
🔹 Ne pas trop définir un Maître 🔹 Le travail de l'homme 🔹 Votre Engagement Spirituel 🔹 La bonne posture pour écouter 🔹 Se placer dans le cœur 🔹 Être spirituel à temps plein 🔹 Voie plus courte, voie plus longue 🔹 Pourquoi suis-je venu sur Terre ? 🔹 La Vie, la Conscience, le Feu et la Matière 🔹 Les pensées fausses 🔹 Construire 🔹 L'histoire d'amour 🔹 “Tous les moyens sur Terre vous sont donnés pour que vous puissiez avancer.” 🔹 La solitude et l'abandon 🔹 Vivre avec les autres 🔹 La lutte, la violence 🔹 La personnalité 🔹 “On” 🔹 Se retirer de la collectivité 🔹 Travailler 🔹 La Volonté 🔹 “Je veux” et “Je suis” 🔹 La violence et le Mental 🔹 La Spiritualité 🔹 Le sommeil 🔹 La nature du Mental 🔹 Le “Nous” 🔹 Plusieurs niveaux d'individualité 🔹 Qu'est-ce que l'âme ? 🔹 Aller dans l'action 🔹 S'ouvrir 🔹 La vie du disciple et de l'initié 🔹 Vous êtes la Vie Solaire 🔹 S'engager 🔹 Se rappeler - Sortir de l'oubli 🔹 Acceptez de travailler ! 🔹
Pouvez-vous nous donner une explication sur les subtiles différences s'il y a entre l'Âme, la Conscience Supérieure, le Maître intérieur, y a-t-il une différence et comment peut-on l'expliquer ?
Bonsoir, je vous souhaite à tous la bienvenue et avant de répondre à la question intéressante qui m'est posée, je vais vous faire mon petit discours pour vous expliquer comment est-ce qu'il faut m'écouter et comment est-ce qu'il faut se servir de moi. C'est un petit discours que je tiens à faire à chaque fois mais il est utile de le répéter. Bien sûr, je ne vais pas m'apesantir sur cette question qui suit car comme je vous l'ai déjà dit souvent, je préfère non pas rester un mystère mais plutôt un nuage.
Pourquoi un nuage ?
Ne pas trop définir un Maître
Tout simplement parce que quand une entité n'est pas bien définie, elle a tout le loisir de rester légère et de pouvoir pleuvoir ses formes-pensées ou ses pensées-semences un petit peu partout. Tandis que, sitôt qu'elle n'est pas trop définie, soit parce qu'elle a donné suffisamment d'informations, soit parce que quelqu'un l'ayant raconté se met à trop en dire, à ce moment-là l'entité devient limitée à ce que l'homme peut interpréter et imaginer. Et sitôt que l'on imagine un guide ou un Maître être ceci, devoir faire ceci, devoir penser cela, automatiquement on devient quand même perméable.
Ce que je veux dire par là, c'est que d'autant moins que vous connaissez et la nature et l'action d'un Guide ou d'un Maître, vous ne construisez mentalement aucune pellicule. De ce fait, il peut continuer à rayonner sur vous ses formes-pensées, ses pensées-semences et vous y demeurez fertile. Alors que dans le cas inverse, vous ne le seriez pas.
Je ne peux pas démontrer le fonctionnement de cette loi, ce qui fait que je vous demande de l'accepter, juste pendant quelques minutes, le temps de notre échange. Ensuite, vous pourrez penser ce que vous voulez, cela m'est bien égal ! Car je ne vais pas être responsable de vos interprétations. Mais qu'il soit simplement dit pour notre relation d'aujourd'hui que vous ne devez rien penser à propos de moi, ni rien émettre, si ce n'est simplement être réceptif à des paroles et aux couleurs qui sont dans ces paroles, aux sons. Ainsi, petit à petit, vous allez vous ouvrir à quelque chose que je n'ai pas créé pour vous, que je ne vous donne pas depuis mon Ciel, mais qui est en vous.
Tout ce que l'individu va essayer au fur et à mesure de ses longues vies de développer, c'est uniquement les moyens d'entrer jusqu'au cœur et au creux de lui-même. Un Guide ou un Maître, en fait, a une fonction accessoire, primordiale, bien sûr, à certaines étapes, mais tout à fait accessoire, car en fait, il ne donne rien, il ne fait qu'indiquer la voie.
Seulement, voilà que par rapport à une Humanité qui se sent lourde, qui n'est pas volontiers d'ailleurs obéissante, pas plus que suffisamment intuitive ou sensitive pour comprendre le bien fondé de certaines réclamations des Guides, voici que l'Humanité ne sait pas toujours observer une façon de vivre, une façon d'aimer, une façon de penser, de façon à aller par elle-même et toute seule dans ces chemins où l'on va au cœur de la vie, au creux de soi-même.
Ce qui fait que tant que l'homme est indiscipliné, qu'il n'a pas d'intuition ni de sensitivité, bien il va lui falloir passer par le Guide qui va lui rappeler en fait les choses élémentaires. Mais une fois que l'homme a éveillé suffisamment le monde intuitif, sensitif, ou bien le monde mental, mais en y ayant fait pousser les pensées les plus justes et les plus pures, à ce moment-là, le Maître ne devient plus qu'un frère à part égale. Peut-être un ancien à qui l'on demande de temps en temps une goutte de courage, un petit conseil. Mais en aucun cas il n'est plus celui qui apprend tout, qui dévoile tout, comme cela se passe tant que l'on est un disciple débutant.
Donc, en même temps que vous avez besoin d'un Guide, d'un Maître, d'une Hiérarchie, d'un Dieu, en même temps vous allez éprouver cet inconfort, ce désagréable inconfort de ne pas avoir ni leur présence, ni leur proximité. Ceci de façon à ce que chaque fois vous alliez puiser en vous-même les énergies, les outils et l'art de les manier pour aller trouver cette vérité qui est au plus profond de vous.
Certains vont la nommer peut-être Dieu, ou bien l'Âme, ou le Moi intérieur, ou le Soi Supérieur, peu importe ! Quelles que soient les définitions, ce qu'il faut c'est simplement aller un peu plus loin que l'endroit où vous vous trouvez. Ce n'est pas forcément vis-à-vis de l'Âme que vous allez faire tous ces efforts. Ce n'est pas forcément pour la rejoindre ou devenir l'Âme. Quelques fois les efforts de toute une vie sont portés à suffisamment bien développer en harmonie et en beauté le corps astral ! Ou alors des fois il faut toute une vie pour suffisamment bien développer, éveiller et purifier le corps mental !
La rencontre avec l'Âme n'est pas accessible tout de suite. Ce qui ne veut pas dire que vous devez vous désespérer. Et encore une fois, accepter un discours qui vous place Dieu chaque fois plus loin, comme par malédiction. Je ne veux pas non plus dire qu'il y a des raccourcis et que l'on peut par certains moyens gagner du temps pour aller vers l'Âme. En fait, aller vers l'Âme, devenir l'Âme ou devenir Dieu ne représente pas un but en soi. Bien sûr, quelquefois nous nous servons de ce concept pour mobiliser les individus.
“Aller vers l'Âme, devenir l'Âme ou devenir Dieu ne représente pas un but en soi.”
Pour les plus émotionnels des individus que nous rencontrons, il est bon de leur dire ce genre de choses. Ainsi, l'aspect supérieur de leur corps astral entre dans une grande fusion, dans une grande exaltation. Et c'est grâce à cette énergie que leur foi, vécue sur le plan astral, depuis leur émotion donc, qu'ils arrivent à dépasser certains de leurs problèmes, qu'ils arrivent à se mobiliser suffisamment pour faire tel ou tel exercice. Ou bien pour entretenir tel et tel pensée plus élevée, pour aboutir, donc, à la prochaine étape.
Mais en fait, rejoindre l'âme n'est pas un but en soi.
Le travail de l'homme
Le travail de l'homme se situe dans l'intermédiaire entre cette vie physique, cette vie de la personnalité qui le préoccupe tant et, un jour, la rencontre avec l'âme. Dans cette intermédiaire, il a un ouvrage extraordinaire à accomplir. Mais malheureusement, par une spiritualité mal interprétée ou mal comprise, l'individu veut se dépêcher d'atteindre l'âme à tout prix.
Le voilà qu'il s'en remet à des ascèses difficiles, périlleuses, qui vont quelquefois abîmer littéralement le corps astral ou bien cette petite cristallisation qui est l'ego et qui a besoin d'être poussé jusqu'à son maximum pour que l'homme puisse devenir une pensée éveillée et agissante. Ce qui fait qu'au fur et à mesure de ses erreurs, le voilà alourdi d'une spiritualité qui ne l'a pas servi, qui ne l'a pas amené à Dieu et qui l'a rendue rancunier, même, vis-à-vis de tout groupement, toute ascèse, de toute Divinité. Ce qui fait que voilà un jour un homme qui s'incarne, qui est à la fois attiré par le spirituel et qui en devient le profond ennemi, d'une manière très inconsciente.
Et on ne comprend pas les agissements d'un tel personnage. Car le voilà capable, le voilà inspiré, le voilà qui a envie de faire et qui peut faire et le voilà qu'en même temps lorsqu'il est à l'intérieur d'un groupe, systématiquement il détruit, systématiquement il va apporter la brisure et il va en être profondément malheureux.
Ce genre d'individu ne peut pas être qualifié de caractère difficile par exemple, il vit un profond conflit et si on ne s'aperçoit pas à temps du conflit qui l'anime on ne peut pas l'aider. Et malheureusement le dernier recours que l'on puisse avoir c'est de le chasser du groupe.
Si au contraire on essaye de parler avec l'individu pour qu'il puisse sortir de son inconscient comme l'on dit aujourd'hui, de sa mémoire ancestrale, les motivations qu'il avait dans les autres vies, ce qui le guidait dans la spiritualité, et l'on s'aperçoit que voilà un individu qui s'est efforcé coûte que coûte à rejoindre l'âme. Qui pour cela s'est par exemple flagellé, qui pour cela a accepté de ne plus parler ou de ne plus manger ou de ne plus rencontrer le monde et de s'isoler comme un hermite. Et tout ceci étant profondément contraire à sa nature. Si ceci est exécuté quand cela va tout à fait avec votre nature il n'y a aucun problème mais quand cela est fait par une exaltation religieuse qui est en plus attisée par un conflit avec la Matière - “toi la Matière lourde, non je ne te veux plus !” - à ce moment là l'on se déséquilibre complètement. Et il faut quelquefois plusieurs vies jusqu'à ce que l'entité puisse de nouveau être une personne en équilibre. Savoir accepter autant la vie, l'action et l'expérience qu'elle représente et se consacrer tout autant à des choses plus contemplatives comme la spiritualité le propose.
Votre Engagement Spirituel
Autrement dit, si dès aujourd'hui vous voulez commettre votre premier pas, votre premier engagement spirituel, vous devez immédiatement chasser de votre esprit - je vous le demande, ce n'est pas un conseil que je vous donne, c'est plutôt une mise en garde que je vous fais. Le prix à payer pour ce genre d'erreurs est beaucoup trop cher ! - Alors dès maintenant, puisque c'est votre premier engagement ou bien admettons que vous renouvellez votre engagement, je vous propose de laisser tomber toute idée, tout concept que vous avez déjà construit à propos de ce qu'est le spirituel, de ce qu'est la Voie, de comment on doit y aller, qu'est-ce que l'on doit faire, qu'est-ce que l'on doit abandonner et de quoi l'on doit se charger.
“Je vous propose de laisser tomber toute idée, tout concept que vous avez déjà construit à propos de ce qu'est le spirituel.”
Ce n'est que si vous venez vers nous avec une pensée calme comme la surface d'un lac ou d'un miroir que nous allons pouvoir réellement échanger. Et échanger non pas ces mots, que je finis par ne plus aimer, parce que les mots vous voyez ce n'est pas quelque chose d'intéressant.
“Ce n'est que si vous venez vers nous avec une pensée calme comme la surface d'un lac ou d'un miroir que nous allons pouvoir réellement échanger.”
S'ils ne transportaient pas d'énergie je serais l'être le plus muet du monde ! Or il se trouve que, ces jours-ci, je suis le plus prolique et c'est bien parce qu'une énergie peut passer. Mais je vous demande de ne pas hérisser trop de principes, de préjugés. Vous me jugerez après, de tout votre poids, de toute votre conviction, vous me jetterez même aux poubelles, cela m'est égal ! Mais une fois que l'ouvrage aura été fait.
La bonne posture pour écouter
Donc pour l'instant je veux entendre des cerveaux qui ne font plus un seul bruit à part le son OM.
Je veux entendre un électroencéphalogramme plat.
Allez, on relâche, on expire, on relâche !
Ce qui fait que tout au cours de cette séance je ne veux pas que vous essayiez de me comprendre. Je voudrais arrêter cette activité, n'essayez pas de me comprendre !
Laissez-vous malaxer par mes mots, mes idées, comme par des mains, comme si je procédais à un massage. Laissez-vous masser ! Allez, c'est l'heure des loisirs, c'est l'heure d'une gentille rencontre et on se laisse mentalement et émotionnellement masser !
Ne résistez pas !
Ensuite vous pourrez reprendre vos résistances, c'est votre problème ! Mais ne m'empêchez pas d'accomplir mon travail, sinon immédiatement quittez cette salle ! Cela ne m'intéresse pas de travailler avec vous. Quiconque ne se sent pas l'envie ni l'humeur de relâcher ses pensées doit me quitter maintenant. Bien sûr il aura toutes mes bénédictions, mais je ne peux pas travailler. Alors je vous laisse quelques secondes de silence pour choisir.
(Silence)
Si vous avez choisi de rester, alors je vous demande de vous engager un peu plus loin.
Maintenant que l'électroencéphalogramme est plat, je vous demande de fermer les yeux et de placer votre conscience dans le chakra cardiaque, au centre de votre poitrine.
Nous n'allons pas faire un exercice de méditation. Je veux que vous appreniez à placer votre conscience dans les endroits qu'il faut pour obtenir soit des changements, soit des états, soit des fusions avec des substances qui vous intéressent, que ce soit la philosophie, la musique, l'art, peu importe, ou l'être aimé. Apprenez à vous placer dans le cœur.
“Apprenez à vous placer dans le cœur.”
Se placer dans le cœur
Lorsque vous êtes en action dans la vie, lorsque vous travaillez, lorsque vous échangez avec vos amis, vous êtes vous demandé où est-ce que vous situez votre conscience ?
Vous êtes simplement vivant, vous bougez, vous discutez, vous réagissez, mais vous n'avez pas l'impression d'agir depuis un certain endroit où se trouve une conscience plus forte. Vous n'avez pas l'impression de penser depuis un certain endroit où se trouve la véritable conscience. Ce qui produit un véritable éparpillement, ce qui fait que soudainement les énergies vont se trouver en abondance dans le corps physique et elles vont manquer tout autour du cerveau, de façon à ce que vous ayez un esprit beaucoup plus éveillé, un esprit avec plus d'à propos, un esprit plus riche de réponses et d'imagination.
Lorsque vous êtes, par exemple, autour d'une table et que vous discutez avec des amis, si vous observez avec toute votre sensitivité où se place votre conscience à ce moment-là et que vous suiviez le fil, étonnamment vous allez tomber au milieu du ventre.
Et il faut, par un geste beau de volonté et d'amour, que vous placiez ce témoin de la conscience dans un autre endroit.
Depuis là vous allez avoir un échange complètement différent avec vos amis ou bien avec vos collaborateurs au travail ou avec le monde entier et avec Dieu en personne quand il s'agira d'une méditation !
Pourquoi est-ce qu'il est important de savoir placer comme cela la conscience tout le long de l'arbre que représente l'homme ?
La position physiologique n'est pas importante. Cependant, le chakra qui sera à chaque fois concerné, cela est important.
Alors bien sûr dans les premiers temps, si votre chakra cardiaque n'est pas particulièrement éveillé et vivant, vous allez éprouver des difficultés à vous y mettre et à y rester. Peu importe ! Entraînez-vous ! Positionnez ce centre de conscience à cet endroit-là et à force de faire monter la Conscience, un jour elle y demeurera. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas simplement la méditation contemplative, celle que vous faites quand vous êtes bien assis et que vous consacrez une demi-heure ou une heure pour cela. Il y a toute une méditation à faire même lorsque vous êtes au travail, même lorsque vous êtes dans la famille ou avec les amis. Ce sont des réflexes à développer. La spiritualité est aussi une question et une matière de réflexe.
“La spiritualité est aussi une question et une matière de réflexe.”
Si vous consacrez juste une demi-heure ou une heure par jour par une technique de méditation, si vous consacrez juste ce petit temps à votre âme, au développement de vos différents corps subtils, afin qu'un jour l'âme puisse libérer les attaches qu'elle a avec la matière, eh bien cette petite heure ne sert pas à grand chose.
