
Bonsoir, laissez-moi encore quelques secondes pour construire le cercle dont je vous ai déjà parlé. Vous pouvez le construire avec moi mentalement. Si vous voulez le construire avec moi, alors mentalement récitez :
“Par la puissance des quatre points cardinaux, je trace le cercle.”
“Par la puissance du point, je te reçois.”
C'est bien, continuez !
C'est un très bon exercice d'entraînement, il faut s'entraîner à la création !
Alors, continuez encore un peu ! Jusqu'à ce que je vous voie tous, ou à peu près tous, sur un certain seuil. Je ne viendrai pas avant ! Alors on monte ! Et on ne s'accoude pas à la fenêtre pour regarder ce qui se passe autour ! Tout le monde travaille, allez ! Ce n'est pas la peine de ne pas travailler, sinon vous ne me recevrez pas. Je vous paraîtrai antipathique, eh oui !
N'ayez pas peur que puisque je vous propose un point de rencontre, je veuille pour autant vous posséder ou m'infiltrer en vous. Oh mon Dieu, ça je n'en veux surtout pas, il y a trop de désordre !
Encore un petit peu !
Et maintenant, la troisième phrase :
“Et par le mot qui est dans la flamme, j'accomplis mon ouvrage.”
À la suite de ces trois phrases, qui peuvent être d'ailleurs énoncées de façons diverses, ce sont simplement trois escaliers. Vous pouvez ensuite accomplir votre ouvrage, qu'il soit philosophique, qu'il soit un peu plus magique, qu'il soit une simple méditation, une prière.
Poursuivez encore quelques secondes !
Et maintenant visualisez une grande flamme blanche. Grande, belle, mais pas chaude. Une flamme qui est blanche comme la lumière du jour. Un jour intense.
Chaque fois qu'en travail de visualisation vous utiliserez le blanc, vous participez à nettoyer l'aura.
Au lieu de la laisser être nettoyée par les esprits bienveillants qui sont attirés sitôt que vous priez, sitôt que vous méditez, sitôt que vous avez une bonne intention et que vous rejoignez un groupe par exemple et que vous allez y travailler.
Les espris de la bienveillance
Eh oui, sitôt que l'on rejoint, ne serait-ce qu'un groupe. Et je ne parle pas des écoles les plus ésotériques, simplement un groupe de partage. Et que dans ce groupe vous y faites n'importe quelle activité, même si ce n'est que de distribuer des cartes ou être là pour fermer ou ouvrir la porte ou surveiller que les gens empruntent bien tel et tel escalier pour se rendre à la leçon, au partage. Puisque vous faites quelque chose qui est de l'ordre de l'évolution et de la bienveillance, il y a immédiatement les esprits de la bienveillance qui viennent vers vous.
Sitôt que vous faites une action qui ressemble à un partage avec l'Humanité pour l'ouverture de son cœur ou de sa conscience, vous attirez vers vous, immanquablement, des ouvriers.
Qui eux n'ont pas encore le droit à l'incarnation ou qui n'ont pas choisi, pour ce cycle là, l'incarnation humaine et qui restent donc sur le seuil, de l'autre côté, pour travailler. Pour aider l'humanité, ils vont devoir utiliser des gens. Des gens qui, eux, sont en contact avec l'Humanité. Et cela peut être vous ! Cela ne veut pas dire donc que la collaboration avec ces ouvriers bienveillants soit simplement réservée à ceux qui se disent psychiques, ceux qui se disent médiums, ceux qui se disent guérisseurs, canaux de tous genres et de toutes sortes. Il faut comprendre que la collaboration entre les esprits bienveillants et l'Humanité est quelque chose de quotidien.
Mais ce n'est pas quelque chose qui arrive sur l'intention de l'esprit bienveillant. Car en fait ce qui réunit l'homme et cet esprit bienveillant, ce petit ange ou ce grand ange ou aussi un guide, un Frère Aîné de la Loge comme on les nomme aussi, c'est un aspect magnétique. Généralement ce magnétisme est émis par le cœur de l'élève, le cœur de l'être humain.
Sitôt que vous vous rendez par exemple à votre groupe pour une soirée de partage, admettons une soirée où il est donné des cours, des informations ou simplement une prière sera partagée en commun, une méditation sera partagée en commun, votre cœur y pense. Votre cœur se met à fonctionner d'une certaine manière. Votre cœur spirituel émet une certaine vibration. Cette vibration devient plus magnétique puisqu'elle est en rapport avec l'ÉVolution, le Partage et le Don de soi.
Immédiatement ce magnétisme fait un appel avec tous les esprits bienveillants qui n'attendent que cela de pouvoir travailler eux aussi à l'évolution ou au renforcement, tout simplement, des forces spirituelles qui sont en l'homme. Car tel est leur travail, renforcer les forces spirituelles qui sont en l'homme. Donner du courage par exemple là où ils pourraient en manquer. Ou bien renforcer un petit canal, un petit canal éthérique qui se trouve à tel endroit ou à tel autre pour que l'inspiration puisse être plus mieux reçue ou plus efficace ou plus profonde. Ou alors renforcer un autre circuit qui donnera à votre aura un rayonnement plus grand, dans le cas où vous vous dirigez vers, par exemple, le verbe guérisseur ou les mains guérisseuses ou le regard guérisseur.
Dès que vous travaillez, vous ne devez pas douter qu'une multitude d'ouvriers travaillent pour vous d'abord, afin que vous soyez capables de continuer le travail, et ensuite pour ceux que vous allez rencontrer. Ce qui veut dire que dès que vous décidez de faire à votre mesure quelque chose pour les autres, pour la progression du Monde en général, vous devenez protégé, inspiré et quelqu'un vous aide.
Vous allez peut-être vous plaindre qu'ayant déjà quelques années de Service, quel qu'il soit, vous n'avez pas pu ressentir l'aide objective ou l'aide énergétique de ces ouvriers bienveillants. Bien sûr, on ne peut pas toujours objectiver leur présence, on ne peut pas toujours ressentir cela aussi facilement que le chaud, le froid, on ne peut pas les entendre, comme la musique, on ne peut pas non plus forcément les voir, comme on voit le voisin ou la lumière du jour. Cependant plus vous travaillez, plus ils viennent donc travailler sur vous, pour que vous travaillez de plus en plus. Donc ils vous rendent à même, petit à petit, de pouvoir les rencontrer, quelle que soit la nature de la rencontre qui soit prévue. Que ce soit quelque chose de tout à fait physique, par une apparition, que ce soit une rencontre plus psychique ou que ce soit grâce au sommeil et aux rêves pendant la nuit.
Car il ne faut pas oublier qu'une grande partie de votre vie psychique, votre vie d'élève aussi se déroule la nuit. Bien sûr là de nouveau il y a le problème de ne pas pouvoir en ramener systématiquement un souvenir et l'homme semble donc celui qui a de la peine à ressentir et de la peine à se souvenir.
Ce qui lui donne l'impression d'être isolé et de ne pas bénéficier d'une quelconque assistance et de ne pas même donc savoir si ce qu'il fait est bien et s'il doit continuer ; si ce qu'il fait est dans le bon chemin et s'il doit continuer ; si ce qu'il fait a un certain but, une certaine valeur et s'il a le droit de poursuivre ou bien s'il se trompe.
Alors je dirais que quel que soit le talent dont tu te sens investi et que tu juges toi-même, par exemple, petit, minime, voire sans importance, tout simplement parce que tu le compares déjà à des gens plus talentueux que toi. Si, par exemple, tu es par la nature de ton cœur un guérisseur débutant, tu vas automatiquement te comparer à des guérisseurs capables d'administrer ce que toi tu appelles des miracles, des guérisons instantanées, c'est ce que tu voudrais faire au nom de Dieu et pour que la souffrance sur la Terre s'arrête. Donc avec tes petites mains, qui rayonnent un tout petit peu de chaleur et pas plus, tu as l'impression peut-être d'être habité par plus d'ambition que de capacité, et tu doutes de devoir continuer.
Je te dirais que tu as raison de rester objectif et de prendre garde que l'ambition, le rêve, l'illusion t'envahissent. Mais à partir du moment où cette position est installée en toi, tu ne risques plus rien. Il faut simplement, désormais, chaque matin continuer le travail, ne pas chercher la performance, mais plutôt penser que la performance viendra de ta persévérance et de ta fidélité dans l'effort.
Car comme je te l'ai dit au début,si tôt que tu as une bonne intention, un ouvrier bienveillant est attiré et il travaille sur toi d'abord afin de te rendre capable au maximum de ce que ton corps éthérique peut se rendre capable dans cette vie-ci.
Car il est certain que si, par exemple, tu débutes dans l'art qui est la guérison, ton corps éthérique de par les incarnations passées détient déjà une certaine configuration, propose déjà une certaine fourchette d'avancement. Et je dis bien une certaine fourchette. Ce que l'ouvrier bienveillant essaiera de faire c'est de te pousser au maximum de cette fourchette mais il ne pourra pas te faire dépasser cette fourchette. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu'il est vrai que l'homme est avant tout une résultante, la résultante de ses incarnations passées mais, à travers les réincarnations passées, plus précisément la résultante d'un type de matière qu'il a réussi à développer.
Votre type de matière, votre vibration
Un type de matière, pourquoi ? Pourquoi est-ce que je précise ce fait ?
Quel que soit vos pères et vos mères, quel que soit le degré d'évolution que vous leur accordez, ce n'est pas eux qui vont pouvoir déterminer l'évolution de votre matière. Même si vous avez récupéré, ce que la science moderne aujourd'hui appelle un code génétique, de la part de vos parents et ce que nous appelons tout simplement une mémoire physique, matérielle, même si vous avez récupéré du passé de vos parents ces codes-là que vous pouvez sans doute retrouver dans votre santé, cependant le type de vibration de la matière ne dépend que de votre évolution, et elle seule. Elle n'est pas du tout conditionnée par l'avancement spirituel ou pas de vos parents. La vibration est la seule chose qui ne soit pas conditionnée par les progéniteurs.
