l'Âme !

Et tout le reste n'est qu'un jeu !

Il faut cependant être sérieux !

Mais sitôt que je m'imbibe, je m'imprègne complètement de cet état où je dis : il n'y a que l'Âme ! Je suis capable de plus grand des sérieux, parce que je deviens responsable ! J'ai alors l'énergie. Et si je ne sais pas faire quelque chose, j'apprends à le faire.

Alors que si, je suis une âme, mon âme, et puis que je suis, en plus, en bas, tout en bas sur la Terre, le petit Paul, et qu'il y a des choses à faire, je sens que je n'ai pas envie de bouger, ou que je n'ai pas envie d'apprendre, que c'est fatigant d'apprendre, que c'est fatigant de se transformer, que c'est fatigant de méditer, que c'est fatigant de rejoindre Dieu... Et qu'il a inventé de drôles de ficelles pour faire des efforts pour le rejoindre ! Et je compte toutes les choses et quand je fais tous ces poids, je n'arrive à rien. Là, je ne suis pas responsable ! Aucune alchimie n'est possible !

Alors que tout est possible dès que tous ces poids s'en vont !

Et non pas parce que je les soulève par la force de disciple et la foi que j'ai en Dieu. C'est parce que j'enlève cette illusion qui crée tout les poids. Et cette illusion qui est de croire ce petit moi comme étant une vraie personnalité, la mienne, la sienne, la tienne. Et à l'âme comme étant son âme.

Enlève tout ça !

Et si tu n'as entendu que cela ce soir, ce serait bien !

Ce qui ne veut pas dire que j'estime que mon enseignement est très bien. Vois-tu, moi je m'amuse, en fait, en disant ces choses !

Ne me dis pas que mon enseignement est bon !

Il est bon pour toi, il est vrai pour toi, il est vrai dans l'Univers, il est à lu et approuvé par Koot Humi ou par Morya ou par le Christ en personne, ou par un Bouddha. Il est revu et corrigé par Sanat Kumara !

On n'a pas besoin d'être revu et corrigé, lu et approuvé ! La Réalité est la Réalité.

La Réalité est la Réalité.

C'est sûr, il y a différentes manières d'en parler.

Parler de la Réalité

Et selon l'un de mes frères que tu entendras, il y aura une couleur ou une autre, un style ou un autre. Mais ce n'est que par beauté, vois-tu ? Ce n'est pas pour établir des croyances, établir des différences, établir des niveaux d'entendement ! C'est par beauté, c'est par création, c'est par créativité !

La Réalité c'est par exemple pour nous dire que le ciel est bleu. S'il y a un frère qui t'en parle en te disant il est bleu, et puis moi je rajoute des points jaunes avec des tiges vertes et un grand soleil blanc, et qu'un autre frère dit “il est bleu”, et moi je rajoute des vagues roses avec une petite maison à droite, toute nacrée. Est-ce que tu auras l'impression qu'on te raconte une histoire différente ?

Tu vas me dire : “Oui ! Pour le mental c'est très différent !” Non ! Pas du tout ! Il n'y a pas de différence ! Le style n'est pas une différence, et c'est sur des différences de style, en fait, que toutes les religions établissent leurs conflits ! Il n'y a qu'une créativité différente !

Je t'ai raconté, ces deux frères, l'un qui met des pâquerettes dans le ciel et l'autre qui y met des maisons, et ça ne change pas pour autant la Réalité. Pourquoi ? Et où est la créativité là-dedans, quel est son sens ?

Toi tu me dis : “Mais c'est source d'erreur !” Je te dis : non ! Ce n'est pas source d'erreur ! C'est source de beauté !

Pourquoi je dis ça ?

Tout simplement parce que dans le ciel il y a des pâquerettes et des maisons. La nature du ciel est d'être bleu et uniquement bleu, mais sur cette nature il y a aussi des fleurs, il y a aussi des maisons. Donc il y a tous les Anges dont parlent les Chrétiens. Il y a les Kumaras dont parlent les Hindous de la Tradition. Il y a tous ceux dont les traditions parlent par leur créativité différente. Mais toutes ces créativités reposent sur la Grande Réalité : le ciel est bleu.

Alors toi quand tu viens et que tu te considères dans la position de celui qui doit être enseigné... Parce que c'est là la source de tes problèmes, tu n'y arrives pas en disant : “Eh bien moi, tout ce que je veux entendre en fait c'est que le ciel est bleu !”

[...]

Eh bien tu découvres que toi, pour ta vie intérieure, le ciel est bleu et uniquement bleu. Il n'y a pas de pâquerettes, il n'y a pas de nuages, il n'y a pas de maisons nacrée sur la droite. Par contre, puisque tu es vivant et en relation avec les autres, tu découvres d'un seul coup un homme qui a froid ! Il se sent seul, terriblement seul, tout petit ! Il est rempli de blessures, il n'a pas mangé depuis très longtemps ! Tu es un sage, tu ne vis que dans le bleu du ciel, mais face à un homme qui a tant de tourments, le bleu du ciel c'est comme si c'était à la fois tout et puis rien du tout. Ce dont cet homme a besoin c'est un toit, un bon repas et du repos.

Alors toi tu sais que le ciel est bleu et rien que bleu. Face à cet homme qui a besoin d'un bon repas, du repos et d'une maison, tu vas lui dire le ciel est bleu et à la droite il y a une petite maison nacrée. Dans la maison il y a un four et dans le four il y a un pain tout chaud. Entre, mange et repose-toi !

Puis tu continues ton chemin et tu croises une autre personne. Et cette personne a beaucoup étudié, tellement étudié qu'elle en est malheureuse ! Elle ne sait plus quoi penser à propos de Dieu, des Anges et du Maître, elle ne sait plus qui elle est elle-même ! Quand tu dis : “Tiens, cette personne, si je dis : le ciel est bleu et rien que bleu, c'est à la fois tout lui dire et rien lui dire. Elle ne changera pas.”

Alors tu te dis : “Mettons-lui un peu de poésie, ouvrons-lui un espace où il n'y a que créativité et sensibilité !” Et tu lui dis : “Le ciel est bleu, et, il y a un grand champ de fleurs au fond de l'horizon !” Et tu vois ainsi ton petit bonhomme courir dans le champ de fleurs et se refaire des forces, et oublier ses livres froids qui ne l'ont mené nulle part.

Et c'est en allant dans son champ et en redevenant un poète et un enfant, et c'est, pour l'autre personne, en allant dans la maison et en mangeant son pain chaud en se reposant, qu'ils sont capables de se rappeler la première partie de ton enseignement, quand tu disais : le ciel est bleu et il y a une maison et il y a un champ de fleurs.

Une fois que l'on aura donné à manger au petit moi, une fois que l'on rassure le petit moi, que l'on console le petit moi, alors il s'immerge complètement dans la Réalité, dans le ciel est bleu, et c'est à ce moment-là que les hommes s'entendent pour se dire : “Mais finalement toutes les religions disent la même chose !” Ils sont alors capables de la synthèse. Synthèse que je te propose de faire dès aujourd'hui !

Fais ces choses !

Je te salue.

(Date de la conférence : 27 05 1991)

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