Qu'est-ce qu'une heure à côté des 24 heures que vous vivez, soit quand vous êtes actifs, soit quand vous dormez ? C'est ridicule, n'est-ce pas ? Alors que si vous êtes venus au Monde, ce n'est pas pour être un époux ou une épouse ou un enfant ou pour être votre profession. C'est bien pour, à plein temps, travailler à apporter à votre âme tous les éléments dont elle a besoin qui feront qu'au fur et à mesure elle se détachera de la Matière.
“Si vous êtes venus au Monde c'est pour, à plein temps, travailler à apporter à votre âme tous les éléments dont elle a besoin qui feront qu'au fur et à mesure elle se détachera de la Matière.”
Donc il est important d'être une conscience éveillée qui va savoir méditer autant activement que passivement. Ainsi lorsque, à la suite, vous allez passer à l'exercice plus contemplatif et méditatif, vous allez davantage réussir !
Alors comment je veux que vous viviez votre vie dès demain matin ? Puisqu'il va s'agir de prendre toute la vie, toute la journée comme un moyen de développer un état de conscience, une méditation à part entière.
Être spirituel à temps plein
Et je vous demande, dès le lever, d'abord de bien mettre vos deux pieds par terre.
Dès que vous vous levez et ayez fermement cette sensation :
“Je me lève et je pose mes pieds par terre.”
“Je m'incarne.”
“Comme un cosmonaute qui revient sur la Terre, je mets mes pieds au sol.”
Et lorsque vous prononcez soit ces phrases ou lorsque vous animez ce concept dans votre mental, vous devez avoir l'impression d'être comme un gros aimant qui attire toutes les énergies qui vont lui permettre d'agir efficacement et avec force pendant toute la journée.
Pendant toute la journée vous allez devoir faire face à des obstacles, faire face à des limites, des défis. Vous allez devoir supporter certaines choses ou vous exercer à les développer. Il vous faut donc de la force ! Il vous faut être éveillé !
La plupart des personnes ont en plein midi ou en plein après midi un taux de conscience qui n'est pas plus réveillé que le matin, pendant ces quelques petites secondes où l'on essaye de se tirer du sommeil. Eh oui ! Il y a énormément de personnes qui demeurent dans ce demi-éveil et demi-sommeil. Généralement ce sont des personnes qui ont accepté leur vie telle qu'elle est.
Je ne veux pas dire que dans la vie il faut lutter. Non. Je ne veux pas prétendre cela. Cela va en fatiguer plus d'un, donc je ne peux pas me servir de ce concept. Je prétends qu'il faut être réveillé. Et qu'il y a une multitude de choses vis à vis desquelles vous n'auriez pas de lutte à entretenir si vous aviez les yeux suffisamment ouverts ! Si vous aviez le cerveau suffisamment réveillé ainsi que le corps ! Si vous saviez suffisamment respirer pour continuer à entretenir l'éveil dans le cerveau, qui vous permet d'entretenir des idées claires et d'avoir des émotions authentiques, même si ce serait la colère.
Ce que je refuse dans l'état humain et ce que je veux vous faire comprendre - sinon il ne sert à rien que vous veniez me voir et que vous restiez. Il vaut mieux me quitter. Si vous n'êtes pas décidé à comprendre cela, mon Dieu, eh bien on se serre la main. Chacun reprend ses billes comme vous dites vous même - Ce que je refuse dans l'état humain c'est que l'homme se plaint de tous les problèmes dû à la rencontre avec la Matière. Cependant il ignore à quel point il dramatise, il amplifie ses problèmes parce que lorsqu'il se lève le matin il ne se réveille pas. Il est debout, il est levé, ça oui, mais il ne s'est pas réveillé !
Comment même alors pratiquer votre méditation ? Pas étonnant que vous ne puissiez pas être maître de vos pensées. Pas étonnant qu'elles viennent vous déranger en ribabmbelle comme une caravane de chameaux dans le désert. Pas étonnant non plus que vous vous endormiez soudainement une fois que la caravane de chameaux est passée. Pourquoi toutes ces choses ? Êtes-vous si imparfait ? La spiritualité est-elle si difficile ?
Mais non !
Si je pouvais te passer directement dans le cœur, la simplicité que représente la spiritualité, eh bien dès ce soir tu serais parmi nous là-haut, dans les temples dans lesquels résonnent sans arrêt des gongs. Eh oui. Pourquoi des gongs ? Non pas parce qu'on a besoin d'une musique pour ne pas s'endormir, nous non plus, mais parce que le rythme de ces gongs rythme la vie des hommes. Le rythme de notre gong imite et transporte le rythme de la pulsation cardiaque de l'homme.
Ce qui fait que ce lieu que l'on a pris l'habitude d'appeler Shambhala, qui est l'endroit où l'on peut rencontrer la présence ou la pensée de tous les Maîtres depuis l'aube de l'Humanité, on peut appeler donc cet endroit le pouls de la Terre, le cœur de la Terre, la tête de la Terre. Il y bat un rythme incessant et si ce rythme s'arrêtait dans Shambhala, le rythme s'arrêterait dans l'homme aussi et la mort bien sûr viendrait. Donc par ce rythme, nous entretenons la vie sur la Terre, la vie dans tous les règnes mais aussi la vie dans le corps physique.
Tandis que l'évolution est quelque chose que nous ne pouvons pas préfabriquer pour l'homme, l'homme doit passer par certains endroits de crise, certains endroits de friction et, par là, l'énergie spirituelle qui est descendue dans la Matière va pouvoir se réveiller. Et ce n'est que lorsque, étant entré dans la Matière, étant successivement réveillé sur ces 7 plans, les 7 zones de la matière de la plus dense à la plus fine, c'est à ce moment-là que l'homme aura l'impression de retrouver son âme ou de redevenir son âme.
Est-ce qu'il faut beaucoup de temps ou peu de temps ?
Je ne vais pas répondre dans le sens d'une mesure. Je dirais simplement qu'il y a des voies plus courtes et des voies plus longues.
Voie plus courte, voie plus longue
La voie plus courte est la voie du soldat courageux et vaillant qui sait exactement ce pourquoi il est venu sur la Terre.
Tandis que la voie plus longue est la voie de celui qui ne veut pas s'instruire et qui, pendant de très longues vies, ne sait donc pas comment il faut vivre, ni même comment on emploie le corps, comment on emploie l'émotion, comment on emploie les pensées et le cerveau. De ce fait, avant que par la Loi du Karma et des résonances, il finisse par comprendre pourquoi il est sur Terre et comment on utilise toutes ces choses, eh bien il aura pendant ce temps voyagé sur la voie la plus longue.
Ce qui fait que la connaissance est pour vous un allié précieux, peut-être encore plus précieux que la proximité d'un Guide ou d'un Maître. Car du fait que, soudainement, soit par un livre, soit par une parole, vous savez ce pourquoi vous êtes venu, cela devient pour toutes les vies une grande direction que vous suivez et qui vous rend extrêmement compétent.
Pourquoi je suis venu sur Terre ?
Pourquoi suis-je venu sur Terre ?
Et vous vous apercevez que, soit plusieurs vies, soit toute une grande partie de votre vie actuelle, vous avez essayé de répondre à cette question.
Mais pourquoi je suis sur la Terre ? Pourquoi je suis un être humain ?
Et il vous semble à juste titre que vous ne pourrez pas résoudre l'énigme qu'est Dieu ou l'Âme sans avoir d'abord répondu à cette question-là. Si je sais ce pourquoi je suis venu, cela me lève un voile sur le visage de Dieu et tu as parfaitement raison !
Il y a donc toute une partie de la nature de la Divinité, de la nature du Cosmos que tu peux comprendre, non pas parce que tu seras devenu expert en ésotérisme, mais parce que tu auras fondamentalement compris pourquoi l'être humain, pourquoi la Matière.
Tandis que la partie la plus ésotérique de la Divinité, de toi-même, te restera pendant un certain temps encore un mystère, parce qu'il te faudra aller réveiller ces énergies.
Alors pourquoi je suis venu ?
Je m'aperçois que lorsque je me pose cette question, il y a une grande colère en moi, ou une révolte ou une détresse. Et qui n'est pas dû simplement au fait que je suis ignorant. Il y a un drame plus profond derrière cela. Il y a une tristesse. Il y a une chute. Et cette chute, pour certains d'entre vous, n'a pas été regardée du bon côté et c'est pour cela que dans ce mouvement, c'est plutôt le concept de la chute qui est venue à ton esprit, que le concept tout simple de l'involution et de l'entrée dans la Matière.
Il se trouve que l'Univers - mais je me limiterai au Système Solaire dans lequel vous vivez, mais le Système Solaire imite en entier l'histoire des constellations et de l'Univers - il se trouve que le Système Solaire en entier n'est qu'une seule et même Conscience.
On a beau savoir dresser la liste des différentes Hiérarchies, les Hiérarchies solaires, les Hiérarchies planétaires, on a beau savoir identifier les différents règnes, il n'empêche que la vie du Système Solaire est une seule et même Grande Vie.
“La vie du Système Solaire est une seule et même Grande Vie.”
Soit vous pouvez appeler cela enfin Dieu, si cela vous plaît. Soit vous pouvez appeler cela la Vie d'un Homme, un Grand Homme, mais un Homme.
Voilà une seule et Grande Vie qui, au fur et à mesure que les planètes apparaissaient de façon gazeuse et éthérique, se diversifiaient afin, non seulement d'aller habiter ces différentes planètes, mais surtout en habitant ces différentes planètes, d'y connaître l'éveil. Cet éveil qui, chaque fois, cherche à se faire de plus en plus proche du Feu Primordial, du Feu qui est semblable à Dieu, à la Kundalini, en cherchant chaque fois à se frotter de plus en plus proche à ce Feu, on est arrivé à une Matière dense.
Autrement dit ce n'est pas parce que quelqu'un que Dieu a décidé que la Matière serait ce qu'elle est et que l'Homme devrait y passer, comme s'il s'agissait avant d'avoir l'initiation de faire le service militaire, ainsi l'on en récupérera les meilleurs. Pas du tout ! Si la densité de la Matière existe telle qu'elle vous apparaît, c'est parce que c'est par ce procédé de construction qu'il y a la fabrication d'un feu intense, insoupçonnable de l'homme, que les physiciens commencent à soupçonner lorsqu'ils en tirent leur énergie nucléaire, mais insoupçonnable de l'homme ordinaire parce qu'il n'a pas l'impression d'être spécialement énergique. Il n'a pas la sensation d'être l'endroit où couve une énergie extraordinaire.
Pour fusionner avec ce Feu, être réalimenté par ce Feu, la Conscience devait aller à sa rencontre. Donc descendre dans les habitations même où ce feu est allé se loger.
Pourquoi je dis “est allé se loger” ?
Il ne faut pas imaginer que là, demeurait de nouveau un principe de la Création et qu'une divinité a pensé : “Tiens, je mets la Conscience à droite et le Feu à gauche, bien loin, bien loin, bien loin, dans une Matière. Et on va bien s'amuser en voyant toutes ces petites consciences aller essayer d'attraper ces quelques étincelles pour revenir au bon Dieu, bien chargées d'énergie.” Non. Cela ne fait pas partie d'un plan qui est pensé comme tel, voulu comme tel. Cela arrive de la sorte, c'est un événement, cela arrive de la sorte. Parce que les trois parties qui forment la Divinité sont ainsi composées.
La Vie, la Conscience, le Feu et la Matière
Que dès que la manifestation ou la Vie commence, la partie de la Divinité qui est la plus électrique, qui est le Feu, devient au fur et à mesure de la Matière dense.
Pourquoi ?
Est-ce une malédiction ? Est-ce que Dieu n'aurait pas pu s'en empêcher ? Est-ce qu'il ne peut pas retenir ses casseroles pour qu'elles n'aillent pas tomber comme cela dans des gouffres infernaux ? Non !
N'oubliez pas que cela n'est pas voulu, pensé pour avoir lieu ainsi. Cela arrive ! On ne peut pas faire autrement.
C'est comme si vous vouliez avec de l'eau faire absolument des murs solides, ce n'est pas possible ! Vous restez liquide, vous pouvez boire, vous pouvez vous laver, faire à manger, inventer des bateaux qui puissent glisser sur l'eau, mais vous ne pouvez pas prendre de l'eau et imaginer qu'elle va, comme cela, devenir un mur solide.
Eh bien avec les trois aspects de la Divinité, c'est la même chose. On ne peut pas imaginer que l'électricité de la Divinité puisse devenir autre chose que de la Matière au fur et à mesure de son voyage dans la pensée de Dieu. Cela aboutit naturellement à cela.
Donc il n'est pas nécessaire, il n'est pas judicieux, il n'est pas intelligent de vous mettre en colère vis-à-vis du monde, vis-à-vis de la Matière, vis-à-vis de sa densité. Personne ne pourra arranger les choses ! Et même si, à l'instant même, vous seriez avec un laser, vous décomposez, vous re-rencontrierez de nouveau la Matière, parce que vous seriez expédié sur un plan où la Matière est plus fine, mais elle en serait encore une !
Donc, pour la Conscience, ainsi entrer dans le champ vibratoire de l'électricité divine afin de petit à petit fusionner avec elle et repartir avec elle, pour l'Entité, il s'agit d'être un Service commandé, il s'agit d'accomplir les différentes constructions qu'il est destiné à accomplir en venant sur la Terre.
Que cherche la conscience lorsqu'elle se frotte comme cela à l'électricité ? Que cherche-t-elle ?
Vous vous apercevrez en lisant les différents livres de sagesse que l'on vous parle d'un corps physique, d'un corps astral, d'un corps mental, puis en haut d'une âme. Comment nous allons penser à propos de ces éléments ?
Les pensées fausses
Si nous avons une pensée fausse, nous allons encore imaginer qu'une quelconque divinité s'est pris le plaisir de nous mettre des bâtons dans les roues. “Ils ne pouvaient pas faire les choses simplement ? Entre moi et mon âme, il n'a fallu qu'ils y mettent un corps astral, un corps mental, et que ce soit très difficile de vivre avec ! Mais quel plaisir avait la Divinité d'inventer un tel jeu de massacre ?” C'est ce à quoi tu seras amené si, avant de penser, tu ne prends pas la précaution de mettre des principes plus justes et plus élevés.
Cesse de penser qu'il y a une Divinité qui a tout fabriqué, en le créant depuis un absolu qui n'existe qu'en elle-même, en écoutant que son bon vouloir, comme s'il s'agissait de faire un caprice, comme s'il s'agissait d'inventer l'Univers et les Dieux. L'Univers n'est pas inventé à plaisir et en fantaisie. L'Univers est un événement qui va suivre dans son développement, dans son déroulement, dans sa vie, qui va suivre la substance des différents composants qui l'animent.
“L'Univers est un événement qui va suivre dans son développement, dans son déroulement, dans sa vie, qui va suivre la substance des différents composants qui l'animent.”
Si au contraire de penser que l'Univers est animé par des composants et certaines substances typiques, vous ne pensez qu'à un Dieu qui a inventé l'Univers, vous ne pourrez jamais être un disciple suffisamment maître de vous-même, maître de la situation et de la condition humaine. Vous serez tout simplement un enfant sans arrêt en colère après le bon Dieu et sa vilaine histoire ! Vous serez sans arrêt en recherche, à la recherche, par exemple, d'un archange qui aura un plus grand cœur que le bon Dieu lui-même et qui inventera une sorte de voie de sortie ! N'est-ce pas ? Ou l'on s'inventera des extraterrestres qui étant plus forts que Dieu, referaient le monde à leur manière, en vous emportant sur leur planète magnifique où ils ont tout créé d'eux-mêmes et où ils contrôlent tout ! On s'inventera à chaque fois un sauveur qui ne vous sauvera pas, parce que comme il tardera toujours à venir, celui-là aussi vous mettra en colère !
“Les extraterrestres nous passent par-dessus la tête mais est-ce qu'ils atterrissent ? Est-ce qu'ils viennent prendre le thé avec moi ? Est-ce qu'ils viennent me parler ? Est-ce qu'ils viennent m'instruire ? Est-ce qu'ils viennent me soigner ? Non ! Ils passent. Et moi je reste !”
J'aspire à l'incarnation de l'archange qui viendra enfin nous délivrer. J'apprends qu'il est omniprésent, que sa pensée se répand sans arrêt au-dessus de la terre mais est-ce qu'il vient me voir ? Est-ce qu'il vient sauver les hommes ? Non. Il passe et moi je reste !
Et à force de rester, de rester, de rester, de rester, de rester, je me mets en colère !
Et cette colère c'est ce qui définitivement et au fur et à mesure va diminuer les feux de ton Mental. Et c'est dommage.
“Cette colère c'est ce qui définitivement et au fur et à mesure va diminuer les feux de ton Mental.”
C'est un grand risque, un trop gros risque que je te demande de ne plus courir davantage. Tu ferais mieux de tout arrêter, de ne plus penser, de ne plus rien ressentir, plutôt que d'abîmer les feux du mental.