“Le type de vibration de la matière ne dépend que de votre évolution, et elle seule.”
D'où vient cette vibration ?
La vibration est un éclat qui provient directement de votre esprit. Votre esprit qui lui-même a déjà réussi grâce aux incarnations passées, tel ou tel développement, telle ou telle compréhension, tel ou tel talent. Et tout cela va donner une oscillation, qu'on pourrait comparer, par exemple, à un certain voltage électrique. Donc si le corps éthérique contient déjà une certaine capacité à laisser passer un certain courant, la matière qui va être moulée sur le corps éthérique, la matière va être aussi capable de recevoir ce même voltage.
Ce qui fait que l'ouvrier bienveillant qui va venir vous rendre de plus en plus performant n'aura en fait qu'à élargir un petit peu les canaux pour laisser passer d'abord ce dont votre esprit est capable et ensuite l'énergie des guides bienveillants qui, eux, vont se conformer absolument à ce dont vous êtes capable.
Car si le voltage, par exemple, serait trop fort, en vérité il n'y aurait pas d'évolution pour vous, mais il y aurait des fractures, des cassures, des maladies s'en suivraient jusqu'à la perte de la raison. Il est donc important de bien mesurer la personne que l'on a en face.
Il est aussi donc très important que vous même vous acceptiez ce que vous êtes, et de ne pas vous croire incapables ou de ne pas croire que les esprits guides et les ouvriers bienveillants existent parce qu'en une année ils ne vous ont pas transformé en un grand guérisseur ou en un grand clairvoyant.
Sitôt que chacun accepte sa place, sagement, sitôt que chacun accepte d'œuvrer, au mieux qu'il est capable d'œuvrer, alors il n'y a plus tous ces doutes. La plupart du temps, le disciple connaît des doutes parce qu'il croit pouvoir être sublimé par la baguette magique ou par un guide ou un esprit bienveillant, parce qu'il croit, dans son ignorance, que cela peut avoir lieu ainsi.
“Voilà ! J'ai décroché un bonus, j'ai décroché une relation avec un guide, donc il va faire de moi quelqu'un de très grand, de magnifique !” Non, cela ne se peut pas !
Pour opérer sur vous, le guide va d'abord devoir demander l'autorisation à quelqu'un qui est un peu comme un chef de groupe, que l'on confond souvent avec l'ange gardien mais qui n'est absolument pas un petit ange qui est sur votre épaule et qui vous dit “Attention, ne sale pas trop les frites ce soir !” Il est vrai qu'il est l'ange gardien mais il n'est pas du tout le type d'ange que l'on imagine. C'est un chef de groupe et il administre en quelque sorte l'avancement du groupe dont il a la charge. La plupart des êtres humains appartiennent à ces groupes d'âmes et chaque fois il y a un chef.
Donc au moment où vous vous éveillez, vous êtes vu. Eh oui ! C'est un peu comme une lumière qui s'allume sur un seuil et dans la nuit de la conscience de ce groupe dans lequel vous appartenez éventuellement, une lumière, ça se voit ! Alors voilà qu'un esprit bienveillant arrive. Il écrit tout sur une sorte de fiche et il apporte le compte rendu à ce chef de groupe, qui va à ce moment-là donner à cet esprit bienveillant le droit de faire ceci ou cela et de ne surtout pas faire ceci ou cela, considérant l'axe d'évolution que vous suivez et qui est prévu pour même plusieurs incarnations. Car ces ouvriers bienveillants, même s'ils ont la capacité de travailler sur votre corps éthérique, en vérité, ils n'ont pas la clairvoyance pour connaître vos vies passées, vos vies futures, donc quel est exactement l'effort spirituelle qui vous est demandé et que vous-même vous avez demandé et accepté pour cette vie-ci. Donc il doit en référer à quelqu'un qui est capable, qui a en vérité votre âme en charge et qui est capable de lire dans cette grande archive que l'on appelle le Livre de Vie. Dans ce Livre, on peut y lire votre passé et ce qui est attendu de vous. Donc facile de déterminer ce que l'on doit faire aujourd'hui !
Une fois que cela est déterminé, l'ouvrier qui, lui, est un peu comme un tisserand, en fait. Il faudrait imaginer cela, bien qu'il n'ait pas l'intelligence de vous faire évoluer, il est un peu comme l'agent capable d'attraper la lumière, d'attraper l'énergie en provenance de la masse solaire, de la masse des étoiles, de la masse de la Terre et d'infiltrer tout cela dans votre matière. Lui ne s'occupe que de la matière et sa contrepartie éthérique. Et comme je l'ai dit encore une fois, spirituellement il n'est pas plus évolué que cela. Il ne pourrait donc pas vous guider spirituellement.
Lorsque ce premier réglage est effectué et que vous devenez capable de vous développer davantage philosophiquement ou que vous pouvez désormais travailler en relation avec l'autre d'une manière verbale, pour le guider plus précisément dans sa vie - si vous faites par exemple des consultations ou des cours - à ce moment-là c'est le chef de groupe qui, éventuellement, va se joindre à vous pour donner sa substance, qui, elle, sera bien sûr spirituelle, qui pourra ressembler à l'enseignement ou qui pourra être teintée de religion. Il y a une multitude d'anges gardiens, une multitude de guides, de chefs de groupes.
Cela va depuis un chef de groupe qui n'étudie que l'occultisme, qui lui-même n'a évolué et qui a en charge uniquement les âmes aussi qui seront vouées à cela, jusqu'à des chefs de groupe très religieux, parce que cela vous correspond, et que puisqu'il y a des hommes et des femmes teintées de la sorte, il faudra donc qu'il y ait des gardiens qui eux aussi comprennent cette énergie, comprendre cette évolution et soit capable de la canaliser et de l'offrir.
C'est d'ailleurs ce qui fait la grande séparation entre la plupart des groupes d'activité spirituelle. C'est ce qui fait que l'on peut, pour celui qui est un petit peu sensible, reconnaître très vite l'énergie d'un groupe et se sentir chez soi dans tel groupe, ou pas du tout chez soi, même si on sait que le groupe est très bien et qu'en vérité, eh bien, mon Dieu, on voudrait y appartenir, mais pourtant il y a un petit quelque chose à ce que l'on ne peut pas adhérer.
Ce rayonnement provient non pas simplement des seules personnes. Car en fait tout ce qu'une personne peut rayonner, c'est sa sympathie, son antipathie, mais en vérité ce qui crée l'énergie d'un groupe, c'est avant tout ce chef de groupe qui demeure de l'autre côté et qui est en même temps le gardien des âmes de ce groupe, un peu comme la flèche directrice.
Admettons qu'un groupe se forme, qu'un groupe se reconnaisse, qu'un groupe ait par exemple la même vibration. Ils arrivent à se rencontrer dans le pays, dans la ville où ils se trouvent, ils arrivent à communiquer suffisamment pour rester ensemble. Car là est aussi un grand art et un grand risque d'échec : savoir communiquer pour que le groupe effectivement existe.
Ils vont donc avoir, puisqu'ils se ressemblent, un même chef de groupe, incarné ou pas incarné, donc ils seraient menés par le même responsable spirituel.
Ce qui fait que ces gens-là, au moment de leur réunion, émettront une énergie plus forte que la seule énergie dont ils sont capables, même s'ils sont en groupe. Cela veut dire qu'ils recueilleraient l'énergie, le rayonnement spirituel de leur chef religieux ou de leur chef de groupe ou de leur chef, si c'est un mouvement occulte.
Le chef de groupe
Quand je dis le mot chef, il ne faut pas croire que, à ce moment-là, le groupe est dirigé systématiquement par un guide occulte, comme si ce guide s'imposait. Non, pas du tout !
Quand j'emploie le mot chef, il faut comprendre cela plutôt comme un responsable, comme quelqu'un qui fera toujours tendre le groupe dans un certain axe, vers une certaine voie. Ce sera un petit peu, en même temps, le garde-fou, celui qui empêchera le groupe de s'abîmer dans telle ou telle orientation.
Ce sera celui qui fera en même temps un certain écran, non pas parce que lui-même sélectionnera les individus, pas du tout ! Mais parce qu'il mettra autour du groupe une certaine vibration qui, elle aussi, sera mesurable, contiendra une certaine fourchette. Ce qui fait que la personne aura une certaine liberté dans le groupe, pourra exploiter toute l'ampleur de cette fourchette, mais sitôt que la personne irait par trois à droite ou par trois à gauche, à ce moment-là, elle ne sentirait plus de communion dans le groupe et elle partirait.
Ce qui fait que soudainement, un groupe qui compterait 40 personnes, si ce groupe se retrouverait d'un seul coup qu'avec trois ou quatre personnes, le continue d'exister vibratoirement. Ce sont simplement les autres personnes qui ont changé de direction et qui ne pouvaient plus s'assimiler à cette vibration. Mais même avec quatre, le groupe continue ! Le guide est toujours là et il faut simplement lui laisser le temps. Laisser le temps aussi au rayonnement, laisser le temps aussi au magnétisme de faire son travail et de réattirer d'autres personnes.
Mais quelle que soit la tendance du groupe auquel vous appartenez, ou quelle que soit le groupe de pensée, même si vous n'appartenez pas pour l'instant à un groupe, mais vous appartenez forcément à un groupe de pensée. Par exemple, les gens de droite, même s'ils ne se rencontrent jamais, savent qu'ils appartiennent à un mouvement de pensée de droite. De la même manière, les gens de gauche, même s'ils ne se rencontrent jamais, appartiennent à une pensée de groupe qui est de gauche. Pour la spiritualité, c'est la même chose.
Donc, quel que soit le groupe objectif ou pas auquel vous appartenez, au moment où vous passez aux travaux, à la méditation, à la prière, à l'étude d'un livre, comme je le dis si souvent, pensez à construire autour de vous un temple.
Construire un temple
Rien ne se fait sans une construction intelligente !
C'est un véritable massacre que de voir les individus se laisser comme cela vampiriser.
