
🔹 La séparation 🔹 Nettoyer les plaies 🔹 La Pensée Véritable 🔹 Regarder en face toutes mes peurs 🔹 L'Être est un mouvement. 🔹 Pourquoi tout tourne ? 🔹 Qu'est-ce que l'Amour ? 🔹 Cesser de se justifier 🔹 Devenir adulte 🔹 La colère et la dépression 🔹 Casser sa coque et ne plus la créer 🔹 Le pas spirituel à faire 🔹 L'Évolution 🔹 Tu as peur 🔹 Ta décision 🔹 La colère 🔹 La possessivité - la possession 🔹 Tu Es Dieu 🔹 Le Saut 🔹 Prier correctement 🔹 Pourquoi ne crois-tu pas à l'Amour ? 🔹 Prends ce risque de l'Amour ! 🔹 Marchez ensemble ! 🔹 Travaillez ! 🔹 La Foi 🔹
Depuis de nombreux millénaires, l'homme ayant oublié ses origines et perdu la vision sur les plans subtils, émet sans cesse des vagues mentales et surtout astrales discordantes et désordonnées, et a ainsi, par son ignorance, permis à des entités existant essentiellement sur le Plan Astral de produire des effets extrêmement perturbateurs et violents jusque sur le Plan Physique. L'homme doit donc maintenant réapprendre à mieux contrôler ses pensées, ses énergies. Par quel processus l'homme peut-il retrouver la vision pour devenir enfin un être conscient, pour mieux collaborer avec les forces créatrices toujours à l'œuvre sur les plans supérieurs ?
Je vous souhaite à tous la bienvenue.
S'il ne m'est pas permis de pouvoir vous serrer la main à chacun, sachez que du fond du cœur c'est ce que je fais, de même en pensée. Ce n'est pas que je veuille développer une relation trop personnelle avec chacune des personnes ici présentes ou chacune des personnes qui peuvent penser à moi ou penser à nous, mais il faut que quelque chose de nouveau rentre dans votre esprit. Ne pensez pas que soit un Guide, soit une confrérie, soit des Maîtres, soit des anges gardiens puissent entretenir des relations personnelles avec vous, avec vos amis, vos frères et ceux pour qui vous priez, ceux que vous aimez. Cependant, il y a une forme de relation intime qu'aucun espace ou qu'aucune notion de temps ne pourrait ni dissoudre ni rendre lointaine.
Cette notion d'intimité provient de ce que lorsque le cœur est allumé - et je ne veux pas faire ici de poésie - je parle d'une réalité quotidienne. Lorsque le cœur est allumé d'une certaine manière, d'une manière positive, d'une manière qui a un petit peu combattu l'illusion que crée justement l'espace et le temps, à ce moment-là une proximité devient le pain quotidien. Que ce soit entre les anges gardiens et les hommes, que ce soit entre le méditant et son Maître favori, ou l'initié qui en a la charge, ou que ce soit entre tous les règnes vivants et les étoiles.
La séparation
Ce qui fait que l'homme se sent plus ou moins distancé par rapport, par exemple, à Dieu, par rapport à des initiés, par rapport à la Confrérie des Maîtres, par rapport même au simple animal qui cependant vit avec vous chaque jour, par rapport à la rose qui pousse dans le jardin, dans votre jardin. Ce qui fait que l'on a l'impression qu'il y a cette si dure séparation à vivre, ce n'est pas parce que nous sommes de nature différente : moi un guide, vous des êtres humains avec vos problèmes, vous les êtres humains, et puis les roses avec leur vie si particulière et leur floraison qui ne dure pas toute l'année, cela ne provient pas de ce que uniquement la nature est différente, mais cela provient de ce que, entre chaque espèce, entre chaque type d'intelligence, entre chaque type de vibration, si à un moment donné je crée cette séparation, alors je ne sais plus communiquer ni avec l'Univers, ni avec les Dieux.
Autrement dit, pour tous ceux qui seraient intéressés à communiquer avec quoi que ce soit, que ce soit leur cellule, que ce soit les fleurs de leur jardin, que ce soit les Dieux, que ce soit les étoiles, et ceci de manière quelquefois ou scientifique ou tout simplement un peu plus psychique, ce qu'il faut avant tout c'est réveiller cet endroit spécial dans le fond du cœur, où définitivement l'on aura évacué cette illusion qu'est la distance.
Voici quelque chose que je vois, par exemple un animal, mon chien, et je sais que ce chien est différent de ma nature puisque je suis un être humain. Et le simple fait d'entretenir cette pensée va déjà créer une distance tellement grande entre l'intelligence de mon animal et la mienne que je ne vais jamais savoir communiquer avec. Et il existe le même handicap entre les Hommes et les Dieux.
Bien que les Dieux essayent sans arrêt d'inonder l'Humanité de toutes sortes de propositions, toutes sortes de projets, toutes sortes d'inspiration, toutes sortes de petites voies qui sont censées être des graines que l'homme doit faire pousser, eh bien malgré tout ce qu'il pleut sur l'Humanité et qui devrait ainsi devenir fertile, la voix de retour ne se fait pas entendre.
L'humain prend, sans avoir forcément bien sûr entendu le contenu, il en prend l'énergie et parfois en fait n'importe quoi d'autre. Parfois mené par des intérêts trop égoïstes, trop personnels, mais le plus souvent parce qu'il ne sait d'ailleurs pas ce qu'on lui a demandé de faire.
Ce qui veut dire que sans arrêt vous êtes inondés, imprégnés, que ce soit de la part des étoiles, que ce soit de la part des soleils, que ce soit de la part de la pensée des grands Maîtres, vous êtes sans arrêt imprégnés, transpercés par une multitude d'atomes extraordinairement vibrants et subtils qui vous disent : “Voilà ce quoi, sur ce quoi tu dois tendre. Voilà ce que sera ton destin demain. Voilà avec quelle énergie tu dois travailler. Voilà aujourd'hui ce que tu dois abandonner, voilà demain ce que tu vas développer.” Ce qui fait qu'il vous semble ne pas entendre, même si pour essayer d'entendre depuis des années vous pratiquez des exercices, même si avec un cœur grand comme l'océan tout entier vous essayez de prier Dieu, même si vous asseyez en lotus durant des heures pour essayer de développer en vous certains pouvoirs ou certains chakras, malgré, donc, tous vos efforts ou malgré votre manque de persistance, ce qui vous empêche d'entendre c'est uniquement une petite cloison dans la tête, dans la pensée, ce n'est rien d'autre !
L'homme pense toujours à des super pouvoirs pour pouvoir communiquer. L'homme pense toujours à l'ouverture des chakras pour pouvoir entendre. L'homme pense toujours à faire, par exemple, une sortie en corps astral pour pouvoir se rendre en Egypte ou voyager dans le temps ou aller faire le tour de la Lune ou je ne sais quoi d'autre. L'homme imagine toujours qu'il a perdu ses pouvoirs. L'homme imagine toujours qu'il lui manque quelque chose et que Dieu l'a abandonné ou que les guides un jour, par grâce, finiront par le lui rendre, si à côté de cela il est fort gentil et sait se priver de tout. Ce qui fait qu'au fur et à mesure des générations l'on construit une spiritualité qui se prive de tout, qui se prive même de son état humain au bon sens du terme. C'est à dire je suis vivant et j'en ai un grand plaisir, je suis conscient aussi de mes autres frères et sœurs qui peuvent souffrir comme moi je souffre et du fait de cette conscience je devrais être capable de les aider. Mais comme je déshumanise même la spiritualité avec ce genre de cloisonnement alors je ne suis même pas à même, malgré mes méditations et mes prières, de savoir porter secours à mon voisin. Et je m'imagine d'autant plus que porter secours est une affaire qui ne me regarde pas puisque chacun a soi disant ce qu'il mérite, ce qui fait que même la connaissance que l'on m'a donnée devient quelque chose qui crée en moi le mépris de l'Humanité au lieu de me rapprocher de l'Humanité.
Et tout cela à cause de quoi ? Non pas à cause d'Adam et Eve, non pas à cause d'une certaine pomme, non pas à cause d'une certaine chute, non pas à cause du péché des Atlantes ou des Lémuriens ou je ne sais qui d'autre, non pas parce que mon père et ma mère n'ont pas baptisé le jour de ma naissance, non pas parce que, eh bien j'ai loupé le dernier gourou qui aurait pu m'initier, non ! Tout cela à cause d'une toute petite cloison, d'ailleurs visible, si l'on pouvait ouvrir le cerveau de l'être humain du temps de son vivant, on la verrait cette petite cloison qui sépare tout.
Elle n'est pas là pour embêter l'homme, comme si cela avait été déposé afin que l'homme combatte pour prouver ses mérites et alors il retrouverait ses pouvoirs et ses initiations. Cela n'a pas été déposé en l'homme pour l'embêter, pour lui nuire, pas du tout ! C'est une création qui, au fur et à mesure des malentendus, devient de plus en plus solide.
Au début c'est juste un cauchemar. Je voudrais, par exemple, être aimé de quelqu'un et voilà que je n'attire pas son attention. Voilà que je commence à concevoir un sentiment d'abandon, de rejet.
Je suis un enfant, je voudrais être aimée absolument de mes parents et voilà que mes parents travaillent beaucoup et voilà que je grandis tout en pensant que je n'ai pas beaucoup d'importance. Et lorsque je m'intéresse un petit peu ensuite à la métaphysique tout devient beaucoup plus compliqué parce que même Dieu semble très loin et semble m'avoir abandonné et malgré mes méditations même les Guides semblent ne pas s'intéresser à moi.
Alors, au fur et à mesure que je grandis - que ce soit dans cette incarnation-ci ou à travers toutes les autres - au fur et à mesure je construis cette cloison par mon sentiment de rejet et d'abandon et plus je vais avoir la sensation véritable et absolue que l'on m'a abandonné, que l'on m'a rejeté. Et plus cette petite pensée, apparemment anodine et tout à fait humaine, va devenir à cause de la particularité des atomes, à cause du ciment que représente la pensée continuellement entretenue, il va se créer une petite cloison à l'intérieur même du cerveau.
Ce qui fait que lorsque à la suite de mon développement ou parce que simplement j'en ai assez de souffrir et que je veux changer ou simplement parce que j'ai lu un certain livre, entendu une certaine parole qui m'inspire et je veux changer, je me retrouve exactement comme dans une maison qui est remplie de cloisons je tape contre ce mur à l'intérieur de moi.
J'ai beau prier, ça ne passe pas ! J'ai beau désirer ardemment, rien ne vient ! J'ai beau essayer de faire des pèlerinages même en m'écorchant les genoux, rien ne semble descendre sur moi, pas plus le Saint-Esprit que le don des langues ! Qu'est-ce qui se passe donc ? Qu'est-ce que c'est qui ne va pas avec moi Seigneur ?
Et de nouveau voilà que je me mets à douter, voilà que je crois que l'on m'a abandonné et voilà qu'en plus j'ajoute “avec tous les sacrifices que je fais Seigneur. Pourquoi entretiens-tu un si grand silence ?”
En fait il n'y a ni silence, ni distance, ni séparation, il y a un petit cauchemar à oublier.
“Il n'y a ni silence, ni distance, ni séparation, il y a un petit cauchemar à oublier.”
Il ne va pas se désagréger comme cela, tout de suite, en un claquement de doigt. C'est vrai. Il va falloir quelques jours, peut-être quelques semaines pour certaines personnes, le temps de faire le tour totalement de tous les moments d'abandon que l'on aura expérimenté, de tous les moments de rejet que l'on aura éprouvé. Ce qui veut dire qu'avant de pouvoir se lancer dans ce que l'on pourra appeler la Foi - tiens parlons-en, avant de se lancer dans ce que l'on pourra appeler la fusion ou la communion ou la communication avec les Dieux et avec soi-même - il va falloir aller nettoyer les plaies. On ne peut pas faire autrement.
Nettoyer les plaies
Comment est-ce que je pourrais ouvrir un chakra et si, juste avant celui du cœur, le plexus solaire souffre encore ? Comment pourrais-je faire ? Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas possible. Et si par hasard il se mettait à s'ouvrir, celui du cœur, ce ne serait que pour faire sortir tout le sang qui perce en grande souffrance dans le plexus solaire. Je ne serais donc pas plus avancé en spiritualité, je deviendrai un martyr. Et le pire pour moi à ce moment-là, c'est que je transposerai ma souffrance humaine dans le domaine religieux, dans le domaine spirituel, et que j'aurai l'outre-cuidance de penser que je souffre pour Dieu, au nom de Dieu et pour son grand plaisir.
Chaque fois que je néglige d'aller panser, nettoyer toutes mes plaies, c'est ce qui se passe. Je crois que Dieu exige cette souffrance. Et j'en rajoute ! Un peu comme le font les fanatiques et les martyrs, et j'en rajoute ! Je me flagèle nuit et jour si il faut, je marche sur des bouts de verre si il faut, du moment que je prouve à Dieu que je souffre pour lui.
Alors, je vais rassurer une bonne fois tout le monde : non seulement Dieu ou le principe initiatique ou les Maîtres n'exigent aucune souffrance, mais en plus ils s'en éloignent. Car chaque fois qu'un être humain entre dans une souffrance de par trop grande ou trop fausse, telle que je viens de la décrire, l'humain est dix fois plus cloisonné que celui qui ne croit pas en Dieu. Eh oui ! Pourquoi ? Parce que l'illusion est encore plus grande dans le cas où je crois souffrir et devoir souffrir pour Dieu et de par Dieu.
Alors que si je suis simplement un être humain qui n'a pas toutes les réponses, qui a un petit peu du mal à vivre de temps en temps, mais qui en tout cas est assez heureux de vivre, et qui à cause de cette joie de vivre sait partager avec les autres, wsait être à l'écoute des enfants, de la famille, sait être à l'écoute du voisin, sait donner quelque chose à ceux qui en ont besoin, eh bien celui-là, même ignorant, est beaucoup plus proche de Dieu et en communication avec les Dieux que n'importe qui d'autre !