On peut abîmer les feux du mental, bien sûr, en pensant des principes erronés qui aboutissent à des scléroses d'une multitude de neurones, qui aboutissent à des scléroses dans votre corps mental et même des fois dans le corps émotionnel et, définitivement, dans le corps physique.
Combien de gens sont malades physiquement parce que ils sont animés par de fausses pensées ? Ils ne sont pas méchants, ce n'est pas une dette karmique, ce n'est pas une impureté, c'est une fausse pensée.
Si j'entretiens une pensée fausse, je vais ralentir dans mon cerveau et dans mon corps mental un certain nombre de petits tourbillons lumineux, de petits chakras. À force de les ralentir, je vais même les éteindre. Et en les éteignant, je me prive de toute voie d'évolution. Car je ne peux pas imaginer accomplir mon évolution simplement en exaltant ma foi, simplement en exaltant mon émotion [...] vis-à-vis de Dieu ou vis-à-vis d'un Maître. Si j'ai éteint ou par trop éteint les feux du mental et que, puisque cela m'était insupportable, j'ai essayé d'exalter mes émotions et ma foi dans le corps astral, effectivement je vais avoir l'impression de revivre. Mais que suis-je devenu ?
Pour un clairvoyant qui pourrait voir l'entité ainsi créée sur le Plan Astral, eh bien il n'y aurait rien de plus qu'une coque. Eh oui ! Rien qu'une coque saturée d'énergie qui vibre très fort puisque vous la nourrissez sans arrêt, mais ce n'est qu'une coque, ce n'est pas vous. Et lorsque vous décédez, que se passe-t-il ?
Cette coque meurt aussi et vous vous retrouvez de nouveau devant le même mur, le même problème, ces feux du mental qui ont été ralentis et quelques-uns même éteints.
Que se passe-t-il à ce moment-là ? Rien de grave ou rien de si grave que l'on ne puisse en revenir. Mais des luttes s'engagent et l'on est aussi une taurée expédiée pour une vie où il va falloir lutter ! Que ce soit lutter contre un environnement, lutter contre un groupe humain ou lutter vis-à-vis de soi-même.
Si, tout au contraire, je ne construis pas ce concept d'un Dieu qui invente l'Univers, je m'aperçois que je dispose d'une grande fraîcheur intérieure. D'abord, je dis “Oui” à la vie.
Ce n'est pas un bon Dieu qui m'a envoyé d'un grand coup au derrière dans l'Univers sans même me donner les clefs pour vivre. D'un seul coup, je m'aperçois que je suis moi-même le Mystère, moi-même la Divinité dans son Univers. Et que par certaines alliances, par exemple l'alliance avec les plus anciens, les Guides, les Maîtres, je peux être instruit de façon à, le plus vite possible, savoir exactement ce pour quoi je suis venu.
“Je suis moi-même le Mystère, moi-même la Divinité dans son Univers.”
Et si j'accepte le déroulement de l'Univers ainsi pensé, le déroulement de la Vie ainsi pensée, alors je ne m'aperçois que non seulement je dis “Oui” à la vie, mais que j'ai effectivement envie d'être un disciple.
Cela ne me demande plus une mobilisation religieuse ou spirituelle.
Cela ne me demande plus de me forcer.
Cela ne me demande plus d'aspirer vers Dieu en ayant la crainte de rester rien qu'un humain sans importance.
D'un seul coup et définitivement dans mon esprit, chaque chose est mise à sa place. Et je suis l'endroit où s'éveille une véritable motivation, une véritable direction, une véritable vision. Je suis, d'un seul coup, habité tout entier par ce but : construire.
Construire
Construire quoi ?
Puisque l'humain est une étape, cette zone de conscience intermédiaire entre sa personnalité attachée au physique et l'âme.
Donc je m'aperçois que je dois utiliser toutes les actions, tout l'environnement, tous les échanges possibles, pour, au fur et à mesure, présenter à l'âme des matériaux de plus en plus lumineux. Mais avant qu'ils soient lumineux, je vais devoir les construire.
Ce qui fait que dans un premier temps, je me retrouve comme un maçon qui va fabriquer tout simplement une brique avec de l'eau et de la boue. Ce n'est pas beau la boue, n'est-ce pas ? On préférerait tout de suite se mettre à polir un diamant ou à se mettre à polir ses cuivres ! Mais ce qui est beau dans l'homme, c'est que lorsqu'il devient sage, lorsqu'il met Dieu à la réelle place, c'est-à-dire là-dedans, aucun ouvrage ne le dégoûte. Il perd son orgueil, il perd sa vanité ! Il n'est pas plus important de polir un diamant par rapport au fait de faire une brique avec de la boue et de l'eau. Ce qui devient important pour le disciple à ce moment-là, c'est d'effectuer ce qu'il faut faire, c'est de répondre à la nécessité. Il perd la folie des grandeurs et il devient à ce moment-là beaucoup plus grand !
“Ce qui est important pour le disciple, c'est d'effectuer ce qu'il faut faire, c'est de répondre à la nécessité.”
Donc, voilà qu'au début tu auras l'impression de ne pas accomplir quelque chose de spirituel. Parce qu'effectivement tout ce que la vie va te proposer, c'est par exemple des conflits, des défis émotionnels et même un engagement émotionnel qui implique le corps physique et qui te demande par exemple de vivre un grand amour.
Cela paraît rempli d'illusions, n'est-ce pas ? Un grand amour, bien romantique, bien sucré dessus, dessous, avec une sérénade ! Et pourtant, lorsque l'on est un jeune être, il faut se dynamiser, il faut éveiller le corps astral là où l'on se trouve. Et que propose la Nature pour cela ?
L'histoire d'amour
Eh bien, la Nature n'est pas vaniteuse, la Nature n'est pas prétentieuse, elle est opérative, comme une magicienne. Elle se dit : “Voyons, il y a des hommes, il y a des femmes, il y a des anges qui jouent du violon, il y a une petite source... Eh bien je vais organiser cela pour que cela devienne une grande histoire d'amour.” Et voilà que l'homme et la femme se rapprochent, sont épris, ne peuvent plus se quitter et ils se demandent pourquoi.
Et comme sur la Terre, il y a toutes sortes d'individus, tout niveau de conscience et de spiritualité cohabitant et se mélangeant, quelquefois, le drame vient de ce que ces deux amoureux, qui doivent effectivement vivre cela, et pas uniquement par mirage, mais surtout par alchimie, ces deux amoureux entendent parler un traître ou lisent un livre à propos de la spiritualité, du détachement et patatrac !
Voilà que toute l'alchimie de la Nature s'écroule. Voilà que l'homme qui, soudainement puisqu'on lui a parlé d'un Dieu aspire à le rencontrer, il préfère le rencontrer parce que il a vu tous ses frères et sœurs mourir. Alors il vaut mieux se mettre dans le camp de Dieu ! Alors voilà que d'un seul coup, il essaye de brûler les étapes, qu'il le sache ou qu'il ne le sache pas. Il veut renoncer à ceci, renoncer à cela, sans même savoir qu'elle alchimie se présentait dans telle action, telle situation, tel engagement.
Quand je dis cela, je ne vous donne pas la grande permission, dès demain, d'aller vivre tout comme vous le voulez. Il s'agit pour vous de savoir où vous en êtes, d'être honnête avec vous-même, de ressentir, de pressentir. Et si vous êtes ici ce soir, généralement cela veut dire que vous êtes au-delà d'une certaine émotion qui ne saurait s'éveiller que par la friction des corps physiques et des histoires d'amour et des conflits que l'on trouve dans les histoires d'amour. Cependant, vous n'êtes pas pour autant sorti de l'aspect supérieur que peut procurer l'histoire d'amour.
Au-dessus de l'histoire communément vécue par l'homme, il y a un apport que représente la rencontre amoureuse.
Vécue d'une manière un petit peu plus mentale, cette rencontre va devenir d'abord un endroit où les deux vont s'entraider. Je ne suis plus seul sur la route, quelqu'un me comprend. Quelqu'un peut me soulever au moment où je m'écroule, au moment où je n'ai plus de force, au moment où mes fausses pensées m'accablent. L'autre devient le complice.
À ce moment-là, on peut parler du début d'un véritable amour, car il ne s'agit plus d'utiliser l'autre simplement alchimiquement, mais il s'agit véritablement de pouvoir se nourrir de lui au moment où l'on en a besoin.
Puis, l'aspect encore supérieur, c'est qu'au fur et à mesure de cette cohabitation qui a commencé de façon amoureuse, on peut transposer de grandes aspirations divines. Et par la grande innocence dans laquelle une grande histoire d'amour peut placer votre cœur et vos aspirations, vous pouvez ainsi, au moment de vos échanges amoureux, éprouver de véritables états de fusion spirituelle.
Au-dessus de cela, on se défait complètement d'un quelconque partenaire, tout simplement parce que l'on n'en a plus besoin. C'est ce qui fait que la plupart des Maîtres sont des êtres solitaires. Ce n'est pas parce que voici le challenge, voici le défi, il faut arriver à cette solitude et le Maître le prouve. Le Maître peut se passer de tout partenaire, tout simplement parce que, en lui, s'est créé un équilibre total entre son énergie féminine et son énergie masculine.
Il peut donc tour à tour être celui qui se pousse dans la voie de l'effort - et Dieu sait qu'il lui en reste encore à accomplir, vous ne pourriez pas le comprendre - et il peut après cela être celui qui sait se donner du repos, parce que par intériorisation il sait entrer en lui-même dans l'endroit où il n'y a plus que la Paix. La même paix que le disciple, après l'effort, ne sait pas toujours rencontrer par la méditation et qu'il sait par contre chaque fois rencontrer en étant avec son ou sa bien-aimé.
Donc on peut dire que tous les moyens sur Terre vous sont donnés pour que vous puissiez avancer. Que ce soit dans une première étape par les frictions et les crises que cela propose, donc des prises de conscience auxquelles cela vous amène. Ou que ce soit un peu plus loin après les crises, que ce soit pour l'entraide et le soutien que cela vous apporte.
“Tous les moyens sur Terre vous sont donnés pour que vous puissiez avancer.”
Vous ne pouvez pas dire : “Dieu m'a envoyé sur la terre et m'a laissé tout seul.” Vous êtes des millions à vivre ensemble en même temps sur la Terre, n'est-ce pas ? Cela seul devrait vous suffire à vous sentir soutenu, aidé.
Qu'est-ce qui fait que donc vous éprouvez encore ce grand sentiment non seulement de solitude mais de séparation, d'abandon ?
La solitude et l'abandon
Je ne veux pas vous faire de grands cours psychologiques mais nous sommes obligés d'approcher la psychologie dans toute démarche puisque l'homme c'est aussi cela.
Ce qui fait ce sentiment de solitude et d'abandon, c'est que l'homme, ne sachant pas pourquoi il est venu au monde et entretenant ainsi son ignorance et le chagrin qui s'y attache, étant chagriné et ignorant, il se sépare aussi de ses frères. Car puisque je ne sais pas pourquoi je suis venu au monde, puisque je ne sais pas qui est Dieu, comment pourrais-je savoir qui est mon frère ?
Pourquoi il est là lui aussi ? Qu'est-ce qu'il vient faire ? Qu'est-ce que je dois faire avec ? Qu'est-ce qu'il doit faire avec moi ? Qu'est-ce que je dois lui donner ? Qu'est-ce que je ne dois pas lui donner ? Qu'est-ce que je dois lui dire et pas lui dire ? Est-ce que je dois me sacrifier ou pas ?
Votre sentiment de solitude et de séparation provient donc uniquement de ce que vous persistez à ignorer Dieu et surtout à ignorer les autres hommes, tous vos frères et sœurs.
Bien sûr, je sais, vous allez me dire : “Mais toi tu es sur ton nuage, là-haut tout va bien ! Mais nous, lorsque l'on se trouve en bas et entre nous, je t'assure que cela ressemble plutôt à une partie de rugby qu'à une partie fraternelle où l'on s'échange et où l'on s'entraide ! On se rentre dedans, on s'agresse, on se griffe, on se mord, on se jette, on se reprend, on se ment, on s'illusionne !” Et vous allez me dire : “Bien sûr, avec tout cela, moi, je ne peux pas imaginer que celui qui est en face de moi est mon frère !!! Tout ce que je vois, c'est un boa constrictor qui va me dévorer dès qu'il pourra !! Et quelquefois même au nom de Dieu, parce qu'il y a des boas qui sont complètement fous et qui mettent Dieu partout, même dans leur propre vanité, leur propre folie !”
Bien sûr, je te comprends ! Non seulement je te comprends, mais tu as raison ! Celui qui est en face de toi, tant qu'il est en train de dormir, ne peut pas agir comme il faut, ne peut pas agir à part entière comme un homme, c'est sûr, il aura plus des allures de boa qu'autre chose. Mais laisse-moi te raconter une petite histoire...
Vivre avec les autres
Pour comprendre cela et pour que tu puisses sentir dans ton cœur de quelle manière tu dois vivre avec les autres, sans plus jamais avoir peur, sans plus jamais être dilapidé non plus par les autres parce que tu te donnerais trop et sans discernement. Comment faire cette juste mesure ?
Eh bien voilà ce qu'il te faut comprendre.
Si tu es parmi les hommes comme un autre homme semblable à eux-mêmes, un boa parmi d'autres boas, tu t'aperçois que tu vis dans la crainte et tu t'aperçois que tu sais exactement quelle violence tu risques de subir parce qu'au fond de toi, même non manifestée, règne la même capacité de violence. Et si tu craint tant l'autre, ce n'est pas parce que voilà dix fois que Monsieur Dupont, à l'arrêt de l'autobus, pour une raison que tu ignores, te marche sur les pieds, t'arrache ton chapeau et te donne un coup de pied au derrière. Si tu te méfies, si tu as peur de leur agressivité, ce n'est pas à cause de cela. C'est parce que lorsqu'effectivement Monsieur Dupont t'attaque de la sorte, tu as envie de l'étrangler, tu as envie de le faire passer sous les roues de l'autobus en espérant qu'il soit aussi plat qu'un marquage de passage pour piéton. Je le sais ! Et c'est ça qui te fait peur. Ce n'est pas Monsieur Dupont, c'est ça qui te fait peur !
C'est la violence dont tu es capable à son encontre. Et voilà tu n'oses pas. Soit parce que tu t'aperçois que Monsieur Dupont est un basketteur et qu'il fait 2 mètres 10, donc tu ne peux pas riposter. Soit parce que l'on t'a : “Il faut être sage ; il faut dire bonjour à la dame, bonjour monsieur ; il faut rapporter des bons points lorsque tu rentres de l'école.” Donc l'on t'a appris à être sage et discipliné et silencieux. Soit parce qu'un jour, effectivement, tu t'es mis à penser à propos de Dieu, du détachement, de la non-violence et tu te fais une violence d'une manière introvertie. Tu dis : “Au nom de Dieu, je ne serai pas violent. Au nom de Dieu, je ne riposterai pas.” Et pourtant, au même moment, c'est vis-à-vis de toi que tu es violent. Parce que pour aboutir à cette maîtrise, tu fais quoi ? Eh bien tu écrases tes tripes, littéralement. Ce n'est pas de la maîtrise, ce n'est pas du détachement. Tu écrases tes tripes !
Et qu'est-ce qui se passe ? Au bout de quelques temps, soit tu deviens malade, soit un jour, ni tenant plus, non seulement tu casses la figure à Monsieur Dupont, mais à tous ceux qui sont dans l'arrêt d'autobus. C'est le déchaînement, c'est la folie ! Et lorsque l'on voit un tel spectacle, eh bien le conducteur d'autobus ne s'arrête pas. “Pas de passagers aujourd'hui ! Passons plus vite !”
Donc pour éviter tous ces désagréments, tous ces débordements, tous ces emportements qui font qu'à la suite, tu t'en veux, tu te détestes et cela alourdit encore le problème. Eh bien commençons, comme avec une caméra, revenons tout en arrière, tout en arrière... Et commençons à vivre d'une manière sensée.
Alors voilà, tu es toujours à ton arrêt d'autobus. Monsieur Dupont, basquetteur 2 mètres 10, arrive. Pour une raison que l'on ignore, Dieu seul sait pourquoi, il a décidé chaque matin de te destiner une gifle et une humiliation. C'est ton jour.
Tu remontes les manches. Fais appel pour cela à toutes les Hiérarchies, pour te positionner, pour t'aligner. Fais des exercices respiratoires, du yoga, des échauffements, peu importe ! Tous ceux qui te regarderont ne comprendront rien mais eux-mêmes vivent une vie qui ne s'explique pas à eux-mêmes, alors ! Fais ce qu'il faut pour vivre la tienne.
Voilà qu'arrive Monsieur Dupont. Que vas-tu faire ?
J'ai envie de te laisser quelques secondes dans cette interrogation pour que tu puisses mentalement m'envoyer la réponse. Allez, réfléchis quelques secondes. Que vas-tu faire ?
