☀️ Conférence 86

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Conférence 86

Question

Bonsoir.

J'ai un grand nombre de questions. Je sais que nous ne procéderons plus par le système de questions et réponses, donc si vous voulez commencer directement, je ne vous pose pas de question.

Réponse

Il y en a pourtant une qui est importante et qui est l'équilibre entre les forces.

La question posée ne révèle pas le sujet tel que je viens de l'énoncer mais c'est de cette façon-là que j'en aurai traité de toute façon.

Qu'est-ce que j'entends par équilibre et qu'est-ce que j'entends par force.

Soit qu'est-ce que j'entends par humanité et par divinité. Ou aussi si vous préférez par âme et personnalité. Ou encore par Terre et Soleil.

Vous pouvez comme cela créer tous les couples. Car tous les couples vont jouer avec ce même équilibre.

Lorsque donc un homme est né ou qu'une humanité est né ou qu'un système solaire, un système de planètes est né, il va se passer exactement la même chose que lorsque un être humain est créé sur la Terre. C'est-à-dire que la naissance d'une planète, la naissance d'un système, la naissance d'un Dieu, la naissance d'une hiérarchie ou la naissance d'un homme, c'est exactement la même chose.

Je ne veux pas dire que tout va se résumer à la même méthode de création et de développement puis d'apothéose. Simplement il faut savoir que les lois suivent tous un certain processus. Il y a des variantes au fur et à mesure de la création mais la base et la trame du développement, ces deux grands sujets sont exactement les mêmes.

Donc quand l'homme veut chercher à évoluer, il ne doit pas simplement chercher à évoluer. C'est-à-dire selon les concepts qu'il emploie dans son système mental, chercher à se parfaire.

Sitôt qu'il y a l'idée de perfectionnement, il y a automatiquement naissance de l'idée de non-perfectionnement.

Et si j'insiste tant pour dire que le Bien et le Mal n'existent pas, que le blanc et le noir n'existent pas, c'est bien aussi pour faire comprendre à l'homme qu'il n'est pas prisonnier d'une polarité malsaine qui le balance entre la non-perfection et la perfection. Comme si la non-perfection était tout ce qu'il y a d'humain, et comme si la perfection était tout ce qu'il y a de divin. Et que l'humain se trouvait, de par sa naissance et sa constitution d'humain, séparé constamment et irrémédiablement de Dieu.

Non Perfection

Il ne faut pas admettre le concept de non-perfection dans ce sens-là. C'est-à-dire qu'il ne faut pas assimiler le statut humain, le statut d'évolution que l'on attribue aussi au règne humain. Il ne faut donc pas cataloguer l'être humain dans le règne de la non-perfection. Et lui dire : "Eh bien voilà, tu es né imparfait, tu es né avec des deformités, tu es né avec un mental hirsute, un mental noir, qui va penser n'importe quoi, avec un astral difforme qui va créer n'importe quoi. Et pour que tu te libères de toute cette chaîne de non-sens, il va te falloir, par tes propres efforts, essayer de te parfaire et devenir un Dieu."

Beaucoup de livres, beaucoup de philosophies vous parlent dans ce sens-là. Et je ne les renie pas à la base. Simplement je dis une chose : c'est que l'on ne peut pas sans cesse prendre l'homme pour un enfant. Et dire à un homme : "Tu es imparfait.”, c'est le prendre pour un enfant.

C'est comme lorsque vous vous dites à votre enfant : “Tu ne sais pas encore faire telle et telle chose. Tu es trop petit, tu dois apprendre. Fais comme papa, fais comme maman. Et si tu fais comme papa et comme maman, alors tu sauras faire la chose. Et quand tu auras notre âge, tu sauras aussi capable que nous.”

Il y a des âges dans l'évolution de l'humanité, mais aussi dans l'évolution des individus pris à l'état véritablement individuel, il y a des âges où il s'agit de ne plus prendre l'homme pour un enfant. Et de lui dire simplement, mais avec évidence, les choses telles qu'elles sont.

Il y a donc, lorsque vous regardez en arrière dans l'histoire de la planète, il y a donc un certain nombre de temples, un certain nombre de religions et de philosophies qui étaient là comme pour assister à la naissance de l'Humanité. À la naissance de l'enfant Humanité et qui parlait à cette Humanité de façon enfantine ou en tout cas admissible pour l'enfant Humanité. Mais il faut savoir que, comme les pages tournent, les pages d'un livre, les ères aussi tournent, le temps aussi avance. Et si le temps avance, c'est bien parce qu'il apporte autre chose.

Il ne vient pas, les valises pleines, de quelque chose qui a déjà été donné, il y a 2 000 ans ou 5 000 ans ou 10 000 ans ou au jour de la création du monde. C'est pourquoi j'ai dit si souvent qu'il ne fallait jamais regarder en arrière. Même si en regardant en arrière, l'on s'aperçoit que la Vérité est la même depuis le début.

Simplement, l'énoncé de la Vérité et surtout son extériorisation, et c'est là le point important. Pour bien comprendre l'évolution du monde, pour bien vous situer vous-même, non seulement dans votre propre démarche actuelle mais aussi pour guider la démarche des autres, pour faire de bons choix, lorsque vous devez rentrer dans des écoles ou des temples ou suivre la parole de telle ou telle personne ou choisir telle ou telle philosophie. Ce que vous devez avoir à l'esprit, net et clair, c'est qu'il y a toujours, fondamentalement - on ne peut pas l'éviter - une vérité ésotérique et une vérité exotérique. Et de la même façon que ce phénomène existe et qu'on ne peut pas l'empêcher, il se trouve que la vérité exotérique n'est jamais vraiment la même, sans pour autant la renier, que la vérité ésotérique.

Qu'est-ce que je veux dire ?

Je veux dire que la révélation de la Vérité, la manifestation de sa Lumière, de toutes ses paroles, mais aussi de toutes ses hiérarchies qu'elle anime au fur et à mesure de sa descente, la révélation et l'extériorisation de la Vérité se fait exactement comme la répartition de la vitalité dans l'homme au niveau de sa colonne vertébrale.

Et l'homme n'est pas bâti simplement pour pouvoir marcher sur la Terre, pour pouvoir avoir des bras et des bras qui tiennent bien aux épaules et des épaules qui tiennent à la colonne vertébrale. Il n'a pas des jambes uniquement pour marcher sur terre, il n'a pas une tête posée sur sa colonne uniquement pour regarder le monde. Il est vrai que, pris dans son sens primaire, dans son sens premier, la fabrication du corps et l'expression du corps permet tout cela. Simplement si l'on regarde - et pour cela il faut utiliser l'intuition, la vision intérieure - si l'on regarde le Cosmos comme étant une expression et non pas un but. Parce que si l'on utilise le mental occidental et que l'on cherche un but au Cosmos, on va chercher aussi un but et un but direct au corps et on va dire : “Eh bien, si j'ai des jambes, c'est pour marcher.”, le but est direct, l'évidence paraît tellement logique. Cependant, il y a une autre façon de penser et qui est plus juste parce qu'elle intègre une certaine vision intérieure, donc elle permet une forme d'intuition.

Elle fait donc appel au Mental Supérieur.

Si vous regardez le Cosmos comme étant une expression et pas un but, c'est-à-dire le but d'un Dieu, le but d'une Hiérarchie, le but d'une Humanité arriver à un certain développement, et qui cristallise comme cela ses forces de création en un Cosmos.

Si vous prenez simplement le Cosmos comme une expression, par là même, toute la vision du monde et de vous-même, mais aussi de tous les autres astres et de tous les événements qui ont lieu sur la Terre, la vision de toutes ces choses va être aussi complètement différente. Alors, d'un seul coup, vous ne trouvez pas que vous avez deux jambes pour marcher. Vous vous dites que, par effet second, eh bien, c'est très pratique d'avoir des jambes parce qu'on peut marcher avec des jambes. Mais avant tout, vous savez que si l'expression Cosmique, qui se développe à travers vous, qui est une sorte de microcosme, que cette expression cosmique a créé des jambes uniquement parce qu'il y a besoin de racines, donc parce que le pied représente le point de cristallisation des énergies du Ciel et le point de transmission des énergies venant de la Terre.

Le pied

Le pied est donc l'endroit de cristallisation de l'Esprit et de la Matière.

C'est pourquoi il est si important d'avoir les pieds sur la Terre. C'est pourquoi il est aussi important de soigner ses pieds, de leur permettre un contact direct avec les énergies de la Terre, avec l'élément qui est l'eau et parfois même avec le feu.

Cela ne veut pas dire que je vous conseille dès demain d'aller marcher sur des braises brûlantes ! Simplement, je dis que, à certains moments de purification, il est bon de mettre le pied en contact avec une flamme. Car étant donné que le pied représente le point de cristallisation et d'enracinement de l'âme, c'est par là même, la purification de l'âme, mais de l'âme un peu plus dense, qui est accomplie.

Regardez comment marchent les hommes. Et quand vous aurez vu comment marchent les hommes, vous aurez compris quels sont les problèmes humains, les problèmes d'une société, les problèmes d'une civilisation.

Je prendrai un exemple tout simple et en ce sens, je ne veux absolument pas accuser la mode. Mais prenons des illustrations pour s'amuser un tout petit peu.

Regardez de quelle manière les hommes et surtout les Occidentaux chaussent leurs pieds. Ils créent des chaussures de toutes sortes, très sophistiquées, de toutes couleurs, avec toutes sortes de décorations. Chaque fois que le soulier devient sophistiqué, il annonce, il met au grand jour, la civilisation, et donc, une civilisation elle-même aussi sophistiquée.

Un homme ne peut pas imaginer marcher avec de mauvaises chaussures. Immédiatement, il lui semble être mal habillé, mal présenté. Il supportera de ne pas avoir un beau vêtement, mais il ne supportera pas d'avoir de vilaines chaussures. Sinon, toute sa présentation en entier est comme faussée et ridiculisée.

Un homme va avant tout soigner ses chaussures. C'est un acte qui est inconscient, mais c'est sur les actes inconscients qu'il vous faut travailler. Parce que là sont les clefs d'une analyse profonde, non seulement de vous-même, mais des autres et aussi d'une société. Si donc l'homme passe autant de temps à sélectionner ses chaussures, à soigner ses chaussures ou à renouveler ses chaussures, en tout cas qu'il y attache un temps du point de vue de l'esthétique et de la présentation, c'est bien parce que le pied représente plus que le pied.

De façon consciente, il va se dire : “C'est pour terminer mon avis, pour finir ma présentation.” Mais ce qu'il faut savoir, c'est que sur un plan conscient, les choses ne peuvent avoir d'importance que si elles en ont sur le plan inconscient. Donc, si l'homme va tant soigner la présentation de ses pieds, c'est parce qu'il sait que mettant le pied en avant, l'entier de sa personne va être vu, va être jugé.

Ce qui ne veut pas dire que l'autre qui le regarde va le juger à ses pieds. Son inconscient, lui, a une autre interprétation de la chose. Car, en fait, l'homme ne devrait pas soigner la présentation de son pied, c'est-à-dire la chaussure. Il devrait simplement soigner le type de pression que met son pied sur le monde. Mais étant donné que l'objectivité de l'homme n'est pas tout à fait consciente de ce qui se passe en tant que symbole dans l'inconscient, il y a donc distorsion et déformation des symboles.

Si bien que les gens qui se soucient de beauté croient qu'ils doivent devenir beaux de façon extérieure, ils soignent leur apparence, alors que l'idée et le besoin de beauté qui vient de leur inconscient ne visent que la beauté intérieure. Il y a encore une fois distorsion, déformation.