Et d'ailleurs pas forcément par des mauvais esprits qui traînent, mais aussi par d'autres groupes de pensée qui cherchent une puissance, qui cherchent à devenir de plus en plus fort et qui sont donc capables de venir vampiriser la substance astrale et éthérique des individus.
Forme-Pensée
Car il ne faut pas penser qu'une pensée, c'est simplement quelque chose qui existe quand un homme ou des hommes se mettent à l'activer et la partage. Non ! Une pensée, sitôt qu'elle a été pensée, continue d'exister.
Si cette pensée est fugitive et sans trop d'importance, elle n'existera que quelques secondes. Si elle est importante pour la personne ou pour le groupe et qu'on y met un certain intérêt, qu'on y accroche énormément de valeurs, qu'on y met peut-être même une émotion, alors cette pensée va devenir non pas véritablement une forme ou un fantôme, elle va devenir une sorte d'entité en soi, et va vivre autant de temps que l'énergie qui a été apportée par la personne ou par le groupe va avoir de puissance.
Si par exemple votre forme de pensée a, je ne sais pas, je vais vous dire n'importe quoi, vous faire comprendre le phénomène, a la puissance de durer deux minutes, eh bien ce que vous pensez en ce moment, même si vous allez changer de pensée d'ici deux secondes, vous créer en ce moment comme pensée va durer pendant les deux minutes qui viennent. Si votre pensée est assez puissante pour durer trois heures ou deux jours, eh bien ce que vous pensez ici et maintenant va durer pendant éventuellement deux jours, trois jours.
Et lorsque l'on crée une pensée, soit parce que l'on est un être humain très entraîné à ces choses, soit parce que l'on est un groupe très fort, et pas forcément parce que d'ailleurs on sait faire ces choses magiquement, mais parce que la détermination est puissante ou l'émotion est puissante, alors une véritable entité existe. Et cette entité va avoir une certaine autonomie, elle va se connaître elle-même. Lorsque l'on atteint un certain seuil de puissance, on crée un véritable être qui se dit “tiens moi j'existe. Ah ! Quels sont mes pères et mères ? Voyons qui sont-ils ?”
Et il voit que par exemple c'est tel groupe politique ou tel groupe financier ou tel groupe religieux ou tel groupe de n'importe quelle activité que ce soit, même si c'est pour des recettes de cuisine ! Du moment que la chose est partagée avec idéal, enthousiasme ou émotion, détermination, tout crée une entité ! Pas étonnant, donc, que la gourmandise soit si partagée n'est-ce pas ? Eh oui ! Parce que cela obéit à la même loi ! Eh oui !
Donc voilà une entité qui se connaît elle-même, qui connaît ses progéniteurs et qui donc s'y accroche, parce qu'elle ne va pas comme cela promener dans le plan astral au risque de se perdre ! Au contraire ! Elle va rester bien proche de ses progéniteurs pour continuer à se recharger. Autant que les progéniteurs vont animer cette pensée-là !
Mais, et encore plus puissant, voilà une forme pensée qui non seulement se connaît elle-même va se recharger auprès de ses progéniteurs mais qui atteint un tel volume, en plus de la puissance, qu'elle peut couvrir une grande région ! Alors voilà que comme un saule pleureur qui laisse tomber ses bras jusqu'au sol, cette forme-pensée va envoyer des filaments, on peut les comparer à cela, va envoyer des filaments sur certaines personnes qui n'ont rien à voir avec cette forme-pensée mais qui sont dans un état de faiblesse par exemple. Faiblesse surtout lorsqu'elle est de l'ordre de la faiblesse morale, de la faiblesse intellectuelle, quelqu'un qui n'est pas assez déterminé dans ses positions, quelqu'un qui, en quelque sorte, manquerait un peu de caractère.
À ce moment-là, voilà un individu qui n'a pas de protection. La protection que l'on construit d'abord pas avec la santé mais bien avec sa détermination. Car si la détermination semble un entêtement difficile à vivre lorsque l'on communique les uns avec les autres, parce que cela rend la personne relativement peu souple, cependant cela représente déjà un certain degré de la Volonté. Eh oui ! C'est une forme de la Volonté spirituelle. Même si pour l'instant elle n'apparaît pas comme telle, qu'elle ne soit pas encore totalement spiritualisée, cependant elle en est déjà un certain degré.
Ce qui fait que sitôt qu'il y a d'une certaine manière en l'être humain la Volonté spirituelle, alors l'individu peut se considérer comme protégé.
C'est un peu - et non pas comme une cloche, il ne faut pas croire que l'on est isolé - c'est un peu comme une identité qui se met à exister que l'on ne pourra donc pas drainer, vampiriser, comme l'on draine, comme l'on vampirise tous ceux qui dorment encore trop profondément et qui peuvent donc être pris comme des moutons, que ce soit pour leur laine, que ce soit pour leur sang, que ce soit pour leur substance éthérique ou pour leur substance astrale.
Alors imaginons quelqu'un qui n'existe pas encore suffisamment. Voilà une personne qui va, selon le passage de telle ou telle forme-pensée, être totalement vampirisée. Et ceci pour nourrir peut-être simplement une forme-pensée d'un groupe politique qui passe et qui est en conférence dans la région. Ou pour une activité sportive, car toute activité qui est partagée, qui centre sur elle-même une forte émotion et notamment les sports, rentre spécialement dans cette catégorie. Le sport centre sur lui-même très forte décharges émotionnelles. Et l'entité, la forme-pensée qui est “le sport” peut agir donc comme un énorme vampire.
Ce qui ne veut pas dire que désormais il faut avoir peur de tout, même d'un groupe de football qui viendrait jouer dans votre ville, absolument pas ! Je ne veux pas attiser en vous la peur. Ne prenez pas l'enseignement comme étant des occasions d'avoir encore plus peur. Des occasions de vous sentir davantage en danger.
S'il y a information, c'est pour que vous puissiez devenir des êtres vivants ! Vivant, ça veut dire je connais mon milieu, je connais mes capacités. On m'a donné un mode d'emploi et j'agis ! Je vis selon ce mode d'emploi et ainsi je maîtrise mon milieu.
“Vivant, ça veut dire je connais mon milieu, je connais mes capacités. On m'a donné un mode d'emploi et j'agis ! Je vis selon ce mode d'emploi et ainsi je maîtrise mon milieu.”
La difficulté de l'enseignement, autant pour être donné que pour être reçu, c'est que sans arrêt il faut mesurer la peur que cela peut éveiller. Une peur dont vous n'êtes peut-être d'ailleurs pas conscient que vous ne ressentez pas maintenant. Parce que peut-être vous n'avez pas véritablement considéré l'information ou ma parole. Cependant d'ici quelques jours, d'ici quelques semaines, quelque chose peut de seul coup vous faire très peur Et l'enseignement n'a pas ce but là.
L'enseignement c'est vous décrire le milieu, donner le mode d'emploi afin que vous le maîtrisiez.
Donc sachez que ce monde n'est pas simplement l'endroit où vous devez craindre les inspecteurs du fisc, les gendarmes et le divorce ! C'est un monde où des formes-pensées s'accumulent sans arrêt les unes sur les autres et cherchent, par tous les moyens, de s'enrichir, de prolonger leur vie, d'accroître leur puissance !
Donc ne soyez pas ce pain blanc naïf et innocent qui va aller servir n'importe quoi !
“Ne soyez pas ce pain blanc naïf et innocent qui va aller servir n'importe quoi !”
N'ayez pas peur non plus car sitôt que vous êtes suffisamment déterminé, sitôt que vous vous connaissez suffisamment quelques principes que vous vivez et qui ne sont pas simplement des principes de prestige dont on parle quand on est dans des groupes, mais des principes que vous vivez dont vous êtes la représentation, vous ne risquez rien.
Si vous avez un doute - car il y a toujours quelqu'un qui a un petit doute et qui se croit encore plus petit que le plus petit d'entre les plus petits - alors je dis à celui-là, si tu crains de ne pas être encore suffisamment déterminé, en attendant de l'être, eh bien fais des protections tout simplement !
Protections
Autrefois, la protection était donnée automatiquement tous les dimanches lorsque l'on se rendait au culte. On ne connaît pas très bien la signification du rituel qu'est la messe. Dans la plupart des cas d'ailleurs, on refuse de continuer à s'y rendre. Ce qui ne veut pas dire que je veux vous pousser dans les églises, je vous dis simplement ce qu'il en est !
Autrefois, cette protection se faisait automatiquement grâce au rituel du dimanche. Aujourd'hui, puisque vous ne voulez plus vous rendre dans ces lieux, il vous faut opérer la protection vous-même !
Nourrir votre aura vous-même ! Protéger votre aura vous-même ! Vous n'allez plus vers quelqu'un qui le fait, alors faites-le vous-même !
Est-ce que c'est absolument nécessaire ? Est-ce qu'il n'y a pas le moyen d'être simplement vivant et de ne plus avoir besoin ni du curé, ni des gourous, ni de toutes ces invocations et de toutes ces prières ?
Bien sûr, on pourrait vouloir ré-aspirer à une vie où l'on n'a de seul coup plus besoin de rien ! Je voudrais vous l'offrir, malheureusement cela ne marche pas comme cela ! Pourquoi ?
Parce que la vie est résonance, parce que la vie est sans cesse une Création.
Je pense, je crée.
J'aime, j'éprouve, je crée.
Je fais un geste, je crée déjà quelque chose !
Mais sur cette création ne va pas durer énormément, mais elle va durer si j'y ajoute ensuite ma pensée et mon émotion ! Et dans une journée, je vais forcément créer quelque chose, puisque je vais, à un moment donné, ressentir très fortement, vouloir très fortement ! Et avec moi, des millions d'individus, peut-être, vont espérer la même chose, créer la même chose dans la journée.
Donc puisque tout est résonance et création, et que, pour survivre, tout va chercher nourriture, si je ne veux plus avoir recours à un prêtre, si je ne veux pas entendre parler de gourou, si je ne veux pas entendre parler de méditation, de prière, eh bien il me faut faire quand même quelque chose !