Que fait le disciple illuminé, le bon soldat vaillant et courageux face à Monsieur Dupont, face à ce mystère qui est Monsieur Dupont ? Que vas-tu faire ?
Allez, pense, pense ! Allez, réfléchis !
Avant que je te donne la réponse, il est bon que tu penses. Comme ça, d'une part, tu te réveilles. Comme ça, d'autre part, si tu trouves la réponse toi-même, c'est une richesse que tu emportes. Alors que si je te donne simplement la réponse, ce sont des mots que tu vas emporter, que tu vas peut-être même oublier.
“Si tu trouves la réponse toi-même, c'est une richesse que tu emportes.”
Alors, que va faire le bon disciple ?
Eh bien, voilà ce que je te propose.
Que tu sois un fantaisiste qui va faire ses génuflexions et ses respirations, ou que tu sois un artiste qui va préférer ne pas faire de gestes, rester silencieux, presque invisible, fais ta préparation comme tu le souhaites.
Centre tes forces.
Ramène toutes tes forces dans ton chakra du cœur, ou si tu te sais déjà assez mentalisé, dans le chakra du troisième œil. Place-toi à cet endroit-là.
Tu vas me dire : “Mais c'est difficile ! J'ai déjà essayé, mais il y a toujours la crainte ou la timidité ou même la peur qui viennent et qui me dérangent et qui me déstabilisent de l'endroit où je m'étais posé.”
Recommences !
Tu me dis : “Mais je peux recommencer deux, trois fois et il y a toujours la crainte qui revient !”
Eh bien là, c'est moi qui vais être Monsieur Dupont. C'est moi qui vais venir t'en donner une pour te motiver. Et ce ne sera vraiment pas ton bonjour si nous sommes deux à pratiquer ce genre de traitement !
Motive-toi, mobilise-toi !
Tu vas me dire : “Mais je n'y arrive pas, je t'assure ! J'ai essayé, la crainte revient, la timidité revient, la peur revient...”
Le problème n'est pas dans l'immensité de ta crainte, la grandeur de ta timidité ou de ta peur. Cela vient de ce que ce matin quand tu t'es levé, tu ne t'es pas réveillé. Eh oui ! Comment veux-tu savoir mobiliser tes forces, pouvoir mobiliser tes forces si d'avance tu ne te réveilles pas ?
Si tu es à moitié endormi, bien sûr, la timidité va pouvoir revenir, la peur va pouvoir revenir alors que tu les chasserais en une seule pensée !
Alors si tu t'aperçois que tu es sans cesse ré-envahi par ces vagues, arrête de lutter et réveille-toi !
Comment tu vas te réveiller ?
Eh bien effectivement, là fais quelques bonnes respirations, bien profondes, voulues, consenties, acceptées ! Pas en pensant à autre chose, en ne pensant qu'à cette respiration et à la vie que tu fais rentrer. Et tu verras qu'à ce moment-là, le cerveau entre comme en ébullition. Le cerveau est alimenté par plus de prana, plus d'oxygène, plus de sang. Et à ce moment-là, tu verras que tu n'as aucun problème pour en une seule pensée, une seule intention, refouler, faire partir et disparaître ta crainte, ta timidité ou ta peur.
Et une fois que tu as, comme cela, ta cuirasse, tu as l'impression d'avoir grandi, tu as l'impression de ne rien risquer, tu as l'impression d'être audacieux et lorsque ce monsieur Dupont arrive, avant même qu'il ait soulevé la main, c'est toi qui lui envoies pour la première fois ton premier coup de poing !
Tu t'en étonnes ? Tu vas te dire ce n'est pas spirituel, cela ne ressemble pas à Gandhi, cela ne ressemble pas à un moine bouddhiste qui vient dans le monde !
Sais-tu combien de moines bouddhistes se font écraser par les autocars parce que monsieur Dupont les a poussés ?
La lutte, la violence
Si tu pouvais voir dans le profond de l'être, combien de moines vivent une vie apparemment de moines mais qui finissent comme de pauvres créatures parce qu'ils n'ont pas voulu la lutte ! Soit parce qu'ils avaient, dès l'origine, trop peur et ils se sont bien enrichis du prétexte qu'est “Dieu le détachement et la non-violence”. Soit parce que, ayant une pensée qui voulait trop, par esthétisme, ne pas risquer la confrontation et la violence, ne pas risquer de déplaire à Dieu et à ses principes, ne sont jamais rentrés dans la lutte.
Alors tu vas me dire : “Mais est-ce que ce que tu nous dis là, cela veut dire que nous avons le droit à la violence ?”
Tu me poses cette question, elle est fort juste ! Tu prouves en ce moment que ta conscience est enfin éveillée !
Voilà une grande question dérangeante !
Est-ce que la violence serait donc permise, à la limite même nécessaire ?
Oh, oui cela fait peur !
Qui est Dieu alors ? S'il permet la violence, si elle est nécessaire, qui est-il ? Quel visage, quel nouveau visage lui donner ? Est-ce que de Divin grand-père à la barbe blanche et aux joues rouges, est-ce qu'il serait, d'un seul coup, quelque chose de plus sombre et ombrageux ?
Tu vois comme chacune de tes créations mentales, chacune de tes réactions émotionnelles, aboutissent à te faire poser la question : “Qui est Dieu ?”
Et d'un seul coup, où tu te mets à lui faire confiance ou tu te mets à le craindre ? Mais est-ce que tout cela a quelque chose à voir avec ce qui est Dieu en vérité ? Non ! Ce n'est que ta préméditation, ce n'est que ta fabrication. Donc arrête d'identifier Dieu à tout ton monde intérieur, à tes projections !
“Arrête d'identifier Dieu à tout ton monde intérieur, à tes projections !”
Si tu l'identifies comme cela à des tas de choses que tu ne sais pas si elles sont vraies ou fausses, tu l'éloignes absolument de toi. Tu as le droit de tirer des gifles à Monsieur Dupont mais tu n'as pas le droit d'éloigner Dieu de toi par tes fausses pensées, par les créations de ton mental inférieur. Cela, tu n'en as pas le droit !
Mais revenons à cette question dérangeante. Est-ce que la violence serait donc nécessaire ? Est-ce que je ne peux me construire qu'à travers des accès de violence comme cela ?
Eh bien, je te renvoie à la question !
À force de donner des réponses, j'agis comme un très mauvais instructeur et cela me déplaît. Car le véritable instructeur ne donne aucune réponse, le saviez-vous ? Il oriente l'individu à se poser la bonne question et en se posant la bonne question et en observant, l'individu comprend.
Donc, je te renvoie à la question.
Tu me dis : “Mais je ne sais pas y répondre, moi. Je ne suis pas ... un guide !”
Si tu peux y répondre ! Regarde le monde, regarde-le, observe !
Qu'est-ce que tu vois ? Tu vois la guerre. Tu entends des disputes, même à l'intérieur des familles les mieux structurées. Tu t'entends hurler toi-même. Tu vois le chaos, les confusions, le meurtre. Est-ce que tout cela est donc nécessaire ?
Si tu as bien observé, en n'ayant peur de rien et en acceptant la vérité, comme moi, tu aboutiras à un “Oui”.
C'est dérangeant, n'est-ce pas ?
Mais avant d'imaginer quoi que ce soit à propos de ce “Oui”, essayons d'identifier, de percevoir la violence, son sens profond et la façon dont l'homme devrait s'en servir.
Il est clair que, par ce que je viens de te dire, je ne donne pas mon consentement pour que les hommes s'entretuent, pour qu'ils s'étranglent, pour qu'ils se tuent à coups de couteau. Ce n'est pas cette violence-là qui est nécessaire. Celle-ci, elle arrive comme un mauvais surplus. L'homme devrait se charger, petit à petit, de l'effacer.
Cependant, il y a une bonne et vraie violence et c'est celle que je veux réveiller en toi ! Tu m'entends ? Je veux la réveiller !
Tu n'es pas venu ici pour repartir sur un nuage de méditation saupoudré de santal ! Ne compte pas sur moi là-dessus ! Tu es venu ici pour que l'on t'emporte comme dans les cirques que tu as fabriqués toi-même, dans ce labyrinthe où d'un seul coup à droite il y aura un grand squelette, à gauche une grande chauve-souris, tout au fond un hurlement de pirate qui promet de te décapiter. Tu es donc dans la chambre des horreurs !
Quelle drôle de méditation !
Ça ne fait pas plaisir à tout le monde, mais qu'est-ce que je suis content !
Parce qu'enfin, on parle de quelque chose qui est la vérité !
Tant que l'on décrit Dieu sur son nuage, entouré de trèfles à quatre feuilles et de je ne sais quoi d'autre, que se passe-t-il en toi ? Tu deviens de moins en moins capable d'assumer ta vie, d'assumer les conflits absolument nécessaires par lesquels ton individualisation va s'opérer, par lesquels les feux de ton mental vont s'illuminer. Car c'est par là, qu'ensuite, tu aboutis à l'âme et ce n'est pas par autre chose !
Ce n'est donc pas entouré de ouate et d'encens que tu trouveras Dieu, c'est en allant sur le chemin, le plus caillouteux, sans chaussures ! C'est en allant dans le pays où il fait le plus froid, sans vêtements ! C'est en allant combattre une armée qui contient dix mille assaillants alors que tu es tout seul !
De quoi je te parle ? Est-ce que j'invente une nouvelle spiritualité ? Mais non, pas du tout ! Il n'y a que celle-ci qui a toujours et uniquement existée ! L'autre, c'est celle que tu as fabriqué toi-même ! Toi et de plus grands rêveurs que toi qui étaient de grands littérateurs à propos de la spiritualité ! Je ne te propose pas une voie nouvelle ! Il n'y a que celle-ci qui existe ! Quel que soit ton tempérament, quelles que soient les techniques de méditation que tu peux utiliser. Lorsque tu vas vivre, c'est la violence que tu auras en face de toi et c'est la violence que tu devras réveiller en toi.
“Lorsque tu vas vivre, c'est la violence que tu auras en face de toi et c'est la violence que tu devras réveiller en toi.”
Maintenant, suis-moi encore un peu pour aller pressentir ce qu'est cette violence.
Tu l'entends bien quand j'en parle ? Tu l'entends bien ?
Violence !
Tu es perturbé parce que tu ne sais pas encore quoi en penser. Hein ? Justement, je veux que tu n'en penses plus rien ! Pour que ensuite je puisse te donner de quoi penser. Alors, on y va gentiment. De quoi je parle ?
Eh bien, tu t'aperçois que lorsque je parle de violence, je parle à plusieurs niveaux. Physiquement, ta capacité à rassembler toutes les énergies et à faire face ! Comme un lutteur de sumo ou si tu préfères des choses plus artistiques comme un sphinx ou un pharaon assis, comme un cube qui est bien carré et qui est fabriqué dans la matière la plus lourde qui soit au monde. La force à l'état brut !
Puis il y a cette même force mais dans ton corps affectif ou ton corps émotionnel. Et c'est là pour toi l'endroit le plus délicat. Parce que selon que tu auras plus ou moins de discernement, plus ou moins de connaissance, tu risques d'animer cette force physique avec de la colère. Ou avec de la vengeance. Ou avec de l'ambition.
Et c'est à cause cela que tu as peur de ta force physique et que chaque fois tu la renvoies plus loin comme un diable qui n'arrête pas de te harceler. Parce que tu as peur de ce qui se passe dans tes émotions ! “Tiens mais je suis en train de faire cela par colère, par ambition, par envie, par vengeance !”
Moi je te dis le problème n'est pas là. Prends cette force mais prends-la d'une manière plus développée. C'est vrai. Que ce ne soit plus ni par envie, ni par jalousie, ni par colère, ni par vengeance, ni par ambition. Que ce soit parce que tu connais le but. Et le but est lequel ?
Eh bien que tu sois en train de défendre ton pays, que tu sois en train de défendre une idée, que tu sois en train de défendre un ami ou de te défendre toi-même face à Monsieur Dupont à l'arrêt d'autobus, qu'est-ce que c'est qui est en train de se passer ?
Le prétexte est multiple et il n'a aucune importance ! Ce n'est que de la fantaisie, ce n'est que du théâtre. Mais alchimiquement, qu'est-ce que c'est qui est en train de se passer qui est très important ?
Tu es en train de cristalliser ton individualité. Eh oui ! C'est moi en face d'un autre ! C'est moi en face d'une situation ! Moi en face d'un problème !
Et je m'aperçois qu'au moment du défi, dans ce genre de situation, je n'ai plus tant de petit moi ou de grand moi qui tiennent.
Alors que tant que je suis dans les boutiques en train d'acheter des fantaisies ou des vêtements, ou tant que je suis dans des réunions d'amis en train de faire valoir ma grande connaissance, ou bien ma grande richesse, ou bien mon grand snobbisme en exhibant mon dernier parfum ou mes dernières chaussures, là je m'aperçois que j'ai beaucoup d'égo ! Là je m'aperçois qu'il est bien présent, qu'il est costaud, qu'il occupe bien la scène, qu'il se fait voir et qu'il sait mettre en scène aussi ! Et puis face à un défi, où est-ce qu'il va ce “moi” ?
D'éléphant qu'il se faisait paraitre, eh bien le voilà toute petite souris qui devient même un microbe !!! Il n'ose plus faire face !
Cela veut dire quoi ?
Eh bien cela veut dire que ton véritable Moi n'est pas encore éveillé. La véritable personnalité, même employant ce mot, n'est pas éveillée.
La personnalité
Et je l'aime cette personnalité ! Eh oui !
Tu en as entendu dire toutes sortes de mal, tu as entendu dire qu'elle devait périr au profit de l'âme ! C'est vrai. Mais en attendant, elle est l'ouvrière. Elle est la petite abeille, fidèle, fantastique, judicieuse, habile, qui va tisser pour l'âme son vêtement de gloire. C'est-à-dire, qui va, au fur et à mesure des expériences, réveiller les atomes de ces différents corps subtils pour qu'au fur et à mesure l'électricité en provenance de la Matière puisse monter le long de ces différents corps et venir rejoindre la conscience, qui ainsi redevient ce que toi tu appelles une Conscience Divine. Et là se déploient ces grandes ailes et elle retourne à Dieu dans le Soleil.
Donc cette personnalité, je la veux ! Alors arrête de te trouver toutes sortes de prétextes par un quelconque saint de je ne sais quelle Église ou un quelconque Bouddha que tu as défiguré, ce ne sont que des masques que tu as lus ! Arrête de vouloir tuer la personnalité !
Pendant tout le moment où tu es en méditation, ou bien où tu parles avec des amis de spiritualité, tu essayes de tuer la personnalité, tu essayes d'être humble, tu essayes d'être ceci, tu essayes d'être cela. Par contre, sitôt que cet environnement s'est effacé et que tu es simplement toi-même dans la rue, voilà que l'autre moi arrive ! Et puisque pendant toute une heure tu auras tué le moi fondamental, que peux-tu faire contre ce moi fantaisiste, ce bouffon qui arrive ? Rien ! Rien, tu ne peux rien faire !
Pas étonnant que donc tu te détestes à ce point et que tu te dises si souvent : “Mais j'en suis encore là ! Mon Dieu, j'en suis encore à ne pas pouvoir me retenir de manger une glace, de me jeter sur un hamburger ou je ne sais quoi d'autre ! J'en suis encore là !”
Ne te dis pas “j'en suis encore là”. C'est le clown qui fait cela. C'est le bouffon qui va manger ce hamburger. C'est le bouffon qui mange cette glace. C'est le bouffon plein de vanité qui te fait dépenser trop d'argent pour les spectacles ou les vêtements ou je ne sais quoi d'autre. Ou qui veut toujours avoir le dernier mot parce qu'il veut être le chef. Ce n'est pas ton moi fondamental ! Ce n'est pas la véritable personnalité qui doit exister ! Non.
Et ce clown se met à exister par quels événements ?
Il semble qu'il soit difficile de vivre avec lui, difficile de s'en séparer, difficile de le contrôler, de le maîtriser. Pour cela on s'imagine qu'il a donc du pouvoir sur soi. Cependant il n'en est rien.
Tout commence à aller beaucoup mieux, sitôt que l'on apprend, dès le matin, à se ré-vei-ller., ce n'est pas plus compliqué que cela.
Et qu'est-ce que la méditation que tu pratiqueras tout à l'heure ?
C'est un moyen, c'est une méthode pour se réveiller !
Ce qui veut dire que tant que je ne suis pas assez réveillé, un bouffon qui n'est que le reflet déformé de mes pensées - qui ne sont pas pensées puisque je ne suis pas réveillée. Qui ont été pensées par les autres et qui viennent sur moi et que j'intègre. Ou qui ont été pensées par les autres et que l'on m'a redonné sur forme d'éducation, le système social et que j'intègre. Dès lors que j'admets cela, que je le comprends, je m'aperçois que donc je ne suis même pas quelqu'un qui pense ! Je suis l'endroit où les pensées des autres, les pensées du Monde, des pensées culturelles, des pensées religieuses s'animent. Et ce bouffon peut alors avoir plusieurs grelots, plusieurs clochettes - vous en avez la preuve. Vous êtes tout autant gourmand que vous aspirez à vous séparer de la gourmandise afin de pouvoir rejoindre Shambhala !