Et lorsque le symbole est vécu dans le conscient, qu'il a ainsi déformé, la beauté n'est plus qu'une préoccupation physique, au lieu d'être une préoccupation psychologique et intérieure, donc une purification.

Donc, quand l'homme cherche à s'acheter de belles chaussures, que veut-il ?

Son esprit objectif veut une belle présentation pour sa personne, mais son esprit subjectif veut qu'en sain et une bonne foi pour toutes, il devienne un être de puissance sur la Terre.

Donc maintenant, quand vous achetez des chaussures, réfléchissez à deux fois.

Ce qui ne veut pas dire que vous devez dès demain vous empêcher d'acheter des chaussures, parce qu'en fait, c'est votre subconscient qui vous demande un effort et une extériorisation de votre puissance. Si vous avez besoin de chaussures, achetez des chaussures ! Je vous parle simplement d'un petit exemple de distorsion et de projection, pour vous montrer à quel point tous les symboles de l'âme sont déformés lorsqu'ils arrivent au niveau de la conscience objective de l'homme.

Le malheur, c'est que l'homme vit dans le miroir de ces distorsions. C'est-à-dire qu'il regarde tous ces symboles, mais de façon complètement difforme. Alors, il se met à faire les choses qu'il croit être des vérités et des nécessités, mais en fait, elles s'avèrent complètement contraires aux vérités et aux nécessités. Ce qui fait que les hommes et les femmes vont avoir des dizaines et des dizaines de paires de chaussures, et pas un seul va, enfin et une bonne fois pour toutes, poser le pied sur la Terre et y installer sa force.

Que fait un homme avec ses pieds ?

Un homme avec ses pieds marche sur la Terre, il prend contact avec la Terre. Il faut méditer à ce symbole, il est très important.

Un homme avec ses pieds marche sur la Terre, il prend contact avec la Terre.

On ne se doute pas de l'importance des choses très simples.

Pourquoi est-ce que l'homme marche ? Il pourrait aussi bien voler ! Dieu n'a-t-il pas créé les oiseaux ? Ou il pourrait aussi bien nager ! Dieu n'a-t-il pas créé les poissons ? Ou il pourrait encore sauter ou je ne sais quoi d'autre !

Pourquoi est-ce que précisément l'homme marche ? Pourquoi est-ce qu'il pose les pieds sur la Terre ? Pourquoi est-ce qu'il a les deux pieds et les deux pieds sur Terre ?

Pour répondre à cela, il faut expliquer un tout petit instant une loi occulte, qui est tout simplement explicative de la constitution de l'âme.

Constitution de l'âme

Je ne voudrais pas trop longtemps m'étaler sur la constitution de l'âme, donc nous allons résumer, je vous demande simplement de l'admettre car je ne vais pas démontrer mon discours.

Prenons donc l'âme et admettons que cette âme soit pure esprit, c'est-à-dire une conscience.

Une conscience qui ne peut ni s'adapter ni supporter la forme. La conscience ne peut pas s'adapter à la forme. Elle est sans forme.

Elle peut à la rigueur s'investir comme on investit des rayons du Soleil pour jouer dans les arbres ou pour jouer sur d'autres formes. Elle ne peut donc que diriger de très loin. Mais la conscience ne rentre pas dans la forme. Elle n'est pas dans la forme. Vous n'êtes pas dans votre corps.

Quand vous vous dites « moi, je » et que vous vous ressentez en tant que être, en tant qu'individu, en tant que psychologie, en tant que somme de sentiments, d'émotions et de réactions, il faut savoir que vous ne ressentez simplement que la somme de ces réactions et de ces émotions. Mais il n'y a aucun « moi, je ». Penser qu'il existe un « moi, je » est aussi impossible que de penser que l'âme s'incarne dans le corps. Vous n'y êtes pas ! Vous n'êtes pas dans votre corps ! Vous pouvez vous chercher partout, à l'intérieur, même en imaginant de rechercher au niveau des corps subtils comme le corps astral, le corps éthérique. Eh bien, vous ne retrouverez aucune âme ! L'âme n'est pas là !

Et les êtres auxquels je parle en ce moment ne sont pas les êtres auxquels je parle véritablement. Si je voulais parler à votre âme, je devrai utiliser un tout autre moyen.

Votre âme n'est pas là. Il ne faut pas imaginer que votre âme est incarnée. Donc, vous devez cesser de dire « moi, je », car si votre âme n'est pas là, le « moi, je » ne peut pas exister lui non plus.

La personnalité, ce que l'on peut symboliser par le « moi, je » n'est donc pas quelque chose d'existant en tant que tel.

Pour simplifier les discours, de nombreux philosophes ou de nombreuses initiatives ont employé le terme de personnalité : personnalité à purifier, personnalité à maîtriser. Mais pour une plus grande envergure de pensée à l'heure actuelle, il faut absolument admettre et travailler sur le fait que la personnalité n'existe pas.

La personnalité n'existe pas.

Et que la personnalité ne peut pas exister, tout simplement parce que l'âme n'est pas incarnée.

Beaucoup de gens s'imaginent que la personnalité existe parce que l'âme existe. Et que l'âme étant divine, puisqu'elle tombe dans la Matière, elle va donc s'extérioriser en tant que personnalité. L'âme va donc créer son contraire dans la Matière. C'est faux !

Et il est aussi faux de dire et de penser « moi, je ».

Pour cultiver une certaine liberté, travaillez à votre Libération Spirituelle, car c'est cela la spiritualité. Ce n'est pas autre chose.

La Spiritualité

La spiritualité, ce n'est pas apprendre à devenir croyant.
Ce n'est pas non plus se lever chaque matin pour méditer, et faire plus de méditations que même tous les moines du monde réunis.
La spiritualité, ce n'est pas chaque jour se priver de ceci, se priver de cela, pour montrer la maîtrise que l'on a sur le corps et sur les sens.
La spiritualité, ce n'est pas non plus prier Dieu, même si on aime Dieu.
Ce n'est pas non plus se précipiter pour faire du bien à tout le monde.

La spiritualité, fondamentalement, lorsqu'on la prend dans son concept le plus dépouillé, la spiritualité, c'est la libération. Ce n'est pas autre chose.

La Spiritualité c'est la Libération, ce n'est pas autre chose.

Alors, ensuite, pour se libérer, que les hommes utilisent le Service et qu'ils courent ainsi faire du bien à tout le monde, c'est une chose, ou qu'ils utilisent la prière et la méditation, c'est autre chose. Mais la prière, la méditation, le service, ce n'est pas La Spiritualité. C'est un certain moyen alchimique pour déclencher des vibrations, déclencher des retours d'énergie afin que la Libération s'effectue petit à petit.

Si vous avez l'impression de servir depuis très longtemps et qu'il ne s'est rien passé pour vous...

C'est ce que disent les personnes qui, après avoir fait un certain bien ou beaucoup de bien, se disent : “Mais je ne comprends pas. J'ai servi Dieu toute ma vie. Toute ma vie, j'ai fait des efforts. Depuis quinze ans ou depuis vingt ans, voilà que je médite et que je prie. Je distribue même mon argent. Je fais des sourires à tout le monde pour transmettre la bonne humeur et le positif. Et malgré cela, depuis tout ce temps, en moi, rien n'a bougé, rien n'a changé. Je n'ai jamais entendu un son divin. Je n'ai jamais reçu une intuition pendant la méditation. Je n'ai même jamais changé de niveau de méditation véritablement. J'ai encore moins rencontré un Maître, ne serait-ce que par rêve ou que par apparition. Rien n'a changé !”

Lorsqu'au cours de votre vie, vous faites ce bilan, cette constatation, je vous le dis : il ne faut pas tomber dans le désespoir et imaginer que Dieu finalement vous a abandonné ou que vous êtes trop inférieur pour que le Maître s'intéresse à vous. Rien n'est plus faux de penser de la sorte !

Cependant, si vous connaissez une certaine isolation, ce n'est pas parce que votre pureté ou votre engagement sont en cause, mais c'est peut-être uniquement le déroulement de votre substance mentale qui met un dernier frein à une rencontre avec le Guide, avec l'Étoile.

C'est pourquoi nous voulons, absolument et autant qu'on nous le permettra, travailler au niveau des conceptions et des idées. Parce que même un homme qui se trouve être prêt, être prêt à recevoir une certaine énergie, à changer de plan de conscience ou à rencontrer un Grand Être, un individu qui se trouve donc prêt à recevoir et à contempler tout cela, au moment où il est le plus haut, peut se trouver en même temps au plus bas.

Pourquoi ?

Parce qu'au moment où l'on se trouve au plus haut, commence à intervenir, et à devenir prédominant, le mental.

Pour expliquer cela, il faut savoir que l'homme n'est pas simplement une psychologie et qu'un beau jour, lorsqu'il a tout maîtrisé, sa psychologie se retire. Il faut savoir que l'homme n'est pas simplement une pensée, une pensée spéculative et que le jour où il a le bonheur d'être un Maître, il ne pense plus. Faux !

Dieu lui-même, en personne, pense encore !

Bien sûr sa pensée n'est pas la même, mais c'est celle que doivent imiter les hommes.

La Pensée

De quelle pensée donc est-ce que je parle ? Ou autrement dit, pourquoi est-ce que l'homme est capable de penser ? Comment se fait-il que l'homme pense ?

L'homme ne pense pas comme s'il se trouvait que le règne humain auquel il appartient, considérant le niveau d'évolution dans lequel se loge l'humanité, que donc le processus de la pensée est un processus normal de l'activité humaine, comme il y a le processus de la respiration. Rien n'est créé comme cela pour ne servir qu'à un petit moment de l'histoire.

De la même façon que vous n'avez pas les pieds sur Terre pour rien et que vous ne marchez pas pour rien, vous ne pensez pas pour rien non plus. Vous n'avez pas un mental, même s'il est inférieur, vous ne l'avez pas pour rien non plus.

Pourquoi est-ce que l'homme pense ?

L'homme pense, le cerveau physique reçoit les pensées, la psychologie humaine conçoit la pensée, encore une fois et uniquement par déformation des symboles et de la vie de l'âme.

Autrement dit, l'âme contemple, l'âme voit, l'âme sait, et l'homme, par déformation de cette vérité, l'homme pense, l'homme imagine, l'homme conçoit.

Si l'homme conçoit, pense et imagine par déformation des symboles de l'âme, il va lui falloir donc ne pas tenter d'arrêter toute pensée. Ce n'est pas la pensée qui est en cause, c'est tout simplement le processus suivant lequel l'homme ordinaire pense.

Si l'on voulait arrêter toute pensée, eh bien, l'on arrêterait en même temps, en vous-même, toute divinité, parce que tout simplement, l'on arrêterait tout le processus de la Conscience.

La Conscience

Or, la Conscience, lorsqu'elle est plongée dans la Création, la Conscience, prononçons-la comme un objet, est un objet qui se contemple elle-même. Et elle répète sans cesse dans sa danse cosmique, « Je suis cela, je suis cela, je suis cela. » Lorsqu'elle est plongée dans la Création, et uniquement à ce moment-là, l'âme se contemple elle-même. Se contemplant elle-même, elle prononce le « je suis cela ».