Donc voilà que nous allons essayer de passer en revue ces différentes plaies qui font saigner les hommes.
D'abord essayons de comprendre, de sentir l'endroit exact où l'on souffre et pourquoi l'on souffre. Et l'on s'aperçoit d'une chose étrange, c'est que la souffrance est toujours liée à la peur, toujours liée au découragement, toujours liée à un manque de force par exemple, toujours liée à une faiblesse, par exemple le manque de persistance, le manque de contrôle, etc. En fait je ne devrais pas être une personne capable de souffrir si dans mon cœur il y avait - non pas forcément que du positif, non pas forcément la vision d'un meilleur monde quoi qu'il arrive, non pas forcément la foi en Dieu, quoi qu'il arrive et quelles que soient les loges noires qui existent et essayent de tout détruire - mais si, malgré le fait que je sais toutes ces choses, la guerre, la mort, les loges noires, le Plan Astral inférieur et tout ce que l'on vient de me citer, je continue à travailler et à créer, autant que je le peux et dans mon petit entourage, un meilleur monde et de meilleurs hommes.
“Je ne devrais pas être une personne capable de souffrir si, malgré le fait que je sais toutes ces choses, la guerre, la mort, les loges noires, le Plan Astral inférieur, je continue à travailler et à créer, autant que je le peux et dans mon petit entourage, un meilleur monde et de meilleurs hommes.
Ce n'est donc pas un rêve que je vous demande. Ce n'est donc pas une pensée positive pour oublier en commun tout ce qui ne va pas dans le monde que je vous demande. Au contraire ! Je vous demande de le voir ! Et, pour l'avoir bien vu, de vous sentir mobilisé afin de bâtir quelque chose d'autre.
Beaucoup trop de personnes se réfugient dans la Foi pour pouvoir se mettre à l'abri du monde. Ils ont peur. Ce n'est pas la Foi. Ils ont terriblement peur ! Ils n'ont pas de courage, ils n'ont pas d'endurance, ils n'ont pas de persistance, ils ne sont pas créateurs et ils le savent tellement qu'il ne leur reste plus que Dieu pour essayer d'exister malgré tout. Leur calcul est très mauvais parce qu'à la fin, de toute façon, ils n'ont aucun bénéfice de leur vie, de leurs lamentations.
Par contre, si malgré la vision que j'ai du monde, l'objectivité dont je suis capable, quelque chose me pousse et m'anime à créer quand même quelque chose de meilleur, alors, non seulement je suis lucide mais en plus je suis créateur. Et c'est ce qui fait que chaque fois que je vais penser ça, grâce à ces répétitions, cette installation, la racine de la Pensée Véritable va grandir.
La Pensée Véritable
Car ceci est la Pensée Véritable.
Toute pensée qui serait faite autrement, qui proviendrait d'une autre racine, n'est pas une pensée du tout. Ce sont juste les idées émises par ce sentiment étrange qu'est la peur et le sentiment d'abandon.
Il y a une multitude de personnes qui, en fait, ne sont même pas encore capables de penser, même si elles sont allées à l'école suffisamment, même si elles sont sorties avec une batterie d'examens, même si elles ont des métiers de la culture et une certaine réflexion, peut-être même scientifique. Ce n'est pas parce que je pense que j'ai une véritable pensée, celle dont l'humain doit être capable le jour où il se tiendra enfin debout et non plus à quatre pattes comme cela est le cas encore trop souvent !
Qu'est-ce que donc la Véritable Pensée ?
Eh bien, la Véritable Pensée est comme une fleur qui au printemps monte, monte hors de la terre et s'ouvre. Et elle s'ouvre au moment où les causes de la peur sont détruites. Tant que je suis dans la peur, je ne peux absolument rien faire, ni avec moi, ni avec les autres, ni avec les Dieux. Je ne peux même pas mourir. Non, je ne peux pas mourir !
Pourquoi ?
Parce que lorsque je meurs, que je passe de l'autre côté, je replonge dans mon cauchemar ! Je n'ai même pas de repos et c'est pour cela que je reviens à la vie d'ailleurs. Parce que mon cauchemar me renvoie, sitôt que son cycle est terminé. Ce sont les mêmes cycles que pendant les phases du sommeil de l'homme incarné. Le problème, c'est que je retourne à ce même cauchemar mais celui-là devient un peu plus réalité. Il est plus dur, plus concret.
Je dois arriver à comprendre qu'est-ce qui me fait avoir si peur ? Qu'est-ce qui m'empêche d'être une véritable pensée ? Comment je vais trouver cet escalier qui monte en spirale afin de découvrir véritablement le monde de la pensée ? Une pensée libre, spirituelle, humaine enfin et non plus animale.
Eh bien, je m'aperçois que je vais devoir à ce moment-là accepter de regarder en face, chaque jour, à chaque seconde du jour, toutes mes peurs.
Regarder en face toutes mes peurs
Je ne peux pas faire autrement si je veux avancer.
La vie me montre sans arrêt toutes mes peurs et c'est d'ailleurs pour ça que j'aboutis à vivre comme un automate parce que je préfère ne pas voir. C'est d'ailleurs pour cela que j'aboutis à devenir nerveux, nerveuse, stressé, angoissé parce que je ne veux plus entendre ni voir tout ce qui m'agresse.
Pourquoi est-ce que j'ai si peur ?
Allez, réfléchissez avec moi ! Allez, recevez ma pensée avant que je la prononce ! Vous savez très bien que je n'aime pas cela. Je n'aime pas faire des discours tous seuls, je m'y ennuie terriblement, terriblement, terriblement ! Alors que si nous pensons en commun, eh bien nous serons comme dans une sorte de communication et vous aurez eu un petit entraînement à propos de la Pensée Véritable. Allez, on réfléchit, on ouvre la cervelle !
Comment on ouvre la cervelle ? Ce n'est pas difficile. Il faut être plein d'espoir, il faut être content.
Voilà ! On s'ouvre... gentiment...
Alors qu'est-ce que c'est qui crée ces peurs en moi ? D'où est-ce que cela vient ?
L'origine de la peur qui vit dans tout être humain sans exception et qui l'accompagne pendant très longtemps sur le Chemin et qui prend différentes formes. L'origine de la peur vient de ce que, à la naissance de la pensée - celle très émotionnelle et en partie intellectuelle que la majorité de l'Humanité entretient - la première fois où en tant qu'enfant ou que jeune âme j'ai compris que j'existais, je me suis en même temps aperçu que j'existais tout seul et tout seul dans le Monde.
“L'origine de la peur qui vit dans tout être humain sans exception, vient de ce que, à la naissance de la pensée, la première fois où en tant qu'enfant ou que jeune âme j'ai compris que j'existais, je me suis en même temps aperçu que j'existais tout seul et tout seul dans le monde.”
Un monde où il y avait des saisons, où les fruits ne tombaient pas tout seul des arbres. Un monde où il fallait par exemple cultiver la terre. Un monde où l'on ne pouvait pas se fier à boire à n'importe quelle source parce que certaines sont bonnes, d'autres sont mauvaises. Un monde où il faut se méfier du libre arbitre des autres parce que il se pourrait que mon voisin se réveille mal et qu'il vienne me frapper ou me voler. Un monde où je ne peux pas compter sur les autres et la plupart du temps même pas sur moi-même ! Donc, non seulement l'environnement est hostile, non seulement les autres sont incertains et hostiles, mais surtout je suis mon propre ennemi. Parce qu'au fur et à mesure que je grandis et que je vis, je m'aperçois que je suis mon propre ennemi, que je ne peux pas compter sur moi, que je veux m'arrêter de faire ceci et que je continue, que je voudrais commencer à faire cela et que je ne démarre jamais, que je voudrais devenir ceci ou cela et que je n'ai pas la force d'entamer le processus.
Mais comme je ne peux pas me permettre, objectivement, très lucidement, de me haïr, alors je vais tourner mon attention sur les autres et m'apercevoir d'autant plus fort des problèmes que m'apportent les autres, de ce que les autres ne me donnent pas, de ce que les autres me prennent ou de ce que les autres ont décidé de ne jamais me donner. Et, petit à petit, je déplace mon observation sur les autres, ce qui crée en même temps un appel vis à vis des autres. En même temps je sais qu'ils ne me donneront pas, comme j'ai décidé que je ne pouvais pas compter sur moi, alors je vais attendre d'eux. Je fais mes comptes, je sais que tel groupe ne peut pas m'aider, par contre j'ai espoir en telle ou telle ou telle autre personne.
Et puis je m'aperçois au bout de quelques années que, finalement, personne ne vaut le coup. Et puis on me parle un petit peu de Dieu, d'une certaine Hiérarchie. Alors voilà que je projette tous mes besoins, toutes mes espérances sur cette Hiérarchie et sur ce Dieu. Et voilà que je me mets à travailler. Prières, méditations, sacrifices, ceci, ceci, cela. Mais voilà que je m'aperçois que aussi, au bout de quelques années, ma foi, les fruits ne tombent pas du ciel. Même si je secoue l'arbre, ce n'a pas l'air d'être la saison pour le bon Dieu.
Qu'est-ce qui se passe donc ? Est-ce que sans arrêt je vais être seul ? Est-ce que sans arrêt je vais me retrouver dans la famine, dans l'hostilité ? Pourquoi est-ce que tout est si compliqué ?
Si toutes ces peurs sont inévitables au fur et à mesure que je grandis, d'autant plus parce que la civilisation d'aujourd'hui n'explique pas à l'enfant ce qu'est le Monde, comment on s'y prépare. Cependant, lorsque je commence à pratiquer un peu de spiritualité, si j'essaye de la pratiquer de la manière absolue dont on m'en parle, je m'aperçois que très vite j'en obtiens les fruits. Mais pour pouvoir l'appliquer de la manière absolue dont on m'en parle, il faut que j'accepte, moi qui ai une bonne fois pour toute il y a si longtemps, décidé de ne plus me regarder, projeté toute mon attention sur les autres, tous mes besoins sur les autres, il va falloir que je fasse le mouvement inverse, que je reprenne ce regard que je posais sur les autres, cette attente que je posais sur eux et que je replie ce regard sur moi-même.
Ça veut dire quoi ?
Est-ce que je suis en train de dire “aide-toi et le ciel t'aidera” ? Pas du tout !
Est-ce que je suis en train de dire “deviens fort par toi-même et tu auras la force des Dieux qui ainsi te reconnaîtront” ? Pas du tout !
Je parle d'un mouvement et c'est un mouvement qu'il faut faire.
Ce n'est pas simplement que j'essaye de vous faire croire à une petite histoire d'une manière différente et qu'ainsi j'arriverai, coûte que coûte, à vous ramener au même but que tous les autres, dans le même état que tous les autres, même si la motivation aura été un petit peu différente à cause d'une certaine poésie. Pas du tout ! Je parle d'une manière bien scientifique. Il s'agit d'un mouvement. Eh oui !
Que vient faire la science dans la philosophie, la science dans la spiritualité ?
La spiritualité a tout à faire et tout à voir avec la science !
Et lorsque, enfin et véritablement, l'homme comprendra ou sentira ou verra grâce à son œil spirituel que tout est mouvement, que tout est résonance, alors il comprendra pourquoi le Notre Père crée telle ou telle énergie, tel ou tel appel de force, pourquoi tel mantra hindou ou je ne sais quoi d'autre est capable de soigner le foie ou de rectifier la pensée chez quelqu'un ou d'exorciser un individu qui de par ses anciens péchés s'est trouvé un peu trop collègue avec un mauvais esprit et du Plan Astral ?
On ne dira plus : “tiens j'ai le pouvoir de faire ceci ou je suis en train de développer le pouvoir de faire cela ou j'ai perdu mon pouvoir.” On saura, grâce à la Volonté et à l'Amour suffisamment bien appliquées, diriger le mouvement.
Eh oui.
L'Être est un mouvement.
L'Être est un mouvement.
Alors on va essayer de définir ce concept pour que vous partiez d'ici en dansant la danse qu'il faut. Et celui qui passe la porte sans avoir appris comme il faut la danse aura mon pied au derrière, ça c'est certain ! Non pas parce que je me veux menaçant mais parce que j'en ai assez de vouloir valser et que l'on me marche toujours sur les pieds. D'autant plus que pour être bien ancré sur la Terre, les êtres humains, comme des cosmonautes ont des chaussures avec des semelles très épaisses et que moi je danse pieds nus, et ça fait mal à chaque fois !
Alors nous allons essayer ensemble d'apprendre ce mouvement qui est la danse même de l'Univers. Regardez les étoiles, que font les étoiles ? Elles tournent ! Que ce soit sur elles-mêmes, que ce soit sur une ligne, que ce soit d'un bout à l'autre, d'un système solaire ou d'une galaxie, tout est en mouvement. Qu'est-ce que cela veut dire ?
Allez on ouvre les yeux un petit peu, on ouvre la tête ! On la craque comme une vieille noix et on commence à penser.
Pourquoi est-ce que tout tourne ?
Posez-vous cette question ! Allez, réfléchissez, posez-vous cette question !
Pourquoi tout est en mouvement ?
Même la cellule tourne sur elle-même comme une planète. Eh oui, eh oui ! Et si vous pouviez voir la danse des atomes dans votre cœur physique, de quelle manière le cœur se fait et se défait sans arrêt, vous n'auriez plus peur d'être cardiaque. Vous penseriez qu'à tout moment vous pouvez vous faire un cœur tout neuf ! Parce qu'il y a bien une chose qui est totalement éthérée, c'est bien le cœur dans l'homme. Il n'est absolument pas amalgamé comme la nature physique le laisse voir, non. C'est un des organes les plus éthérés où l'homme peut tout faire !