Comment penser que l'on puisse être aussi contraire et antagoniste ?
Autant que je veux être gourmand, je veux ne plus l'être ! Alors où est le véritable “je et je veux” ?
Si tu me suis encore un peu, tu t'aperçois que le véritable “je et je veux” n'est pas séparé comme cela entre le Bien et le Mal, les plaisirs et la discipline. Il a déjà choisi son camp le “je et je veux”, un camp qui connaît le but, donc qui connaît la discipline pour aller à ce but. Il n'y a pas de problème de tergiversation pour le “je et je veux”.
Ce qui veut dire que lorsque tu vas vouloir, d'une manière si incontrôlée et abusive, pratiquer ta gourmandise ou quoi que ce soit d'autre, [...] ce n'est pas toi, c'est le bouffon qui a pris l'habitude d'exister en toi. Et ce bouffon s'est mis à exister non pas parce que tu l'as créé au fur et à mesure, tu n'as pas résisté à sa création, tu n'as pas résisté à sa fabrication et au fur et à mesure tu l'as laissé t'envahir.
Ce bouffon est créé en partie grâce à ton sommeil, ce qui fait que par ton sommeil tu peux avoir plus d'attirance pour l'essence que pour le monde de la spiritualité. Mais il est aussi, en grande partie, construit par les pensées des autres, par le foyer humain, par les convictions de ce foyer humain, par les convictions d'une culture, d'une civilisation.
Et ainsi tu t'aperçois que pour que le “Je” existe, ce “Je” magnifique sur lequel nous comptons et qui doit être violent, afin que l'âme existe, tu t'aperçois que tu dois te décoller de la collectivité. [...]
“On”
“Je” ne peux pas exister si en fait je suis “On”. Et vous remarquez que je n'ai pas dit “Nous”, j'ai dit “On”. À partir du moment où je ne suis que “On”, eh bien je suis plutôt une émotion et une forme-pensée qui essaie de vivre sur la planète. Mais en aucun cas je n'ai droit à la vie et je ne participe à la vie.
“À partir du moment où je ne suis que “On”, je suis plutôt une émotion et une forme-pensée qui essaie de vivre sur la planète. Mais en aucun cas je n'ai droit à la vie et je ne participe à la vie.”
Il y a des formes-pensées qui ont été créées il y a des millénaires, qui remontent à l'époque même de l'Atlantide, voire plus loin, et qui étaient des aberrations en soi, comme des aberrations que vous construisez aujourd'hui ! Mais les voilà qui continuent comme des âmes artificielles à s'incorporer dans des individus et à les animer.
Tu me demandes qu'est-ce que c'est que ton âme ! Hein ? Mais je te dirai qu'avant de la découvrir, tu dois faire face à toutes les âmes artificielles qui se sont incarnées en toi et qui sont des convictions, des pensées, des états d'âme. C'est cela qui fait le frein dans la spiritualité. Ce n'est pas parce que la spiritualité est difficile, c'est parce que je suis encombré et éparpillé.
Alors voilà que je comprends que je dois me retirer du “On”, de la collectivité et de ces formes-pensées.
Alors comment je vais procéder et vers quoi je vais aller ?
Se retirer de la collectivité
Me retirer de la collectivité va s'exercer que je ne veuille ou pas, de toute façon par des crises, parce que l'âme, qui est le véritable pilote, n'admet pas de rester dans le collectif d'une manière démesurée. Lorsqu'un certain nombre d'incarnations, tolérées pour cela, est dépassée, l'âme enclenche une série d'incarnations très violentes où il y a des crises énormes pour que l'individu comprenne ce qui est le collectif et comment l'on s'en retire.
Et là étonnamment, tout peut servir. La Nature est une grande magicienne, elle est opérative. Je vous l'ai dit tout à l'heure, elle se sert de toutes les circonstances que la relation humaine puisse donner. Alors elle va se servir soit de la politique, soit de la vie amoureuse, soit de la vie familiale.
Et ce qui est intéressant, c'est de voir qu'aujourd'hui, la crise d'individualité se passe de plus en plus à un jeune âge. Si bien que l'enfant, à partir de 12-13 ans jusqu'à ce qu'il se soit véritablement trouvé, est en crise et en révolte contre tout ! Contre la famille, contre l'ordre établi, contre le travail, contre l'armée, contre le Bon Dieu, contre les moines bouddhistes qui acceptent de se lever tous les jours à la même heure. Mais pourquoi est-ce qu'ils font cela ? Ils sont en révolte !
Et ce n'est pas simplement un déroulement psychologique.
La psychologie est un miroir profond de toutes les initiations initiatiques. Ce qui fait que lorsque vous prenez tous les repères psychologiques que vous avez aujourd'hui, que vous connaissez grâce à votre science, si vous les surdimensionnez, si vous leur donnez un aspect spirituel, vous avez exactement le même nombre d'étapes et de même nature.
Crise d'individualisation “je”. Face au père, je dis “je, et je veux”, face à la mère, face aux institutions.
Mais voilà qu'est-ce qui se passe ? Si l'individu n'est pas suffisamment éveillé, si on ne le guide pas suffisamment sur cette voie, cette crise d'individualisation se noie et il recommence à appartenir au “On” collectif. De temps en temps cette crise essaiera de revenir au fur et à mesure de la vie. Mais l'homme ne va pas oser rentrer en état de crise. Il aura des retenues, il aura des principes et des principes spirituels en plus ! Donc il n'ira jamais jusqu'au fond de sa crise, à moins qu'un jour, plus audacieux qu'à un autre moment, il ose !
Mais il ne va pas savoir faire de façon adroite. Et il va retomber dans le monde émotionnel et affectif. Comme cela se passe lorsque vers 40 ou 50 ans on a de nouveau une crise et que l'on veut briser le foyer, briser le travail, envoyer tout promener, comme vous dites !
Ce mouvement est en fait un mouvement propre à la vie intérieure. On ne devrait pas avoir la maladresse de le répercuter dans la vie physique et familiale.
Donc, voilà que la vie me met face à l'autre. Face, par exemple, quand il s'agit du père, à l'extrême discipline qu'il me demande. Ou bien si mon père ne me demande pas cela, ce sera le professeur qui me l'inspirera. Ou bien ce sera le chef de la bande à laquelle j'appartiens. Ou bien ce sera un ami qui semble tout savoir et tout maîtriser. Je vais chaque fois, donc, face à moi, dans mon entourage, avoir un plus grand, plus fort que moi. Et contre ce tronc-là, je vais me taper !
Si je ne suis pas guidé pour vivre cela - je ne vais pas dire ni spirituellement ni psychologiquement, je dirais sur cela dans la réalité que cela comporte - je vais penser que je dois abattre l'obstacle. Donc, je vais faire face au père et essayer de l'humilier ou faire face à mon ami, essayer de le détrôner et prendre sa place.
En fait, il ne s'agit pas de faire face et de détruire, il s'agit de faire face et de s'élever.
“Il ne s'agit pas de faire face et de détruire, il s'agit de faire face et de s'élever.”
Cela veut dire que je vais continuer après, à observer la discipline de mon père, ou je vais laisser mon ami qui sait tout, qui maîtrise tout à sa place, sur son trône, et moi, je serai élevé de l'intérieur, car je vais savoir que si j'accepte cette discipline, c'est parce que j'en ai découvert le bien fondé. Et dans le cas où je suis face à un ami qui sait tout et maîtrise tout, je me suis, moi aussi, approprié un trône. Pas le sien, j'ai découvert le mien !
Mais pour découvrir le mien, je m'aperçois que je dois travailler !
Travailler
Et, généralement, ce qui me fait peur dans ce défi, dans cette confrontation, dans cette violence, c'est bien le travail dont il s'agit !
Ce n'est pas l'onde de choc qui me fait peur. C'est d'un seul coup, en une seconde, mentalement, je comprends que si je veux avoir l'air aussi intelligent que lui, et bien je dois étudier autant qu'il étudie, pour pouvoir parler aussi intelligemment. Je dois réfléchir autant qu'il réfléchit pour dire des choses intelligentes.
Et à ce moment-là, je m'aperçois que ma crainte, ma peur est liée à quoi ?
Allez, on cherche ! On se réveille, on cherche ! C'est lié à quoi à ce moment-là ?
C'est facile à trouver. Je vous ai décrit suffisamment la situation. Allez, je veux l'entendre. Dites-le-moi !
La crainte est liée à quoi ?
Allez ! Je vous ai suffisamment donné d'éclaircissement. “Je vois tout le travail qui est à faire...” Qu'est-ce que c'est qui pourrait m'empêcher de faire ce travail, si ce n'est... ?
Exactement, c'est ma paresse !
Ma peur, ma crainte est entretenue non pas par le Diable qui sort de son chaudron pour m'attiser tous les quarts d'heure, mais par ma paresse ! Ma peur est toujours issue de la paresse et de rien d'autre.
“Ma peur est toujours issue de la paresse et de rien d'autre !”
Bien sûr, il y a l'ignorance aussi qui peut conduire à la peur, mais l'ignorance ne conduit qu'à deux trois secondes de peur. Ensuite, je me mobilise, prêt à faire face. Et si ma peur continue, cela veut dire qu'intérieurement, j'ai déjà baissé les bras. J'ai compris la somme de travail que j'aurais à accomplir et je n'ai pas envie. Parce que comme de toute façon, ce matin, je ne me suis pas réveillé en entier, comment est-ce que je pourrais me décider à travailler ? C'est impossible !
Je continue, même si ma bouche parle, même si mes pieds bougent, même si même un travail, même si je dis “oui monsieur, bonjour madame”, je continue à dormir sur un oreiller. Eh oui ! Et tant que vous n'aurez pas compris cela, vous n'aurez rien compris !
“Tant que vous n'aurez pas compris cela, vous n'aurez rien compris !”
Et vous ne pourrez pas faire les efforts que vous voulez faire, ou vous violenterez de la manière qu'il ne faut pas, avec reproche, avec mépris !
Alors que si, vous allez tout simplement essayer de comprendre ce qu'est cette paresse, c'est que vous arrivez à vous en débarrasser, eh bien vous vous apercevez que, oui, dans un premier temps, oui, il faut vous forcer, mais non pas contre vous-même, à l'encontre de vous-même. Vous allez vous forcer en réunissant tout simplement la force !
La force que vous donne la Nature.
La force que vous donne la pensée des Grands Êtres, qui heureusement est sans arrêt diffusée.
La force que vous donne votre corps physique.
La force que vous donne votre détermination.
Et ainsi, vous n'avez pas à vous violenter, vous n'avez plus qu'à vous diriger, mesurer. C'est tout ! Ensuite, cela devient de l'orphèvrerie !
Alors ? Comment je vais faire face ?
Je m'aperçois que je vais réunir ma force physique - comme je te l'ai expliqué - réunir mes sentiments les plus élevés, où là, j'aurais déjà commis un acte spirituel puisque je vais devoir abandonner l'ambition, le mépris, la vengeance, etc. Ce n'est donc pousser que par une idée, la construction de mon véritable “Je”, qui va être très objectif, c'est vrai, mais il doit exister.
Donc, à ce moment-là, M. Dupond n'est pas un M. Dupond qui en veut, qui m'en veut à moi, qui m'accable moi, qui me frappe moi. M. Dupond est un principe, un défi. C'est le doigt du Seigneur posé près de moi pour que je puisse, par cette lutte dirigée depuis les trois plans, arriver à créer le “moi je” réel, la Volonté.
La Volonté
La volonté n'est plus embarrassée, ni par la peur, ni par la paresse. C'est terminé !
Je suis une volonté.
Est-ce que la volonté est une volonté qui dit “je veux”, donc “je sais ce que je veux” ? Est-ce que la volonté a un objet ?
Voilà une question intéressante à se poser. Parce que tant que l'on est un être humain, l'on dépend des objets pour être animé.
On ne veut aller vers le bon Dieu que si on a peur de mourir. On ne veut n'être qu'au chaud que parce qu'avoir froid est désagréable. On ne veut aller travailler que parce que mourir de faim, c'est ce qui arriverait, est très désagréable. Souvent même, on ne devient spirituel que pour épater une petite amie ou dans l'espoir de développer des pouvoirs et d'étonner la science. On dépend toujours d'un objet.
Or, dès que l'on commence à basculer dans le domaine surhumain, dans le domaine Divin, dans le monde du disciple, on s'aperçoit avec légèreté et bonheur que l'on n'a plus besoin d'objets.
Donc, je suis une volonté.
Non pas parce que je sais ce que je veux et je me tends vers ce but. C'est de cette manière-là que je suis volontaire aujourd'hui : “Je veux arriver dans mes études pour aboutir à cet examen afin d'avoir la profession dont je rêve.” Alors que la volonté surhumaine ne se connaît pas de but, ne se connaît pas d'objet.
Alors qu'est-ce qu'elle est ?
Ça t'embête, hein ? C'est un abstrait qui te dérange ! Tu ne sais pas où aller poser les pieds ! Où se trouve le manche de la casserole dans ce concept ? C'est vrai que c'est inconfortable. Mais réveille-toi ! Si tu veux comprendre des choses qui paraissent trop abstraites ou inconfortables, le réflexe de te réveiller ! Comment tu te réveilles ? Soit tu respires, soit tu le décides.
Quelle est la nature de cette volonté ?
Puisqu'elle n'a pas d'objet, puisqu'elle n'est pas stimulée par un objet, qu'il soit Divin ou autre, puisqu'elle ne se connaît pas de but. Alors qu'est-ce que c'est ?
Eh bien, je m'aperçois que la volonté à ce moment-là ne dépend plus, donc, ni de l'émotion, ni du mental. C'est dans le monde émotionnel et le monde du mental inférieur que l'on se désigne des objets et des buts.
Quand je dépasse ces plans-là, la volonté c'est quoi ?
C'est la Puissance de la Présence.
C'est “Je suis”. Eh oui !
“Je veux” égale “Je suis”.
“Je suis” égale “Je veux”.
“Je veux” et “Je suis”
C'est très embêtant pour l'être humain. Très embêtant ! Parce que les êtres humains, la famille humaine se divise en deux grandes classes, spirituelle et psychologique.
Ceux qui sont dans le camp du “Je veux” : “je veux ceci, je veux cela, je veux ceci, je veux cela...” et même Dieu ! Et (ce qui sont) dans le camp du “Je suis” qui est beaucoup plus contemplatif. On se pose dans le chakra cardiaque, on visualise la Lumière et l'on attend de recevoir Dieu. Et ainsi ces deux classes s'affrontent.
Le problème c'est que, à l'intérieur de la civilisation, c'est le camp des “Je veux ceci, ceci, cela” qui va sembler prédominer, diriger le monde, qui administre tout et quelquefois maladroitement, ne donnant plus assez d'espace à ceux qui appartiennent au camp des “Je suis”. On doit travailler abusivement sans même avoir plus le temps ni de se parler, ni avoir le temps pour la méditation, le développement personnel et intérieur.
Qui c'est qui a fabriqué une telle société ? Le camp des “je veux, je veux, je veux, je veux, je veux.”
Et qui est-ce qui fait grève ? Le camp des “je suis, je suis, je suis, je suis.”
Et l'on se bat ! Alors que ces deux notions font absolument les mêmes !
“Je veux” égale “Je suis”.
Mais tu t'aperçois que dans ta pensée, dans ton cerveau, lorsque je rapproche ce “je veux” et “je suis”, il y a un problème. Eh oui ! Je peux imaginer le “je veux”, ou je peux imaginer le “je suis”, mais les deux en même temps, quel drame ! L'actif, le passif, en même temps, comment je vais me débrouiller pour penser cela et manifester cela ?
Eh bien c'est là qu'au fur et à mesure que tu vas t'entraîner à cette pensée, à ce mouvement, à cette manifestation, tu vas tout simplement créer un troisième cerveau. Celui qui te permet, sans aucun problème, de penser toutes ces choses abstraites et bizarres.
Cela veut dire que tu auras développé le Mental dit Supérieur et qui correspond physiologiquement à un troisième cerveau. Qui est très petit, bien sûr, mais qui au fur et à mesure de l'avancement de la race va se développer immanquablement. Et il apparaîtra comme un troisième lobe.
Donc, je peux penser “je veux”, l'actif. Je peux penser le “je suis”, passif. Comment je vais m'efforcer à penser les deux en même temps, sans séparer ma pensée ? Comme pour savoir les mélanger et les faire fusionner.
Difficile !
Essaye ! Essaye !
Ne fais pas le jongleur à penser les deux choses en même temps, comme deux mains travaillent en même temps.
Sincèrement, réunis les deux notions !
C'est difficile ! Comment on s'y prend ?