Prenez cette contemplation à l'état de l'expression humaine traditionnelle. Le « je suis cela » ne sera plus relatif à l'âme ou à la Conscience. Le « je suis cela » ne sera plus le chant de la contemplation de l'âme, mais le chant d'une psychologie qui se voit dans le miroir de la chambre ou de la salle de bain. Et donc l'homme va se dire « je suis Pierre, je suis Pierre, je suis Pierre. Je suis Paul, je suis Paul, je suis Paul. Je suis brun, je suis blond, je suis grand, je suis petit, je suis laid, je suis beau, je suis intelligent, je suis bête, je suis riche, je suis pauvre, je suis bien habillé, mal habillé, je suis aimé, pas aimé, je déteste, je n'aime pas, ou j'aime, j'adore ! »

Et ainsi de suite, par effet de miroir, la conscience psychologique, qui est donc une petite conscience, va contempler tout ce qui lui revient depuis le phénomène humain, donc depuis ce que l'on appelle la personnalité.

Et c'est uniquement ce jeu de miroirs que vous vous appelez la personnalité.

Ce que vous vous appelez la personnalité, c'est uniquement ce chant de la psychologie qui dit « je suis Pierre, je suis Jacques, je suis petit, je suis laid, je suis grand, je suis riche ». Si ce ne sont que des paroles, comment est-ce que ces paroles pourraient avoir une réalité ?

Pourquoi êtes-vous séduit par ce chant-là ? Vous ne devez pas écouter ce chant, c'est une mauvaise sirène !

Vous n'êtes pas Pierre, vous n'êtes pas Paul, vous n'êtes pas grand, vous n'êtes pas petit, vous n'êtes pas beau, ni laid.

La Conscience est un Témoin universel, un Témoin cosmique.
La Conscience n'en a rien à faire de s'appeler Pierre, Paul, d'être grand, petit.
La Conscience n'a rien à faire de cette chanson-là.

La Conscience est un Témoin universel, un Témoin cosmique.

Il ne faut donc pas faire chuter la Conscience dans l'écoute et le mirage de cette chanson. Parce que si le Témoin écoute cette chanson et croit cette chanson, le témoin va tomber au niveau du chant et il va lui aussi se mettre à chanter : “je suis Pierre, je suis Paul, je suis laid, je suis bête, je meurs, je ne veux plus vivre.”

Par contre, le Témoin va vouloir vivre s'il trouve qu'il est Pierre et qu'il est beau et qu'il est riche et bien portant. Donc quand la chanson est triste, le Témoin veut mourir. Quand la chanson est gaie, le Témoin veut vivre. Mais comme il y a toujours un balancement de chansons tristes et de chansons gaies, que ce soit dans une vie mais aussi dans toutes les vies, alors le témoin ne sait plus où donner de la tête. Un jour il doit pleurer, un jour il doit rire, un jour il est grand, un jour il est petit, un jour il est bête, un jour il est intelligent, un jour on l'aime, un jour on ne l'aime plus, un jour il s'aime lui-même, un jour il ne s'aime plus... Et perdu dans la valse de ces contraires, eh bien il ne sait plus quoi faire et il décroche complètement.

Il se dit : “Puisqu'il ne peut pas exister un monde où je sois tranquille, alors je vais me créer mon monde.” Et c'est là que commencent les projections. Et c'est là que les individus commencent à remplir les cabinets des psychologues, des psychanalystes et des psychiatres et plus loin de l'asile psychiatrique.

Dès qu'on commence le jeu des projections et qu'un individu en a assez d'avoir la tête balotée d'un côté et de l'autre de tous ces non-sens et contraires et qu'il ne peut plus supporter le malheur et l'instabilité dans lesquelles cela le propulse, l'individu a alors dit : “Stop ! Le balancier ne balancera plus, je l'arrête et je crée mon propre monde.” Et à partir de ce moment-là l'individu exclut complètement la réalité extérieure. Il ne voit plus le monde tel qu'il est, il ne se soucie même pas de connaître le monde tel qu'il est.

Il se dit simplement : “Le monde sera cela et je ferai en sorte que cela soit !” Et comment s'y prend-il ?

Il ne va pas forcer les événements extérieurs, il est tout seul contre le monde entier. Et de façon sous-jacente il le sait très bien. Alors il pose, il tire simplement des rideaux partout où les événements ne conviennent pas à sa perception. Et c'est là que commence la perte du sens de la réalité.

C'est là que commence ce que l'on peut appeler une certaine forme et un certain degré de folie. On ne peut pas dire que ce soit une folie dure et absolue. Ce n'est que l'anti chambre.

”Je fais mon propre monde.
Je me crée mes propres amis, même s'ils n'existent pas.
Je me crée aussi mes propres ennemis même si ils n'existent pas.
Et je me crée ma propre grandeur.”

Et, à partir de ce moment-là, la communication de cet individu vis-à-vis du monde n'existe plus.

Lorsque l'on essaye d'aider ce genre d'individus, lorsque l'on veut les "sauver", entre guillemets, il faut savoir que l'on n'a pas à travailler simplement sur leur retour dans le monde. Ou bien à leur faire retrouver une confiance en eux-mêmes, ou une confiance envers les autres. Tout au contraire ! Ils ont décidé une bonne fois pour toutes de ce que serait la vie extérieure et leur vie intérieure.

Ils ont fait un décret et vous ne pourrez pas passer par-delà ce décret !

Donc dans un milieu thérapeutique approprié, lorsque vous voulez traiter ces personnes, il ne faut pas les traiter comme si, petit à petit, vous allez les rapprocher du monde et leur recomposer une vision du monde.

Vous devez leur faire savoir nettement et franchement que vous connaissez leur comédie, que vous connaissez leur prise de position et que vous n'êtes pas dupes de leur cinéma, de ce cinéma intérieur. Et vous leur dites, nettement et franchement, que vous n'avez pas du tout envie de les soigner, qu'ils ne sont absolument pas intéressants, qu'ils n'ont aucune importance, puisque c'est leur propre personne qui a créé l'état de choses en laquelle ils se trouvent et que vous n'avez pas de temps à perdre avec les volontaires pour la mort, et que vous allez au contraire vous consacrer aux autres personnes qui sont accablées par le destin d'une autre manière.

Sitôt que vous vous orientez vers ce genre de discours, vous allez vous apercevoir qu'une immense froideur va envahir la personne concernée et qu'il n'y a aucune réponse. Et vous devez compter sur ce silence pour transformer la personne, cela veut dire que la personne est en train de réfléchir.

La personne réfléchit avec le Témoin intérieur qui un jour a basculé et a arrêté, a décrété de stopper complètement le balancement du pendule. Une fois que la personne aura suffisamment fait le tour de ce manque de mouvement et qu'elle aura fait le tour aussi de votre absence de mouvement, alors vous pourrez commencer à soigner cet individu.

Il vous fera signe, il vous dira : “Occupe-toi de moi, sauve-moi, dis-moi quelque chose ou emmène-moi à tel endroit !” Il ouvrira la porte d'une certaine manière et dès que vous aurez vu cette ouverture, alors là vous pouvez commencer à soigner classiquement la personne. En redonnant la confiance, en réhabituant l'esprit à penser à l'amour des autres et avec amour pour les autres, etc.

Ceci était juste pour expliquer de quelle manière le Témoin qui est la Conscience peut être fragile et peut basculer sans que cela apparaisse véritablement peut basculer dans une sorte de folie, un arrêt de la vie - car c'est véritablement un arrêt.

Donc, pour perpétuer le mouvement de la vie, ce mouvement de balancier et pour que ce mouvement se fasse de façon juste, c'est à dire qu'il en arrive à se dépouiller du balancement, simple et dur, entre les contraires : la tristesse, la joie, le blanc, le noir. Pour qu'il balance entre d'autres valeurs et grâce à d'autres valeurs, il faut que l'individu arrive à penser de façon différente. Et, comme je le disais tout à l'heure pour un individu qui se trouve au plus haut, il peut en même temps se trouver au plus bas si sa substance mentale n'a pas été dépouillée des archaïsmes de la pensée et d'une pensée ancestrale.

C'est pourquoi il ne faut pas penser que vous êtes une personnalité et que là-haut quelque part sur un nuage ou à Shambhala il y a votre âme, et que vous essayez en grimpant une corde trop épaisse et tellement dure, que vous essayez de rejoindre cette âme.

Si cela était, il y aurait longtemps que beaucoup d'individus auraient rejoint leur âme, car il y a de bonnes volontés parmi les humains. Mais il ne s'agit pas du tout de monter pour attraper l'âme et la prendre sous le bras et vite redescendre dans la personnalité et vite l'enraciner dans cette personnalité en lui disant : “Surtout reste là parce que si tu remontais à Shambhala je serais complètement perdu !” Il ne s'agit pas de cela.

Pour être votre âme il vous suffit d'arrêter de penser que vous n'êtes pas l'âme. Étant donné que la conscience est prisonnière d'un système de projections, un système qui lui projette donc un hymne. ”Je suis Cela” ou bien ”je suis Pierre”, et que sa chute ou sa prison c'est uniquement ce chant. Il est donc facile de comprendre que lorsque vous arrêtez ce processus de projection et que vous arrêtez le chant inférieur en vous va naître forcément le chant supérieur, le chant que chante déjà votre âme. Mais un chant dont elle deviendra encore plus consciente, parce qu'elle n'aura plus à contempler, à écouter l'autre chant, celui qui est inférieur et qui vient des sirènes de la Matière.

Je voudrais casser dans l'esprit des gens le processus qui a été installé, qui dit que l'homme a été projeté de la Matière comme le magma est projeté du volcan et puis qu'il s'est trouvé solidifié au fur et à mesure [...]

Aau moment où vous devez le plus travailler à votre Libération, votre mental devient à ce moment-là tout puissant. Pourquoi ?

Parce qu'il est le seul à pouvoir créer des images, à donner corps aux choses. Si vous voulez donc créer, vous devez penser et c'est par votre pensée que la Création va avoir lieu.

Sitôt, donc, qu'existe en vous une pensée erronée, une pensée qui est un peu trop archaïque et qui compose en vous des processus qui ressembleraient à des obstacles, parce que la note de Libération n'est pas à l'intérieur, automatiquement votre pensée crée un obstacle.

Si vous pensez que vous êtes un être évolutif, eh bien vous serez toute l'éternité durant, coincée dans l'évolution. Et votre pensée remettra, rejettera sans arrêt sur le tapis les mêmes cartes à jouer. “Évolue, évolue !”, vous criera la pensée. Et vos réincarnations seront rejetées sur le tapis et de nouveau il faut rejouer le jeu, parce que l'on croit que c'est le jeu qui est à jouer.

Je ne dis pas que les réincarnations ne sont pas nécessaires. Je ne dis pas non plus qu'un homme peut se libérer en une seule vie ou en une seule méditation. Je dis simplement que pour que vos réincarnations vous amènent vraiment à la Libération, que pour que vos méditations vous conduisent vraiment à la Libération, il vous faut apprendre à penser que vous n'êtes pas des êtres en état d'évolution, mais en état de Libération.

Il vous faut apprendre à penser que vous n'êtes pas des êtres en état d'évolution, mais en état de Libération.

On a trop confondu les deux termes, si bien que l'on appelle la Spiritualité un chemin d'évolution.

Je ne veux pas dire que tous les anciens adopte de la loi, tous ceux qui ont parlé avant ont dit et prononcé une erreur. Je dis simplement que pour les temps nouveaux qui viennent, il faut penser différemment, parce que sinon le Temps Nouveau ne pourra pas être là. Si un homme pense qu'il doit évoluer, automatiquement va se créer dans son esprit tout un processus de pensée, qu'il ne peut pas soupçonner véritablement, mais qui s'effectue inmanquablement.