Pourquoi est-ce que c'est de telle nature ? Parce que c'est une porte extraordinaire. Profondément, à l'intérieur du cœur il y a une petite serrure. Ce n'est pas pour rien si Jésus employait cette parabole. Il y a une petite serrure.
Par cette serrure on peut soit, si on n'est encore qu'un disciple, y poser l'œil pour voir la lumière qui se trouve de l'autre côté. Soit si l'on est un initié, à ce moment là en tant que conscience on ne devient plus qu'un atome et on passe au travers de cette serrure et qu'est-ce qui se passe ? En même temps on passe de l'autre côté de l'Univers.
Tout le monde essaye d'aller de l'autre côté de l'Univers. On se dit mais quand est-ce que je vais sortir du corps pour aller voir ce qui se passe sur Vénus ou bien dans la région des Dieux ?
Il ne s'agit pas de sortir du corps ! Pas du tout ! Pourquoi faire sortir du corps ? C'est une mode en ce moment. Tout le monde veut sortir du corps comme on va à Saint-Tropez, comme on va à Calcutta ! Et qu'est-ce qui se passe pendant ce temps ?
Certains connaissent l'histoire. Pendant ce temps, un costume qui n'est pas mis peut servir à quelqu'un qui passe ! Et comment faire pour récupérer votre bien ensuite d'autant plus qu'il aura été lavé trois fois dans la javel ? Voilà quelque chose de tout rétrécid, assez inconfortable et qui sent très mauvais ! À qui allez réclamer après ? Pas moyen !
Il n'est pas nécessaire de sortir du corps. La pensée lorsqu'elle existe, lorsqu'elle est là et qu'elle est vivante et qu'elle s'est défait de tous ses cauchemars, la pensée, qu'est donc la Conscience, peut elle-même passer à travers cette petite serrure qui est dans le cœur et voyager dans tout l'Univers sans pour autant avoir dépouillé l'individu de ses corps inférieurs et laisser donc l'individu en grande insécurité quelque part dans le noir et dans les ténèbres.
Les corps inférieurs doivent rester attachés au corps physique. Je dois garder mon corps éthérique, je dois garder mon corps astral, je dois garder même un certain processus intellectuel, toujours à l'état de veille dans mon corps. Sans cela, je suis une maison ouverte et tout peut arriver !
Par contre, si j'arrive, en étant cette vraie pensée, à me réduire à l'atome qui est ma pensée, ma conscience, alors librement je vais aller partout, que ce soit à la rencontre des Dieux, de mes frères et sœurs ou simplement pour voyager dans les galaxies. Et c'est à ce moment-là que je me rends compte de ce qu'est l'Univers et le mouvement dont j'ai commencé à parler.
Pourquoi est-ce que tout est en mouvement ?
Allez, on réfléchit !
Et pour réfléchir, on imagine un atome qui tourne dans la tête. Eh oui, pour réfléchir, il faut créer le mouvement aussi. Beaucoup de gens réfléchissent, rrrh, comme cela. On s'assoit lourdement, on s'écrase les deux hémisphères du cerveau, en ayant l'impression que peut-être un peu de jus en sortira et on réfléchit. Moi je n'appelle pas cela réfléchir. Pas du tout ! J'appelle cela enfoncer un clou, se taper sur les doigts, ranger son frein, mordre un os. Mais ce n'est pas réfléchir. Quand je veux réfléchir, je dois créer un mouvement dans mon cerveau.
“Quand je veux réfléchir, je dois créer un mouvement dans mon cerveau.”
Eh oui ! Je dois lui dire : allez, maintenant, tu fais tourner l'hélice, tu montes et tu vas me chercher cette réponse et cette inspiration !
Alors imaginons un atome très brillant qui fait le tour du cerveau. Allez, créons ce mouvement et interrogeons-nous ensemble : pourquoi tout tourne, pourquoi tout est en mouvement, pourquoi la Création est ainsi ?
Je ne vais pas vous expliquer dans le détail le pourquoi et le comment. Cela me prendrait peut-être des années d'instruction et là n'est pas mon but. Certainement pas. Cependant, laissez-moi vous en faire un résumé suffisant.
Pourquoi tout tourne ?
Pourquoi tout tourne ?
Tout simplement parce que les choses, qu'elles soient du niveau de la pensée, qu'elles soient du niveau de la matière et des atomes qui la composent, que ce soit vos cellules, vos sentiments, que ce soient vos couleurs dans votre aura, que ce soient les énergies que vous recevez lorsque vous priez ou méditez ou faites des rituels, tout cela est un composé. C'est ce qui est non composé qui ne bouge pas.
Mais lorsque je commence à exister, soit parce que je suis un caillou, une fleur, un animal, un homme ou un Dieu, lorsque je commence à exister, c'est par composition. Sinon, il n'y a que Dieu qui existe et son non mouvement. Si donc je, moi, en tant que fleur, animal ou homme, j'existe, c'est que je suis un composé.
Et qu'en tant que composé, pour grandir, pour vivre, pour être heureux, pour évoluer, il va me falloir savoir danser et imiter les mouvements chaque fois les plus libérateurs, les plus productifs, les plus producteurs d'énergie, tout simplement. Ce qui veut dire qu'au fur et à mesure que ma vie va s'animer, je vais devoir apprendre les différents mouvements de la nature humaine.
“Au fur et à mesure que ma vie va s'animer, je vais devoir apprendre les différents mouvements de la nature humaine.”
D'abord les mouvements du corps. Ça, c'est facile à apprendre parce que je ressens mon corps.
Puis les mouvements de mes émotions. Je sens bien que ce sont des mouvements. Soyez bien à l'écoute de vos émotions quand cela vous arrive et vous sentez bien que ce sont des torpilles, des tourbillons, des éclairs, des élancements. Vous le sentez !
Voilà quelque chose qui vient comme un éclair ! Voilà quelque chose qui tourne en moi comme une spirale ! Voilà au contraire une grosse boule qui roule, qui roule ! Je le sens.
Mais comme j'évite, à cause de mes peurs, j'évite de trop voir, j'évite de trop comprendre, alors je ne réalise pas même ce que je sens et ce que je sais. Car sitôt que je sens un certain mouvement et que je sais que c'est un mouvement, si je veux me débarrasser d'une certaine peur, par exemple, ou d'une certaine tristesse, d'une certaine angoisse, je n'aurais qu'à faire le mouvement inverse et libérateur. Tout simplement !
Bien sûr cela ne veut pas dire que d'une profonde tristesse je vais sauter dans des éclats de joie et dans une euphorie. Non ! Mais le soulagement va s'installer au fur et à mesure et grandir et être ma protection. Et, par cette protection, me couper complètement de la peur et de l'angoisse.
Donc, si je sais que l'Univers est un composé, du feu, de l'eau, certains degrés de feu, certains degrés d'eau, des pensées, des formes-pensées, des couleurs, des sons, et que tout cela va danser ensemble et trouver une force commune pour pouvoir rester ensemble. Sitôt que je comprends ces choses, je vais m'interroger sur ce qu'est ce grand mystère dont pourtant on parle sans arrêt. On y trouve de grandes solutions mais on ne le découvre en vérité qu'à la fin.
Je vais m'interroger là-dessus.
Qu'est-ce que l'Amour ?
Qu'est-ce que l'Amour ?
Allez, voilà qu'on y revient ! Je ne suis pas catholique aujourd'hui, pas du tout ! Je suis scientifique, eh oui ! Et l'Amour est une science.
“L'Amour est une science.”
Qu'est-ce que c'est qui fait que une couleur, un son, des atomes, des énergies se mettent ensemble, s'attirent, restent ensemble et commencent ce grand mouvement pour que, au bout de quelques instants, une fonction dans l'Univers existe, une planète existe et l'homme existe ainsi que tous les règnes ? Qu'est-ce que c'est qui serait suffisamment fort pour faire tenir tous ces composants ensemble et tendre au travers des millions d'années vers le but que Dieu seul connaît ?
Quoi d'autre si ce n'est l'Amour ?
Bien sûr, pour comprendre cela, il faut développer la pensée et comprendre que la nature même de l'Amour n'est pas uniquement : je m'épanche vers mes frères et sœurs, je vais aux secours des malades, je vais sans arrêt ramasser les chiens perdus dans la campagne, je prie Dieu quatre fois par jour pour qu'il arrête la guerre dans l'Univers. Je dois comprendre que l'Amour, au-dessus de cela, est un grand pouvoir d'attraction comparable à l'énergie du Soleil, à sa Lumière, à son rôle spirituel et initiatique.
Sitôt que je comprends que c'est donc un énorme magnétisme, rien que par la pensée, rien que par les idées correctement mises à leur place, je commence à dégager en moi le correct mouvement de l'Amour.
“L'Amour est un grand pouvoir d'attraction, un énorme magnétisme, comparable à l'énergie du Soleil, à sa Lumière, à son rôle spirituel et initiatique.”
Et au fur et à mesure que j'entretiens la bonne pensée pour avoir correctement identifié la nature d'une chose, mes chakras, que j'essayais d'ouvrir à coups de riz complet et de prières et d'incantations, commencent, comme par hasard, facilement et gentiment, avec bonheur, à tourner dans le bon sens, à s'ouvrir dans la mesure où cela leur fait plaisir et à entrer en contact avec les Dieux. Tout devient naturel !
Regardez le tournesol. Croyez-vous qu'il soit allé dans l'Himalaya pour savoir comment on se tourne vers le Soleil ? Croyez-vous qu'il ait pris les racines sous ses feuilles pour aller chercher une quelconque initiation quelque part ? Non ! Voici une plante qui aimait tant la lumière que, même en étant qu'une plante, elle a réussi à développer un mouvement pour suivre sans arrêt et toujours la source de la lumière.
Sois ce tournesol ! Sois !
Tu vas me dire : “Mais c'est dur ! C'est dur parce que je suis angoissé ! C'est dur parce que j'ai des problèmes ! C'est dur, parce que si tu connaissais tous les ennuis dans ma vie, tu verrais combien c'est dur et combien c'est difficile de le faire tout seul en plus ! Combien j'ai besoin que l'on m'aide à faire ce mouvement, que l'on me prenne la main pour que ma face se tourne vers le Soleil !”
Je comprends tes revendications. Je les comprends d'autant plus qu'elles ont été les miennes pendant très longtemps. Et, pour être passé par là, je te certifie que plus tu te justifies, plus tu restes le cactus qu'il te déplait d'être ! Plus tu te justifies, plus tu agrandis le désert autour de toi en te plaignant de ce que le sirocco souffle trop fort !
Cesser de se justifier
Comment cesser de se justifier ?
Comment cesser d'être conscient de ces malheurs ? Il ne s'agit pas de cesser d'être conscient de ces malheurs, pas du tout ! Il ne s'agit pas de tourner la page et d'essayer de penser à autre chose, pas du tout ! À l'intérieur de tes malheurs, sois le tournesol ! Comment est-ce que je peux te dire autrement ?
Tu vas me dire : “Mais il faut de la force pour faire cela !” Ne te justifie pas avec ta faiblesse ! Ne justifie pas ta faiblesse, n'encourage pas ta faiblesse, n'encourage pas ton angoisse en te disant : “Mais moi je suis trop petit pour faire ceci, moi je suis trop petit pour faire cela ! Je suis trop dans le malheur !”
Pas du tout !!!
Ça c'est la petite cloison qui te renvoie comme un miroir sans arrêt ou comme la pelote basque que certains savent jouer. On renvoie la balle, paf ! Eh oui !
Tu as envoyé une balle de malheur. Le mur te la renvoie, paf ! Et puis tu la prends dans le nez et tu te plains de ce qu'une balle est revenue et que ton nez est éclaté. Tu te dis : “Mais où est-ce que Dieu se trouve pour empêcher que toutes ces balles me reviennent sur le nez ? Mais qu'est-ce que tu envoies à longueur de minutes, à longueur de journées ? Des balles, des balles, des balles, des balles, des balles, des balles !”
Ma proposition est que même si par exemple tu as dix balles, chacune étant la représentation d'un de tes malheurs si grands pour lequel je compatis du fond du coeur. Ce que je te demande c'est d'arrêter au moins de les envoyer. Garde-les si tu veux, pendant encore un certain temps, mais au moins arrête de les envoyer.
Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que tu dois décider. Eh oui ! Il faut enfin devenir adulte !
Devenir adulte
[...] c'est le bébé, c'est l'enfant qui cherche depuis son trou où il se sent abandonné, qui cherche absolument à attirer l'attention des Dieux ou d'un Père Universel quelconque : “Regarde comme je suis malheureux, regarde comme je suis malheureux, regarde comme je suis malheureux, regarde j'ai tel problème, regarde j'ai telle facture, regarde j'ai ceci, regarde j'ai cela !”
On ne peut pas attirer la Miséricorde Céleste ou l'aide des Gardiens de cette manière-là. Non pas parce qu'ils ont du maitris pour ces personnes là, absolument pas ! Mais c'est parce que toute aide est impossible, les cloisons sont fermés et l'homme est prisonnier dans son jeu macabre !
Alors il faut arrêter d'envoyer ces balles, tu décides : “Je suis adulte maintenant, je ne vais plus être l'auteur de ma propre perte !”
“Je suis adulte maintenant, je ne vais plus être l'auteur de ma propre perte !”
Et voilà qu'au moment où je décide ça je m'aperçois que j'avais un certain plaisir à me perdre et c'est une chose qui va me choquer énormément, mon objectivité va être terriblement choquée. Comment ?
Moi qui me plaignais de tant souffrir, d'avoir si mal, j'étais en même temps le créateur de mon mal ! Je l'entretenais, je le développais, je le multipliais ! Et lorsque je m'apercevrai de cela, je m'apercevrai aussi de toutes les autres libérations qui m'attendent et que je vais pouvoir fabriquer !