Essaye ! Essaye avant que je te le dise ! Allez essaye !
Que celui qui n'a pas réussi, m'écoute quelques instants.
Pour penser ces deux choses en même temps, je m'aperçois que je dois dans un premier temps, arrêter de penser. Eh oui ! Je dois faire une pause. Je dois faire un calme. Arrêter ma pensée naturelle et commune.
Sur ce calme, sur cette élévation, je m'aperçois que je peux sentir, à l'intérieur de moi, le passif et l'actif. Le passif par le calme que je suis en train de faire. L'actif par la volonté que j'applique afin de créer ce calme.
Et au fur et à mesure que je comprends, que j'anime en même temps ces deux énergies, ces deux états. Je peux administrer ma vie.
Je peux aller à cet arrêt d'autobus où Monsieur Dupont va venir pour la nième fois. Je peux penser à affronter Monsieur Dupont, sans aucune haine, sans aucun esprit de vengeance. Et avant même qu'il ne m'ait giflé, lui envoyer ma propre gifle. Ce ne sera pas pour moi l'occasion de le remettre à sa place. Ou ce ne sera pas pour moi l'occasion de lui inspirer de la crainte de façon à ce que demain matin, il ne me batte plus. Non, à ce moment-là, lorsque j'administre cette gifle à Monsieur Dupont, je suis un miroir. Je lui donne à expérimenter ce qu'il m'a donné à expérimenter, au cas où ça peut lui servir. Je fais miroir.
Ainsi, si en lui envoyant sa gifle, je peux lui servir de défi, j'éveille en lui la conscience qui lui manquait jusqu'alors et qui faisait que par ce manque de conscience, tous les matins, il venait me frapper parce qu'il n'était habité que par la dépression et la colère et la méchanceté qui s'ensuivait. Donc, en faisant miroir, en lui administrant cette gifle, je ne règle pas mes comptes. Je réveille un homme, je le sors de sa situation qui le faisait devenir mauvais et agressif.
Si cela ne marche pas, tant pis, ne vous inquiétez pas ! Cela aura eu au moins la valeur, effectivement, même si ce n'est pas votre intention, de remettre Monsieur Dupont à sa place et demain matin, il ne vous attaquera plus. Donc, si cela n'agit pas sur le niveau le plus spirituel de Monsieur Dupont et de vous-même, cela sera effectif sur un niveau plus humain et qui dirigera une meilleure relation sociale.
Et vous verrez que si, au fur et à mesure de vos échanges, vous procédez de la sorte, vous allez mieux vous maîtriser mais être utile aux autres.
Alors que, pour l'instant, si vous ne faites que réagir, si vous laissez le bouffon réagir, vous n'êtes ni utile à vous-même, ni aux autres. Vous exercez cette fameuse violence dont j'ai parlé qui aurait pu devenir utile, si elle avait été vécue depuis un mental éveillé. Alors que si c'est juste une énergie envoyée au bouffon, vous êtes déchiré dans le combat et vous vous détestez.
Alors voilà qu'il est intéressant d'approcher ces deux notions : la violence dont j'ai parlé tout à l'heure et le Mental.
La violence et le Mental
Comment être violent afin que ce soit spirituel, afin que cela aboutisse à une transformation ?
Je m'aperçois que lorsque je fais face à un défi ou à une personne qui est ce défi ou une situation, je m'aperçois qu'instinctivement je me regroupe. - Tout à l'heure je ne l'ai pas abordé et je veux le décrire maintenant. - Comment au maximum rapatrier et intensifier les énergies physiques pour devenir ce cube massif sur lequel ensuite ma pensée va diriger son pouvoir d'action ?
Eh bien, je dois d'abord ne plus éparpiller mes énergies, en ayant peur, en pensant à tout ce qui pourrait arriver à la suite de ceci, de ceci, de cela... De nouveau je dois arrêter, arrêter le monde émotionnel, arrêter le monde mental.
Je respire.
Que je sois assis, prenons le cas, ou que je sois debout. Dans le cas où je suis assis, je mets mes mains comme cela, afin que cela m'inspire une réelle attitude de force et de rapatriement des différentes forces. Si je suis debout, que je tienne mes bras ou le long du corps ou replié sur mon thorax, bien décidé.
À la suite de cela je dois respirer doucement mais profondément en travaillant avec ma pensée et en visualisant que j'attire à moi toutes les forces de la nature, tout le prana de la nature, que je rapatrie mes propres forces, celles que j'avais dispersées par les pensées, et que j'en fais comme une sorte de grande lumière à l'intérieur de moi.
Puis une fois que cette centralisation est opérée, je dirige, grâce à une intention mentale, cette force dans l'action. Exactement comme si j'en restais au Plan Physique, je dirigerais toute ma force dans un grand coup d'épaule contre une porte.
Mais c'est là où je vous demande de faire attention au monde émotionnel, que cette force ne soit pas rapatriée au nom de votre vengeance, ni au nom de votre fierté, ni au nom de votre ambition, mais au nom d'une victoire.
La victoire sur vous même face à cet ennemi, face à cet obstacle. La conquête de la substance que vous allez intégrer. Uniquement cela. Car rappelez-vous sans arrêt que les hommes qui vous entourent ne sont pas des ennemis, vos ennemis, ils sont des prétextes animés par la Nature, animés par la Vie en général, pour vous proposer tous ces défis.
Le défi humain est le défi le plus douloureux à relever, parce que l'on n'ose pas. Certains n'osent pas faire de mal, d'autres n'osent pas paraître violents, n'osent pas paraître appartenir à un monde spirituel mal compris, mal conçu. Systématiquement l'on refroidit la volonté et sa force.
“Le défi humain est le défi le plus douloureux à relever.”
Alors une bonne fois pour toutes, respire ! Que ce soit quand tu te réveilles le matin ou tout au long de la journée, respire en attirant à toi tous les atomes, qu'on soit clairement, sans sentiment inférieur, ce que tu dois faire et fais-le !
Pour te motiver de la sorte, tu t'apercevras que tu manques quelquefois d'envie et que tu risques à tout moment de retomber dans le “j'agis pour me venger, j'agis pour pouvoir rectifier une situation, j'agis pour avoir la paix, pour asseoir celui-ci ou celle-là à sa place”.
Alors c'est là que ton sentiment religieux peut venir t'aider. Si tu t'aperçois que tu risques de retomber dans des motivations inférieures, alors pense que tu vas à la bataille pour le bon Dieu, pour ton âme et que tu dois remporter la couronne pour elle et qu'elle soit digne, parce que c'est sur la tête de l'âme que tu vas devoir poser cette couronne !
Je t'ai suffisamment parlé de tous les méandres psychologiques dus à la paresse et au manque d'éveil, tous ces méandres dans lesquels tu risques de tomber et de diluer la spiritualité pour laquelle tu es venu.
Alors maintenant, parlons uniquement d'elle.
La Spiritualité
Imaginons que tu as tout compris, imaginons que tu as conquis ta force, imaginons que tu as cristallisé ce “Moi, Je !” que je veux te voir manifester.
Parlons donc de ce “Moi Je” dans le domaine spirituel.
Qu'est-il ? Il n'est plus le bouffon dont j'ai parlé. Qu'est-ce qu'il est ?
Eh bien, tu découvriras, dans ta prochaine aventure, qu'au fur et à mesure que tu remportes tes défis, qu'au fur et à mesure que tu te grandisses grâce à eux, tu t'aperçois que se construit en toi, comme dans un espace, un point, un point magnifique qui te donne l'impression d'une présence, qui te donne l'impression que tu n'es plus seul, qui te donne l'impression que, même si tu n'entends pas la voix de Dieu, même si tu n'es pas relié à un Guide qui te dit de faire ceci ou de faire cela, tu as l'intuition de ce que tu dois faire et tu sais mobiliser tes forces pour l'accomplir.
Ceci est la racine de l'âme. Ceci est l'œil de l'âme descendu en toi.
Puisque toi tu t'es éveillé dans la Matière, alors l'âme s'y est éveillée aussi et son œil s'est ouvert au centre de ton chakra cardiaque et elle voit, elle peut enfin voir ! Et en ayant le regard sur le monde, tu as l'impression que, toi, tu es devenu une présence. Mais tu es devenu cette présence parce que l'œil de l'âme s'est enfin ouvert en toi et qu'elle voit sa vie, qui est aussi la tienne.
Mais avant que l'œil de l'âme se soit ouvert, il faut que tes deux yeux s'ouvrent dès le matin ! Car il y en a beaucoup qui sont dans un état hypnotique. Même les yeux ouverts on rêve dans un grand brouillard.
Le sommeil
Et combien d'erreurs l'on commet comme cela, simplement parce que l'on est en train de dormir ? Combien de fois aussi on perd sa vie ?
Car si l'on rate simplement une bonne réplique, mon Dieu ce n'est rien, mais des fois tu meurs à cause de cela ! Eh oui ! Quand tu es au volant de ta voiture et que tu rentres dans ton état comateux, que se passe-t-il ? Tu n'es pas suffisamment alerte, tu n'es pas suffisamment présent pour remarquer une situation, tu n'as pas le juste réflexe. Et voilà l'accident. Et voilà que tu meurs.
Ou alors voilà que tu passes sous un objet qui depuis quelques secondes commençait à s'ébranler et à chuter. Mais tu es dans ton coma, tu n'as pas pu être attiré par le mouvement de l'objet et voilà que tu le reçois sur la tête ! Au lieu d'avoir les quelques secondes suffisantes pour t'écarter et ne pas être entraîné dans la mort.
Le sommeil, ce n'est pas simplement ce qui t'empêche d'être heureux, mais c'est aussi ce qui peut te conduire à des accidents et à la mort !
“Le sommeil, ce n'est pas simplement ce qui t'empêche d'être heureux, mais c'est aussi ce qui peut te conduire à des accidents et à la mort !”
Et après l'on me demande : “Pourquoi le monde est si triste ? Pourquoi il y a tant de problèmes ?”
Et pour toute réponse, moi je t'envoie : “Réveille-toi !!! Réveille-toi !!!”
La jambe que tu t'es cassée. Ce n'est pas parce que, voilà une vilaine circonstance, voilà un accident et voilà que le bon Dieu n'a pas été foutu d'inventer des os en fer ou en inox pour que l'on ne puisse jamais les casser ! Tu dormais, tu dormais... Même à l'intérieur de ton combat si c'est parce que par exemple tu combattais quelqu'un, eh bien tu dormais.
Tu dormais parce que tu ne pratiquais le combat que par colère et vengeance ! Au lieu de la pratiquer depuis ta présence. Mais voilà, c'est là qu'au lieu de la boxe, tu te mettrais à pratiquer les arts martiaux, car c'est bien de cela qu'il s'agit.
Vois la différence qu'il y a entre boxer quelqu'un - tu comprends à quel point cela est physique et émotionnel, tu tombes sur la personne et tu le roues de coup, tu le roues de coup - et compare cela à la technique des arts martiaux et tu comprends absolument et très vite de quoi je parle.
Voilà que tu as en face de toi un ennemi mais tu ne perds pas du temps à penser “l'ennemi”, car ça te ferait perdre de l'énergie. Tu penses simplement à écouter l'autre. Tu te prépares, tu te mets dans la posture la plus adéquate pour pouvoir produire un mouvement et tu écoutes l'autre et selon ce qu'il fait, tu lui envoies la pareille.
Bien sûr, toute cette violence au fur et à mesure tu vas la rendre de plus en plus spirituelle jusqu'à ce qu'elle ne devienne plus qu'une volonté et qu'elle demeure uniquement dans les feux du Mental.
Pourquoi j'ai insisté tout à l'heure à dire que sans que les feux du Mental soient allumés, tu ne peux pas connaître l'âme ?
Est-ce que je donne au Mental un pouvoir particulier ? Non ! Mais d'abord, laisse moi m'expliquer sur la nature du Mental dont je te parle en ce moment.
La nature du Mental
Les pensées que tu penses communément ne sont même pas des pensées Mentales. Comme je te l'ai dit, ce sont des formes-pensées qui voyagent dans ton corps astral et qui finissent par échouer pour se rendre objectives à toi-même, qui finissent par échouer dans ton cerveau. Ce qui fait que tu ne penses pas. Tu prends simplement de temps en temps connaissance des pensées, des formes-pensées qui se sont d'abord beaucoup agitées dans ton corps astral.
Puis vient le jour où tu commences à penser, et non pas parce que tu deviens intelligent, mais parce que tu deviens curieux. Eh oui ! La curiosité est une valeur, est une qualité magnifique !
“La curiosité est une qualité magnifique !”
C'est ce qui permet à l'homme justement, dans un premier temps, de se tirer de son sommeil et de commencer à réveiller les feux du Mental. Quelqu'un qui n'a pas de curiosité ne peut pas prétendre pouvoir évoluer. C'est impossible ! Ce sera le genre de candidat à l'initiation qui s'assiera, sur un bon coussin, bien confortable, ne se posant pas de questions, admettant que telle technique est la meilleure, la faisant dix fois par jour parce qu'il sera très fidèle. C'est vrai, ce genre de disciple est très fidèle... dans le sommeil !
Parce qu'en fait il rêve qu'il médite, il ne se pose pas de questions.
Qu'est-ce que le véritable disciple ?
C'est un homme torturé ! C'est un homme insatisfait ! C'est un homme qui remet toujours tout en question, c'est un homme qui essaie de penser chaque fois plus loin ! Qui ne se repose sur aucune des pensées acquises ! Qui regarde si on peut penser autrement et qu'est-ce que cela produit pour voir s'il y a une pensée encore plus juste ! Qui essaie des méthodes de méditation, avec ardeur, obstination !
C'est un homme qui souffre, c'est un homme qui se bat, mais il ne se bat ni contre un ennemi, ni même pas contre lui-même. Il se bat dans le sens où il essaye sans arrêt, par les défis qu'il rencontre, de réveiller les énergies et de faire apparaître ce “Moi Je”.
Donc voilà ce disciple qui comprend ce qu'il doit faire sur la Terre, il comprend qu'il doit au fur et à mesure, par les défis, que la curiosité est enfin éveillée, il doit commencer à exister. Enfin !
Eh oui, avant tu n'existais pas ! Tu prêtais ton existence à d'autres choses, que ce soit des éléments para-vides, que ce soit des larves, que ce soit les formes pensées de la civilisation, mais tu n'existais pas. C'était le “On”.
Maintenant on passe par la porte étroite du “Je”, et le “Je”.
Commence avec la curiosité, je te l'ai dit ! Je pose toutes sortes de questions, je ne mets pas des demi-réponses, je m'instruis, je cherche partout. Puis au fur et à mesure de mon développement, au fur et à mesure que j'apporte le matériel électrique à l'âme, pour qu'elle s'éveille, pour qu'elle redevienne une Conscience Divine, je commence à appartenir non plus au “On”, non plus au “Je”, mais au... ?
Allez devine ! Allez, dis-le moi ! Je te l'ai dit tout à l'heure ! Tu vois, tu dors ! Je l'ai dit tout à l'heure.
Le “Nous”, oui !
Le “Nous”
J'appartiens au “Nous”.
Ça veut dire quoi ? Eh bien, cela veut dire que un être humain, une conscience humaine, n'est qu'une étape. Et qu'en fait tu ne peux pas dire ce qu'est l'Existence. Car l'existence que tu éprouves et que tu ressens et que tu expérimentes n'est qu'une étape humaine.
Il y a cette Grande Vie Solaire dont j'ai parlé tout à l'heure et qui anime tout le système, qui se différencie à travers les différentes planètes, les différents règnes, qui aboutit à cette porte étroite qui est le “Je” et toutes ces frictions, pour déclencher une véritable explosion nucléaire - aujourd'hui tu connais cette histoire donc je peux me servir de l'exemple - tout cela pour retourner au “Nous”.
Qu'est-ce qui se passe lorsque j'explose ?
Je me décompose ! Et en me décomposant je redeviens la Vie Solaire, cette Entité Solaire, le Système Solaire.
Alors bien sûr pour un débutant c'est quelque chose d'un peu difficile à imaginer car pour l'instant il ne s'identifie que par perception qu'il a sa personnalité. Alors je te demande de ne pas penser plus loin, ne cherche pas à imaginer ce que peut être une Vie Universelle, une Conscience Universelle.
N'aie pas peur non plus en imaginant que finalement, par tous les moyens, le bon Dieu aura ta peau ! Que ce soit sous des prétextes physiques lorsqu'il t'administre la mort ou sous des prétextes spirituels, lorsque, définitivement, il démonte ton individualité.
Pour que tu ne te trompes pas, pour que tu ne te mettes pas en colère en pensant cela et pour que tu ne résiste pas à ta propre évolution, sache d'abord qu'avant d'être un homme, tu es Dieu. Quel problème y a-t-il donc à redevenir la Divinité ? Il n'y en a aucun n'est-ce pas ?
Et laisse-moi te dire encore que l'étape humaine que tu vis est un cauchemar par rapport à la vie que tu découvriras !