Alors travaillons sur la notion de ce “quelque chose”, la nature de ce quelque chose.
Tu ne veux plus entendre parler de religion. Je te comprends, ce n'est pas si grave, je ne vais pas te jeter la pierre ! Pas du tout.
Tu ne veux pas entendre parler de gourou, mais tu as raison ! Ce n'est pas moi qui vais t'envoyer vers un gourou. Je te comprends fort bien, puisque je ne veux surtout pas en être un ! Donc ce n'est pas moi qui va t'envoyer vers un gourou, en te disant “c'est très bien.”
Tu ne veux pas entendre parler de prière ou d'invocation. Ben, je ne t'en veux pas non plus, ta pensée est très saine. Tu prouves par là que tu es très sain, que tu es même équilibré, que tu n'as pas envie donc de t'en remettre à quelqu'un, que tu veux quelque chose que tu puisses objectiver, que tu puisses construire toi-même. C'est très bien ! Tu appartiens à cette race d'individus qui va pouvoir sur le Chemin s'assumer, si on lui en donne les moyens. Et si avant de lui donner les moyens, on lui donne une nouvelle façon de penser.
Lorsque tu vas utiliser la prière, ne pense pas : “Tiens, voilà encore une prière, je n'ai pas envie des prières ! Je n'ai pas envie d'un contexte religieux ! Je n'ai pas envie d'un contexte hindou ! Je n'ai pas envie d'un contexte musulman ! Je n'ai pas envie d'un contexte même extraterrestre, je ne veux personne !” Très bien !
Maintenant je te propose de voir la prière, l'invocation, autrement.
Ce n'est pas parce qu'on a utilisé quelques mots de manière très religieuse que ces quelques mots sont religieux.
Quand tu dis “Notre Père”, tu peux très bien dire notre père en parlant au nom de tes frères et soeurs de ton véritable père. Et tu n'as pas l'impression à ce moment-là de faire une évocation religieuse ! Tu dis “Notre père nous a bien nourri, notre père nous a beaucoup battu !” Tu n'as pas une évocation religieuse parce que tu prononces ce mot-là, qui est le même que celui qu'on utilise pendant la prière !
Par contre si c'est un moment de recueillement et que tu dis “Notre Père”, tu penses tout de suite à un contenu religieux. Cependant le mot en lui-même en vérité ne dit rien. Tu serais un fou, tu prononcerais le même mot, tu dirais “Notre père” tout en pensant à ta soeur. Parce que ta soeur c'est ton père pour toi puisque tu as tout mélangé. Tu pourrais très bien dire notre père en pensant à un poêle à mazout parce que pour toi dans ta tête de fou le poêle à mazout c'est le père ou le père c'est le poêle à mazout. Ou bien parce que tu as décidément tout mélangé et que tu ne sais plus où est la poignée des portes !
Ce que je veux te dire c'est que tu dois te défaire de la substance supposée des mots. Tu peux très bien faire le Notre Père sans penser que tu entres dans une substance religieuse, si la religion ne te va pas du tout.
Tu peux très bien, donc, créer ton propre Notre Père, avec ta propre détermination, avec ta propre vision de la chose. Et Imaginez que le Notre Père ce n'est pas ce barbu sur un nuage mais peut-être l'Esprit Total, invisible, impalpable comme tu aimes à le penser de l'Univers. Ce qui fait que tu peux à ce moment là utiliser les instruments traditionnels sans penser qu'ils ont la lourdeur de ce que tu reproches à une église ou à un tel ou tel groupe.
Il est donc important que tu apprennes à faire tes protections toi-même, que tu apprennes à nourrir spirituellement ton aura mais aussi ton être toi-même. Ne va plus vers les autres, d'accord ! Alors, en être responsable, accomplis-le toi-même.
Et c'est du travail, eh oui !
Les gens voient déjà qui, accablé de cette triste maladie qu'est la paresse, vont très vite aller s'en remettre aux prêtres dont ils ne voulaient surtout pas entendre parler une demi-heure avant ! Eh oui !
C'est un peu le même drame que dans la famille. J'ai 17 ans, je ne veux surtout pas obéir à mon père, je ne veux surtout pas entendre parler de mon père ! Mon père me sort par les oreilles ! Mais si tôt que je veux 100 francs et que je dois aller travailler, je préfère ce soir obéir à papa ! Comme ça, dimanche matin, j'aurai au moins 50 francs gratuits sans avoir eu à travailler !
On trouve le même marchandage aussi dans la spiritualité. Parce que c'est la même enfance qui parle partout, c'est la même paresse qui parle partout, c'est les mêmes enfantillages !
Donc j'imagine que dès demain tu iras pour 50% vers un responsable religieux ou spirituel, et pour les 50 autres % tu essaieras juste de quoi garder un peu d'indépendance, travailler sur toi-même pour toi-même. Et c'est très bien ! Ne crois pas que je me moque de toi, c'est très bien ! C'est un très bon début !
Donc, que te faut-il faire ?
Désormais ta vie est donc entre tes mains ! Tu peux la broyer, en utilisant un mauvais programme, ou tu peux l'épanouir en lui montrant le mouvement d'ouverture qui doit avoir lieu.
Tu peux broyer ta vie si tu commences à penser : “Ceci, par exemple, est inutile !” ou bien “Je suis trop petit !” ou bien “Je n'arriverai pas à cela !” ou bien “Dieu ? Moi, je suis petit, je n'ai pas d'importance ! Il ne m'entendra pas ! Les esprits bienveillants ? Avec la chance que j'ai, je n'attirerai que les malveillants ! Ça c'est certain ! Alors autant me taire dès le matin, comme ça personne ne me voit !”
De cette manière-là tu utilises tes forces pour, pas simplement te détruire, mais te compresser. Et par cette compression survient [...] destruction ou une autre, qui va avoir lieu plus précisément dans le monde de ta pensée, de ton mental, ou dans le monde de tes émotions. Plus tard, peut-être un jour même dans ton plan physique, mais ce n'est que bien plus tard. Généralement ça se reporte sur la vie d'après, ce n'est pas instantané. Ce qui veut dire que les problèmes physiques que tu as aujourd'hui sont relativement dus à des problèmes de la vie passée.
Donc voilà que tu vas pouvoir, dès le matin, soit te compresser via la destruction d'un de tes plans, soit être un jardinier, et petit à petit t'acheminer vers l'épanouissement.
Qu'est-ce qu'il te faut faire dès le matin ?
Donc dans un premier temps, faire ce choix : aujourd'hui est une journée de jardinage, une nouvelle, une de plus !
Est-ce que je me comprime, je me compresse, ou est-ce que je me cultive ?
Eh oui ! Et bien que cela parait banal, mon Dieu, et combien bête d'en parler et d'y rester, de le préciser. C'est cependant là le point le plus important ! Et c'est là l'endroit où beaucoup d'individus, n'y accordant aucune importance, vont rater l'ouvrage de la journée !
Parce que si tu ne prends pas cette décision-là, d'abord !, tout le reste de tes efforts que tu donneras au long de la journée ou au long de la semaine, tous ces efforts-là peuvent ne donner aucun résultat. Donc tu t'y épuises, donc tu te mets à douter, donc tu te confirmes bien à toi-même que tu n'es rien du tout ! Et tu t'enfonces encore et encore davantage, et tu te compresses davantage, et tu te détruis davantage ! Parce qu'effectivement tu t'en trouves des raisons, mais tu n'as donné aucune chance à l'épanouissement !
Pourquoi ?
Parce que bien avant tu n'as pas pris, totalement, cette décision, il faut la prendre chaque matin. Pourquoi chaque matin ?
Parce que l'on a forcément des doutes, l'on a forcément des ruptures, des échecs dans la journée. Donc la décision que l'on va prendre lundi matin ne va pas pour autant nous accompagner toute la semaine. C'est pour cela qu'il faut, chaque matin, faire le choix, chaque matin décider absolument de ce choix fondamental ! Est-ce qu'aujourd'hui j'ouvre les yeux pour me tuer ou pour me cultiver ?
“Est-ce qu'aujourd'hui j'ouvre les yeux pour me tuer ou pour me cultiver ?”
Ça paraît bête n'est-ce pas ?
Mais observe-toi bien demain matin quand tu vas te lever. Essaye de faire ce choix et remarque la résistance que cela va t'occasionner. Et alors tu sentiras véritablement le problème et le pourquoi de mon insistance alors que le sujet paraît banal.
C'est une décision difficile à prendre !
Bien sûr il y a les grands optimistes, bien sûr il y a les grands rêveurs, les grands orgueilleux, ceux-là n'ont aucun problème à prendre cette décision le matin. Mais je ne parle pas de ces tendances-là ! Pas du tout ! Je ne te propose pas dès demain d'avoir cette tendance ! Non !
Quand je choisis, de manière résolue, toute la journée, de me cultiver, de m'élever, de participer à mon éclosion, par des pensées, des gestes choisis, que je vais essayer autant que je le peux de contrôler du mieux que je peux, à ce moment-là il n'y a pas de rêve possible, d'orgueil possible. Je suis une lucidité.
Une lucidité.
Lucidité
Quand tu prends ta décision le matin ou tu fais ce choix, pense à ce mot.
Je suis lucide ! Lucide !
Et tu verras que le choix devient facile. Tu verras que tu n'as plus envie de courir ce risque de t'inférioriser toi-même. Plus envie de continuer à être orgueilleux et rêveur, si jamais tu l'es. D'un seul coup la note de l'équilibre semble évidente et s'installe. Elle s'installe ! Pourquoi ?
Parce qu'ayant choisi une pensée qui appelle cet équilibre, tu le trouves à ta disposition.
Quand est prononcé ce mot-là “Lucidité”, puisque tu connais la nature du mot, il y a dans ton esprit, dans ton activité mentale d'abord, puis aussi dans tes émotions, tout un alignement. Tout se range, tout se mesure et tout devient comme une direction vers quelque chose. Pour l'instant tu ne connais pas ce quelque chose mais dans la journée tu vas le rencontrer.