Tout le monde justifie un certain malheur par l'intensité de leur douleur, si j'ai intensément mal, j'ai donc comme le droit de souffrir. “C'est légitime, je ne peux pas faire autrement et il faudra bien qu'un Dieu vienne pour pouvoir m'aider.” Et beaucoup d'individus me disent : “C'est à cause de cette intensité justement que je ne peux pas appliquer ce que tu me demandes, que je ne peux pas me libérer tout seul, que je ne peux pas méditer ou prier ou créer un autre mouvement, c'est parce que l'intensité est trop forte.”
Malheureusement je ne suis pas d'accord avec toi, je ne le serai jamais. Parce que l'intensité ne vient pas de l'événement lui même, l'intensité provient de ta colère, quelquefois de ta haine ! Eh oui !
“L'intensité de ta douleur provient de ta colère, quelque fois de ta haine !”
“Je déteste que l'on me parle de la sorte ! Je déteste que l'on ne m'ait pas donné ce que je voulais !”
La plupart du temps c'est uniquement cela qui crée l'intensité de ta douleur.
La colère et la dépression
Je voulais par exemple, je ne sais pas moi, devenir intelligent, devenir très savant, très cultivé, un grand chanteur, un danseur et je ne suis pas cela. J'ai une colère indiscible vis à vis des forces de ma destinée que dès lors je refuse, ou vis à vis d'un Dieu, ou vis à vis de moi même. Et c'est ça qui va créer l'intensité de ma douleur lorsque je pense : “Oh je n'ai pas la vie que je veux ! Oh on ne m'a pas donné le destin qui m'allait, ou bien je suis en raté, je ne suis bon à rien, toute ma vie sera une dépression.”
La dépression est souvent liée à la colère.
Il semblerait qu'au contraire la colère puisse apporter de l'énergie n'est ce pas ? Puisque l'on est en colère, on devrait avoir envie de se battre contre les obstacles, contre ceux qui ne nous donnent pas ce que l'on souhaite. Eh bien non, au fond de moi c'est vrai, c'est la colère mais comme je ne veux pas la voir puisque j'ai porté tous mes regards sur des causes extérieures, jamais sur moi même, puisque je ne veux pas voir alors je ne suis pas conscient que ma colère est la cause. Ce qui fait que j'épuise toute mon énergie dans cette colère inconsciente et qu'est-ce qui reste de moi le matin quand je me lève ?
Plus rien ! Plus d'énergie !
Tout dépressif doit apprendre à maîtriser sa colère.
“Tout dépressif doit apprendre à maîtriser sa colère.”
Je suis en colère parce que je n'ai pas, je ne sais pas moi par exemple de jolies jambes ; je suis en colère parce que je ne gagne pas assez d'argent ; je suis en colère parce que je n'ai pas pu aller dans tel endroit pour les vacances ; je suis en colère parce que je ne peux pas séduire telle fille ; je suis en colère parce que ma méditation ne marche pas... Je résiste, je résiste ! Je suis en colère ! Je résiste ! Je suis en colère ! Je suis l'ennemi de la vie et de son mouvement et de ce qu'elle m'apporte.
Alors face à un tel état de résistance, à un moment donné je suis épuisé, donc arrive la dépression. C'est inévitable !
Mais voilà que le processus est enclenché et, que je le sache ou pas, quelque chose à me remettre en colère, en frustration.
La frustration c'est de la colère. Je veux quelque chose, je ne l'obtiens pas.
Ce qui ne veut pas dire que je ne dois pas avoir de volonté, que je ne dois pas vouloir des choses, des changements, faire les sacrifices, y aspirer, mais ma volonté doit se dépouiller de la colère.
“Ma volonté doit se dépouiller de la colère.”
Ainsi je ne risque pas la frustration si cela met un moment à venir ou bien si je me trompe complètement dans ce que je veux et que je ne l'obtiens pas.
Alors d'un seul coup puisque je suis libre de colère, libre de dépression et que je suis une torche de vie vibrante, qu'est-ce qui se passe ? Je rencontre un événement auquel je ne pensais pas, que je ne pouvais même pas rêver, qui correspond des millions de fois mieux à ma vie que ce que je voulais. Et voilà que cela m'arrive !
Alors que si je rentre dans cette frustration qui provient de ma colère, non seulement je n'obtiens pas ce que je veux dans la mesure où ce n'était peut-être pas mon destin, mais en plus ma destinée ne vient pas vers moi ! J'empêche ma destinée de passer.
Sitôt que je crée une coque autour de moi pour quelle que soit la raison, j'empêche le Destin de venir vers moi et de me porter.
“Sitôt que je crée une coque autour de moi pour quelle que soit la raison, j'empêche le Destin de venir vers moi et de me porter.”
D'où il t'est absolument nécessaire, comme je te l'ai supplié tout à l'heure, d'arrêter d'envoyer les balles !
Car non seulement je ne pourrais pas t'aider, non seulement personne ne pourrait t'aider, non seulement Dieu en personne ne pourrait rien faire pour toi quand tu es à l'intérieur de cette coque !
C'est un peu comme une petite graine qui serait enfermée dans une bouteille bien bouchonnée ! On y enverrait de l'eau, mais l'eau ne rentrerait jamais dans la bouteille ! Comment donc se plaindre lorsque l'on est cette petite graine de ce que l'on se dessèche, de ce qu'il y fait très chaud, parce que le Soleil va taper sur le verre et créer une chaleur infernale à l'intérieur ? Si bien que même avant d'avoir germé, je suis déjà que poussière. Comment se plaindre de tout ce processus si mécanique ?
Il faut simplement qu'à un moment donné j'arrête ce processus pour en créer un autre.
Casser sa coque et ne plus la créer
Alors on éclate la bouteille ! On ne crée plus de coque, quelle qu'elle soit.
Ce qui veut dire quoi ?
Ce qui veut dire que, dès demain, je vais passer en revue tout ce que je veux dans ma vie.
Je veux être beau, je veux être intelligent par exemple, je veux être riche, je veux être aimé d'untel ou d'unetelle, je veux réussir à faire ceci dans l'année, je veux… Je vais passer en revue tout ce qui m'anime chaque jour et qui me fait croire au destin et me fait tendre vers l'effort.
Si je m'aperçois que puisque je suis très dépressif et au fond du trou je n'ai rien qui soit une motivation à l'existence, une aspiration, alors je vais faire l'inventaire du côté négatif : tout ce qui me déplaît dans ma vie. Comme ça tout le monde aura l'occasion de se débarrasser de son mécanisme.
Alors voilà que j'inventorie tout ce qui me détruit, tout ce qui me fait mal, tout ce qui me déplaît.
Mais que je sois quelqu'un de positif ou quelqu'un de négatif, quelqu'un tendu dans l'effort ou quelqu'un tendu et confiné dans la dépression, ce sera le même processus.
Et je vais voir quoi ?
D'abord, objectivement, repérer chaque chose et ce ne sera pas forcément un plaisir.
Deuxième étape qui, là, est un véritable pas spirituel et pas simplement une analyse psychologique, psychiatrique ou je ne sais quoi d'autre, c'est un pas spirituel : accepter totalement - non pas d'abandonner toutes ces choses, non ! C'est ça qui te fait peur n'est-ce pas ? C'est d'abandonner quelque chose que tu aimerais tant avoir. Alors je te rassure, il n'est pas question d'abandonner, il est question d'apprendre à l'obtenir autrement. En Lui faisant confiance, en Lui faisant confiance !
“Il est question d'apprendre à l'obtenir en Lui faisant Confiance !”
Confiance que tu peux devenir riche si tu fais le bon mouvement. Conscience que tu peux t'embellir, si tu sais te regarder, étudier tes traits et ajouter ce qu'il faut. Confiance que tu seras aimé, peu importe si c'est par Joseph, Bénédicte, Christophe ou Anselme mais que tu seras aimé par l'Amour qui viendra un jour ou l'autre !
Tu vas me dire : “Je ne peux pas avoir cette confiance.” Parce que même si je la crée, au moment où je la sens venir en moi, qu'est-ce qui se passe ? “J'ai peur de ne plus obtenir ce que je voulais vraiment ! Je veux bien dire oui à l'amour, oui au grand amour mais moi c'est l'amour avec Joseph que je veux. Je veux pas lâcher mon Joseph !”
Même si je te dis : ”Fais confiance ! L'Amour est là, ouvre toi et il viendra !” Pour l'instant tu me dis : “Non non non ! C'est Bénédicte que je veux !”
Alors que l'Amour qu'il te faut, qui est le tien, qui sera radieux dans ta vie viendra peut-être par un autre, une autre ou une cause plutôt qu'un être humain ou par ton âme ou par une multitude d'événements. Tu vois où est ton problème ? Ton problème n'est pas dans le fait que la vie est difficile et qu'elle est très ésotérique et qu'on ne sait pas comment la vivre, alors on pense de temps en temps à essayer de l'apprivoiser quand même avec des grands chaudrons, des pincées de sel, des baves de crapaud, quelques pentacles ou incantations particulières. On se dit : “La vie c'est un lion, il faut savoir le maîtriser ce lion, je vais lui attacher la queue, je vais mettre des entraves dans ses jambes et je lui apprendrai à laper le lait blanc des brebis !”
Impossible ! Si tu réduis un lion à un chat, c'est toi même qui meurs, c'est toi même qui t'avilis !
Laisse la vie libre comme elle apparaît être, et même violente comme elle apparaît être si souvent !
“Laisse la vie libre comme elle apparaît être !”
Un lion ça rugit, un lion ça griffe, un lion ça tourne, ça court dans la jungle. La vie c'est ça ! Laisse la vie telle qu'elle est !
Ne la force pas à être bien rangée, civilisée, face à son bol de lait, dans un beau bol en porcelaine estampillé. Il n'y a plus d'énergie, il n'y a plus de miracle ! C'est terminé ! Et après, puisque tout est si bien rangé, si bien stérilisé, si bien comptabilisé, si bien prévu, si bien protégé, c'est toi même qui dit à Dieu que la vie ne vaut pas le coup d'être vécue. C'est toi même qui a l'impression d'être un mort ambulant, un mort vivant, qui ne sait plus pourquoi il se lève.
“Où est le sens de la vie ?”, alors, tu me dis.
Mais ne me le demande pas à moi ! C'est toi qui as détruit le sens de la vie ! Hein ?
Alors après on vient avec cette grande question que l'on croit très métaphysique : “Qu'est-ce que la vie ? Qui suis-je ? Où vais-je ?” Forcément ! Du lion qui est en toi tu en as fait un petit chat !
Alors libère le lion et tu verras que non seulement le sens de ta vie t'apparaîtra, mais que ton destin s'enrichira !
Mais d'une manière qui n'est même pas prévue dans les étoiles de ta naissance, peu importe ! Va plus loin que le Système Solaire ! Il y a les constellations ! Vas-tu rester comme cela au niveau des étoiles proches ? Qui t'empêche d'étendre tes ailes jusque dans les constellations ? Hein ? Qui ? Qui ? Uniquement le petit chat qui lape dans sa tasse de porcelaine.
Mais le lion lui s'étale dans les constellations et il te fait vivre un destin chaque fois plus grand, imprévu, magnifique !
Comment faire cela ? Comment y arriver ?
Eh bien, effectivement, pour y arriver il y a un certain pas spirituel à commettre. Et non pas un pas vers Dieu, non pas un pas vers la Foi, non pas un pas vers la méditation ni la prière.
Le pas spirituel à faire
Je ne te demande rien de tout cela. Je suis le plus athée des enseignants qui soient ! Je suis le plus athée des religieux. Je suis le plus athée des serviteurs du Seigneur face à ses pieds. Eh oui, même face à ses pieds, je continue à ne pas croire en Dieu ! Pourquoi ?
Parce que je n'ai pas besoin de rêver ! Je n'ai peur de rien ! Je n'ai peur de rien ! Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que le jour où par exemple je réfléchis à un frère que j'aime et je pense : pour aider tel frère, il faut que j'envoie une lumière bleue. Et puis voilà que l'inspiration arrive. Voilà que la sagesse est envoyée et me retire cette lumière bleue que je comptais envoyer. Ceci au profit, par exemple, d'une douleur qui descend et qui va aller vers ce frère que je voudrais aider et qui va le faire souffrir terriblement.
Pourquoi je n'ai peur de rien ?
Parce qu'à ce moment là, j'accepte totalement !
Je ne suis pas en train de dire à Dieu : “Écoute tu es trop dur, lui envoyer une souffrance alors que je sais qu'un peu de lumière bleue le soulagerait, ce n'est vraiment pas mon avis ! Ce n'est pas ce que je ferais à ta place !”
Je ne résiste pas. Je ne dis pas non plus : “Amen ! Oui Seigneur tu sais mieux que moi !” Pas du tout ! Pas du tout !
J'essaye de comprendre. Je m'interroge. Je suis le mouvement de cette douleur qui descend vers ce frère. Je rentre en elle. Je rentre en lui et je comprends.
Et je vois quoi ? Que cette douleur même est la lumière non seulement bleue que je voulais lui envoyer mais toutes les couleurs de l'arc-en-ciel que le frère ensuite choisira. “Non tiens aujourd'hui je préfère du rose. Aujourd'hui je préfère du rouge.” Pourquoi je lui aurais donc imposé ce bleu ? Pourquoi est-ce que je l'aurai absolument soigné avec du bleu, ce qui de toute façon n'aurait pas été un soin pour lui ?
Qu'est-ce que je veux dire par là ? Est-ce que je vous noie dans la littérature ? Pas du tout ! Pas du tout ! Ce dont je vous parle c'est d'un point de force.
Tant que je dis : “Je veux”, rien n'arrive. Si au contraire je comprends, je conçois, non pas : “J'accepte tout ce que tu m'enverras Seigneur”, pas du tout. Mais je vais vers la véritable volonté. Comme on fait un mouvement, comme on fait un pas vers quelque chose d'invisible, insoupçonné, à ce moment-là ma volonté se transforme. Je n'en suis pas dépouillée, je l'ai toujours ! Mais elle va se transformer.