Alors tu vas me dire : “Est-ce que dans mon Ciel tous ceux qui y vivent disposent encore d'une individualité ou est-ce qu'ils ont explosé ?”
Plusieurs niveaux d'individualité
Il faut comprendre que l'individualité a plusieurs niveaux. On voit aussi cette manifestation dans la Nature, dans le règne humain. D'abord j'ai conscience que je dois gagner mon pain, parce que j'ai faim et si je n'ai pas envie d'aller travailler, je suis capable d'aller assommer mon voisin pour lui prendre son pain. Je suis individuel, d'une manière très physique, guidé par ma faim et mes besoins.
Puis j'admets que je peux endurer la faim ou partager mon pain ou attendre des lendemains meilleurs. Mais par contre, affectivement et émotionnellement, je vais être en train, de la même manière, de fabriquer mon individualité. Ceux qui m'aiment vont m'y aider tandis que ceux qui ne m'aiment pas auront tendance à avoir un effet destructeur. Ça c'est tant que je suis un être humain trop ordinaire.
Puis quand je deviens un disciple, c'est le contraire qui compte. Ce sont mes ennemis qui soudain ont le pouvoir de me construire par les défis qu'ils représentent.
Puis je vais m'individualiser d'une manière plus Mentale lorsque, finalement, en étant capable de pensée chaque fois plus grande, chaque fois mieux conçue, je vais un à un réveiller les sept chakras qui sont dans le fond de mon cerveau. Lorsque j'aurai réveillé ces 7 lumière, une plus grande qui correspond avec le chakra coronal va se mettre à tourner et à s'ouvrir.
Cette lumière va monter comme dans un espace, mais en fait c'est encore un espace intérieur, va monter à la rencontre de l'âme et de son chakra. Comme deux ventouses, ces chakras vont se rencontrer, ces chakras vont subir et dès lors je deviens un initié. Eh oui ! Je ne suis plus une petite bouteille dont le bouchon ferme le volume, l'isolant ainsi de l'air pur et devient une bouteille ouverte dans laquelle l'air circule.
Mais pour arriver à tout cela, il faut qu'au fur et à mesure vous ayez accepté les défis.
Si je ne vous parle que de cela aujourd'hui et que vous l'acceptez fondamentalement, eh bien vous ne serez pas venu pour rien !
Mais sur à côté de cela, on peut parler de la grande et belle Spiritualité, mais à quoi cela vous servirait ? Quelle motivation vous y trouverez ? Cela rendrait peut-être le coussin plus moelleux, cela rendrait peut-être le rêve plus magnifique ! On rêverait à propos de Shambhala à ce moment-là, à propos des Maîtres, à propos des Anges, mais tu ne les rejoindrais pas pour autant !
Alors je t'en prie, réveille-toi !!!
Allez ! Fais l'exercice dont je t'ai parlé !
Tu respires, tu aimantes chacune de tes cellules avec ce respire. Tu réveilles ton corps, d'abord... Voilà !
Maintenant, allons plus loin dans la question qui m'a été posée. Qu'est-ce que l'âme ?
Qu'est-ce que l'âme ?
Avec tous les discours que je viens de te faire, tu ne comprends peut-être pas ce qu'est l'âme, mais tu comprends ce qu'elle est venue faire. Et cela donne une idée sur sa nature.
Elle est venue donc, en confrontation avec la Matière et les événements et les êtres, réveiller les différents feux qui la constituent. L'âme, même si on la dit appartenir à un rayon, comme cela est écrit dans un certain ésotérisme, elle est cependant composée des 7 rayons de l'Univers. Si tu ne comprends pas tout de suite ce que cela veut dire, tu t'en instruiras par après. Écoute-moi.
Elle est composée des 7 rayons de l'Univers, des 7 substances, qui sont aussi 7 lois, 7 plans. Ces 7 substances sont distribuées en proportions judicieuses dans les 7 chakras majeurs, ce qui fait que lorsque ton évolution te propose de travailler sur un tel chakra, que tous les événements que tu rencontres dans ta vie te ramènent à travailler sur un tel ou un tel chakra, en fait, tu travailles à purifier la substance de ce chakra et à l'intégrer.
Lorsque tu en as développé l'aspect le plus pur, le plus élevé, l'âme le prend comme un aliment. Ce qui veut dire que, dans un premier temps, l'âme précipite ces 7 rayons sur toi, en toi, comme 7 outils. Et au fur et à mesure de la vie, eh bien tu vas d'abord découvrir que tu possèdes 7 outils, puis tu vas apprendre à les manipuler. Et lorsque tu arrives à faire avec chaque outil un ouvrage magnifique, l'âme va le manger ! C'est son aliment.
Dans cet aliment, il y a la substance que tu avais la charge, en tant que ouvrier, tu avais la charge de fabriquer. Cette substance est chaque fois une électricité. Il y a donc 7 types différents d'électricité. Et lorsque les 7 ont été attisés, réunis et intégrés par l'âme, l'âme devient Une.
Tout au long de ces pérégrinations, elle avait 7 visages, 7 forces, elle était septuple.
D'un seul coup, elle devient une Unité. Il n'y a plus 7 composants, il n'y en a plus qu'Un. Et lorsqu'il n'y en a plus qu'Un, elle commence à se rapprocher du non-manifesté, de cette Monade dont on parle. Et ce n'est que dans les occasions où elle doit se manifester, qu'elle va, non pas utiliser les 7 électricités, les 7 rayons, mais les 3.
Et lorsqu'elle n'entrera pas en manifestation, soit parce qu'elle est en profonde méditation, soit parce qu'elle n'a pas décidé d'une incarnation, l'âme commence à s'apparenter au non-manifesté, au 1, au 0, au plus rien.
Et c'est sur cet étroit passage que nous nous trouvons, puisque tu m'as posé la question tout à l'heure. Nous manipulons un chakra ou un autre, un rayon ou un autre, au moment de la manifestation. Et quand il n'est pas nécessaire de se manifester, nous méditons entièrement sur ce non-manifesté - Je ne vais pas t'en écrire la méditation, ce n'est pas la peine. Je te le signale, c'est tout - L'âme est l'endroit où la personnalité ouvrière va envoyer les 7 nourritures purifiées. L'âme est l'endroit où, pendant encore un certain temps, ces nourritures vont se manifester, jusqu'à ce qu'elles soient absolument parfaites et qu'elles retrouvent une Unité. Puis, étant donné que l'âme n'est que cette étape, l'âme commence à disparaître, petit à petit.
Je ne vais pas t'instruire sur ce qu'il reste, parce que tu n'arrives pas encore à penser calmement avec ton troisième cerveau. Je te propose simplement de ne pas y penser, mais je t'assure que la surprise est magnifique ! Tu ne dois pas en avoir peur !
Aller dans l'action
Donc, au fur et à mesure de ta vie, de tes événements, ce que je te propose, c'est d'être courageux et vaillant, d'aller dans l'action, autant qu'après, à ton heure de méditation, tu te confieras à ton âme et au non-manifesté.
Au fur et à mesure que tu vas savoir aller dans l'action, que tu vas savoir te manifester, accepter les épreuves pour qu'elles te massacrent dans un premier temps, mais afin de t'élever, comme on travaille une patte, on la comprime, on la comprime, mais pour l'étendre chaque fois plus loin, à ce moment-là, tu commences à entrer en contact avec nous. Eh oui !
Quelle que soit la Hiérarchie, tu entres en contact avec les grandes pensées-semences de ceux qui aident l'Humanité. J'aime parler des Frères Aînés plutôt que de Maîtres.
Sitôt que tu deviens, cette responsabilité, ce courage, tu n'es non plus habité par les formes pensées de l'Humanité dont j'ai parlé tout à l'heure. Tu es petit à petit ensemencé par la pensée des Grands ÊTres.
Comment cela se passe ?
Oh ! D'une manière simple.
D'abord inconsciemment. Mais cela permet à ta volonté spirituelle de s'établir. C'est ce qui fait que tu deviens fidèle. C'est ce qui fait que tu es capable d'efforts.
Puis tu en prends conscience. Et par ce phénomène, tu es instruit. Du coup, que ce soit par intuition ou que ce soit parce que tu comprends miraculeusement un livre obscur, tu commences à connaître le Plan. Dans la pensée des Grands Êtres, c'est le Plan qui est sans cesse répété.
“Dans la pensée des Grands Êtres, c'est le Plan qui est sans cesse répété.”
Et c'est sans cesse répété pourquoi ?
Pour que l'Humanité, à force d'entendre, même si elle n'entend pas objectivement, et à force d'être matraquée par cette répétition, puisse s'y éveiller. C'est le même système que le mantra que vous utilisez pour les méditations.
Vous, vous utilisez un mantra pour vous calmer et vous élever, nous, nous utilisons certains mantras qui comportent et colportent les parties du Plan, afin que le Plan s'effectue. Et comme vous êtes le Plan, vous êtes cette transformation à opérer. Alors, sitôt que vous vous éveillez un tout petit peu, hop !, vous attirez une de ces graines lumineuses qui va commencer à travailler en vous.
Vous avez la sensation que lorsque vous méditez, il ne se passe rien, n'est-ce pas ? Que vous n'avez ni éveillé d'énergie, ni attiré, ni reçu d'énergie. Et pourtant, si vous saviez ! Et pourtant !
Seulement vous, ce que vous attendez, c'est la grande illumination, c'est la grande explosion, c'est la grande éruption ! Alors qu'avant cela, il y a une multitude d'étincelles que l'homme reçoit et dont il est ensemencé, qui vont le guider tout au long de sa vie, qui vont même lui servir de protection pendant la méditation, qui vont même lui servir de programme pour méditer. D'un seul coup, tiens, je ne sais pas d'où ça vient, je ne sais pas pourquoi, je médite de la sorte, en visualisant telle couleur, en répétant tel son. D'où cela vient ?
Cela vient de cette étincelle qui vous est envoyée. Et plus vous vous ouvrez, plus vous recevez un grand nombre d'étincelles.
S'ouvrir
Alors comment vous ouvrir ?
La chose n'est pas difficile. Mais de nouveau, on ne sait pas par où s'attraper pour pouvoir le faire. On est habitué à se ressentir dans la vie ordinaire, mais on ne se ressent pas pour des choses trop spirituelles. Parce que on ne les a pas encore vécues.
Il n'est pas difficile de s'ouvrir. Il faut tout simplement que tu t'asseois, que tu te relaxes, que tu te relâches. Et qu'en te relachant totalement, tu arrives à faire taire, pendant un certain temps, ta pensée. Et tu vas découvrir qu'au fur et à mesure de ce laisser aller complet, s'installe en toi une présence. Au fur et à mesure que tu vas la sentir, tu vas savoir lui faire appel dès que tu en as besoin. Soit parce qu'il y a une limite à franchir, soit un obstacle, soit un défi, soit un événement dans ta vie qui est triste, alors tu vas savoir, effectivement, par où attraper cette chose.
Mais encore une fois, c'est par le silence répété que tu construis cette présence. Et par l'action dans le monde qu'ensuite tu solidifies cette présence. Car c'est en la manifestant qu'elle devient de plus en plus aussi évidente à toi-même.
“C'est par le silence répété que tu construis cette présence. Et par l'action dans le monde qu'ensuite tu solidifies cette présence.”
Il y a beaucoup de personnes qui à cause de la civilisation ou de leurs idées personnelles, passent leur vie dans la prière et la contemplation sans jamais se proposer de défis. Il est intéressant d'observer que spirituellement ces individus n'éveillent pas de force. Et lorsqu'on les voit périr et passer de l'autre côté, on les voit tout simplement déposer un gros manteau d'émotions. Parce qu'à ce moment-là, la foi n'est qu'une ardeur émotionnelle.
Tandis que la foi confrontée à des défis, à des problèmes, devient un feu du Mental. Et, depuis là, fait descendre l'âme.
“la foi confrontée à des défis, à des problèmes, devient un feu du Mental. Et, depuis là, fait descendre l'âme.”
J'espère t'avoir donné suffisamment de détails. Je me suis allongée et allongée suffisamment.
Il me semble pour que tu puisses comprendre les connexions qu'il y a entre la Matière, la Vie, le corps physique, le corps émotionnel, le corps mental et l'âme. Si tu n'as pas compris ce soir, alors il faut que tu ailles demander à quelqu'un de plus patient et de plus descriptif que moi.
Maintenant imaginons que tu as compris et parlons un petit peu de la vie qui t'attend sitôt que tu deviens un disciple accepté comme cela et, plus loin, initié.
La vie du disciple et de l'initié
Après la description de la méthode, une petite lumière d'espoir.
Eh bien la vie qui t'attend lorsque tu auras participé à tous ces efforts et ces sacrifices, c'est une vie de travail. Mais detravail qui ne vise plus toi-même, c'est accompli, mais qui vise le Monde.
Il y a plusieurs sortes de serviteurs.
Il y a ceux qui vont aider le Monde dans ses besoins quotidiens. Qui s'occupent de l'administration de la société, qui s'occupent par des associations humanitaires de donner à manger ou de donner à boire à ceux qui ne peuvent plus s'organiser.
Il y a ceux qui s'occupent de soigner l'être affectif qui est blessé, par toutes sortes de méthodes scientifiques, ou tout simplement en s'incarnant un beau jour pour être la mère de tels et tels enfants qu'il faut absolument soigner.
Puis il y a ceux qui vont s'occuper des feux du Mental, qui vont donner des cours, qui vont donner des explications, qui vont donner des méthodes d'approche et d'éveil de la pensée.
Puis il y a ceux qui ne veulent plus se manifester sur ces trois plans physiquement, et qui vont continuer à faire le même travail mais en restant invisibles, qu'ils soient ou non incarnés. Qu'ils soient donc ou non incarnés, sans se révéler aux hommes, par leurs forces pensées, par les pensées semances qu'ils sont capables de rayonner, ils entretiennent un archétype, l'archétype humain, cet homme idéal, cet homme parfait, auquel l'Humanité dans son ensemble doit arriver. Et c'est d'ailleurs pour cela que les âmes sensibles qui s'éveillent à la spiritualité sont prises par l'aspiration, elles aspirent !
En fait vous aspirez à quoi ?
Tout le phénomène est inconscient mais vous recevez parfaitement le message : il y a un homme parfait à développer et moi, l'homme ordinaire, je dois y parvenir !
“Il y a un Homme Parfait à développer et moi, l'homme ordinaire, je dois y parvenir !”
Les feux du Mental en vous ne sont pas suffisamment éveillés pour pouvoir recevoir clairement l'information, comme lorsque l'on vous parle. Alors cela prend tout le cheminement de l'inconscient, de la mémoire et puis cela vous guide, cela vous travaille par l'intérieur. Cela suscite vos plus hautes émotions et vous l'exécutez quand même.
Puis un jour, les feux du Mental étant suffisamment éveillés, vous entendez le Plan, vous le recevez.
À ce moment-là, il y a encore quelques méditations à faire, quelques efforts à faire pour que, définitivement, vous puissiez être cet initié qui ne perd plus du temps à penser mais qui rayonne des pensées-semences. C'est complètement différent.
Un initié qui rayonne cela ne le fait pas parce qu'il pense à la chose. Il sait le son qui va le mieux transporter cette étincelle. Il ne pense pas en articulant plusieurs mots les uns derrière les autres. Il crée une image et une image qu'il rend vivante.
Quand l'homme imagine ou visualise quelque chose, il imagine quelque chose de plat et d'inanimé et c'est pour cela que ces visualisations ne rapportent jamais leurs fruits. Tout simplement parce que lorsque je visualise de la sorte, cela veut dire que je me place dans l'imaginaire ou la part d'imaginaire octroyée par le mental concret.
Alors que si je me place un peu plus loin dans le Mental Supérieur, eh bien là je m'aperçois que tout est mouvement et que sitôt que je me mets à visualiser, le mouvement s'y installe. S'il ne s'installe pas de lui-même, je vais le créer ! Alors voilà que le Maître crée une image vivante, exactement comme vous verriez un film où une créature bouge et s'anime. Cette image vivante va essayer de s'approcher de vous, comme n'importe quelle forme-pensée s'approche de vous. Et dans la mesure où vous arrivez à comprendre quel mouvement vous devez faire, donc que vous arrivez à imiter le mouvement de cette forme-pensée, vos énergies sont accélérées, votre méditation est enrichie et il vous semble changer très vite.
Si bien que cela peut créer des troubles de personnalité. Vous ne savez plus vraiment qui vous êtes. Fondamentalement vous êtes toujours la même personne mais les changements vont si vite ! Il faut rester calme et ne pas en faire un problème psychologique. Ne perdez pas de temps à vous identifier à quoi que ce soit ! Ce ne sont que des masques, des passages. Restez la Présence et laissez ces différentes identités défiler.