S'il pense qu'il est en état d'évolution, il va penser que les autres hommes ne sont pas évolués.
Il va penser que d'autres hommes ont atteint un certain niveau d'évolution, et il va donc classer l'humanité en deux grandes parties les non évolués et les évolués.
Il va aussi classifier tous les règnes comme étant des expressions inférieures ou supérieures, mettant les Maîtres largement au-dessus de tous les règnes que l'on peut connaître sur la Terre.
Et ainsi de suite ce genre d'individu va hiérarchiser la vie et toutes les formes de vie. Et dans cette hiérarchie, eh bien il va chercher automatiquement sa place, car c'est bien beau de hiérarchiser les autres mais où est-ce que je me trouve moi ?

Et c'est là que le drame commence !

“Parfois je me trouve évolué et parfois je me trouve tellement petit. Parfois j'ai du coeur à l'ouvrage et parfois tout s'évade de moi. Je n'aime plus la foi. La méditation n'a qu'un mauvais goût. Je n'aime plus ma femme ou je ne m'intéresse plus à mon mari. Je ne veux surtout plus voir mes enfants, j'en ai assez. Et puis la profession, n'en parlons pas ! Si je pouvais devenir marginale, ne serait-ce que trois mois par an, qu'est-ce que je serais content !”

Il faut savoir que ce Témoin qui est la Conscience va chanter toutes les chansons que vous lui mettrez devant les yeux, sitôt que vous, vous allez l'obliger à chanter cette chanson, sitôt que vous donc vous allez croire tous ces chansons contraires, sitôt que vous allez croire donc à l'existence du bien et du mal et de toutes les dualités et y compris de l'évolution.

Ce qui ne veut pas dire que l'évolution n'existe pas mais il ne faut pas la conceptualiser comme vous, vous la conceptualisez.

Lorsque l'on parle d'involution et d'évolution, nous ne disons pas qu'il existe l'Esprit Pur et que cet Esprit Pur - pour des raisons encore inconnues ou trop obscures pour l'expliquer à l'intelligence humaine - que cet Esprit Pur se scinde, se précipite dans la matière, se déforme complètement et tellement qu'il devient contraire à lui-même. Et que, plongé dans cette Matière, il doit ensuite faire des efforts d'évolution pour devenir divin.

Lorsque l'on parle d'involution et d'évolution, et que l'on ne soigne pas le concept philosophique pour bien décrire l'état de pensée avec lequel on doit penser cela, et que l'on cite simplement le côté technique, c'est à dire l'enseignement ésotérique, automatiquement l'homme va voir en cela une involution qui est dégradante pour l'Esprit, et une évolution qui est pleine de richesse pour l'Esprit. Et il va se dire : “Moi, Dieu j'ai involué pour devenir un anti-Dieu - puisque c'est comme cela que l'on peut considérer l'être humain - mais je dois me rediviniser pour redevenir la Monade ou l'étincelle divine, etc.”

Lorsque l'on parle d'ésotérisme, ce que, vous, vous avez à faire, tout de suite, de façon immédiate : vous avez à construire autour de la phrase ésotérique, qui est purement technique, toute la philosophie. Cette philosophie, elle, est la matrice.

L'ésotérisme est donc quelque chose qui est technique mais ce n'est pas une pensée, c'est une technique, c'est une mécanique, c'est une description des Lois. La philosophie que vous devez ajouter à cette description des Lois c'est ce qui va donner le cœur de la Loi. Et c'est pour cela que tous ceux qui s'en arrêtent à la description ne connaissent pas la loi, et disent des choses complètement contraires à la Loi, déforment complètement la Loi. Si bien que la Loi elle-même les rejette et qu'ils n'arrivent pas à évoluer.

C'est pour cela que dans certaines religions, dans certains temples, il y avait l'instruction et il y avait, sitôt après l'instruction donnée, trois heures de méditation. Même si une seule phrase de Connaissance avait été donnée, l'initié devait y méditer trois heures au minimum dessus. Pourquoi ?

Pour justement découvrir la philosophie, le concept exact qui sert de matrice et qui est le cœur de la Loi.

Alors celui qui avale des livres, qui avale des données et qui espère comme cela connaître l'Univers se trompe complètement ! Parce qu'il peut connaître l'Univers bien sûr, il le connaîtra techniquement. Mais il va par là même créer des obstacles dans sa pensée. Car nous avons l'expérience, nous avons vu ce que les temples, ce que les livres, ce que les enseignements ont créé comme blocages mentaux. Et nous savons qu'un enseignement qui est donné à un homme et à un homme qui ne prend pas soin de découvrir la philosophie et de mûrir la philosophie qui va avec, cet enseignement ne fait que renforcer, en l'homme, la dualité qu'il suppose comme étant la Loi de l'Univers et qui mène tout l'Univers.

Ce qui fait que lorsqu'il va approfondir les livres, lire davantage de livres, et qu'il va s'enfoncer davantage dans la Loi, il va par là même s'enfoncer davantage dans son erreur parce qu'il va s'enfoncer davantage dans la vision dualiste de l'Univers.

Et lorsque les Maîtres lui parleront d'involution et qu'ils décriront l'involution, eh bien l'homme va se sentir complètement avili, il va se dire : “Mais quoi !? Mais quoi ?! Mais d'où je viens ! C'est impossible ! Je ne veux pas ! Mais je refuse ! Je ne veux pas vivre cette vie cosmique dont on me parle ! On ne m'a même pas demandé mon avis ! Et voilà que j'étais dans les cieux et que l'on m'a précipité sur la Terre, et que l'on m'a fait passer à travers tous les règnes. Et pour être quoi je vous prie !? Pour être un champignon, pour être un verre de terre, pour être un oiseau, pour être un cristal, pour être un arbre ! Mais de quel droit ! Je ne veux pas jouer ce jeu ! J'en ai assez ! Si j'avais Dieu en face je lui dirais ce que je pense !”

Ce genre de révolte vient et ce genre de révolte est légitime, mais il ne peut naître que dans la mesure où l'individu garde une vision dualiste. Et lorsque donc les maîtres lui disent : “Eh bien vois-tu, l'Esprit a pris la courbe de l'involution.”, automatiquement l'individu qui a une vision dualiste se dit : “L'Esprit a chuté. Il était pur et il s'est sali à travers les règnes. Chaque fois il a perdu une part de sa divinité. Quelle mauvaise histoire ! Même si c'est l'histoire de Dieu, mais quelle mauvaise histoire ! Quel mauvais goût de créer le Cosmos pour cela ! Si on m'avait laissé faire j'aurais créé autre chose et on se serait un petit peu plus amusé.”

Pour donc comprendre par l'intérieur et avec la vision juste, donc pour comprendre avec la vision du Maître, pour comprendre ce que dit le Maître quand il parle d'involution, il faut que l'individu qui essaie d'approfondir cette Sagesse se place justement dans la position du sage et non plus de l'humain.

L'humain est celui qui balance dans la dualité, pour lui le blanc et le noir existent et c'est un jeu cruel de tous les jours.

Pour le sage le blanc et le noir n'existent pas. Simplement des valeurs apparemment contraires mais avant tout complémentaires, échangent leur énergie, échangent leur mode de réaction pour créer un troisième élément qui est la Vie.

Sans l'existence des contraires la Vie n'existerait pas.

Sans l'existence des contraires la Vie n'existerait pas.

Dieu lui-même n'existerait pas, je vous le dis.

Et pour que vous compreniez bien ce que je dis, je vais parler un peu de l'existence de Dieu.

L'existence de Dieu

Pour que vous cessiez en vous même de vous comprendre et de vous contempler comme une dualité et que vous compreniez enfin que cet aspect binaire de votre vie est nécessaire pour déclencher tout simplement la vague de votre vie, je vais parler de l'aspect binaire de Dieu lui-même.

Lorsque l'on remonte les noms de Dieu que ce soit dans la cabale ou dans quelconque autre religion ou philosophie au système ésotérique, on s'aperçoit que plus l'on remonte donc l'extériorisation de la Vie Une, soit de Dieu, on monte vers de plus en plus d'Unité, si bien que en haut au début à la source il n'y a plus qu'Une Unité et une seule. La dualité n'existant que après.

Simplement, pour comprendre pourquoi cette dualité existe, il faut comprendre aussi qu'une sorte de dualité existe même dans l'Unité.

Il y a donc cet aspect binaire le Dieu UN, soit le rayon 1 par exemple, et puis les deux autres aspects : le Fils et le Saint-Esprit.

Mais pour que cette première dualité ou ce premier état binaire existe, il faut que l'Unité elle-même soit un état binaire. Sinon l'Unité ne pourrait créer qu'une autre Unité.

Alors comment comprendre l'état binaire d'une Unité ? Où se trouve sa phase cachée à cette Unité ? Puisqu'il ne s'agit que d'une Unité.

Alors, je dirais que pour voir l'aspect binaire de cette Unité, il ne faut pas chercher le binaire dans l'Unité elle-même mais dans la phase cachée de l'Unité.

Autrement dit, et ceux qui ont étudié la cabale me comprendront beaucoup mieux que les autres et j'invite ces personnes à ensuite expliquer aux autres un peu plus tard ce que je dis.

Autrement dit, il y a une phase de Néant. Un Néant absolu.

Le Néant

Ce Néant complètement indescriptible dont parlent les très grands sages de la cabale, et d'ailleurs de tous ceux qui ont, donc, à un moment donné, rencontré Dieu, c'est à dire cette Unité.

Et ayant rencontré cette Unité, pour parfaire la connaissance de cette Unité, il leur a fallu rencontrer aussi le Néant. Car étant constitués de la même façon que l'Unité, eux-mêmes contiennent un Néant. Le Néant ne doit pas être pris comme la phase froide de l'Unité qui serait la phase chaude de la vie. Le froid, le chaud, c'est ce qui va exister quand l'Unité va créer la dualité, ou le premier couple de binaire dans la Création c'est à dire : le Fils, le Saint-Esprit ; Chokmah, Binah.

Si le Néant ne doit pas être pris comme la phase froide de l'Unité qui serait la phase chaude, il faut imaginer le Néant comme étant la phase cachée de toute chose. Et c'est là où votre pensée doit s'entraîner à devenir extrêmement occulte pour comprendre ce que je dis, mais aussi pour comprendre votre propre constitution et pour comprendre un élément qui puissamment reflète la vie de la divinité et qui est l'Espace.

Si l'on ne peut pas comprendre ce qu'est ce Néant qui est la phase cachée et ce qu'est cette Unité qui est la phase extériorisée l'on ne comprendra pas la nature de l'Espace et l'Espace Matériel.

Tout ce qui est révélé est révélé grâce à une matrice occulte qui est, si on pourrait décrire une masse ou décrire un poids ou décrire un volume, qui est l'égal donc en masse ou en volume ou en poids, qui trouve donc son égal dans le Néant.

Le Néant est donc la matrice qui va permettre une extériorisation. L'extériorisation, ou la manifestation, ou vous-même, votre souffle, tout ce qui est vous ; toute la Vie ne peut avoir lieu s'il n'y a pas cette matrice qui est le Néant.

Donc lorsque l'on cherche à comprendre la Vie et que l'on veut trouver les clefs, les mystères de la vie, en étudiant la vie, on se trompe complètement de tableau et l'on ne peut pas trouver la clef des mystères.

Pour trouver la clé du mystère de la Vie, il faut développer la pensée dans un domaine suffisamment occulte pour pouvoir se plonger dans le Néant.

Je vais parler un peu de l'Espace avant de poursuivre sur le Néant.

L'Espace

Pourquoi est-ce que je dis que la polarité Néant et Unité, donc Néant et Existence, permettait de comprendre la Vie et la création de l'Espace ?

Je dis cela parce que, étant donné que tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, l'Espace lui-même est représentatif de l'acte de la Création, tel que cet acte de Création est conçu dans le Mental Divin. Et donc partout l'on va trouver dans le Cosmos, à l'état physique, on va trouver ces endroits de Néant. Parce que le Cosmos est, en quelque sorte, la partie matérielle de la pensée de Dieu.