Mes centres d'intérêt vont devenir différents. Par exemple, je ne vais plus autant vouloir être beau, intelligent ou riche. Je vais vouloir toujours la richesse, beaucoup d'argent, énormément d'argent ! Mais plus seulement pour moi, aussi pour les autres. Pour créer un hôpital, pour créer une école, pour créer une crèche, pour faire un pont là où il manque un pont, pour faire un puits là où il manque un puits. Je serai riche ! Rassure-toi, arrête d'avoir peur !! Tu seras riche, mais tu rendras aussi les autres riches.
Tu vois où est ton problème ? Sitôt que je te donne ton argent, haaahh ! Tu as peur que je te prenne tout !
Tu es riche et tu donneras en même temps.
C'est ce centre-là, celui qui a peur d'un seul coup de donner tout son argent, par exemple, ou de donner toute sa beauté au risque de devenir très laid, c'est ce centre-là qui a peur. C'est depuis ce centre-là que ta volonté devient égoïste, devient une bataille contre les étoiles et les étapes du Destin. Et c'est depuis ce centre-là que tu commences à créer ta coque, et que tu t'y enfermes et que le Soleil tape et que tu deviens poussière.
Appelle cela l'égoïsme si tu veux, mais je ne veux pas t'accabler, car même si je suis athée, je suis ton ami. Donc je ne cherche pas à t'accabler. Je veux te montrer l'endroit depuis lequel, non seulement tu te sépares de Dieu, mais où tu deviens le Diable. Pour ton propre malheur !
Pas pour le malheur du Cosmos qui lui danse et s'amuse. Les étoiles continuent de briller pendant que tu souffres et que tu meurs, l'as-tu remarqué ? Les étoiles filantes continuent de filer et de passer : “Coucou ! Bonjour !” Les initiés continuent de naître et de disparaître, la pluie à tomber, les roses à fleurir. Tout le monde continue sa vie ! C'est comme si tu mourrais et souffrais dans une indifférence totale et mon Dieu que cela est dur à supporter ! Parce que moi qui souffre, je voudrais que les étoiles me voient ! Je voudrais qu'un Dieu cosmique se penche sur mon berceau et pour me dire : “mon pauvre enfant, viens là, je vais te consoler !”
Mais jamais cela n'arrive et pourquoi cela n'arrive pas ? Parce que ce n'est pas l'enfant de Dieu qui pleure, c'est une coque égoïste malsaine qui pleure. Et qui pleure en étant en colère, en colère parce que Dieu non pas n'est pas venu la consoler, parce que Dieu ne lui a pas donné ce qu'elle voulait !
Et lorsque tu comprends que la source de tous tes malheurs, c'est cela et rien d'autre : “Je veux être riche, je veux être beau, je veux être intelligent, je veux avoir telle femme, je veux avoir tel homme, je veux avoir la Lune, je veux avoir Dieu ! Je veux, moi !!!”
Quand tu comprends que tout provient de cela, alors tu comprends en même temps le mouvement inverse qu'il te faut faire.
Et je te rassure, il ne s'agit pas d'un seul coup d'être le ventre à terre et de dire : “Que ta volonté soit faite, Seigneur ! Rends-moi pauvre, rends-moi laid, rends-moi bête, rends-moi solitaire et fais pleuvoir la Lune sur moi !” C'est de cela que tu as peur et c'est pour cela que tu ne lâches pas !
Pourquoi tu as peur de cela ?
Parce que tu es captif encore de ta cloison dans ta tête, de ta dualité : “Si je ne suis pas riche, c'est donc que l'on me propose d'être pauvre. Non, pas question Seigneur !”
Qui t'a dit que la pauvreté était exigée ? Qui t'a dit que la laideur allait être exigée ? Qui t'a dit que pour être une belle âme, j'allais te demander, par exemple, de ne pas te teindre les cheveux alors que tu as horreur de tes cheveux blancs ?
Mais teint-toi en roux ! Teint-toi en rousse ! Teint-toi en blond ! Teint-toi en blonde ! Peu m'importe si cela te permet d'être heureux et par ce bonheur d'écouter ton voisin qui a de la peine. Marche même sur les cheveux si tu veux ! Cela m'est égal ! Fais-toi des peintures de guerre aussi sur le visage, peu importe ! Joue l'indien, l'extraterrestre, ça m'est égal ! Du moment que cela te rend un être humain !
Mais voilà que l'on se dit que pour être spirituel, il faudra avoir les cheveux blancs, les seins qui tombent et les chevilles enflées.
Si tu te méprises et si tu crois que la spiritualité est sans arrêt une force oppressive qui te méprise dans ta chair, dans ton image. Là, oui, je te plains.
Pourquoi as-tu imaginé cela ?
Parce que tu as vu des saints, parce que tu as vu des sages, parce que tu as vu des gourous, des soamis qui vivent pieds nus, qui ne se coupent pas les cheveux, qui ne se teignent pas les cheveux, qui ne se mettent pas du rouge sur les pommettes pour avoir l'air guai ! Parce que tu les as vus occuper tout leur temps à la prière et mépriser et les cadeaux, les bijoux, les vêtements, les voitures, les voyages ! Parce que tu crois que c'est cela qu'il te faut faire !
Si c'est cela qu'il te faut faire, fais-le ! Mais apparemment ce n'est pas cela qu'il te faut faire. Si c'est leur histoire, laisse-leur leur histoire et toi vis la tienne ! Enrichis-toi, embellis-toi, trouve dans la spiritualité l'occasion, le prétexte, l'argument de devenir de plus en plus beau, de plus en plus belle ! Délivre tes cheveux et mets-y un peu de lumière !
Tu as peur de ta vanité ?
Mais fais-le par beauté, pas par vanité ! Ce n'est pas parce que tu vas te tendre les cheveux comme autant de larmes qui sortiraient de ton corps que tu auras l'air plus spirituelle, au contraire ! Il y a une force fantastique dans l'Univers après l'Amour qui est le Développement, l'Évolution.
L'Évolution
L'Amour tend toujours vers plus d'Évolution et ça veut dire quoi ?
Qu'est-ce que l'Évolution ? Comment l'imaginer ?
C'est l'accès à la Beauté Absolue.
“L'Évolution c'est l'accès à la Beauté Absolue.”
Donc si l'univers entier tend vers cette Évolution qui est la Beauté Absolue, pourquoi est-ce que toi tu mépriserais ton image ?
Il est normal que tu cherches la beauté, le ravissement. Tu ne fais là qu'exprimer un mouvement de l'Univers, une tentative de l'Univers pour sa propre évolution. L'Univers tout entier tend vers une plus grande beauté !
Il y a eu les dinosaures et il y a maintenant des animaux bien plus beaux à regarder. Il y a eu des plantes remplies de poils très velus et il y a maintenant des plantes fines, douces comme la peau d'une femme. Tout va vers la Beauté !
C'est normal que tu veuilles le devenir aussi mais sois conscient que c'est encore une fois comme le mouvement du Cosmos qui passe à travers toi et qui essaye de s'exprimer avec les moyens du jour.
Alors aujourd'hui, je suis la Beauté, le mouvement de Beauté de l'Univers. Je vais arranger mes cheveux. Je vais soigner mes vêtements. Je vais soigner mon langage. Je vais soigner ma tenue. Je vais être comme un danseur qui danse.
Qu'est-ce qui m'en empêche ?
Et il n'y aura en cela aucune vanité ! Tu exprimes le mouvement, la qualité de l'Univers.
C'est compris ?
Par contre, si par contre parce que je suis pleine de peur et qu'en étant laid, j'ai peur que l'on ne m'aime pas, que l'on ne me respecte pas. J'ai peur de n'être personne. C'est ça le problème de la laideur. Ce n'est pas un gros nez au milieu du visage ou des genoux trop gros. C'est pas ça le problème de la laideur. C'est que par ma laideur ou ce que je crois être laid en moi, l'autre ne m'aime pas. L'autre ne me respecte pas Et même il me méprise. Eh oui, on peut mépriser les laids. C'est pour cela que j'ai un problème. Ce n'est pas parce que je ne me plais pas, c'est parce que les autres me méprisent.
Alors, si je comprends que j'exprime à ce moment-là la Beauté, et ceci dans un mouvement universel que je vais aussi donner aux autres, je ne vais pas le faire égoïstement pour moi-même afin que les autres me respectent, m'intègrent dans leur groupe où je vais pouvoir un peu régner d'une certaine manière. Non, ce n'est plus la vanité. C'est du partage ! Eh oui !
Et lorsque la beauté devient comme cela quelque chose que l'on partage avec les autres, je m'embellis. Je suis peut-être né avec une certaine peau, un certain regard, certains cheveux, mais soudain, sitôt que je vis de cette manière, cette peau se transforme ! Ce regard se transforme ! Les traits du visage peuvent changer ! Mais oui ! Ils peuvent changer ! Pas en une nuit. Bien sûr, pas. Mais au fur et à mesure du temps qui passe, voilà que les défauts s'atténuent et voilà que toute la beauté en ressort. Ou qu'une proportion se dessine différemment entre la bouche et le regard, entre les narines et la bouche. Quelquefois, il s'agit d'un petit millimètre. Et voilà que d'un seul coup, je me sens plus beau ou plus belle.
Toutes ces choses sont à la portée de ta main ! Mais il faut faire ce pas spirituel dont je t'ai parlé. Eh oui ! Il faut laisser passer la vie à travers toi.
Tu as peur
Mais comme je te l'ai dit, tu as peur ! Parce que tu as peur de devoir accepter d'être aimé par Jean-François plutôt que Jean le Baptiste. Tu as peur de devoir accepter une vie de pauvre plutôt que de te faire une vie de riche. Tu as peur de devoir rouler dans une petite voiture plutôt que d'avoir une voiture de luxe.
Et c'est à cause de cette peur, cette résistance, cette guerre, cette colère, que tu n'arrives pas à commettre le pas spirituel dont je te parle et devenir riche, aimé, intéressant, intelligent, connecté.
Est-ce que tu veux plus longtemps continuer à payer ce prix ?
Ta décision
Aujourd'hui est le jour de ta décision.
Non pas parce que je vais te donner un pouvoir, non pas parce que je vais en irradier un, pas du tout !
Le pouvoir de décision demeure uniquement en toi.
Tu décides !
Est-ce que la coupe dans laquelle je bois aujourd'hui et qui est ma foi finalement pas mal ébréchée, quelque peu fendue, décolorée, mal équilibrée. Elle a même une petite odeur nauséabonde. Mais il se trouve que par la nature de mes plaisirs, de mes désirs, de mes illusions, mes cauchemars, mes rêves, c'est cette coupe-là que j'avais décidé comme étant la mienne.
Maintenant je te parle d'une autre coupe belle, large, où il n'y a que de l'eau claire et qui se renouvelle sans arrêt, que tu n'as plus besoin d'aller chercher à la fontaine. Toute taillée dans le cristal, laissant passer la lumière. Dans le fond, on y voit même quelques perles qui feront ton éternelle jeunesse ! Est-ce que tu vas accepter cette coupe-là ?
Alors lâche celle que tu t'es fabriquée !
Lâche, lâche !
Mais ce n'est pas juste une coupe qui est à lâcher, n'est-ce pas ? Parce que cette coupe est composée par une multitude de personnages que tu désires, auxquels tu aspires ressembler.
Il y a un centimètre composé par tes amours ; un autre centimètre composé par tes rêves ; un autre centimètre composé par tes peurs ; un autre centimètre composé par ce que tu penses de toi, ton métier ; un autre centimètre composé par tes amis, ce que tu attends de eux, ce que tu leur donnes ; un autre centimètre composé par ton allure physique. C'est tout cela ta coupe et c'est tout cela qui fait si mal à abandonner.
Alors pour que le discours te serve vraiment à quelque chose, je te demande d'aller, plus précisément, regarder et sentir ce petit point tendu qui fait que tu t'y accroches encore !
Ensemble, allons voir. Allez, fais tourner ton petit atome dans ta tête ! Allez, on crée le mouvement, on ne me regarde pas comme si j'étais sur le toit du monde, on cherche en soi-même ! On cherche, on réfléchit, on crée le mouvement ! Vas voir, descends ! Allez, tu descends, tu t'aperçois de quoi ?
Tu aperçois que tu vas dans le ventre, n'est-ce pas ? Eh oui ! Et c'est là que l'on se trouve, eh oui ! Dans le ventre, qu'est-ce qui se passe ?
Eh bien c'est là qu'est l'origine de la colère. L'homme est une fondamentale colère !
“L'homme est une fondamentale colère !”
La colère
C'est ta colère, j'y reviens, est-ce que tu le vois ?
Tu décides que telle chose te fait plaisir, que telle chose ou tel être humain est ton bonheur. Tu es en colère si par hasard le destin voudrait te le reprendre !
Cela te fait mal de penser que peut-être tu vas perdre tel objet du plaisir et du désir ou tel être humain, prétexte de bonheur. Tu crois que cela est de la souffrance parce que tu as du chagrin dans ta colère. Mais c'est normal que la souffrance soit associée à la colère puisque c'est un feu qui consomme, puisque tu refuses, puisque tu le répètes !
Alors comment est-ce que l'on va décongestionner tout cela ?
Je te l'ai dit : fais confiance ! Fais confiance !
Et tu t'aperçois de quel autre écueil qui d'un seul coup se lève au moment où je te dis : fais confiance !
La possessivité !
La possessivité - la possession
Eh oui ! “Ce que je veux, je sais que je le veux et je l'aurai !” L'objet de mon plaisir, l'objet de mon désir, je veux le posséder.
Sitôt que tu comprends que la possession entretient ta colère, qui est l'origine de ton mal, tu sais comment on doit lâcher, tu le sais.