Cette direction sera vers Untel, lui apporter un mot de consolation. Ou dans telle situation arriver à te contrôler. Ou, face à tel choix, arriver à faire le bon choix, même si cela te paraît au delà de tes possibilités. Le courage arrive, ou l'illumination arrive, ou l'intuition arrive, ou la créativité arrive !
Bien sûr être de cette manière-là, une lucidité constante, cela peut créer un certain inconfort ! Je le reconnais, je le sais bien, je le sais, crois-moi ! Mais il est de mon devoir de t'y encourager !
L'équilibre ne plaît pas à l'homme ! Non !
“L'équilibre ne plaît pas à l'homme !”
Cela ne lui plaît pas.
Pourquoi ?
Non pas simplement parce qu'il n'est pas encore assez sage et parce qu'il est encore trop enfant. Mais c'est surtout un endroit où il faut rester tellement vivant, tellement tendu dans cet arc qu'est la vie, que cela fatigue ! Et pour ne pas être fatigué, alors on s'en remet à ce cran de la vie qui est un peu plus bas, où elle est un peu plus mécanique, un peu plus automatique, où elle est plus réactive. Où il semble, donc, qu'il y a un certain confort parce que je n'ai pas besoin de réfléchir.
Untel me fait ceci, je réponds cela ! C'est tellement facile ! Il m'arrive telle chose, je réagis comme cela et comme cela ! C'est tellement facile !
Dans un premier temps, par ma lucidité, réfléchir au contenu, au sens et ensuite en chercher la meilleure issue dont je suis capable, c'est du travail ! C'est un effort !
Cet acte de présence est un effort, est un travail ! Et l'homme ne veut pas de ce travail !
Comme je l'ai déjà dit, il pense travailler suffisamment ses huit heures pour gagner son pain, alors il ne veut plus accomplir le travail, qui est le seul vrai travail, le travail spirituel, la construction de Soi.
“Le seul vrai travail est le travail spirituel, la construction de Soi.”
Malheureusement, si tu ne participes pas à ce vrai travail, tu auras l'impression de mener une vie plus facile parce qu'étant dans le monde de la réaction, te laissant emporter par tes émotions, te laissant emporter par tes idées. Cependant, c'est un niveau de la vie où il n'y a pas de bonheur parce qu'il y en aura toujours un pour t'embêter, il y en aura toujours un pour te voler, pour te battre, pour t'humilier, pour articuler l'injustice ! Il y en aura toujours un pour te dire “Tu es beau” et qui par derrière dira “Mon Dieu qu'il est laid !” et tu l'apprendras et tu seras blessé. Mais voilà, c'était ton ami, tu croyais alors en plus que d'apprendre que tu es laid, ton monde s'écroule, parce que c'était ton ami et tu y croyais !
Il n'y a pas de confort dans la vie, ça je voudrais que tu l'acceptes ! Il n'y a pas de confort.
“Il n'y a pas de confort dans la vie.”
Sitôt que tu cherches un recoin de la vie où il n'y a pas trop d'efforts à faire, dis-toi que tu es en danger. Tu vas être manipulé, articulé par tes propres émotions aveugles, par tes propres pensées intellectuelles ignorantes ou par la pensée des autres qui cherchent des moutons, des adhérents, des participants.
Être en vie est un travail !
Ça ne se fait pas simplement parce que l'on va boire, manger, dormir et puis crier un bon coup quand ça ne va plus dans la maison !
Être vivant c'est être une lucidité.
“Être vivant c'est être une lucidité.”
Ça veut dire quoi ?
Être lucide
N'imagine pas quelque chose de compliqué, de très abstrait. Non, ce n'est pas abstrait. Simplement peut-être tu ne le sens pas tout de suite parce que tu n'en as pas l'habitude !
Être lucide c'est d'abord être dans son corps.
Tu es dans ton corps en ce moment.
N'as-tu pas le corps comme ceci ?
La lucidité ne peut pas avoir lieu dans... Comment cela se pourrait ?
La colonne se trouve toute tassée, la respiration ne peut avoir lieu, les idées vont sans doute être brouillées et puisque je suis avachi et que mon esprit va suivre cette position, plutôt que d'être une pensée qui reçoit, qui analyse, éventuellement qui me contredit, car je n'ai rien contre la contradiction ! Au contraire ! Contredis-moi ! Contredis-moi ! Mais sois vivant au moins ! Je préfère que tu sois contre moi mais que tu sois assez vivant pour l'être ! Tu me ferais plaisir ! Tu serais mon frère ! Même si c'est pour m'envoyer des tomates à la figure, n'aie pas peur ! J'aime bien faire les omelettes ! Il n'y a pas de problème pour moi ! Sois vivant !
Alors que dans le cas inverse, non seulement tu ne prêtes pas attention à ce que je te dis, aux idées que je propose, mais tu regardes davantage les chaussettes du voisin en se demandant si cela lui a coûté 30 francs ou 45 francs. S'il les a achetés ici ou dans une autre ville, si tu arriverais à les lui chiper pendant qu'il va aux toilettes ou pas ? Eh oui ! Je le sais, c'est normal que tout cela arrive, c'est la nature humaine.
C'est la nature humaine et je n'ai rien contre, seulement nous sommes ici pour en parler, donc tolère que je t'en parle ! Et si tu ne me supportes pas, n'hésite pas à me laisser, tu peux te lever et partir ! Tu as ma bénédiction et j'espère que tu seras très heureux. Je ne suis pas indispensable à ta vie, pas du tout ! Si tu es venu, c'est parce que, d'une certaine manière, tu voulais m'entendre et essayer de considérer mes propos et si cela ne te ressemble pas, tu peux t'éclipser ! Peut-être d'autres guides t'attendent un peu plus loin, pour le jour où tu auras finalement trouvé la même paire de chaussettes que ton voisin et que tu seras donc bien calme et prêt à écouter quelque chose !
Donc voilà qu'être une lucidité, c'est avant tout être dans mon corps. Je ne peux pas être une lucidité, une conscience, une âme vivante, un être humain, si j'habite à moitié dans mon corps. Si je le laisse mécaniquement faire ce qu'il veut, à chercher le confort le plus douillet possible. Car s'il est très confortable, il va s'endormir, s'il s'endort, je m'endors aussi.
Ce qui ne veut pas dire que dès demain je te propose de dormir sur un matelas à clous ! Attention ! Ne tombons pas dans les excès ! Ne marche pas pieds nus désormais dès demain. Ne cherche pas non plus à marcher sur le feu ! Et ne te rase pas la tête pour y planter la bougie de ta méditation ! Les excès ne servent à rien !
Contente-toi d'être, avant tout, dans ton corps.
Allez, fais-le !
Assieds-toi comme il faut, sans te raidir. Car habiter son corps, ce n'est pas être un général dans son corps. Ce n'est pas être à l'armée ! Ce n'est pas raidir le corps ! Non... C'est une grâce.
Rappelle-toi une chose, quand tu ne sais pas faire un choix, quand il te semble que tu es ignorant, qu'il te manque de la connaissance pour juger telle et telle situation, faire tel et tel choix. Rappelle-toi toujours que la spiritualité est toujours un geste, un mouvement de grâce. La spiritualité c'est de la beauté.
“La spiritualité est toujours un geste, un mouvement de grâce. La spiritualité c'est de la beauté.”
Donc quand tu es face à un choix qui te semble énigmatique, essaye de juger le geste, le mot, l'attitude, la voix qui est la plus belle et fais ton choix.
Si c'est une erreur, peu importe ! Tu apprendras et tu recommenceras. Mais la position grâce à laquelle tu commettras cette erreur est une position plus élevée que si tu avais fait une erreur en te jetant finalement au dernier moment dans la première idée ou la dernière qui t'était venue à la tête.
Donc voilà que nous allons habiter notre corps avec grâce.
Alors quand je dis cela, je ne veux pas non plus que vous vous preniez dès demain tous pour des ballerines ! C'est bien entendu ! Il ne faut pas non plus que vous vous étaliez dans de grands gestes et que vous vous preniez tous comme étant Duc et Duchesse à Versailles ! Ce n'est pas mon propos ! Attention ! Car sitôt l'on vous verrait et tout le monde se moquerait, on dirait : “Ha ha ha ! Ils sont allés écouter Pastor ceux-là !” Je ne voudrais pas être la risée d'un tel phénomène ! Parce qu'à ce moment-là, et pour vous contredire, je viendrai enseigner à un autre groupe la bourrée ! Et on ne comprendra plus rien ! C'est mon système.
La grâce est quelque chose qui n'est pas forcément le geste de la ballerine. Cela peut l'être. Le jour où tu le sens venir de ton cœur, le jour où tu veux tendre ta main à ton ami, comme la ballerine, fais-le ! Mais ne sois pas dans un art de composition sans arrêt, car la spiritualité, bien que ce soit la beauté, la grâce, c'est aussi le... Je vous écoute ?
Exactement, le naturel.
D'ailleurs, la véritable grâce est naturelle. Eh oui !
La plupart des gens pensent que la Nature c'est quelque chose de grossier, parce que l'on regarde les éléphants, les hippopotames. Mais cela ne veut pas dire d'abord qu'il n'y ait pas de grâce dans un hippopotame ! Mais cela veut aussi dire que la grâce de la Nature est quelque chose qui se découvre lorsque l'on ne lui résiste pas, et lorsque l'on se dégage de la vie ou de la zone de vie réactive, automatique.
D'un seul coup, on découvre que même si l'on n'ordonne pas au corps de faire un geste gracieux, comme pourrait le faire un danseur, le corps va l'exécuter de lui-même. Pourquoi ?