Le Cosmos est, en quelque sorte, la partie matérielle de la pensée de Dieu.

Comme si vous, vous étiez en train de penser quelque chose et qu'au bout de dix minutes la pensée se trouvait suffisamment cristallisée pour devenir un monument, une ville, une ville avec une vitalité, avec ses événements, etc. Le Cosmos c'est cela, du moins comparable à cela.

Et partout, on va trouver une zone de Néant et une zone d'activité.

Chaque fois que l'on trouvera une zone d'activité, on va dire : là est une zone de vie, de divinité. C'est l'endroit d'un logos solaire, d'un logos planétaire ou d'un logos humanité qui est à naître, etc.

Et chaque fois que l'on essaiera de comprendre ou de frôler la zone de néant, on dira : eh bien là il n'y a rien. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien.

Quand j'emploie ou quand j'essaye de décrire le concept du Néant, il ne faut pas croire que le Néant est simplement et bêtement la traduction du mot néant.

Pour comprendre le Néant, il faut entrer profondément en soi, sans intention précise, et aller jusqu'à un endroit de la méditation, donc de la Conscience, où toute chose semble avoir disparu sans pour autant avoir cessé d'Être.

Et c'est là le grand problème de la compréhension du Néant.

Quand l'être humain essaie de comprendre le Néant, que ce soit quand j'en parle ou quand d'autres en parlent ou quand un individu lui-même commence à soupçonner cette chose et qu'il y tourne autour, dans cet état tout semble avoir disparu sans pour autant avoir cessé d'Être.

Pour celui dont la pensée a suffisamment développé des concepts occultes, pour celui dont la pensée n'est plus prisonnière de la dualité, pour celui-là, le concept de Néant tel que je le dis pourra être légèrement compris. Bien qu'il ne peut pas être compris uniquement parce que j'en parle, vous ne pourrez le comprendre que parce que vous l'aurez expérimenté, vécu et rencontré.

Vous ne pourrez le comprendre que parce que vous l'aurez expérimenté, vécu et rencontré.

Donc partout dans l'Espace, il y a ces endroits qui sont des véritables tunnels, comme des cordons ombilicals, qui raccordent non pas les dimensions entre elles. Ce qui fait que l'on croit que si l'on prend par exemple ces endroits, ces trous noirs, on va pouvoir aller à Shambhala ou aller dans une autre dimension et si possible la plus lointaine !

Ces endroits où il n'y a ni temps, ni espace, où il y a simplement une existence de Néant, un Néant existentiel, ces endroits vous permettent de traverser l'Espace et de vous trouver spontanément d'un point à l'autre de l'Espace. Et ainsi, si vous savez comment emprunter un tel canal depuis la Terre, vous saurez comment en quelques instants, et sans aucune modification physique, vous trouver sur une autre planète.

Bien sûr tout le problème ne va pas être de voyager dans ce canal, tout le problème va être de savoir comment votre dimension d'être humain physique, votre constitution physique va pouvoir s'adapter au milieu dans lequel vous atterrissez de l'autre côté. C'est plutôt à ce niveau-là qu'il y a le problème.

Mais ce qu'il faut savoir c'est que vous pouvez avant d'arriver directement sur le plan physique de la planète ou de la zone en question à visiter, vous pouvez arrêter les vibrations pour vous contenter d'un survol encore éthérique. Et c'est ce que font bon nombre de personnes lorsqu'elles se dédoublent et qu'elles partent, que ce soit la nuit ou que ce soit dans un acte volontaire de dédoublement.

On ne peut pas se dédoubler sans emprunter en soi-même cette zone d'antimatière et de Néant existentiel. Ce qui veut dire que non seulement ces zones de néant et d'antimatière existent dans l'Espace, mais cette même zone existe aussi en vous. C'est pourquoi vous avez la possibilité de pouvoir sortir de la Matière, que ce soit pour vous dédoubler ou que ce soit pour définitivement mourir.

Il n'y aurait aucun moyen de sortie si, en vous, il n'y avait pas cette matrice qui est le Néant existentiel. Pour vous il n'y aurait aucun moyen de repartir de l'existence et de la manifestation.

Donc vous pouvez utiliser la porte de ce Néant de façon fréquente, par les dédoublements, ou de façon quasi définitive par la mort.

Ce qui ne veut pas dire que ce Néant qui est autour de vous même, comme une main qui vous soutiendrait, qui vous porterait en faisant bien le tour de votre être, cela ne veut pas dire que ce Néant qui est autour de vous absorbe votre vie, absorbe votre vitalité et absorbe votre âme au moment du décès ou au moment du dédoublement, ou au moment de la méditation ou de l'initiation.

Il ne faut pas croire que tout va retourner nécessairement à ce Néant dès que vous allez cesser d'être objectif.

Ce Néant dont je parle a un exercice technique au moment des dédoublements et de la mort, mais il ne crée pas encore d'exercice spirituel. C'est à dire que vous ne pouvez pas basculer dans ce Néant avec votre conscience, tant que le niveau spirituel pour cela n'est pas atteint.

Jusqu'au moment où vous avez atteint ce niveau spirituel vous ne vous servirez de ce Néant que pour sortir du corps, soit par dédoublement, soit pour la mort. Avant cela ce Néant ne vibre pas de façon spirituelle.

Donc pour revenir un peu au discours général, si je m'évertue autant que cela à casser l'archaïsme dans les esprits qui fait croire à l'homme qu'existe le blanc, qu'existe le noir, qu'existe le bien, le mal, l'évolution, l'involution, c'est pour l'empêcher de construire avec sa pensée des édifices et des forteresses dans lesquels il serait complètement enfermé et qui l'empêcheraient de voir la véritable Lumière et de recevoir l'initiation.

Recevoir l'initiation

Car c'est de cela qu'il s'agit, recevoir l'initiation.

Je ne vous parle pas d'une nouvelle philosophie pour que nous ayons le plaisir entre gens de bonne compagnie et de bonne éducation et de bonne évolution de pouvoir parler de choses très avancées !
Je me moque complètement de parler à des gens intelligents !
Je me moque complètement que vous me preniez pour quelqu'un d'intelligent !
Et je me moque complètement que nous échangions des choses intelligentes !

Je voudrais simplement que vous soyez suffisamment ouverts pour accepter les outils avec lesquels vous pouvez recevoir l'initiation et construire votre initiation.

Alors je vous le dis : le chemin qui a été parcouru nécessitait certains dogmes, certains outils. Pour celui qui est à parcourir, il faut d'autres outils et d'autres dogmes. Mais pour avoir d'autres outils, il faut accepter de jeter les anciens outils.

C'est ce qui est toujours le plus difficile.

Le plus difficile n'est pas d'apprendre à travailler avec les nouveaux outils. Le plus difficile est de jeter les anciens outils. Ceux qui vous obligent à un certain système de travail, un certain système de pensée, un certain comportement, une certaine vision, et qui vous maintiennent dans cette vision.

Car sachez que si vous faites un certain travail, si vous avez une certaine vision, vous correspondez à un certain plan de conscience et vous y restez. Si vous perpétuez telle pensée, telle vision, tel système, vous restez dans le plan de conscience qui correspond à cette vision, ce système, etc.

Donc pour changer de plan, changez de vision !
Pour changer de conscience, changez de vision, changez de concepts ! Écartez, écartelez, éclatez les concepts !

Pour arriver jusqu'à un certain niveau où le Bien, de façon définitive, est implanté en l'homme. C'est-à-dire que l'homme n'a plus aucun risque de retomber dans certaines idées, dans certains comportements, des comportements qui peuvent lui être néfastes et qui risquent même, dans certaines conditions, de le refouler dans des règnes qui sont inférieurs aux règnes humains. Donc quand une certaine direction a été prise, je dirais lorsque le Bien, le positif, a définitivement été installé, il faut que l'homme ne se contente pas simplement de contempler ce Bien qui s'est installé en lui.

Il ne faut pas qu'il se regarde comme cela le nombril pendant des siècles ! Qu'il contemple sa foi, qu'il contemple son ésotérisme, qu'il contemple son initiation. Il faut qu'il aille toujours en avant, toujours plus loin !

Mais pour aller plus loin, et surtout lorsque les choses ont commencé à s'enraciner, pour aller plus loin, il va falloir accepter de s'écarteler.

Lorsqu'il s'agit de planter, c'est très facile ! Rien n'est plus facile que de créer l'évolution dans des civilisations débutantes. Il suffit de leur dire que Dieu existe, il suffit de manipuler quelque peu le fanatisme, même si c'est de façon très légère et très mesurée, mais le manipuler quand même, pour créer une religion, pour créer un dogme et dire : si tu fais ceci c'est bien, si tu fais cela c'est mal, si tu fais ce qui est bien tu évolues, si tu fais ce qui est mal tu es damné.

Rien n'est plus facile que de faire cela ! Rien n'est plus facile que de faire comprendre cela aux esprits. Donc vous avez fait ce qui est le plus facile.

Il s'agissait de planter la graine et l'on vous a dit : tu es la terre, la terre de cette graine. Alors tu vas t'exposer au Soleil pour que la terre grandisse et que la graine grandisse elle-même. Mais tu ne t'exposeras jamais à la nuit, car la terre diminuera et la graine mourra. Et l'on vous a dit ce qui était Bien et l'on vous a dit ce qui était Mal.

Puis l'on vous a dit : planter est beau, se tourner vers le Soleil est beau aussi et nécessaire, mais pour que la graine pousse et que la terre soit fertile, il faut mettre de l'eau. Aimez-vous les uns les autres ! Donnez cette eau partout sur la terre et en vous-même ! Déclenchez ces trombes d'eau qui vont fertiliser votre coeur et votre conscience ! Aimez-vous les uns les autres !

Il y a donc, en deux temps, la terre qui a été préparée pour recevoir la graine, la terre a été arrosée pour développer la graine. Mais maintenant la graine doit pousser, pas simplement germer dans le centre de la terre, dans le centre de votre être. La graine doit pousser et apparaître à la surface de la terre et à la surface de votre terre intérieure.

Et là les alchimistes me comprendront très bien.

Pour que cette graine et que ce germe s'épanouissent en une véritable plante, il faut que cessent les discours qui émettent des dualités. Et il faut que cessent les idées qui entretiennent ces dualités.

Maintenant vous devez voir les choses, non pas d'une façon nouvelle, car il ne s'agit pas de nouveauté. La Sagesse a toujours existé tel que j'en parle. Mais vous devez voir les choses d'une façon qui libère votre esprit.

La Liberté c'est ça qui est nouveau pour vous.

La Liberté

Jusqu'à présent l'humanité était tenue, maintenue, encadrée, structurée, punie quand il le fallait, construite quand c'était l'heure. Aujourd'hui l'humanité doit être un seul homme et cet homme doit apprendre à ressembler au Grand Homme, au Grand Homme qui est aux cieux, soit au Grand Gomme céleste, soit à Dieu, si vous préférez.

Et cette petite pousse qui est en train de sortir de la terre, ne doit pas essayer de savoir ou de comprendre dans les livres comment elle doit pousser, comment elle doit sortir telle ou telle branche, comment elle doit, au bout de la branche, sortir telle ou telle feuille. Et, vite ! Pour cela, elle consulte les livres ! La pousse ne doit pas faire de la sorte.

La pousse doit simplement contempler ce qui existe déjà au Ciel. Et pour cela il lui faut lever son regard et contempler ce qui existe.

Qu'est ce qui existe au Ciel ?