“La possession entretient ta colère, qui est l'origine de ton mal.”
Tu vois que ce n'est que de la possession, que ce n'est pas du malheur, du chagrin qui est venu dans ta vie, qui pleure sur toi et qui t'enterre et qui t'enferme. Ce sont tes mains crispées autour de l'objet.
La possession.
Pourquoi est-ce que je veux posséder comme cela l'objet du plaisir, l'objet du rêve, l'objet que je veux ? Pourquoi ?
Allez, fais tourner ton petit atome dans la tête ! Allez, ouvre-toi, ouvre-toi et perçois !
Pourquoi ?
Va plus loin, va plus loin, va plus loin !
Et tu aboutis à quoi ?
À un vide, n'est-ce pas ?
Après tout, si je veux être si riche, après tout, si je veux tant être aimé, après tout, si je voudrais tellement être célèbre ou intelligent ou talentueux, c'est parce qu'en moi il n'y a que du vide !
“Dieu m'a abandonné, Dieu m'a abandonné ! S'il était là à l'intérieur de moi, je n'aurais besoin d'être aimé de personne, je n'aurais pas besoin de richesse, je serais comme ce soami qui vit de la neige des montagnes et du pollen des fleurs !”
Et voilà, on y vient, on y vient ! Pleure ! Vas-y ! N'aie pas peur, n'aie pas peur ! Voilà où il est le bébé, le bébé qui a perdu son père, le bébé qui crie après son père et puisque le père ne vient pas. Il fait des catastrophes pour attirer son attention, c'est bien connu ! Peut-être qu'en faisant quelques catastrophes très catastrophiques, il finira par me regarder, m'envoyer Police Secours, c'est normal, il va bien se bouger sur son nuage, celui-là !
Et puis après, quand tu ne crois même plus à ce chantage, tu te dis : “Eh bien, puisqu'il est si loin, vivons heureux entre nous !”, et tu demandes soudainement à la richesse de te combler autant que Dieu te comblerait. Tu demandes soudainement à ton amoureux, à ton amoureuse de te combler autant que Dieu te comblerait et ça ne marche jamais ! Alors décidément, tu penses que rien ne vaut le coup et rien n'est beau !
Alors revenons à l'endroit du divorce. Remontons toute l'histoire à travers tous les millénaires. Revenons à cet instant magnifique de la Création où tu as commencé à exister. Maintenant, consciemment, en tant qu'adulte, en tant que chercheur, reviens à cet instant précis et rends-toi compte, entends-le, reçois-le, ressens-le ! Que non seulement Dieu est avec toi, mais que Tu Es Dieu !
Tu Es Dieu
Reste avec ça ! C'est ça la Confiance !
Ce n'est pas d'accepter de devenir pauvre dès demain par alchimie spirituelle. Ce n'est pas de se dire : “Eh bien puisque c'est le Seigneur qui m'envoie les briques, je les accepte. Puisque c'est le Seigneur qui me flagelle, je l'accepte. Oui, bon j'accepte d'abandonner Antoine au profit peut-être d'épouser Georges ou d'abandonner Françoise au profit d'épouser une autre femme.” Non, ce n'est pas du chantage, ce n'est pas du marché.
Parce que ton problème particulier et fondamental n'est pas dans tout cet environnement que je viens de décrire, c'est dans le fait de te rappeler que non seulement Dieu est avec toi, mais que Tu Es Lui-même !
Alors voilà que tu me réponds par un autre problème : “Oui, mais je ne m'en rappelle pas ! J'ai beau le savoir depuis des années, me le répéter, ma foi je ne sens pas grand chose ! J'ai beau me mettre en méditation, je ne sens rien, je ne vois pas l'âme, je ne suis pas l'âme. Ce n'est pas elle qui vit à travers moi. Alors toute l'histoire est bien belle”, me diras-tu, “mais à la fin je suis aussi seul qu'au début, aussi frustré et en colère qu'au début.”
La spiritualité semble être donc quelque chose qui ne correspond ni aux besoins de l'homme, ni à ce qui peut le sauver, parce qu'on revient toujours sur le même écueil : je ne sais pas, je ne sens pas que je suis Dieu.
Alors allons étudier cela ensemble. Allez viens avec moi, allez mets en route ton atome dans ta tête, allez on le fait tourner et allons voir ensemble ! Allons effleurer cette conviction ! Allez-y !
Comment on va s'y prendre ?
Il ne s'agit pas de rentrer en méditation, bien sûr c'est très utile. Il ne s'agit pas de rentrer en prière, mais bien sûr c'est très beau ! Il ne s'agit pas de faire de grands rituels, mais bien sûr c'est magnifique !
Qu'est ce que c'est qui cependant, même si tout cela ne m'apporte rien, qu'est ce que c'est qui va m'apporter tout ?
Allez réfléchis ! Je t'ai enlevé la méditation, je t'ai enlevé les prières, je t'ai enlevé les rituels, j'ai effacé de la Terre les églises, les temples, les synagogues. Qu'est ce qu'il te reste maintenant ? Allez réfléchis ! Qu'est ce qui te reste ? Réfléchis ! Vas-y, qu'est ce que tu sens ? Allez, je veux l'entendre, allez dis-le-moi ! Allez ! Allez, je veux entendre les paroles, prenez la parole, dites-le-moi ! Qu'est ce qui te reste ? Qu'est ce que tu sens devoir faire ? Qu'est ce que tu sens ?
Je sens qu'il va y avoir des coups de pieds au derrière en passant la porte !
Allez valse avec moi ! Allez ça fait rien, tu m'écrases un peu les pieds mais ça fait rien, allez valse, allez, allez tourne ! Qu'est ce que tu sens ?
Je t'ai enlevé la méditation, les prières, les rituels, les invocations, les temples ! Tu n'as plus rien ! Ça veut dire quoi ? Rien ! Ça te dit quoi ?
Ah ! J'aurais plus de succès en enseignant le tango ! Allez valse encore un peu, valse, valse, valse ! Je t'ai tout enlevé, alors qu'est ce qu'il te reste ?
Pense aux oiseaux, allez je te donne un indice ! Il est dans le nid et qu'est ce qui se passe ?
Allez je veux l'entendre !
Le saut, eh oui ! Exactement, le saut, il faut sauter !
Ce n'est pas qu'un concept, ce n'est pas qu'une abstraction, ce n'est pas qu'une idée, une littérature, c'est un mouvement. Je te l'ai dit tout à l'heure. Et tant que tu vas trop utiliser, croire ou te raccrocher à la méditation, aux prières, aux églises, aux temples, aux rituels, aux invocations, aux encensements et je ne sais quoi d'autre, tu ne commettras jamais ce saut !
Tu renforceras bien sûr le corps physique, le corps éthérique, malheureusement aussi quelquefois le corps astral, tu développeras aussi grandement sans doute le corps intellectuel, peut-être même avec une petite percée dans l'intuition, mais l'âme te restera toujours une inconnue !
Il n'y a qu'un seul moyen pour aller à sa rencontre, il n'y a qu'un seul moyen pour trouver l'endroit où elle est étalée, c'est le saut.
Le Saut
Alors essayons non pas de définir ce qu'est ce saut, mais essayons par une suite d'idées, les coller les unes derrière les autres, d'intuitionner et de ressentir ce qu'est ce saut. Allez ! On va travailler. Bien sûr avec des mots et c'est dommage, mais en alignant des idées justes, nous finirons par obtenir un sentiment exact et un saut exact.
Qu'est ce que sauter ?
Imagine toi en image, visualise cela, imagine toi sur une branche, au bord d'une falaise, peu importe ! Il y a toi, quelque chose qui te tient et puis de l'autre côté le vide.
Allez saute ! Saute !
Qu'est ce qui se passe dans ta tête au moment où tu sautes ? Qu'est ce qu'elle se dit cette cloison, cette petite tête ?
Pourquoi je saute ?
Où je saute ?
Est ce que je vais me tuer en sautant ?
Est ce que c'est une folie de sauter ?
Qui je vais trouver au bout du saut ?
Est ce que mes ailes vont se déployer ?
Est ce que j'ai vraiment des ailes ?
Est ce que je serai en sécurité pendant ce saut ?
Qu'est-ce que je vais trouver dans ce saut ?
Et en essayant de répondre à toutes ces questions, voilà que le vent est passé, que tu croyais avoir sauté et que tu as pris racine dans la falaise !
C'est immanquable ! Chaque fois c'est la même histoire. Et ce sont les plus enracinés qui poussent les prières les plus fortes, comme des lamentations ! Ce sont les êtres les plus enracinés qui font le plus de travail en nous prenant à témoins pour contempler leurs grands sacrifices. Mais l'enracinement a été commis et il faut beaucoup de temps. Il faut attendre que les racines pourrissent dans le calcaire. Et au fur et à mesure qu'elles pourrissent, elles finissent par libérer l'Être qui redevient alors humain et qui peut alors sauter.
Croyez-moi ! Je préfère un être qui peut-être ne se soucie pas de Dieu, mais qui est dans la joie de vivre et qui, parce qu'il est dans la joie, sait risquer la vie, sait risquer l'amour, sait risquer l'échange à chaque instant, plutôt qu'un être qui a bâti autour de ses racines, à coup d'encensoirs et d'invocations, un temple magnifique doré à l'or fin et qui s'est mis un toit trop lourd sur la tête et qui ne connaîtra jamais les Dieux !
Dieu c'est comme un courant d'air !
“Dieu c'est comme un courant d'air !”
Il arrive, on ne sait pas d'où, on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas comment, et il emporte tous ceux qui sont légers sur la branche ! Si tu es enraciné, si tu es cramponné parce que tu essaies de savoir d'où vient la sève, pourquoi elle coule, quand est-ce qu'elle va rentrer dans la terre, tu n'y arriveras pas !
“Faut-il renoncer à la connaissance ?”, vas-tu me dire. Non, pas du tout ! Il te faut étudier, il te faut comprendre ! Mais il ne faut pas que ta connaissance soit le prétexte du doute. Il ne faut pas que ta connaissance soit un moyen de justifier, d'amplifier ton doute.
“Il ne faut pas que ta connaissance soit le prétexte du doute, un moyen de justifier, d'amplifier ton doute.”
“Je cherche la connaissance parce que Dieu m'est introuvable !” Voilà la mauvaise connaissance ! Voilà la connaissance qui fait que, non seulement tu t'accroches à la branche, mais que tu deviens une vieille branche toi-même ! C'est celle-là la mauvaise connaissance.
Bien sûr, c'est la plus impressionnante parce que c'est une connaissance qui sait tout. Parce que cet individu-là n'a qu'un désir, c'est comprendre pour combler son vide. Et il étudie, il étudie beaucoup plus que le bienheureux qui lui est en train de partager les fruits avec le Monde ! Cependant, quand le coup de vent de Dieu, quand l'Esprit de Dieu va passer, il n'emportera pas celui qui sais tout, mais celui qui aura tout donné dans la joie, sans être à un seul moment devenu pauvre pour autant.
Alors, regardons ce qu'est ce saut maintenant. Et je m'aperçois de quoi ?
Allez, reviens sur ta falaise ou sur ta branche et saute maintenant ! Allez, fais-le ! Visualise, rêve, fais-le !
On a un peu moins peur, n'est-ce pas ? On ne se demande plus pourquoi on saute ! Qu'est-ce que cela peut faire ? Puisque c'est le saut qui est la raison même de l'Univers, alors, je comprendrai en sautant !
“Le Saut est la raison même de l'Univers.”
Puisque c'est le Saut qui est le Mouvement même de l'Univers. Alors, je serai ce mouvement en le faisant ! Je n'ai pas besoin de me demander avant cela, pourquoi, comment je dois faire ? Et comment arriver à faire ?
Allez, refais ton saut ! Saute de nouveau dans l'espace !
Comment faire ?
Je m'aperçois que je dois, pour faire ce saut, faire un grand silence.
Je n'ai pas parlé de méditation, de contemplation, de communion, j'ai dit un silence !
C'est quoi un silence ?
C'est uniquement ne plus tourner son attention vers ses différents désirs, ses différentes peurs, ses différentes colères.
“Le silence, c'est uniquement ne plus tourner son attention vers ses différents désirs, ses différentes peurs, ses différentes colères.”
La méditation, ce n'est que cela. Le pouvoir absolu de ne plus mettre son attention dans la colère, dans les rêves, dans les désirs. Faire un silence tellement complet que le souffle de Dieu qui passe puisse ainsi m'emporter.
Beaucoup de gens croient que la méditation ça marche un peu comme un ascenseur très compliqué. Si on appuie sur le bon bouton, on va à tel étage. Si on appuie sur l'autre, on fait une petite marche arrière pour aller reprendre deux, trois énergies qu'on a oubliées au passage. Sans oublier que l'on, vite, on ouvre une porte pour faire entrer un Guide, un ange gardien, ou je ne sais quoi d'autre, ou qui, que l'on aura appelé. Et puis voilà que, joyeusement, on appuie sur le dernier étage en se disant : “cela va s'ouvrir sur le ciel et sur Dieu en personne !”
Alors voilà que l'on essaye des sons, voilà que l'on essaye des mots, des mantras, des prières, des postures, toutes plus compliquées les unes que les autres, en pensant que ces différentes énergies vont nous amener à quelque chose.
C'est vrai que cela apporte quelque chose, comme j'ai dit tout à l'heure, ça peut développer le corps physique, le corps éthérique, le corps astral, le corps intellectuel, un petit peu l'intuition et puis quoi ? Comme je te l'ai dit tout à l'heure, même en porcelaine, ta petite tasse de lait reste quelque chose d'imparfait, quelque chose qui ne suffit pas à ta soif, quelque chose qui a fait d'un lion un petit chat ! Donc, ce qu'il te faut au-delà de tous les instruments que tu utilises et qui apportent une énergie réelle mais qui reste somme toute assez illusoire, ce qu'il te faut faire c'est le Saut.