Parce que le corps, même si on lui donne certaines limites, c'est vrai qu'il en a, cependant, il ne faut pas oublier qu'il est fait par la force du Cosmos, par la force des intelligences cosmiques qui imitent le Geste Cosmique de la Vie. Et que ce Cosmos qui a créé tant de beauté, qui a créé tant de mouvement, ce Cosmos se retrouve donc dans le corps et le corps connaît le mouvement du Cosmos, cette grâce naturelle, que l'on pourra donc appeler une Grâce Divine !
Car sitôt que tu fais ce geste, à la fois gracieux, parce que lucide, gracieux et naturel, il y a immédiatement en toi une alchimie qui se passe. Le Cosmos qui a créé ta Matière peut alors rayonner et tu deviens effectivement plus rayonnant. D'un seul coup, il y a une lumière ! Tu deviens magnétique, tu attires les gens ! Ils ne savent pas pourquoi mais ils sont bien quand ils sont près de toi. Et tu ne comprends peut-être pas pourquoi mais cela se passe !
Alors, soyons lucides, soyons la grâce, le naturel, soyons dans le corps.
Alors, je vais le découvrir d'abord. Qu'est-ce que j'ai dans un corps ?
Tout le monde le sait. Des pieds, des genoux, des cuisses, des fesses, un bassin, des épaules, des bras, le cou, la tête. Tout le monde connaît cela. Mais l'as-tu déjà ressenti ? Et tu déjà allé à la rencontre de ton corps ? Et tu allé à sa rencontre ?
Non ! Tu utilises cela, tu essayes de l'embellir, pour ta vanité ou pour plaire à Untel ou pour plaire au milieu dans lequel tu vis, mais tu n'as jamais essayé d'être en contact avec ton corps. Alors fais-le !
Ce n'est pas un acte abstrait et difficile. Je ne te demande pas d'envoyer des grandes vagues d'amour vers tes pieds. Tu ne seras plus motivé dès demain ! Tu verras simplement que tu as un cor aux pieds, que ce corps te fait mal et tu n'auras pas envie d'envoyer une vague d'amour ! Tu demanderas au contraire au bon Dieu pourquoi est-ce qu'il a fabriqué un corps qui puisse avoir des cors aux pieds !
Je te dis simplement : vas voir ! Dans un acte de conscience, de présence, de lucidité, ressens tes pieds. Voilà, ressens-les.
Comme lorsqu'ils te font très mal et que tu vas essayer de les détendre dans un bon bain de pied. Ils attirent toute ton attention parce qu'ils lancent, ils font mal, toute ton attention est dans tes pieds. Eh bien, n'attends pas d'avoir mal pour y apporter cette présence ! Apporte-la maintenant que tout va bien !
Voilà ! Mets la présence dans tes pieds.
Et qu'est-ce que tu remarques ? Tu remarques qu'il y a toute une vie qui se passe. Un pétillement, une circulation que tu ne connaissais pas, que tu ne ressentais pas. D'un seul coup, tu te sens donc avec des pieds terriblement vivants et d'un seul coup, ils te sentent qu'ils sont intelligents. Eh oui ! D'un seul coup, ils te disent : “Ne mets pas des chaussures si serrées s'il te plait, j'étouffe là-dedans. Un de ces jours, je vais t'envoyer un cor aux pieds. Ne mets pas des talons aussi hauts qui te font perdre l'équilibre !”
D'un seul coup, il semble que là où tu amènes donc la vie, tu amènes aussi l'intelligence et qu'une communication s'installe et que tu sais d'un seul coup comment te chausser. Tout en te chaussant beau, te chausser sain.
Ne croyez pas que je sois un écolo ! Non !
De la même manière maintenant, sois présent dans tes mollets. Pose ta lucidité, ta conscience là. Tu vas sentir de nouveau le même picotement, la même circulation d'énergie. Tu auras plus conscience de la circulation du sang, par exemple, ou de la circulation des énergies étheriques. Et de la même manière, tu ressentiras communication, indication.
“Prends un peu plus soin de tes jambes. Ne les maltraites pas !”
Alors il se trouve que tu ne sais rien sur la santé des jambes. Eh bien c'est pour toi l'occasion d'aller t'instruire, d'aller dans une librairie, d'acheter un livre qui te dise comment est-ce que l'on entretient ses jambes, la circulation du sang, la santé musculaire, etc. Et d'un seul coup, tu apprends quelque chose. Et c'est tes jambes qui te l'auront indiqué.
Et peut-être dans cette librairie tu rencontreras en même temps quelqu'un qui est ou médecin ou méditant, qui te parlera ou à qui tu parleras et qui t'indiquera une meilleure science. Qui t'invitera peut-être chez lui, chez elle. Et de fil en aiguille, voilà que d'un seul coup tu appartiens à un groupe de méditation, un groupe qui s'envole aux Indes et qui va vers le gourou de ta vie !
Et tout cela grâce à quoi ?
À ta jambe !
Qui m'aurait donc dit qu'une jambe peut être si précieuse dans la vie ? Eh oui ! C'est souvent un petit chaînon. Mais le chaînon est important pour avancer toute la chaîne.
Maintenant, pose ta lucidité, ta présence dans tes genoux. Ressens bien tes genoux !
Non pas, iiigggnnn, je vais essayer de sentir mes genoux, non !
Sois souple, ouvert. Pose ta conscience, ton attention dans tes genoux. De la même manière, écoute l'impression. Cette impression est une indication sur ce que tu dois éventuellement faire pour tes genoux.
Peut-être que tu n'as pas d'impression aujourd'hui, pas de communication aujourd'hui, mais si tu fais cela chaque jour, tu auras une indication. Tu ne l'interpréteras peut-être pas clairement, tu ressentiras simplement qu'il y a un besoin. Clair de ce besoin, tu iras t'en instruire dans un livre, dans un groupe.
Porte ton attention sur les cuisses... sur le bassin... le dos... le ventre...
Et remarque de quelle manière, sitôt que tu portes l'attention quelque part, cela range l'endroit. Tu places ton dos plus souplement et plus droit. Et tu ranges ton ventre. Tu retends un peu les muscles s'ils étaient trop relâchés. Tu replaces l'estomac à la bonne place, ce qui est important pour qu'il fonctionne bien. Et le bas étant rangé, les poumons peuvent donc s'ouvrir et mieux respirer.
Porte ton attention sur les bras... le cou... le menton... la face... l'arrière de la tête... le haut du crâne...
Et maintenant, dans ton corps tout entier, plonge ton attention ! Et sois éminemment présent !
Sois éminemment là, éveillé, à l'écoute !
En même temps que tu es à ce point éveillé, ton observation est accrue. Tu verras davantage de choses. Tu verras d'une façon plus précise. Tu entendras aussi davantage de choses. Tu sélectionneras plus rapidement ce qui est intéressant de ce qui ne l'est pas.
Donc ton fameux problème du discernement se trouve en partie résolu. Parce qu'une grande partie du discernement provient de la capacité d'être attentionné au cours de l'événement ou au cours de la conversation. Cela dépend donc aussi de l'observation. Une autre partie du discernement provient de la maturité, puis, plus loin, de la sagesse. C'est vrai.
Sois donc bien présent.
Lorsque tu habites de cette manière là, véritablement, ton temple, ta maison, tu es plus intelligent. Eh oui, tu l'es davantage !
Pourquoi ?
D'abord parce que, c'est vrai, ton esprit est éveillé, je viens de le dire. Donc tu as plus d'observation. Mais aussi parce que ce que je vais appeler ton “Moi Je”, est davantage manifesté. De ce fait, tu sors de cette conscience de groupe, cette vie subjective, automatique, et tu entres dans une vie objective où tu vas te manifester, où tu vas avoir tes opinions, où tu ne vas pas simplement suivre le groupe, où tu ne vas pas forcément suivre celui que tu considères comme plus évolué que toi.
Tu vas chercher à comprendre. Même si tu sais qu'une telle personne est définitivement plus évoluée que toi, cependant, tu vas chercher à comprendre, afin de pouvoir peut-être faire comme la personne, c'est certain, mais de le faire en toute compréhension et en toute intelligence, et pas parce que tu vas te soumettre !
C'est pour cela que je le dis et je le répète, je n'aime pas du tout que l'on m'écoute ! Eh non ! Je n'aime pas du tout que l'on m'obéisse, je n'aime pas du tout que l'on m'apprécie ! Si l'on pouvait mettre un petit peu de catch d'ailleurs dans les réunions, cela ne me dérangerait pas. Simplement, je ne crois pas que mon canal soit assez équipé en muscles pour pouvoir faire l'affaire dans ce genre de réunion !
J'aime bien la contradiction. Je veux que tu me dises, je veux que tu dises à Dieu et à la vie ce que tu penses !
Ce qui ne veut pas dire que je t'ouvre les portes vers la contradiction à tout prix et dans toute direction, simplement pour, en fait, t'imposer vis-à-vis des autres. Il ne faut pas prendre la contradiction pour un moyen de dominer un groupe, dominer ton voisin ou dominer tes collègues au travail. Tu ne dois pas te déterminer, par caprice, et pour dominer les autres, tu dois te déterminer pour toi-même, pour ton bonheur d'exister, pour la force d'exister que cela t'apporte.
“Tu dois te déterminer pour toi-même, pour ton bonheur d'exister, pour la force d'exister que cela t'apporte.”
Puis tu mets ensuite cette force au service de l'idéal, par exemple, que tu défends, si tu en défends un.
Mais à ce moment-là, tu le porteras et le défendras souplement et sans le moindre risque de fanatisme, alors que dans l'autre cas, cela peut devenir du fanatisme. Et tu ne sers ni Dieu ni les anges à ce moment-là ! Tu sers ta folie, un point c'est tout !
Donc, voilà que de la vie de groupe automatique, je me réveille, j'apparais, j'existe, je pense, véritablement.
Penser véritablement
Mais sais-tu ce que c'est que de penser véritablement ?
Tout le monde croit penser parce que chacun a un avis surtout et que l'on en discute fébrilement à chaque heure du jour. Et que cela est prétexte à grandes réunions, à grandes élections aussi !