Il existe l'arbre cosmique. On peut l'appeler aussi l'arbre de la cabale, vous l'appellerez comme vous voudrez.

L'Arbre Cosmique

L'arbre cosmique existe au ciel, on peut le contempler. Pour que ce plant, ce petit arbre qui est en train de pousser, pour que cet arbre pousse de façon réelle et de façon divine, il n'a pas à contempler les choses de la terre, les connaissances de la terre. Il doit simplement se libérer de l'archaïsme de la pensée, pour contempler le Grand Arbre qui est au dessus de lui.

Et il n'a rien à chercher, il n'a qu'à imiter.

Il n'a pas à se demander : “Mais où vais-je faire sortir ma branche ? Où dois-je faire pousser ma branche ? Et de quelle grosseur doit être cette branche ? Combien de feuilles doivent pousser sur cette branche ? Quelle forme dois-je lui donner ? Quelle méditation dois-je faire? Quel maître dois-je rencontrer? A quel maître j'appartiens? Avec quel rayon dois-je travailler? Qu'est-ce que je dois faire dans la vie comme service, comme profession, etc.”

Arrête tout cela, ça ne sert à rien ! Contemple l'Archétype ! Et automatiquement tu vas savoir ce que tu dois faire dans la Matière. C'est immanquable.

Contemple l'Archétype !

Contempler l'Archétype

Comment contempler cet Archétype?

Contempler l'Archétype n'est pas le moment de grâce des grands initiés. Ce n'est pas non plus la particularité du Maître. Ce n'est pas ce qui arrive donc au bout d'un long chemin d'évolution. Contempler l'Archétype est quelque chose d'accessible et de possible à tout instant, dès que vous arrêtez le mental.

Dès donc que vous arrêtez de penser qu'il existe ceci, qu'il existe cela et que ceci existe de telle manière et que cela existe de telle manière.

Si, sur le miroir de la conscience, vous projetez toutes ces pensées, toutes ces projections, toutes ces constructions, lorsque vous prenez ce miroir et que vous regardez ce qu'il y a dedans, eh bien vous allez voir toutes les projections et les constructions que vous y aurez mis !

Autrement dit, lorsque l'homme médite, lorsque l'homme se prépare à monter sur un plan de conscience et à contempler un certain plan de conscience, il faut savoir qu'il ne peut contempler et qu'il ne se prépare à contempler que la zone de conscience qu'il a construite en pensant, en imaginant, en conceptualisant.

Autrement dit, tant que vous pensez vous rencontrerez vos pensées. Si vous ne pensez plus, vous rencontrerez la Vérité.

Ce qui ne veut pas dire que la pensée doit être tuée, car comme je l'ai dit tout à l'heure, la pensée est un processus qui habite la divinité elle-même. Simplement, il ne faut plus conceptualiser, créer des images, créer des concepts, créer des idées. Il faut simplement avoir ce qu'il faut de mental, ce qu'il faut de conscience, pour pouvoir contempler et être conscient de la contemplation, donc de la vérité ou de l'objet divin.

Comment arrêter le processus de la pensée ?

Arrêter le processus de la pensée

Arrêter le processus de la pensée est quelque chose de très simple.

Il ne s'agit pas de crisper le cerveau ou d'arrêter toute activité dès que l'activité commence, comme s'il s'agissait de se taper sur les doigts dès que les doigts vont aller attraper un gâteau.

Il est très facile, très simple d'arrêter le processus destructeur de la pensée, ce processus qui appartient donc au mental inférieur et qui n'est là que pour conceptualiser des choses qui peuvent être contraires à Dieu.

Comment arrêter cette pensée ?

Vous devez simplement ne plus utiliser ce qui crée la pensée dualiste.

Vous devez simplement ne plus utiliser ce qui crée la pensée dualiste.

Vous ne devez donc plus penser avec l'interprétation du duel dans l'Univers : du chaud, du froid ; du bien, du mal ; de l'involution, de l'évolution ; de l'homme et de Dieu ; du Maître et du disciple.

Le mental inférieur est appelé inférieur non pas parce que le mental est inférieur. Le mental inférieur est appelé inférieur parce qu'il est prisonnier de la dualité. Et qu'il croit toutes ces ombres qui se projettent sur le miroir et qui lui disent : “je suis blanc, je vais t'aimer !”, “et moi je suis noir, je vais te détruire !”, et l'homme qui fait la somme des deux informations se dit : “Ouh lala ! Dans la ville il y a les bons et les mauvais, je vais aller vers les bons parce que c'est facile et je vais me méfier des mauvais parce que ceux-là ne vont me faire que des ennuis !”

Lorsque vous avez une pensée dualiste et que votre psychologie fait la somme des deux, vous en arrivez à être un homme qui va se détruire lui même.

Parce que non seulement il ne saura pas être heureux avec ses ennemis, mais cet homme, en plus, va voir en lui qu'il existe aussi ce Bien et ce Mal, ce Diable et ce bon Dieu. Ce qui fait que tant que le disciple n'a pas compris que le Bien et le Mal n'existent pas et que cette dualité est une fausse conception qui peut l'entraîner dans la mort, tant que le disciple n'a pas compris cela, il ne s'aime pas lui même.

Et il se dit : “Mais je ne comprends pas ! Hier j'ai dit quelque chose d'extraordinaire à mes amis, je les aimais tous ! Je me sentais capable d'aimer l'Univers entier ! C'était fantastique ! Je brûlais d'Amour ! Et aujourd'hui, simplement parce que Untel m'a ignoré, ou simplement parce que mon voisin m'a insulté, ou parce que je n'arrive pas à faire ce que je veux dans mon métier, me voilà une valise de haine ! Me voilà négatif ! Voilà que j'ai été irritable avec mon voisin, ou avec mon épouse, mon époux. Alors que 5 minutes avant j'aimais mon partenaire, je lui aurais tout donné, même ma vie, mon foie, mes yeux, mes reins, et voilà que subitement en 5 minutes, je suis capable, non seulement de lui retirer la vie que je lui aurais donnée, mais en plus je suis capable de le jeter loin de moi et de penser du mal de la personne !”

Quand le disciple constate cette chose en lui-même, il éprouve une énorme crise, et il se dit : “C'est que je ne suis pas évolué ! Je suis après tout inférieur ! Je n'ai aucune initiation ! Ce n'est pas possible que j'ai reçu une initiation. Je ne me penserais pas de la sorte si j'étais mieux initié ou si mes méditations étaient vraiment bonnes et qu'elles m'amèneraient à quelque chose. Je ne suis rien ! Je suis nul ! Ne me regarde pas Seigneur ! Je ne suis pas digne de toi !”

En concevant ainsi le mouvement de la vie comme étant autant de duels, automatiquement le disciple voit en lui aussi le duel. Et la psychologie humaine ne supporte pas ce duel. Un jour ou l'autre le disciple abandonne [...] Et tu finis par arriver à l'endroit où toi-même tu n'existes plus. Et c'est pour cela que tu abandonnes la méditation ou que tu abandonnes toute activité spirituelle, ou ton Service. Voire même que tu changes de profession car la profession que tu exerçais était par trop humaniste et que tu n'as plus le cœur de faire ces choses humanistes.

Alors je te propose une chose simple. Je te propose de rectifier cela tout de suite et de savoir que ce n'était pas ton infériorité qui se jettait à ta conscience pour que tu en prennes conscience. Mais que c'était ton propre Témoin intérieur qui te disait : "Ne cherche pas Dieu à l'endroit où il n'est pas. Et si tu ne sais pas le chercher là où il est, eh bien retourne à l'endroit où on ne le cherche même plus ! Comme cela tu ne commetras aucune erreur.”

Alors qu'est-ce que je te propose aujourd'hui ? Je te propose simplement d'arrêter de penser en terme de Bien et de Mal, en terme de Blanc et Noir, en terme d'Humain et de Divin, de Maître et de Disciple, d'évolution, d'involution.

Conçoit le Cosmos comme une large expression de la divinité.

En tant qu'être humain tu fais partie de cette expression. Mais cela ne veut pas dire que tu ne composes qu'une partie de l'expression ! J'ai dit en tant que être humain tu fais partie de l'expression, mais tu n'es pas simplement un être humain, tu es la divinité. Et cette divinité passe à travers le stade humain.

Et pour concevoir réellement cette expression divine qu'est le Cosmos et tout son mouvement qu'est la Vie, il faut que tu arrêtes de juger les choses, de juger le Cosmos d'après ta position humaine et que tu t'en réfères à ta position divine. À ce moment-là, toute pensée va s'arrêter et tu vas contempler ce qui existe.

Comment donc faire ?

D'abord, donc, dans ton esprit, détruire le Bien et le Mal et te dire : “Ce sont des énergies qui régissent le bas, qui régissent la Matière. Ces énergies ne régissent pas mon âme, mais mon âme joue avec ces énergies pour constuire l'extériorisation, les mouvements de mon âme, donc pour construire des évènement, des situations, etc. Et moi qui suis au-dessus, et dans le centre, je ne suis soumis à aucune de ces dualités.”

Et lorsque tu auras compris de quelle manière tu dois te centrer et vivre depuis le centre, tu verras par là même que toutes les dualités qui t'apparaissaient dans l'extérieur ne t'apparaîtront plus. Ce qui ne veut pas dire qu'elles vont cesser d'exister. Elles existeront toujours, mais leur existence t'apparaîtra de manière différente : de manière nécessaire.

Aujourd'hui avec ton esprit dualiste tu contemples l'Univers, et surtout la Terre, et quand tu vois ce qui se passe sur la Terre, tu te dis : "Il y en a assez ! Y'en a assez de ce Mal qui embête toujours le Bien et de ces pauvres disciples qui reçoivent toujours les coups de la loge noire ! Y'en a assez ! Il faudrait que Dieu descende et qu'il fasse un peu le ménage !"

C'est comme cela que tu vas penser si ta pensée est dualiste.

Si ta pensée est Unitaire et qu'elle contemple simplement les énergies binaires de l'Univers, automatiquement, tout ce qui va te sembler comme étant le Bien et le Mal vont t'apparaître comme une valse nécessaire. Mais pas une valse macabre dont le macabre serait nécessaire. Tu verras la chose comme étant, au contraire, un immense champ de Libération, car la séduction qu'exercent les contraires, qu'exercent le Bien et le Mal, ne dure que quelque temps dans la vie d'une âme. Cela ne dure pas toute la vie d'une âme.

Donc, ce que je te propose, ce n'est pas d'évoluer, ce n'est pas non plus de savoir énormément de choses, ce n'est pas de faire de belles et grandes méditations. Je me moque de ce que tu peux méditer bien ou mal, je n'en ai rien à faire. Ce que je te propose c'est, dès demain, d'être un esprit Libre, et de marcher dans la ville avec cette Liberté qui va pousser très loin les murs de la ville ! Si bien que la ville elle-même te paraîtra un endroit où Dieu lui-même pourrait habiter ! Alors qu'aujourd'hui il te semble que Dieu ne peut descendre que dans les montages, le plus loin possible des hommes et de la civilisation.

Dieu peut exister partout, donc toi aussi tu peux exister partout.

Ce qui fait que le disciple qui essaye de se retirer très loin, que ce soit dans la montage, dans la campagne, ou ailleurs, en disant : “Là est ma place ! Parce que là je suis loin des hommes, je suis loin des contraintes, des contraires, de la dualité, de l'épaisseur de la ville, de la civilisation...” Celui qui se retire dans cet esprit-là, ne commet aucun acte d'évolution, au contraire.