Alors comment je saute ?
Comment est-ce que demain je vais m'asseoir soit pour prier, soit pour méditer, soit pour aller marcher dans la rue et aller à la rencontre des autres ? Comment je saute ?
Eh bien, je m'aperçois que ce saut va me demander non seulement d'avoir Confiance en Dieu, Confiance dans la Vie, Confiance en moi-même, Confiance dans le mouvement du Destin que je sais qui tourne, qui tourne et qui trouvera bien quelque chose pour moi à faire dans la vie ! Et à côté de cela, je vais comprendre qu'à côté de la Confiance, je vais devoir ne plus avoir ni de peur, ni de colère.
Comment pourrais-je d'ailleurs avoir confiance si j'entretiens encore des colères ou des peurs ? C'est impossible ! Et c'est pour cela que la Confiance ne peut pas s'installer. Donc, je m'aperçois que je dois me dépouiller de moi-même.
Aujourd'hui, j'essaye de prier ou de méditer pour dépasser mes problèmes. J'implore l'aide du Seigneur pour qu'il m'aide dans telle épreuve ! Il n'y a rien de plus faux ! Rien de plus inutile et cauchemardesque que de faire ce genre de prière ! Pourquoi ? Parce que vous appelez une énergie pour votre problème, non pas pour dépasser le problème mais pour l'entretenir !
Toute cette énergie va à l'intérieur de votre problème et vous y pensez encore plus et vous y pensez toute la journée ! Et puis cela devient un cauchemar la nuit et le lendemain quand on se réveille. Déjà le problème est là, on n'a pas encore les pantoufles mais le problème est déjà dans la tête !
Parce que par la prière ou par la méditation, qui est un moment d'ouverture très spéciale sur certains plans, certaines substances cosmiques, dans ces plans-là, dans ces énergies très malléables, pah !, j'imprime mon problème et en détail en plus sans oublier aucune virgule. Que fait l'énergie ? Elle me renvoie mon problème ! J'ai prié pendant un mois pour trouver une solution et le problème n'a fait que s'aggraver. Comment on s'explique cela ? Comment on s'explique cela ? Uniquement parce que vous avez prié, présenté votre problème, vous l'avez imprimé dans la substance cosmique, la substance du Monde.
Alors comment on va prier dès demain ? Comment on va méditer dès demain pour dépasser les problèmes ?
On ne va pas dire : “Seigneur, voilà j'ai tel problème de facture, il me manque toujours dix sous pour finir le mois, si seulement tu pouvais parler à mon supérieur pour qu'il pense à moi dans la liste des demandes, des réclamations d'augmentation de salaire, ce serait tellement gentil !” Ou alors : “Seigneur j'ai tel ennui de santé, ça me fait mal ici, ça me fait mal là, envoie une énergie par ici, envoie une énergie par là ! Je brûle un cierge d'ailleurs en cet honneur pour recevoir cette grâce !” Et voilà que je suis de plus en plus malade ! Pourquoi ?
Comment se fait-il qu'il existe un Dieu que l'on prie tant et qu'il ne sauve pas ? Vous ne trouvez pas qu'il y a quelque chose de bizarre ?
S'il y a quelque chose de bizarre, c'est parce que l'on fait tout le contraire sans doute de ce qu'il faut faire ! Et que toute cette miséricorde qu'il accorde, toute cette substance cosmique qui est autour de la Terre comme un grand nuage radioactif magnifique, comme tout autant d'atomes vierges qui n'attendent que l'ordre de l'homme pour faire le bonheur de l'homme, comment se fait-il que malgré toute cette miséricorde, donc, qui est avant tout un champ d'énergies, que les architectes et que Dieu a mis à disposition de l'Humanité, comment se fait-il que l'Humanité ne soit pas satisfaite ? Hein ?
Parce que l'on utilise tout à l'envers. Depuis que l'on est devenu fou on fait tout à l'envers !
Alors voilà comment l'on va prier.
Prier correctement
Dès demain je ne vais pas citer mon problème à Dieu, dès demain je dis à Dieu, d'une manière positive, en la visualisant - ce qui est un mot moderne mais qui est une technique de toujours depuis l'aube de l'Humanité ; autrefois on disait en rêvant l'objet du désir, en rêvant l'événement désiré - alors tout en rêvant la scène, l'objet, la chose, je demande à Dieu telle et telle chose.
Alors je peux composer une prière d'une manière très poétique, d'une manière très technique, peu importe. Je ne vais pas dire : “Seigneur j'ai tel ennui à la fin du mois, il me manque tant d'argent.” Non.
Je dois rêver que Dieu m'envoie de l'argent et le remercier par avance : “Merci Seigneur de m'envoyer pour le 15 du mois 100 francs de plus !”
Si je dis : “Seigneur il me manque 100 francs pour la fin du mois”, il me manquera 100 francs à la fin du mois.
L'énergie me renvoie ce que je pense ! La miséricorde est ainsi, c'est un miroir, c'est un champ vibratoire. Comprenez-le ! Ce sont des atomes, ce ne sont pas des volontés issues du cœur de Dieu ou de la pensée de Dieu.
Depuis que l'on a fait de Dieu un Homme, un Père, on croit qu'il faut lui demander des choses, on croit qu'on peut lui parler comme on parle à son psychiatre. La miséricorde de Dieu est un champ d'Abondance et d'atomes que son Esprit a laissé tout autour des foyers de vie que sont les planètes. Et l'homme n'a qu'à aller se servir là-dedans !
“La Miséricorde de Dieu est un champ d'Abondance.”
“Seigneur, je te remercie pour ce pain que tu m'as donné.” Tu n'as rien reçu encore, peu importe ! Remercie le Seigneur pour le pain qu'il t'a donné et tu verras que demain tu auras du pain. Si tu penses d'une manière différente, tu n'auras pas de pain. Des millions avec toi mourront de faim. Et on se demandera où est Dieu ? Qu'est-ce qu'il fait de sa charité ? Alors que sa charité a déjà tout été donnée ! Mais comme Dieu, ou le phénomène Dieu, le phénomène qu'est la Vie, est aussi un grand événement scientifique, ce sont des mouvements, des substances qu'il faut savoir, petit à petit, manipuler, attirer, ordonner, aligner.
Non pas parce que “moi, le grand homme de la Terre, je fais ce que je veux avec les robes de Dieu !” Non ! Car ces substances ne se laissent pas manipuler sous des prétextes quelconques, puisqu'avant tout il faudra avoir fait le Saut. Et lorsque j'aurai fait ce Saut, je ne pourrai jamais plus être animée d'égoïsme !
Donc quand je dirais : “Merci Seigneur pour le pain que tu m'as envoyé”, ce ne sera pas simplement à une tartine pour moi seule que je vais penser, mais à une miche dont je prendrai une tartine et que je donnerai le reste à l'Humanité.
À partir de ce moment-là, non seulement je peux avoir accès à l'Abondance pour moi-même, mais en plus je deviens l'Abondance pour les autres.
Et dès que je suis cela, tout le monde vient vers moi, tout le monde croit : “Voilà l'initié !” Ah ! Encore un mythe ! Encore une belle histoire, encore un beau fantasme, encore une belle erreur ! “Voilà l'initié !” Il a trouvé Dieu et en plus il le distribue, la bonne histoire ! “Collons-nous après lui, ne nous lâchons pas d'une semelle, emportons tout ce qu'il aura touché !” Est-ce qu'il est question d'avoir trouvé Dieu ou d'être devenu l'Abondance parce que l'on a su faire le Saut ?
Dans l'Abondance, il y a aussi l'énergie qui fait que tiens, untel qui était prêt à méditer, c'est le genre d'abondance que je peux lui donner quand je suis un initié, voilà qu'il arrive à méditer en ma présence. Voilà qu'un autre qui n'est peut-être pas sur le point de savoir méditer ou prier a un problème dans sa vie, voilà que l'initié passe, et que par l'énergie cela se répare. Est-ce que c'est des miracles, est-ce que c'est de la magie, est-ce que c'est ce qu'un initié sait faire ? Non, c'est la miséricorde qui sort de lui. L'Abondance, la Vie et sa Générosité.
Vous n'êtes pas généreux ! Vous ne l'êtes pas ! Ce n'est pas un reproche ! C'est une triste déclaration, comment pouvez-vous prier et méditer avec succès, c'est impossible !
“Sans être généreux, c'est impossible de prier et méditer avec succès.”
Ce Saut dont je parle, c'est la générosité envers soi-même ! Je me libère ! Je saute !
Allez au Diable mes vieilles chaussures, mes vieilles culottes, mes vieux habits, mes vieilles histoires, mes vieilles voitures, mes vieilles maisons, mes vieilles idées ! Au Diable tout cela ! Qu'il l'emporte et qu'il fasse des pâtés de sable avec ! Je suis généreux envers moi-même ! Je veux la Vie en entier ! L'Abondance !
Fais ce Saut dans la Confiance !
Tu vas me dire : “Oui mais c'est dur d'être exalté de la sorte dans l'esprit, dans le sentiment, pour se sentir avoir confiance, pour savoir lâcher, faire le saut et aller comme cela vers l'inconnu, tout en me rappelant que de toute façon dès que je sortirai de cette pièce, je vais de nouveau rencontrer mon mari qui n'arrête pas de me frapper ! Je vais de nouveau rencontrer ma femme qui n'arrête pas de me dire que je ne suis jamais bon au lit ! Je vais de nouveau retomber sur mon employeur qui décidément crie sur moi et ne veut pas m'augmenter ! Je vais de nouveau m'apercevoir que j'ai les pieds trop grands, que je ne sais pas valser !”
Comment rester dans cette exaltation, n'est-ce pas, même en reprenant le fardeau de tes problèmes ?
Bien sûr, c'est là une épreuve où je t'attends ! C'est là où tu vas devoir te rappeler tout ce dont nous avons discuté. C'est à ce moment-là où il faudra que tu sois, non seulement fort, mais saturé de la conviction que l'Amour existe.
Pourquoi ne crois-tu pas à l'Amour ? Hein ?
Pourquoi ne crois-tu pas à l'Amour ?
Si tu as peur qu'en sortant d'ici, ton exaltation tombe et que tes problèmes te ré-envahissent et te mangent, c'est parce que tu ne penses pas que l'on puisse t'aimer. Tu ne penses pas qu'une énergie d'amour existe dans l'Univers et aime tout être humain, quel qu'il soit. Tu ne penses pas que tu pourrais en bénéficier, si tu savais faire ou commencer le bon mouvement, ne serait-ce que le déclenchement, tu es sûr que tu es abandonné, que de toute façon on ne t'aime pas, que Dieu ne t'entend pas, que Dieu n'a pas prévu un coin de paradis pour toi.
Si tu es si sûr que tu ne mérites pas l'amour, l'amour qui justement est le pouvoir ultime dans l'Univers, celui qui a créé l'Univers même, alors tu deviens hors de l'Univers. Mais non pas comme un Dieu qui se retrouve lui-même dans le non-manifesté, comme un Diable qui ne fait plus partie du jeu, qui est retourné à la case prison où il est en train de mourir, où il ne peut que faiblement voir la lumière du jour, voir les anges passer toujours pour les autres, comme un taxi qui ne s'est pas arrêté. Alors je voudrais que tu sortes de cette case prison, d'abord en étant convaincu, en sachant, en te saturant de l'idée que l'Amour existe.
“L'Amour existe !”
Allez, on se bouge un peu, on se retrouve, on se regarde, on va à la découverte de l'autre, on regarde l'autre, son voisin, on le touche, touche ton voisin.
Allez, tout de suite, maintenant, fais-le ! Touche, touche, touche !!! Tu t'aperçois qu'il existe, touche, serre, serre, mort même s'il faut, l'autre est là ! L'autre est là !
Au lieu d'être comme un squelette, tout rétrécit dans ton pantalon : “Moi je suis tout seul, moi je suis tout seul !”, l'autre est là.
Alors voilà que les plus intellectuels, les plus intelligents ont déjà pensé : “Oui, mais l'autre c'est peut-être attention, un ennemi à côté ! On est sympa deux minutes, mais on sait comment ça tourne dans un quart d'heure, on va me critiquer, on va me trouver, on va me trouver laid, on va me trouver trop petit, on va me trouver bête. Alors comment est-ce que je peux aller au contact de l'autre s'il peut devenir, à un quelconque moment, l'ennemi qui me fait mal, l'ennemi qui me trahit, l'ennemi qui me frappe dans le dos ? Il y a des risques, n'est-ce pas ?”
Eh oui ! Il y a des risques à l'Amour, mais si tu ne prends pas ce risque, retour à la case prison, et tu meurs ! Sois courageux et un peu de feu, sois un peu ce lion ! Prends le risque de l'Amour ! Prends, prends, prends ce risque de l'Amour !
Prends ce risque de l'Amour !
Il y a un ennemi ? Qu'est-ce que ça peut faire ? C'est ton problème ?
C'est pas mon problème ! J'en ai plein, je ne peux même plus les compter tellement il y en a ! Ça ne m'empêche pas de méditer tranquille, ça ne m'empêche pas de me sentir heureux, ça ne m'empêche pas de me sentir libre, ça ne m'empêche pas de prendre l'aile des anges et de partir un peu sur Vénus voir ce qui s'y passe. Rien ne m'empêche ! Pourquoi ?
Parce que le lion ne m'est empêché par rien, il règne dans la jungle ! Il y a peut-être des cafards, il y a peut-être des puces, les puces ça gratte, mais je suis le lion dans la jungle.