Mais est-ce véritablement de la pensée ? Est-ce que c'est vraiment de la pensée ?
Ou est-ce que ce n'est pas simplement un a priori partagé avec d'autres qui ont aussi des a priori, parce qu'ils sont en train plutôt de protéger, par exemple, leurs intérêts à la banque, ou le système qu'est la Sécurité Sociale, ou le système que sont les assurances, ou un supposé contrat pour l'avenir ! Sitôt qu'une décision est prise en considérant la peur et les intérêts, surtout s'ils sont très personnels, surtout s'ils cherchent toujours à “se préserver de”, à ce moment-là ce n'est pas de la pensée que vous articulez, que vous émettez, c'est de la peur, uniquement de la peur !
Alors elle peut vous paraître être une pensée parce que vous l'intellectualisez apparemment, mais ce n'est ni de l'intellect, ni de la pensée, c'est de la peur !
Une peur dont vous prenez conscience c'est que vous partagez avec les autres et vous appelez cela de la politique ! Eh oui, de la politique ! Qu'est-ce que la politique ?
C'est pour ça que je n'ai jamais voulu devenir un politicien ! Parce qu'il ne s'agit pas d'administrer un pays, il s'agit d'administrer des secteurs de la vie sociale, de la vie artisanale, de la vie industrielle, qui sont noyés par la peur. Et il faut toujours trouver un moyen de les préserver de cette peur, de les préserver du crash, de les préserver de ceci, de les préserver de cela.
Au lieu de se dire : je suis une nation. Il y a des consommateurs, dont je suis. Il y a un patron, un artisan, un fabricant, un producteur de quelque chose, dont je suis. Donc, quel problème peut-il y avoir ? Quel mauvais avenir, mauvais futur peut-il avoir ?
Il n'y en a pas ! Mais il n'y en a pas, réveille-toi un petit peu ! Il n'y en a pas !
Bien sûr tu vas me dire : “Est-ce que tu connais les chiffres du chômage ? Es-tu conscient du déficit de la Sécurité Sociale ? Es-tu conscient que certains n'ont même pas de couverture sociale ? Es-tu conscient de ceci, es-tu conscient de cela ?”
Eh oui ! On me propose toujours de devenir plus conscient des problèmes de la Terre, alors qu'on ne s'occupe que de cela !
Bien sûr j'en suis conscient ! Mais je ne vois pas les choses de la même manière ! Je considère que les remèdes qui seraient efficaces pour répondre à tous ces inconvénients, ces remèdes-là, pour te les faire comprendre, je dois utiliser de longues conversations qui s'apparentent à la spiritualité, alors qu'en vérité c'est tout simplement :
Comment est-ce que je vis ma vie ?
Comment est-ce que je suis un citoyen ?
Comment est-ce que j'organise la vie sur la Terre ?
Il se trouve donc que toutes ces peurs de l'avenir ne sont non simplement pas de la pensée, et s'en préserver ne résout qu'un problème, ne prévoit pas du tout l'avenir, mais cela en crée d'autres. Et cela crée toute une politique complètement faussée qui, au lieu de porter une nation, va l'appauvrir, qui, au lieu de responsabiliser les citoyens, les épanouir vers des métiers qui correspondent à chaque individu, va devenir un système, un système de plus en plus systématisé. Dans ce système l'on va s'y sentir mal et l'on va à la suite, alors que des générations auront été utilisées pour construire un tel système, renvoyer tout le système !
Et on dit : “La société ça ne vaut rien, je veux bien la sécurité sociale mais qu'est-ce qu'il me faut cotiser, c'est injuste !”
Alors tu la veux, tu la veux pas, tu cotises, tu cotises pas ? Tu choisis ! Les pieds dans les chaussures, le matin, je choisis, je cotise, je cotise pas ? Si je cotise, je ne pleure pas, je ne crie pas, je ne ronchonne pas, je cotise. Puisque tu te sens bien en assurant ta maladie, et bien sois heureux au moment où tu verses ta cotisation, souris, chante, “alléluia, j'ai cotisé, je ne risque plus rien !” Ça devrait te faire cela n'est-ce pas ? Mais c'est tout le contraire, l'homme est incohérent ! Il dit : “Ha ! il faut encore que je cotise !” Et où veux-tu que l'on aille chercher les sous ? Qu'on les attrape chez les extraterrestres peut-être ?
Il faut donc non seulement être logique mais aussi assumer le système que, non seulement les responsables ont peu à peu créé, mais s'ils l'ont créé c'est pour répondre à tes peurs. Et j'ai bien dit à tes peurs, non pas à tes besoins, mais à tes peurs !
Car qui t'empêcherait de créer ton propre compte qui s'appellerait Sécurité Sociale ? Qui empêcherait chaque citoyen d'assumer cette partie-là, de se rendre responsable de cela et de le prévoir, systématiquement, comme l'on cotise nationalement, prévoir un budget ? Éventuellement, la nation pourrait y ajouter ce quelque chose qui fait qu'au fur et à mesure des années qui passent, les prix seraient comme automatiquement ajustés, couverts donc. Qui empêcherait cela ? Personne ! Mais personne ne le veut non plus !
Car on ne veut pas être prévoyant, il faut que le système soit prévoyant pour soi ! Et c'est ainsi et c'est sur le même modèle que l'on construit et que l'on dénature les religions. On ne veut pas construire sa propre spiritualité, on crée un système, rempli d'illusions, qui nous donne l'impression de cette sécurité.
Alors il y a les péchés, eh bien il y a les Ave et les Pater. Tel genre de péché ? Ne t'inquiète pas, c'est calibré, c'est tant d'Ave et tant de Paters ! On connaît, ça a été essayé et prouvé à travers les siècles, garanti !
C'est le même système que la Sécurité Sociale, Sécurité Cosmique, un point c'est tout !
Mais la même défaillance en est à la base : je ne veux pas me comprendre moi-même, je ne veux pas comprendre ce qu'est la vie, quels sont les moyens de la vivre et ce que je dois y faire.
Mais sitôt que je m'interroge, alors je n'ai plus besoin ni de Sécurité Sociale, ni des Ave et des Pater pour compenser mes fautes. Je suis face à Dieu, je le regarde et je me dis : “Seigneur, si je dois être malade, il doit y avoir une bonne raison que mon âme connaît, que tu connais aussi. Mais c'est sans doute ma seule responsabilité, j'assume ! N'oublie pas quand même de m'envoyer l'amour, le soutien, la consolation pour m'aider sur ce chemin difficile. Mais je porterai cette croix !”
Et de la même manière, si j'ai fait des fautes, je regarde le Seigneur droit dans les yeux et je lui dis : “Écoute, aujourd'hui c'est vrai, j'ai eu mon petit quart d'heure ! J'étais complètement inconscient, complètement automatique. Ou bien de façon délibérée, je voulais absolument faire cette crise, je voulais absolument dire à untel ses quatre vérités, je me suis un peu emporté ! Dès demain, je vais compenser soit avec plus de contrôle, soit en allant m'excuser auprès de mon camarade, soit en faisant un acte de partage, d'écoute, de soutien, n'importe quoi, de façon à compenser.” De cette manière là, tu es quitte avec la Loi. Tu construis. Tu as fait quelque chose mais tu construis derrière, tu es en équilibre.
Voilà dès demain comment il te faudrait vivre, lucide dans ton corps, lucide face à tes actes, être capable de dire “j'ai fait ça”. Et non pas “on m'a fait faire ça, on m'avait dit que !” Non ! “J'ai fait ça !”
Ne pas dire à un agent qui vient de vous prendre en défaut, ne pas lui dire que le feu était encore à l'orange ! Tu as passé au rouge, il le sait, tu le sais. Dis : “oui, c'est vrai, j'ai passé. Monsieur l'agent, ça me coûtera combien ? Bonne soirée.”
Tu verras, il va te regarder, ne plus savoir s'il est encore sur la Terre ou déjà sur Vénus, se dire “il y a une nouvelle race de conducteurs qui est née.” Il fera la fête, il ne voudra plus être agent de la circulation et il voudra redevenir conducteur lui aussi ! Pour se joindre à cette collectivité si sympathique !
Donc, dans un premier temps, tu verras que tu te sens plus capable d'assumer tes propres erreurs et je dis bien tes propres erreurs.
Avant de penser que tu seras très intelligent pour avoir un comportement très sage, pour avoir tout de suite le bon mot, pour avoir tout de suite le grand geste, pour avoir tout de suite cette grâce. Apprends à assumer tes erreurs !
“Apprends à assumer tes erreurs !”
C'est dans ce geste-là que tu te fortifies.
Bien sûr, les grands gestes, cela aussi te donnera confiance. Le jour où tu réussiras quelque chose que tu croyais ne pas pouvoir réussir et que tu seras félicité, bien sûr, cela va te faire un bien fou ! Mais ce n'est pas véritablement cela qui construit. Non ! Tu pourrais éventuellement réussir 10 000 choses dans la journée. S'il te reste ce petit endroit où tu te crois petit, alors tu ne verras même pas tes victoires. Tu ne verras même pas que tu es déjà arrivé.
[...]
Et c'est là que, plus loin que la prière, je découvre ce silence fabuleux de la méditation.
J'écoute, j'écoute, j'écoute...
Je suis à l'écoute de cette autre nature qui va s'éveiller dont je vais prendre conscience si tôt que j'aurai calmé tous mes attributs physiques, mes sens et mes pensées.
J'écoute.
Le pouvoir d'écoute
Si l'homme a un pouvoir, un vrai, au-delà des pouvoirs psychiques, c'est son pouvoir d'écoute.
Et tu concluras avec moi que le monde entier est accablé de ce mal qui dit : “Je ne t'entends pas, je ne t'écoute pas !”
Si je ne m'écoute pas moi-même à l'intérieur, je ne vais pas écouter les autres non plus ! Je ne vais d'ailleurs pas m'entendre moi-même quand je parle ! Je ne suis même pas conscient de ce que je dis.