Celui qui, par contre, reste dans la ville, reste dans la civilisation, et impose le drapeau de Dieu, coûte que coûte ! Et impose la Lumière aux hommes, et leur apprend comment voir la Lumière ! Celui-là commence à comprednre quelque chose, et assurément il est là où on en a le plus besoin.

Dieu peut habiter dans la ville. Les horreurs de la civilisation ne vont pas empêcher Dieu de se sentir à l'aise ou d'être performant.

C'est une erreur de penser que dès que vous apprenez à méditer, dès que vous apprenez à concevoir quelque chose de spirituel, il vous faut vous retirer à la campagne, loin des hommes, ou il vous faut vous retirer dans un monastère et ne plus voir personne, vous concentrer sur Dieu, sur Dieu, sur Dieu, comme si Dieu seul existait !

Mais je te le demande : est-ce que Dieu seul existe ?

Quand tu es sur la Terre, quand tu es dans la vie, est-ce que Dieu t'apparaît ? Non ! Tu ne rencontres pas Dieu, tu ne vois pas Dieu, Dieu ne te parle pas. Par contre, tu vois, tu entends des milliers d'autres hommes comme toi. Donc ta concentration ne doit pas se faire que sur Dieu, car Dieu se moque de ce que tu peux te concentrer sur Lui ou pas. Dieu ne connaît pas le culte de la personnalité, il ne veut donc pas qu'on le prie ni qu'on se concentre sur lui. Il ne faut pas confondre Dieu et Staline !

Par contre, Dieu t'envoie parmi les autres hommes, pourquoi ?

Non pas parce que Dieu est généreux et qu'il se dit : “Il faut sauver mes pauvres enfants.”

Certes, sa générosité existe. Bien sûr, son amour existe. Mais si Dieu attend que celui qui sait quelque chose reste parmi les hommes, c'est parce qu'il est lui-même Dieu, prisonnier dans les autres hommes. Et qu'il attend d'un autre Dieu, qui est un autre lui-même, de venir le libérer.

Si l'on pense que Dieu envoie des disciples dans le monde pour sauver les pauvres ignorants, on est encore victime de cette pensée dualiste qui crée un Dieu plein d'amour, plein de générosité, et une Matière affreuse, qui emprisonne les hommes, qui les tient et qui ne veut pas les redonner à Dieu. “Voilà, moi je suis la Matière, moi je suis la Mère, moi je garde mes petits ! Et toi, Dieu, là-haut, tu attendras !”

Si l'on imagine un jeu comme cela, on s'aperçoit tout de suite qu'il n'y a aucune logique, que cela n'est pas censé, que le Cosmos ne peut pas habiter dans l'Univers, dans l'Espace, pour cette raison-là.

Il n'y a aucune Matière qui tient les hommes, parce que tout simplement, aussi dure que paraisse la Matière, la Matière n'existe pas.

Je ne veux pas dire que la Matière n'existe pas comme si ce que l'on ressent autour de soi, en dessous de soi, comme si cette sensation était une illusion. Je dis simplement que le concept que l'on se fait de la Matière - et encore une fois c'est une histoire de concept, je veux travailler sur vos idées, car ce n'est qu'en libérant l'idée que l'on libère le mental et que l'on ouvre donc la porte sur la contemplation de l'âme - quand je dis que la Matière n'existe pas, je dis que le concept humain de la Matière est faux.

La Matière existe, mais elle n'existe que parce que des particules de l'Esprit se sont cristallisées suffisamment et ont obéi suffisamment à l'ordre qui leur était donné de se maintenir dans un certain groupe, dans une certaine danse, une certaine vibration, pour qu'une forme ait lieu, pour qu'un élément apparaisse.

Donc il faut quitter la vision dualiste qui dit : ”Il y a la matière dure et il faut s'en sortir parce que Dieu nous attend !”

Si vous pensez de la sorte, alors moi je vous demande mais Dieu qui a tant d'amour que cela, Dieu qui est la plus haute des divinités, qui est toute Liberté, qui ne veut que le Bien pour ses enfants, ce Dieu-là dont je parle, s'il vous aimait tant que cela, pourquoi est-ce qu'il vous aurait plongé dans la Matière sachant que la Matière aurait tout fait pour vous retenir ? Et quel intérêt est-ce qu'il y aurait ensuite à ce que ce Père, méchant, essaye de vous retrouver, de vous ramener à lui ? Ce serait complètement insensé, complètement idiot ! Et comme je l'ai dit mille fois, si un tel Dieu existait, je serais le premier à le combattre. Et je vous en donnerai un autre qui, lui, serait logique et sensé. J'essaierai de le fabriquer. Mais heureusement, tel Dieu n'existe pas !

Celui qui existe est largement suffisant parce qu'il est déjà toute harmonie, tout équilibre, toute logique. Et cette logique, pour la découvrir, il vous faut vous dépouiller du dualisme.

Donc sachez que lorsque vous contemplez une vérité, pour l'heure, vous la contemplez avec tout l'illogisme dans lequel vous conduit la vision dualiste. Pour donc contempler la parole de Dieu ou pour contempler l'initiation qui vous est promise, il faut vous dépouiller de l'illogisme du dualisme. Et ainsi, vous découvrirez la logique de Dieu.

Et que vous dit la logique de Dieu ?

La Logique

La logique de Dieu dit des choses très simples.

Elle dit par exemple :

Tu es Lumière.
Tu as toujours été Lumière.
Tu restes Lumière, même dans la Matière.
Et tu continueras toujours à être Lumière.

Alors la petite Lumière, qui entend la voix de Dieu dire cela, se gratte la tête et dit : “Mais dis-moi, grand feu ! Tu dis que je suis lumière, que je l'ai toujours été, que je l'en suis et que je le serai toujours. Mais comment est-ce que cela se fait que lorsque je suis dans mon corps, lorsque je suis dans la Matière, qu'il ne me semble pas être Lumière ?”

Alors le Grand Feu répond :

“C'est parce que tu regardes à l'endroit où il n'existe aucun feu. Tu regardes à l'endroit où il n'y a que le bois et le bois a brûlé. Alors prends ce bois, prends ces bûches que tu récoltes sur la surface de la Terre grâce à tes incarnations, grâce aux circonstances, aux événements, grâce à ce que tu appelles toi-même le processus initiatique. Récupère ces bûches et mène-les au feu, au feu qui est en toi dans le centre. Et tu verras qu'à ce moment-là va se déclencher un gigantesque incendie, un immense feu divin que tu ne soupçonnes pas et que tu me reproches de ne pas allumer en toi. Je ne peux pas l'allumer en toi, parce que tout simplement nous sommes des Flammes similaires. Alors quelle flamme est-ce que je pourrais apporter à ta flamme puisque nous sommes similaires ? La seule chose qui puisse grandir ton feu, de même que mon feu, c'est lorsque tu amènes les bûches dans le feu. Alors il devient beaucoup plus grand.”

Alors le petit esprit demande : “Mais pourquoi est-ce qu'il est nécessaire d'apporter des bûches ? Et pourquoi après tout est-ce qu'il est nécessaire de faire un grand feu ? Puisque toi tu es un grand feu, est-ce que tu ne pouvais pas me créer de façon aussi vaste que toi et ainsi tu m'aurais laissé la paix ? Je n'aurais rien eu à connaître qui appartienne au Cosmos, à l'incarnation, à la Matière et à tout le reste !”

Alors le grand feu lui répond : “Vois-tu, il se trouve que je t'apparais comme étant un grand feu. Mais en fait je ne suis que le feu qui veille et qui garde. En fait le plus grand feu lui s'est installé, s'est instauré dans la Matière. Il est rentré dans le Cosmos, il a pénétré le Cosmos et s'est éveillé sous toutes formes de vie. Tandis qu'une partie de lui restait sur le seuil pour être le Gardien du Seuil, le Gardien du Cosmos, le Gardien de la restitution et de la réintégration finale.”

Alors le petit esprit demande : “Bon je comprends, en fait Dieu n'est pas au ciel mais Dieu est incarné à travers tout le Cosmos, tout l'Univers, dans toutes les formes de vie, et que ce qui est en haut, et que l'on appelle Dieu, ce n'est qu'une petite partie de Dieu qui est là pour garder et pour réintégrer ensuite le Dieu qui revient du Cosmos et de son incarnation. Jusque-là je comprends et je comprends que si je veux véritablement contempler Dieu, je dois, au contraire, aller dans la Matière, aimer les autres frères, aimer toutes les formes de vie, savoir communier avec ces formes de vie et en tirer aussi toute l'énergie. Ce qui fait que lorsque je demande à Dieu de me nourrir, si je veux être nourri, je dois simplement aller cueillir des légumes et ainsi je serai nourri car la forme de Dieu habite les légumes. Et lorsque je veux boire, je ne dois pas réclamer à boire, je dois aller boire simplement car la forme de Dieu habite l'eau. Et ma meilleure façon pour rencontrer Dieu ce serait en buvant de le contempler, en mangeant de le contempler, en embrassant un voisin de le contempler, en regardant les arbres de le contempler. Puisque ce Dieu puissant est incarné en tout, pour le rencontrer je n'ai qu'à contempler son image, mais avoir, justement, la vision juste et l'intention juste.”

C'est pourquoi à ce moment-là, toute la vie doit devenir une messe.

Que vous mangez du pain, que vous buviez de l'eau, que vous soyez en train de prier, ce qui semble éminemment spirituel par rapport à l'acte simple de se nourrir ou de respirer de l'air. Et pourtant tout est une messe et tout doit devenir une messe si vous voulez véritablement rencontrer Dieu ! Il n'y a pas d'autre façon de le rencontrer ! Et le jour où vous êtes capable de ce type de pensée, vous êtes en même temps libéré.

Libéré du Bien, libéré du Mal, libéré du cycle de l'évolution. Vous n'avez plus ensuite qu'à réintégrer la Lumière mais l'évolution, elle, s'arrête. Elle n'a plus lieu d'exister, elle n'est plus rien ! L'homme a retrouvé sa divinité et il ne lui reste plus ensuite qu'à réintégrer cette divinité face au Gardien du Cosmos. De façon à ce qu'ensemble ils reforment la Grande Unité.

Nous avons beaucoup parlé ce soir de choses philosophiques. C'est parce que je veux donner des outils de métamorphose. Je ne veux pas dire autre chose qui ne puisse servir à la métamorphose.

Bien sûr il existe d'autres discours qui peuvent alimenter votre instruction. Et cela est bien, il vous faut boire à ces autres discours, alimenter votre instruction. Mais sitôt que vous êtes instruit, méditez au moins 3 heures sur chaque chose, pour découvrir le cœur de la Loi. Car c'est le cœur de la loi qui vous rendra libre.

Et c'est en étant Libre que vous rencontrerez votre âme, que vous rencontrerez Dieu ou votre Maître. Et c'est en étant Libre que vous pourrez agir sur le monde, transformer le monde et libérer le monde. Car vous n'apportez au monde que ce que vous êtes vous-même.

Vous n'apportez au monde que ce que vous êtes vous-même.

Si vous n'avez pas de Liberté, vous ne libérerez pas le monde. Vous continuerez à faire croire au monde que l'Univers et que le monde sont une paire d'opposées, sont en duel, prisonniers des binaires.

Cultivez votre Liberté d'abord et vous verrez que Dieu n'est pas si loin que cela. Qu'il ne s'agit pas d'obtenir un état de conscience, qu'il s'agit de se défaire d'un état de conscience qui ne vous a jamais appartenu. Parce que ce n'est même pas un état de conscience, c'est tout simplement le jeu malsain d'une psychologie qui ricoche contre le Bien, contre le Mal. L'homme n'est pas une psychologie.