N'aie pas peur de l'ennemi, ne te recroqueville pas sur toi-même en pensant : “On va dire du mal de moi ! Voilà la troisième fois que telle personne me fait cette mauvaise remarque qui me fait mal ! Je ne l'aime pas puisqu'elle ne m'aime pas ! Voilà la énième fois que systématiquement quand j'arrive, on me traite comme si j'étais un étranger ! Je n'y retournerai pas !” Et pendant que tu n'y retournes pas, tu es tout seul dans ta maison où tu te lamentes.
Vas ! Tu as un ennemi ? Je ne te dis pas que tu dois avoir l'air très catholique, je ne te dis pas que dès demain tu dois lui acheter des cadeaux, tu dois lui ouvrir ton cœur et lui dire comme si tu récites un chapelet : “Je t'aaiime, moi aussi !” Non ! Ne pense pas, ne lui offre rien, ne lui dit rien. Mais quand il te blesse cet ennemi, ne permet pas à la blessure de s'installer en toi, ne lui accorde pas ce pouvoir. Ainsi, s'il n'est pas celui qui te blesse, il n'est pas ton ennemi.
“Quand un ennemi te blesse, ne permet pas à la blessure de s'installer en toi, ne lui accorde pas ce pouvoir.”
Tu le verras soudain comme quelqu'un qui ne comprend pas, quelqu'un qui n'arrive pas à cerner ta nature, ou quelqu'un qui a un gros problème et qu'il le fait rejaillir sur tout le monde. Tandis que si tu sens qu'il te blesse et que tu gardes la blessure, alors il devient ton ennemi, tu ne peux plus le comprendre, il ne risquera jamais de te comprendre et vous allez vous battre.
Si vous êtes intelligents, vous allez vous éviter. Mais vous êtes des milliards sur terre à vous éviter, alors on voudrait bien que cela cesse un peu ! Hein ?
Prends le risque de l'Amour !
Prends le risque de sauter !
Prends le risque d'abandonner tes colères, tes possessions ! - Non, pas les choses qui font ton confort ! Mon Dieu, tu as tellement peur qu'il faut que je le précise à chaque fois !
“Prends le risque de l'Amour ! Prends le risque de sauter ! Prends le risque d'abandonner tes colères, tes possessions !”
Prends le risque !
Alors tu vas me dire, mais pourquoi cette notion de prendre le risque ?
En fait, c'est la seule idée qui est à ma portée aujourd'hui pour que je puisse créer en toi une certaine exaltation, que je puisse créer en toi un certain feu, afin que tu sautes !
Prends le risque !
En vérité, il n'y a pas de risque.
Il s'agit simplement d'être plus Fort que tout, d'être plus Beau que tout, d'être plus Grand que tout, d'être toujours Vainqueur ! Vainqueur sur l'ignorance, vainqueur sur la haine, vainqueur sur la mort, vainqueur sur les frustrations, les colères. Si je ne choisis pas le camp des vainqueurs, je serai automatiquement dans le camp des vaincus.
“Si je ne choisis pas le camp des vainqueurs, je serai automatiquement dans le camp des vaincus.”
Et hop, je retourne à la case prison ! Et depuis là, tu auras beau m'inventer des synagogues, des temples, des mosquées. Il n'y aura pas moyen que l'on se parle, toi et moi. C'est terminé !
Comment la Liberté pourrait-elle entrer dans la prison ?
Comment la Liberté pourrait-elle aller visiter les prisonniers ? Non !
Tu veux la Liberté ? Eh bien sort de la prison !
Tu veux sortir de la prison ? Fais le saut !
Tu veux faire le Saut ? Choisis d'être vainqueur !
Tu veux être vainqueur ? Aie Confiance !
Tu veux savoir comment avoir Confiance ?
Aime !
Comment on aime ? En n'ayant plus peur.
Comment on n'a plus peur ? ...
Tu vois, on n'en finit pas !
Mais il y a un dernier mot à cette histoire :
Prends le risque !
Quand tu es face à un ennemi, face à ton ignorance, face à ta mort, face à ta souffrance, face à ton délire, prends le risque d'aller voir plus loin ce qui s'y cache. Au cas où c'est le Bonheur, au cas où c'est la Liberté, au cas où c'est un ange. Pourquoi raterais-tu comme cela cette occasion ? Pourquoi ? Tu vois que c'est toi-même qui te maintiens dans cet enfer !
“C'est toi-même qui te maintiens dans cet enfer !”
Donne-toi l'occasion !
Alors dès demain, rentre chez toi ! Et si tu as des problèmes que tu ne t'y supportes plus, sors ! Fais ta prière de la manière que je viens de te l'expliquer. Fais ta méditation de la manière que je viens de te l'expliquer. Et sors ! Va au contact des autres ! Touche-les ! Va dans leurs bras ! Mets-toi dans leurs mains ! Regarde-les dans les yeux ! Accepte-les ! Accepte qu'ils te regardent ! Marchez ensemble ! Non pas chacun côte à côte en pensant de temps en temps la même chose. Marchez ensemble !
Marchez ensemble !
Apprenez des choses d'abord tout à fait quotidiennes. Peut-être au début, eh bien, vous n'allez pas avoir des conversations intéressantes, admettons. Vous voulez être quelques amis ou d'essayer d'expérimenter ce que je vous dis, vous vous réunissez. De quoi l'on parle ? Ne parlez pas ! Marchez ensemble. Choisissez un endroit assez calme, par exemple dans la nature, avec un endroit assez large, pour pouvoir marcher ensemble de front, au moins trois par trois. Et d'un même pas. Un peu comme à l'armée, mais d'une façon moins rythmée, moins saccadée. De façon à ce que un acte de présence puisse s'installer.
Marchez ensemble. Tenez-vous la main. Et de front, marchez dans la même cadence.
Faites cela pendant cinq ou dix minutes. Et découvrez le plaisir d'être ensemble. La force que cela implique, que cela crée. Rien qu'en ayant les corps dans le même rythme.
Puis, à la marche, ajoutez la même pensée. Pensez que vous êtes ensemble, que vous avez conscience les uns des autres. Et que vous marchez ensemble, par exemple, jusqu'au bout du chemin. Que le bout du chemin, là où se trouve par exemple la barrière, le plan d'eau ou l'arbre, c'est votre but. Et vous y allez ensemble. Et découvrez l'Unité dans l'intention.
Puis, le prochain quart d'heure, ajoutez à cela, par exemple à l'arbre qui est au bout et qui est votre but, l'idée que Dieu est dans cet arbre. Ou que votre but est symbolisé par l'arbre. Soit parce que vous créez une entreprise, soit parce que vous avez un projet, soit parce que vous voulez irradier une prière pour le Monde. Et ensemble, sur les trois plans, découvrez cette unité, cette force, cette créativité. Et vous verrez que, non seulement plus jamais vous ne vous séparerez les uns des autres, mais que vous allez vous sentir frère, même entre ennemis !
Ce n'est pas une grande pirouette métaphysique que d'imaginer cela. Il suffit tout simplement d'être plus fort que l'ignorance, plus fort que la mort, plus fort que la bêtise et de ne pas accepter son chantage !
Il y a un ennemi mais tout le monde change, demain il est mon frère. Et si demain il n'a pas encore changé, eh bien c'est lui qui est son propre ennemi, ce n'est pas moi !
Maintenant, ça ne veut pas dire que je dois accepter que l'on me marche dessus sans arrêt. Je dois savoir comme pendant la valse ou le tango, éviter gracieusement les coups. Mais c'est une valse, c'est un jeu ! Et lorsqu'à force comme cela, d'éviter en dansant, je démontre une série de mouvements et l'ennemi se dit : “Mais c'est joli ce qu'il fait. Oh, quelle belle danse ! Tiens, et si j'essayais moi aussi ?” Et voilà que tu lui apprends à danser, alors qu'il y a huit jours tu aurais voulu le tuer, l'étrangler !
Tout ceci paraît à la fois difficile et trop simple, n'est-ce pas, pour être vrai ? Eh oui, je sais bien ! L'esprit humain voudrait des choses très complexes, très divines, très magiques. Cependant, aussi bien la vie que son mouvement, tout cela est une grande simplicité, une fois que l'on a débarrassé la complexité.
Tant que je suis dans le complexe, je suis dans la bêtise et la mort. Alors va vers le simple !
“Tant que je suis dans le complexe, je suis dans la bêtise et la mort. Alors va vers le simple !”
Et le simple se résume à cette simple phrase : prends le risque, saute !
Je veux que tu sortes avec cette exaltation dans ton cœur et que cette exaltation au fur et à mesure puisse animer la flamme. Et que cette flamme au fur et à mesure se développe et prenne cette forme magnifique de la petite serrure dont je parlais tout à l'heure. Et qu'à travers cette serrure, tu puisses passer et nous découvrir.
On n'est pas si loin, juste de l'autre côté ! Juste de l'autre côté !
Mais saute !
Je ne voudrais pas t'avoir promener dans trop de poésie, mais je me sers de la poésie pour exalter ton cœur. Maintenant, sers-toi de ton cœur pour sauter de l'autre côté. Si tu ne le fais pas, je ne veux pas te revoir ! Je ne veux pas te revoir, je ne veux pas te reparler, je ne veux plus être ici !
Si vous ne le faites pas, je ne reviendrai pas !
C'est dit ! Alors faites !
Et peut-être, on s'amusera encore quelques temps ensemble. Sinon, je ne reviens pas ! Alors travaillez !
Travaillez !
Ne comptez pas sur les rendez-vous fixés pour me revoir. Je peux très bien décider de ne pas venir malgré les engagements déjà pris. Moi aussi, je sais faire la tête de mule ! Il n'y a pas que toi ! Alors que si tu me veux encore, alors que si tu me veux surtout dans ton cœur, il te suffit tout simplement de travailler.
Mais je ne veux plus voir des individus, des cœurs qui se lamentent, qui traînent, qui ne bougent pas, qui ne viennent que pour écouter, sans jamais passer à l'acte. Dès demain, je veux une armée ! Une armée de gens vaillants, une armée de lions qui rugissent ! Même si pour cela, tu dois me griffer, que je dois enseigner, mais ça m'est égal !!! Bats-toi avec moi si tu veux ! Envoie-moi les contradictions ! Je te répondrai au lieu de t'asseoir simplement pour écouter.
Envoie-moi tes colères, tes contradictions ! Vas-y ! Parle ! Bats-toi, sois un lion !
Tout le monde sait que lorsque l'on grandit, on veut tuer le Père, peu importe ! C'est comme cela que le Fils devient lui-même un homme. C'est normal et il faut que cela soit ainsi !
Alors réveille ce feu et peut-être, ma foi, on se reverra.
Quoi qu'il en soit, pour te quitter, je voudrais te rappeler une chose. Et tu dois le faire dès demain. Si tu ne le fais pas, ne reviens pas !
Dans ta façon de prier, dans ta façon de méditer, dans ta façon de réclamer la miséricorde, que ce soit aux grands architectes de l'Univers, que ce soit à des Entités, que ce soit à ton Ange Gardien ou à Dieu en personne ou à ton âme : ne fais pas l'étalage de tes problèmes ! Tu imprimes ainsi dans la substance du monde tes problèmes qui te reviennent. Imprime la solution !
“Ne fais pas l'étalage de tes problèmes ! Imprime la solution !”
Tu vas me dire : “Mais je ne connais pas toujours la solution !”
Si, tu la connais, la solution c'est la victoire.
“La solution c'est la victoire.”
La solution ce n'est pas, par exemple, de demander au Seigneur une augmentation de salaire pour que tu n'aies plus de problème d'argent la fin du mois. Ça c'est vrai, tu ne sais pas si c'est la solution. Alors ne demande pas une augmentation de salaire, demande l'argent !
“Merci Seigneur pour le gros lot que tu vas m'envoyer à la fin du mois !” Ne pense pas à la loterie. Ne pense pas à l'augmentation de salaire. Ce sera peut-être un héritage, qu'en sais-tu ? Ou si ce n'est pas un héritage, ce sera peut-être un porte-monnaie trouvé par terre, qu'en sais-tu ?
Et si tu veux que cette rentrée d'argent soit fixe, régulière, ne demande pas forcément non plus au Seigneur une augmentation de poste, de salaire. “Je te remercie Seigneur de m'accorder un travail qui me permette d'encaisser tant et tant à la fin du mois.” Et ne sois pas étonné si, donc, dans un mois tu es au chômage ! Pourquoi ?
Parce que Dieu sait très bien que l'employeur que tu as ne t'accordera jamais cette augmentation et qu'il faut que tu partes de cette entreprise ! Pour d'ici deux, trois ou quatre mois, trouver l'emploi exact qui te faut un peu ailleurs. Peut-être même dans une autre ville. Mais pendant tout ce temps tu as l'impression que Dieu t'a abandonné. Parce qu'il t'a mis au chômage. Parce qu'il faut attendre quatre mois. Parce qu'il te faut même déménager. Parce que dans ta ville tu ne trouves rien. Et pendant tout cela, tu crèves de peur, n'est-ce pas ?
Et c'est là ton épreuve !
C'est là où véritablement, c'est vrai, il faut avoir la Foi.
La Foi
La foi c'est à dire la Science, la Connaissance, la Vertu. Vertu qui va te permettre de tenir. La Science qui va te permettre de savoir que ce que tu as imprimé dans la miséricorde va te revenir. C'est ça être Vainqueur, être Vertueux et Sage.
À ce moment là je reviendrai. Et tu m'apprendras aussi des choses. J'en suis certain.
Allez ! J'ai conscience que je dois vous laisser partir. Et que de toute façon, pour aujourd'hui je n'ai pas envie de vous parler d'autre chose. Je veux que vous exécutiez cela. Je veux que vous passiez au travail.
Non pas parce que j'insiste ou que j'ordonne, mais parce qu'il faut commencer à travailler plus sérieusement. Sinon je n'ai plus d'intérêt à venir. Et même des fois la joie me manque.
Allez, faites ces choses !
Exhaltez-moi un petit peu !
Je vous salue.
(Date de la conférence : 07 11 1992)