“Ah oui, moi j'ai dit ça ? Oh mon Dieu, ce n'est pas possible ! Ah oui, moi je pensais ça il y a cinq minutes ? Mon Dieu, mais pourquoi je pense tout le contraire maintenant ?”
Parce qu'entre-temps, tu as rencontré quelqu'un d'autre, son aura été la plus forte et voilà, tu es teinté et ta pensée a changé.
Donc, non seulement pour que tu existes, mais aussi pour que vive le Monde... Tu vas me dire : “Je m'en moque du Monde !”, c'est ton droit ! Mais petit à petit, et quoi qu'il arrive, un jour tu t'intéresseras au Monde.
Pour que vive le monde et pour qu'il progresse, deviens cette lucidité !
Fais chaque jour le choix d'être vivant, d'assumer tes relations, même si elles te semblent très inconfortables, même si elles te semblent demander un effort. Qu'importe ! Il y a de toute façon toujours des notions que tu comprends de travers ! Alors réfléchis à la plupart des notions qui mènent ta vie et découvre, soit dans les livres, soit auprès des plus avancés, soit parce que tu rentres en méditation, écoute une autre version [...]
[...] et des attitudes qu'il est bon d'avoir.
En fait, l'homme n'est que cela, une suite d'attitudes mal interprétées, mal orientées. D'abord parce qu'il n'est pas suffisamment éveillé ni vivant. Ensuite parce qu'il essaie d'être vivant mais avec les mauvaises notions, en mettant Dieu à la mauvaise place et les anges là où il ne faut pas et où ils ne sont pas. Puis un jour, finalement, il commence à comprendre et c'est là, en même temps, que Dieu commence d'exister.
Dieu pour toi commencera à être quelque chose de totalement objectif, comme une Lumière intérieure que tu sens, qui t'encourage, qui te renforce, qui est une protection et qui t'inspire. Sitôt que tes principes, tes notions deviennent de plus en plus justes.
Quel est le Juste ?
Le Juste
Pour ne pas rentrer dans trop de détails puisque je viens en partie déjà expliquer ce sujet là, je dirais que le Juste c'est l'envers de la peur, de la frustration. C'est à l'opposé de toutes ces notions qui te déshumanisent !
C'est ça le Juste.
Alors désormais, dès demain, pour être Juste et pour être en vie, regarde les événements, observe-toi dans l'événement. Et si tu ne sais pas ce que tu dois dire, si tu ne sais pas ce que tu dois choisir, observe d'abord, bien avant, l'endroit où tu as peur.
Et en défaisant cet endroit, tu verras en même temps qu'apparaît la solution, ce que tu dois dire, ce que tu dois faire.
Là bien sûr, encore une fois, après pour assumer ton choix, il te faudra sans doute de la force. Si au milieu d'un pays où il ne règne que la dictature, d'un seul coup tu dis : “Non, moi je ne crois pas en toi, je ne me soumettrai pas !”, il te faudra assumer ta mort. C'est certain ! C'est ça le risque d'être en vie ! Le risque d'être vivant ! D'être debout dont je t'ai parlé tout à l'heure ! Il te faudra effectivement assumer ta mort !
Donc à ce moment-là, ta prochaine étape philosophique et spirituelle, c'est de méditer la nature de la mort.
Car sitôt que tu aurais donc des appréhensions ou une notion fausse sur la mort, tu retomberais dans la peur, tu retomberais dans le cercle des moutons et toute l'histoire repart ! Tu aurais bien voulu faire ce que je t'inspirais mais... il y avait la peur de mourir.
Et comme cela au fur et à mesure de la journée, tu t'aperçras que de faire une peur, c'est créer un choix, créer un choix c'est l'assumer. L'assumer c'est être face à une autre peur, qui est une énigme encore plus philosophique, encore plus profonde, qui réveille une peur encore plus grande. Et d'un seul coup, tout te paraîtrait tellement interminable et au-dessus de tes forces que tu enverrais toute la spiritualité promener !
Je te comprends !
Cependant, sitôt que tu déclenches le phénomène, ton âme est éveillée, ce Dieu qui jusqu'alors était endormi est éveillé.
Il ouvre l'œil dans le triangle et il se dit : “Je vais le pousser, je vais le pousser !” et il te donnera la folie d'avancer !
Ce qui fait que sur le coup, oui, voilà un pays, la dictature, tu dis “non”, tu vas mourir. Et d'un seul coup tu conçois la mort différemment. D'un seul coup tu te dis “je meurs pour la libération” ou “je meurs pour donner l'exemple” et tu es sûr que d'ici quelques mois, quelques années, la dictature s'écroulera. Parce que de ta mort viendra l'éveil chez d'autres personnes qui diront “non”, qui se regrouperont et qui renverseront la dictature.
Ou bien d'un seul coup, tu as l'illumination de ce qu'est ce passage et tu te dis : “Mais finalement il n'y a pas de mort. Je passe hors de mon corps, je vais endurer bien sûr cette souffrance physique ou pas, cela va dépendre de la méthode, de la mise à mort. Mais de l'autre côté je serai vivant et je vais revenir très vite.”
Et c'est ainsi que meurent les élèves, les initiés. Soit dans l'exaltation de leur cœur en pensant qu'ils vont ainsi polariser la pensée des autres pour que ceci ou cela advienne. Soit en ne se trompant pas sur le sens des choses et en voyant la vie partout.
Bien sûr, pour toi qui débute, pour toi qui avait de nombreuses peurs, tu dois tout repenser ! Mais qu'importe ! C'est vers la Liberté que tu marches à ce moment-là ! Et si ton âme grâce à cela a déjà levé un peu de sa paupière, alors tu n'es plus seule à faire l'effort. Elle te pousse et elle n'arrêtera pas ! Elle est l'entêtement qui te fera poursuivre, même le jour où tu voudrais tout arrêter ! Elle est l'entêtement qui te fera poursuivre, même le jour où tu serais fatigué et rempli de doutes, et rempli de peur encore une fois !
Elle te permettrait de voir plus loin que tout cela !
Et puis il y a les amis, il y a les groupes avec qui tu peux partager. Qui peuvent t'aider à un peu mieux penser et donc te libérer.
Consécration
Je te souhaite d'accomplir toutes ces choses, mais n'oublie pas la consécration. Ce n'est pas de la magie, ce n'est pas de la religion. C'est une vie vécue en bonne intelligence. Tu as faim, tu manges. Tu as soif, tu bois. C'est une vie faite en bonne intelligence !
Tu es vivant, il y a des multitudes de forces. Il y a celles qui te nourrissent, il y a celles qui te vampirisent, alors consacre !
Nétoie, consacre, nourris.
Et les choses iront mieux, tu verras !
Avant que je te quitte, je voudrais reprendre l'exercice.
Je voudrais que non seulement quelque chose soit ensemencé plus profondément en vous, mais aussi que vous soyez capables de le porter dehors.
Tous ensemble, rendons-nous conscience d'être ici et maintenant.
Le cercle.
Le point.
Le point.
Et je dis : je reçois.
Je reçois.
Je reçois.
Abandonne.
...
Maintenant, rayonnons ! Même si c'est un acte imaginaire, l'énergie suivra.
Rayonnons sur le Monde !
Partageons cette Conscience, car c'est elle seule qui peut amener la Paix, la Communication, la Justice.
Envoyer la paix est une bonne chose. Cependant, comme vous dites vous-même, c'est un peu un plâtre sur nos jambes de bois. Envoyez la Conscience, la Paix suivra.
C'est un lien, maintenant, toujours par votre imaginaire, votre visualisation, entre le point brillant qui est l'Humanité et le point brillant qui est la Hiérarchie, les Guides, les Frères Aînés.
Créez un pont de lumière entre ces deux points, de façon à ce que ces deux Royaumes travaillent ensemble et ne soient plus simplement la place réservée des plus intuitifs ou des plus psychiques d'entre vous. Et que cela soit une opération continue partagée par tous dans les générations futures. Car il n'y a pas de raison que les frères spirituels, les frères libérés et l'Humanité soient séparés.
Et maintenant ne pensez plus, ni à eux, ni à nous, ni à moi, ni à Dieu, ni à la spiritualité !
Maintenant, soyez heureux !
Après le travail, après l'effort, après l'attention, sachez rire, être dans la joie ! Sachez vous décontracter totalement, de façon à ce que, ayant fait le plein de bonne humeur, vous soyez à même de reprendre l'effort, sitôt qu'il se présentera à vous.
À ce moment-là, oui, soyez des enfants, sachez vous amuser, vous amuser terriblement !
Alors quittez-moi, mais tout en vous amusant, tout en allant partager que ce soit votre repas ou votre lit avec quelqu'un que vous aimez beaucoup et avec qui vous allez rire ! Et poursuivez ce rire autant que vous le pouvez, même si vous recevez des factures, et même si vous pensez que Dieu ne comprendra jamais les factures ! Et pour cause, ce n'est pas lui qui les a créés, je vous l'accorde ! Cependant, il peut être la petite fée qui vous fait trouver quatre sous de plus, pour régler la facture à la fin du mois.
Il ne faut pas oublier que les ouvriers bienveillants ont des trésors de Bonté. Ils sont magiciens, ils peuvent faire des tas de choses pour améliorer la vie de tout un chacun ! Mais encore faut-il être magnétique, avoir suffisamment de joie en soi-même pour qu'il trouve la cohabitation agréable, et être décidé à progresser.
Sitôt que vous avez ces trois points lumineux dans votre aura, vous n'êtes plus seul ! En plus de Dieu qui commence à exister, les ouvriers bienveillants ne vous lâchent pas, et vous marchez dans la main avec un confrère ou une consœur, si cela vous plait et si vous le préférez. Vous pouvez imaginer qu'il y a une petite fée, peu importe !
Allez, maintenant ne pensez plus à moi et allez vous amuser ! C'est un conseil !
Autant que je vous conseille la prière, je vous conseille aussi de rire !
Allez, que l'on se quitte dans un grand rire !
Au revoir !
(Date de la conférence : 07 05 1993)