Une psychologie, c'est ce qui est créé par des déductions d'une mémoire qui s'appelle le cerveau.

Maintenant, si toute votre vie doit être au service d'une bande de mémoire, c'est votre choix, mais ce n'est pas votre destin. Votre destin est d'être une conscience et non pas une mémoire. Alors pour que cette psychologie se taise, pour qu'elle efface les données négatives qui créent des complexes et des traumatismes, et pour qu'il y ait quelque chose de positif qui naisse, il faut tout simplement que vous arrêtiez la vision dualiste.

En arrêtant la vision dualiste - je vous donne quelques exemples avant que nous nous quittions - en abandonnant la vision dualiste, vous allez, par exemple, cesser d'espérer que les autres vous aiment.

Quand la vision est dualiste, on a conscience de l'amour et on a conscience de la haine de façon très forte. Et l'individu qui est au milieu de ce champ de bataille se dit : “Moi je suis un homme ou je suis une femme, disons je suis un être humain et j'ai besoin d'amour pour vivre, alors j'attends que les autres m'aiment !” Et le coeur ouvert, les bras ouverts, à grandes enjambées, les hommes se lancent à la tête des uns et des autres en espérant être aimés. Et ils attendent l'amour. Et qu'est-ce qui se passe ? Au bout de l'enjambée, il y a des gifles qui tombent, des médisances qui pleuvent, des coups de poing qui tombent ! Et le pauvre homme qui est arrivé là, le coeur ouvert et le sourire béat, se trouve complètement noirci et bleui de coups de poing de toutes sortes.

“Ce n'est pas cela que j'attendais, dit-il tout naïf. Ah non, je suis tout triste alors. Si l'on me réserve ce genre de régime, je suis malheureux. Et si je suis malheureux, je deviens méchant. Alors moi aussi demain je vais frapper ! Et dès que je le vois, celui qui m'embêtait, je vais lui en réserver un qui va véritablement le remettre d'aplomb !”

Et ainsi de suite, celui qui allait, tout ouvert, pour être aimé, parce qu'il n'a pas été aimé, soudainement devient celui qui va haïr, qui va frapper exactement comme l'autre.

Ça c'est dans le cas de la pensée dualiste.

Si vous abandonnez la pensée dualiste, vous vous dites : il y a l'amour, il y a la haine. Mais ça ce n'est pas la vérité, ça c'est de l'interprétation. Ce qui existe avant tout c'est la Présence.

Et cette Présence, elle est amour vis-à-vis de celui qui en a besoin. Elle va être Réconfort ou elle va être Justice vis-à-vis de celui qui a besoin de cette Justice et de son châtiment.

Maintenant par déformation, comme je vous l'ai expliqué au début du discours, l'homme va transformer cette Présence qui Aime en amour humain et cette présence qui est Justice, en haine.

Parce que c'est cela la haine. Ce n'est que la rectification que fait quelqu'un pour ne pas avoir reçu de l'amour. Et la rectification que fait cette personne pour ne pas avoir reçu de l'amour, c'est en montrant aux autres qu'elle n'est pas contente, alors elle ne s'ouvre pas aux autres et elle décide de détester les autres. Quelqu'un qui n'est pas aimé n'aime pas les autres. C'est le rectificatif que fait l'individu.

Il se dit : “Puisqu'on ne m'aime pas, je n'aime pas ! Et le jour où on m'aimera, j'aimerais peut-être.”

La haine en elle-même n'existe pas. C'est un objet très déformé, du sens de la justice. Mais donner les instruments de la justice à quelqu'un qui est beaucoup trop jeune, qui ignore complètement les Lois, et avec cette justice, il va créer la haine, l'indifférence, l'agressivité.

Celui donc qui abandonne la dualité, en même temps se libère de ce genre de schéma.

Il n'attend pas d'être aimé.
Il se dit : je vais aimer.

Il n'attend pas non plus que la haine cesse vis-à-vis de lui.
Il se dit : je vais rayonner.

Plus rien ne le touche. Et non pas parce qu'il est devenu puissamment indifférent, mais parce que tout simplement depuis l'endroit où il habite et qui est la Présence, la dualité apparaît comme des ombres irréelles qui se battent entre elles sur le mur de la caverne. Cela ne le concerne pas, lui, en tant que personne. Ces ombres avant tout se battent entre elles sur le mur de la caverne.

Donc ne soyez plus des ombres ! Cessez cette vision dualiste !

N'imaginez pas non plus que Dieu existe, comme un immense Dieu plein de générosité et d'amour.

C'est très beau, c'est très bien, mais ce n'est pas la vérité !

La vérité c'est que l'Homme existe, et que c'est l'existence de cet Homme qui justifie l'existence de Dieu.

C'est l'existence de l'Homme qui justifie l'existence de Dieu.

C'est l'existence de cet Homme qui permet à Dieu d'exister.

Pourquoi ?

Parce que Dieu, si on voulait véritablement approcher sa nature et créer un concept qui ne déborde pas trop dans l'erreur, Dieu serait ce Néant dont j'ai parlé tout à l'heure.

Et l'homme étant la manifestation, l'homme est donc le corps, l'esprit et le mental de Dieu. C'est pourquoi Dieu ne peut pas exister ailleurs qu'en l'Homme et par l'Homme. Comme l'homme ne peut pas exister non plus sans cette autre partie que l'on appelle Dieu lorsque l'on est versé dans la religion et qui est tout simplement le Néant.

Et c'est pourquoi Bouddha vous a dit que lorsque vous arrivez au bout du Chemin, vous ne rencontrez rien. Non pas parce que c'est le Rien qui existe, comme si là encore Dieu vous réservait une mauvaise farce. [...] un peu pendant quelques incarnations, un jour tu te dis : “Tiens, peut-être, Dieu existe. Qui suis-je ? Que sont les étoiles ? Peut-être que si je rencontre Dieu, je deviendrai plus heureux !”. Tu vas te mettre à travailler, à l'évolution, tu vas évoluer. On va te dire, pendant tous ces temps d'évolution, que Dieu existe, que tu vas le voir. Et puis finalement, pour qu'on rigole bien dans l'Univers et pour que ce soit vraiment marrant à la fin de tous les âges, au moment du rendez-vous, il n'y aura personne !

Si l'on imagine la chose de la sorte, il faudrait aussi imaginer que Dieu vous tende ce genre de piège et vous fait ce genre de mauvaises plaisanteries. Or, même s'il a le sens de l'humour, car il n'y a pas de personne qui rie autant ni plus que Dieu - car il n'a pas de soucis ! il faut dire - s'il a ce genre d'humour, il n'a pas l'humour suffisamment noir pour créer une évolution au bout de laquelle il n'y aurait rien, et surtout pas la personne que l'on doit et que l'on promet de rencontrer.

Si Bouddha a donné cette Vérité et si tous les grands illuminés découvrent la même Vérité, c'est parce que Dieu ne se trouve pas au Ciel mais en vous, la partie vivante, celle que vous imaginez comme étant Dieu. Car c'est la partie vivante de Dieu que vous imaginez quand vous croyez en Dieu, quand vous aimez Dieu, quand vous priez Dieu. C'est à sa partie vivante, manifeste, que vous pensez et que vous appelez. Et c'est justement cette partie-là qui n'est pas aux Cieux, qui est en vous.

Et à la fin de tous les âges, lorsque cette partie vivante manifeste de Dieu, qui est vous-même et qui est en vous-même, lorsqu'à la fin de tous les âges, elle ramasse son histoire, elle ramasse tous ses éléments, elle ramasse tout ce qui a été elle, en une seule et grande entité, cette partie-là qui est le manifesté, remonte vers l'autre partie qui est toujours restée sur le seuil, remonte vers le Néant. Et les deux parties se rencontrent et c'est à ce moment-là que l'on dit que l'Univers se dissout et qu'enfin le Dieu qui s'est manifesté retourne au repos dans la non-manifestation.

Mais je le répète, le Néant n'est pas simplement la non-existence, le vide, comme un homme imagine un vide. C'est un endroit, une forme d'existence où tout semble avoir disparu sans pour autant avoir cessé d'être.

Réfléchissez bien à toutes ces choses. Et si j'avais pu faire une seule chose pour vous ce soir, je veux que ce soit celle d'avoir arraché la dualité dans vos conceptions.

Vous n'avez pas besoin de réécouter ma parole, simplement travaillez à ce terme : la dualité. Et essayez de la dissoudre. Car les paroles, en fait, ne servent à rien. C'est un processus que vous devez comprendre duquel vous devez vous libérer petit à petit.

Vous ne pouvez pas vous attendre dès demain à être un être de Liberté. C'est faux ! Car le mental inférieur qui a été habitué à contempler les irréalités, va vous envoyer pendant très longtemps ces informations. Ce n'est qu'à force de vous recentrer dans votre présence que vous arriverez à déprogrammer votre cerveau, puis votre mental. Et qu'en ayant déprogrammé le mental, vous puissiez ramasser l'entier du mental pour le faire monter dans les zones supérieures. Et là vous verrez de quelle initiation je parle.

Et ce n'est pas une initiation qui est promise simplement à celui qui a de la chance, à celui qui a travaillé, à celui qui a lu tout ce qui existe, à celui qui suit un temple. L'initiation est quelque chose qui arrive à celui qui se l'autorise, par le degré de liberté dont il est capable.

L'initiation est quelque chose qui arrive à celui qui se l'autorise, par le degré de liberté dont il est capable.

Si vous voulez concevoir l'initiation, il n'y a pas d'autres termes pour la décrire.

C'est quelque chose que vous vous permettez en équivalence exacte avec le degré de liberté que vous pouvez atteindre.

Donc vous voulez évoluer ? C'est très bien ! Vous voulez travailler à la spiritualité comme s'il s'agissait de travailler à une grande œuvre ? C'est très bien ! Mais tout cela ne veut rien dire, tout cela n'apporte rien, si pour vous spiritualité n'égale pas Liberté et si effort spirituel n'égale pas effort de Libération.

Et vous verrez que vous serez obligé d'être un disciple exemplaire de cette façon-là. Parce qu'il y a des tas de choses que vous ne pouvez plus vous permettre, ou en tout cas que vous ne pourrez faire qu'avec le grand sentiment de Liberté, donc en évacuant complètement la culpabilité.

La culpabilité

Car voilà le terme sur lequel il vous faudra travailler pour bien concevoir la Libération, c'est travailler sur les culpabilités.

Car c'est ce qu'envoie la psychologie. Cette psychologie qui dit : “Tu n'es pas ! Tu n'as pas ! Tu n'as pas fait ! Tu n'es pas beau ! Tu n'es pas grand !”, et l'homme se trouve chargé de culpabilités ! Et en quelques incarnations, il affiche dans l'éthérique un dos complètement bossu, bossu de culpabilité.

Comment voulez-vous qu'un Dieu aille chercher un tel disciple ? Un disciple qui se courbe lui-même la tête contre la terre, alors qu'il n'y a aucune raison ! Parce que Dieu l'a créé Libre, l'a fait Libre ! Il faut que lui-même se débarrasse du surplus de poids et qu'il regarde Dieu en face !

Simplement il ne le verra en face que dans la mesure où lui-même, l'Homme, se dressera debout.

Soyez des hommes debouts et des hommes libres !

Et étendez l'envergure de cette Liberté comme un ange déploie ses ailes. Et vous verrez que, non seulement votre vie sera fantastique, mais que vous trouverez fantastique toutes les choses que vous ferez pour les autres afin de leur déployer aussi leurs ailes.

Je vous salue.

(Date de la conférence : 02 06 1989)

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01-07-25 20:20