Lorsque vous êtes ce genre d'initié, vous n'allez dans l'Humanité que lorsque vous le voulez, et non pas parce que la Nature vous y convie parce qu'elle sent qu'il y a encore une évolution à accomplir. À ce moment là, l'incarnation est un acte volontaire, soit pour dynamiser encore quelques feux, soit principalement pour aider les autres à se dynamiser.
Quand on aboutit à une incarnation volontaire, on devient en même temps un pilier du monde.
Je ne veux pas donner une superbe importance à tous les Frères Aînés, à toutes les âmes éveillées. Je n'entre pas dans une crise d'orgueil, ne me prêtez pas ce talent que je n'ai pas !
Si je dis qu'une âme éveillée devient un des piliers du monde, c'est parce que par là des énergies vont passer, qui sont des ponts d'un plan à l'autre. Et sans l'existence de ces ponts, sans ces correspondances, l'Univers et ses différents plans n'existeraient pas.
Ce qui fait qu'au fur et à mesure qu'une âme s'éveille, une âme qui occupait un poste, qui était un pilier entre un plan et un autre, cette âme-là peut s'en aller et s'installer dans un plan qui lui est supérieur. Et ainsi, au fur et à mesure que le temps passe, au fur et à mesure que l'Humanité se réveille et que les hommes sont initiés, la pyramide, qu'est Shambhala, grandit, se déplace dans l'Espace, qui est le Système Solaire, jusqu'à ce qu'un jour, toutes les planètes, alignées, toutes les Humanités, décrivent avec le Soleil un grand triangle. Et à ce moment-là, dans une Grande Initiation Solaire, toutes les Humanités déferont leur identité. Car autant que vous avez une personnalité humaine, très différenciable, autant vous allez devenir le “Nous”, cette vie éveillée, collective, fantastique. Et autant, ce “Nous” correspond au “Je” de l'Entité Solaire. Et lorsque toutes les Humanités deviennent ce triangle, c'est pour l'Entité Solaire - que vous avez servie de façon séparée, mais que vous êtes absolument au fond de votre âme - c'est pour l'Entité Solaire l'occasion de la Grande Initiation. L'initiation qu'elle est justement venue chercher à travers tout ce Système, à travers toutes vos vies.
Si vous êtes positif, cela va vous sembler beau. Si vous êtes négatif, cela va vous sembler triste.
Au fur et à mesure que vous allez vivre votre vie, essayez de penser plus simplement à la vôtre, mais à celle du Système Solaire que vous servez, que vous êtes ! Mais que pour l'instant, vous vous servez de manière individuelle. Mais en fait, vous vous servez vous-même ! Car fondamentalement vous êtes la Vie Solaire et rien d'autre !
“Vous êtes la Vie Solaire et rien d'autre !”
Vous êtes la Vie Solaire
Imaginez la main. La main ne se connaît qu'elle-même. Elle ne connaît pas ce que c'est que d'être le pied. Elle ne sait pas ce que c'est que d'être la tête, d'être le foie. Elle ne sait que ce que c'est que d'être une main. Elle travaille, elle bouge, elle gifle, elle peint, elle joue de la musique. Puis, au fur et à mesure que le temps passe, elle prend conscience qu'il y a un bras et qu'elle est ce bras. Et là, sans difficulté, elle accepte d'agrandir son identité jusqu'au bras car il s'agit d'être plus, et donc d'avoir même plus de mouvement. Car alors là, je peux faire beaucoup plus !
Passent encore des évolutions et je découvre qu'au bout de ces bras, il y a une poitrine. Ah, tant mieux ! Elle accepte cela ! Pourquoi ? Parce qu'au bout de la poitrine, il s'agit de découvrir un deuxième bras et une deuxième main. Alors on fait encore beaucoup plus de choses !
Et puis l'évolution s'accentue. On s'aperçoit qu'il y a un bassin, qu'il y a des jambes. Et la main se dit : “Mais la bonne affaire, comme ça je vais pouvoir courir, je vais pouvoir dire aux pieds, là où ils doivent me mener pour que je fasse ce que j'ai envie !”
Et puis un beau jour vient la prise de conscience la plus dure. Je dois m'apercevoir que j'ai une tête. Eh oui ! C'est très difficile à ce moment-là. Pourquoi ?
Parce que je ne suis plus une main qui va faire ce qu'elle veut, qui va exister en tant que main qui mène ses pieds. Je découvre une entité, une pensée. Et je découvre que moi, la main, je ne suis qu'une main. Et que ce qui existe et qui m'anime et qui devient d'un seul coup mon Maître, c'est une pensée. La pensée d'une entité, la pensée de ce cerveau, la pensée de cette personne.
Comment je vais résoudre ce problème ? Suis-je une main ou suis-je une personne dans mon cerveau, dans ma pensée ?
Eh bien, c'est le même paradoxe que tu rencontres lorsque tu penses à toi et lorsque tu penses à la Vie Solaire. Suis-je moi ou suis-je la Vie Solaire ? Suis-je la main ou suis-je l'entité qui pense ? A fur et à mesure que je passe ce moment de crise, je m'aperçois que je ne suis et je n'ai jamais été que cette entité qui pense et qui est.
Alors ma main devient non plus une main folle, qui pense que des choses de main, qui fait des jeux de main et des jeux de vilains. Je deviens un instrument, mon propre instrument. D'un seul coup je retrouve ma tête, donc ma main n'est plus animée par une identité folle, ma main redevient mon instrument.
Toi tu parles de retrouver Dieu. Mais Dieu, l'Entité Solaire, parle de retrouver ses forces, parle de retrouver ses instruments ! Tu es cette force, tu es cet instrument ! Alors au fur et à mesure que tu vas essayer de penser à propos de Dieu, à propos de ta vie intérieure sublimée, rappelle-toi l'histoire de cette main et de cette tête.
Qui de la tête ou de la main est la véritable personne ?
Et je ne te raconte pas cette histoire pour que tu minimises la vie humaine et que tu la réduises au mouvement effréné et inconsidéré d'une main ! Ce n'est pas une petite histoire, c'est la vérité ! C'est comme cela que la Vie existe.
Maintenant tu peux faire le choix de le croire ou de ne pas le croire. À la fin de chacun de mes discours, de chacune des rencontres que tu peux avoir avec un livre ou avec un enseignant quelconque, accorde-toi ce moment du choix. Car si tu te mens à toi-même, tu n'iras pas bien loin. Et si tu ne t'arrêtes pas deux secondes pour réfléchir et choisir, cela veut dire que tu vas continuer à dormir.
“Oui, on a entendu un beau discours, oui c'est sympa !” Oui, il y a plein de beaux discours et puis ta vie commune et ordinaire reprend !
Tandis que si tu t'arrêtes deux minutes, que tu te centralises de la sorte et que tu réfléchis en pensant au choix, à ce moment-là tu vas t'engager.
S'engager
Et cet engagement, si tu disposes d'un cœur pur, tu vas vouloir le poursuivre. Tu ne pourras plus jamais être repris par la vie ordinaire et tous ces petits tracas, en attendant d'être restimulé par une autre séance ou un autre guide ou un autre livre ou par un monsieur Dupont qui revient à l'autobus.
Chaque jour tu seras une volonté de vivre, une volonté d'expérimenter et un témoin même de ce qui advient dans l'expérience.
N'oublie pas l'actif et le passif, tout ça en même temps !
Donc fais le choix maintenant, et après cela je te quitterai.
Honnêtement !
N'aie pas peur que j'en sois témoin parce que je m'en moque ! Je n'essaie pas de ramener le plus de moutons possible à Pimpergerie. Plus il y a de moutons, plus il y a du travail ! Simplement, je voudrais que pour toi-même existe cette occasion, ce moment où tu réveilles plus spécialement ta conscience.
“Est-ce que tu choisis, ici et maintenant, de ... ?”
Est-ce que tu choisis, ici et maintenant, d'être fougueux et ardent dans l'action, d'être le témoin passif au moment de l'action de façon à être l'âme en action ?
Est-ce que tu acceptes de faire face à tous tes défis ?
Est-ce que tu acceptes en même temps de retenir sur ta journée active quelques minutes pour une vie plus intérieure, que ce soit en écoutant de la musique ou en méditant ?
Est-ce que tu acceptes de voir tous les autres êtres humains, non plus comme des boas constrictors et des ennemis, mais comme des miroirs, des occasions d'épreuves, des occasions de défis, donc des occasions de grandir ? Donc tu n'as aucune raison de leur vouloir, ni de leur faire la guerre ?
Est-ce que tu acceptes chaque matin de te rappeler, de te réveiller complètement sans apporter ton oreiller là où tu te trouves ?
Se rappeler - Sortir de l'oubli
Voilà un autre problème : se rappeler, se rappeler ! Tous ces discours sont peut-être bien gentils, mais ils restent inefficaces si tu ne te rappelles pas ! Si tu ne te rappelles pas d'être conscient, si tu ne te rappelles pas de respirer, si tu ne te rappelles pas de méditer...
Comment te rappeler ?
Comment ne pas sombrer dans cet oubli, dans ce sommeil si profond où te rappeler devient même impossible ?
Alors je vais essayer de répondre à toutes les nécessités, de l'homme le plus ordinaire à l'homme le plus développé.
Pour celui qui voyage toute la journée sur, non seulement un oreiller mais en plus son matelas favori, alors je vais donner un moyen radical mais efficace.
La technique est belle voyez-vous, la technologie est magnifique parce que cela nous économise des coups de pieds au derrière et pour les donner il faudrait s'incarner. Alors je dis merci aux montres à quartz car cela m'évite de devoir m'incarner pour pouvoir venir vous secouer toutes les dix minutes !
Pourquoi je parle de montres à quartz ? Tout simplement parce que si vous dormez sur votre matelas, sur votre couette, je vous propose de régler votre montre pour sonner au moins toutes les heures. De façon à au moins une fois l'heure vous vous rappelez d'être présent, vous vous rappelez d'être une force, vous vous rappelez de respirer en amalgamant tous vos atomes et de faire face à vos problèmes.
Parce que je ne rêve pas, je sais que dès demain la plupart d'entre vous vont être dilué dans l'action et le défi parce que vous ne saurez plus, vous aurez oublié comment on aimante, vous n'aurez plus le réflexe même d'y penser.
Donc utilisez la technologie que la civilisation vous propose, faites sonner les réveils !
Et à force d'installer le rythme cela va devenir une habitude et celle-ci est la bienvenue ! Et ensuite vous n'aurez aucun problème, vous n'aurez simplement que la difficulté de rester présent le plus longtemps possible, mais vous allez vous rappeler de le faire.
Pour ceux qui sont un petit peu plus développés, qui ne traînent qu'un tout petit coussin. À ceux-là je dirais que pour manifester le plus souvent possible et le plus longtemps possible l'acte de la présence, il faut vous occuper très sérieusement de tout ce qui dilapide votre énergie et de tout ce qui l'éparpille car je suis une énergie. Je suis donc cette présence. Et qu'est-ce que c'est qui la détruit, qui la tue, c'est parce que d'un seul coup je suis trop préoccupé par un de mes problèmes affectifs, un de mes problèmes professionnels, etc. On peut être pendant très longtemps un très bon disciple et avoir encore quelques confusions psychologiques et il faut donc s'en occuper.
À partir du moment où un à un, au fur et à mesure de votre vie, vous réglez ces confusions psychologiques, puis les confusions mentales, qui sont à ce moment-là les plus dures à résoudre car cela fait partie intégrante des prémisses de l'initiation, eh bien au fur et à mesure que je règle ces choses, je m'aperçois que j'installe chaque jour pour plus longtemps et plus fortement ce noyau qu'est la Présence.
Jusqu'à ce que d'un seul coup le corps physique est parfait, le corps astral est parfait, le corps mental est parfait, il n'y a plus aucune idée de travers ! Et je deviens, comme la clef rencontre une serrure, je me superpose à l'âme, ensemble nous fusionnons et il ne reste plus qu'elle et ses 3 rayons.
C'est ce que je vous souhaite.
Acceptez de travailler !
Ce n'est pas impossible mais il faut accepter de travailler ! Et comme je vous l'ai dit au début du discours, quel que soit l'ouvrage que vous avez à faire dès demain, acceptez-en la nécessité ! N'essayez pas tout de suite de travailler aux choses les plus grandes ! Faites bien, faites vite, faites sûr ce que vous avez à faire dès demain. Même si c'est simplement rencontrer Monsieur Dupont. Après Monsieur Dupont il y aura peut-être un lama et après le lama il y aura peut-être Shambhala, mais d'abord Monsieur Dupont ! Osez le faire !
Celui qui voudrait tout de suite aller au lama ou aller à Shambhala ne le peut pas de toute façon ! Détruis cette impatience ! Tu iras d'autant plus vite au lama et à Shambhala si tu fais face à Monsieur Dupont. S'il te plaît. Et quelquefois la vie réserve d'étranges surprises, vois-tu ? Quelquefois ce Monsieur Dupont n'est pas un homme ordinaire, il est le lama et il est Shambhala, c'est étonnant hein ?
Ce n'arrive pas tout le temps, cela n'arrive pas non plus tous les jours, cela n'arrive pas non plus à chaque vie, mais une vie ou une autre, donc pour une personne ou une autre, à un moment donné cela arrive. C'est celui-là même qui semble tenir le discours le plus bêta, qui propose des défis relativement ordinaires, qui finalement s'avère comme étant le Maître. Ce sont des incarnations bien précises, définies, cela ne se passe pas dans la société, c'est toujours plutôt en recul, lorsque l'on habite une petite ferme ou lorsque l'on est dans un monastère. Mais cela peut vous arriver aussi dans la cité, ce n'est pas exclu.
Mais dans la cité le Maître va plutôt envoyer Monsieur Dupont ordinaire, même si finalement c'est Lui tout entier qui se propose à vous comme étant l'épreuve. Donc voyez systématiquement derrière Monsieur Dupont ordinaire le Maître qui risque de s'y cacher, parce qu'il vous observe de toute façon.
Vous savez, je ne voudrais pas décrire la confrérie, la Hiérarchie des Frères Aînés comme autant de yeux qui vous regardent, comme autant de caméras qui vous filment. Je ne voudrais pas pour cela vous rendre paranoïaques, il ne manquerait plus que cela maintenant ! Cependant il faut savoir que tout être humain est ressenti. Il y a dans la Hiérarchie des initiés de tous les niveaux, qui sont en résonance avec les humains de tous les niveaux. Et chaque fois qu'un groupe humain pense ceci, fait cela, cela est perçu par résonance dans le corps de Lumière d'un initié. Lui va traiter l'information. Si c'est généralement une mauvaise pensée, l'initié va devoir juger s'il laisse la forme pensée ainsi créée dans l'Univers immédiat de ce groupe, ou s'il la garde pendant un certain temps et il la relâche un peu plus tard [...] le groupe sera suffisamment mûr pour y faire face. Cela peut concerner un petit groupe, une famille, une seule nation, comme le monde entier.
Bien sûr, pour faire ce jugement, l'initié est parfaitement équipé. Il a la sagesse qu'il faut pour cela. Et il laisse donc dans l'immédiat tout ce qui est d'un karma mineur, tandis qu'il retient pendant certaines années, voire même pendant plusieurs vies ce qui est relatif à un karma beaucoup plus majeur. Pendant ce temps, il maintient ces formes-pensées comme dans une sorte de prison. C'est-à-dire que mentalement, il dépolarise cette forme-pensée qui a été créée par les hommes. Et le fait qu'elle soit dépolarisée, elle rentre dans un immobilisme.
Puis, lorsque le temps sera venu pour le groupe humain, la nation ou le Monde de purifier cette forme pensée qu'ils ont créée, donc de ne plus penser cette idiotie qu'ils se sont mis à penser si longtemps, la polarité est refaite. Et voilà que la chose se dynamise et revient vers les hommes.
Au fur et à mesure que vous agissez, vous êtes donc repéré. Et lorsque vous devenez un disciple effectif, un disciple sérieux, un aspirant authentique, vous n'êtes plus simplement regardé, vous êtes - et cela va vous faire plaisir, car il faut bien se quitter sur une bonne note - vous êtes couvé ! Eh oui ! Littéralement et absolument vous êtes couvé.
“Littéralement et absolument vous êtes couvé.”
Mais vous ne le ressentez pas, n'est-ce pas ? Vous vous sentez seul, abandonné, massacré par les épreuves, jeté contre les murs, rattrapé par les égoïstes, relancé par les plus fous que vous ! Et pourtant, vous êtes couvé.
Simplement au milieu de tout ce chaos, de toute cette confusion, il faut que vous appreniez à dire “Je” ! Et ceci au nom de l'Âme et au nom du Plan.
Donc, quel que soit le niveau où vous devez faire l'effort, soyez rassuré ! Non seulement l'on vous écoute, mais en plus l'on vous aide. Non seulement l'on vous aide, mais en plus l'on vous nourrit.
Que croyez-vous qu'est une méditation dans ce cas-là ? C'est exactement comme le bébé qui tête sa mère, eh oui ! Que fais-tu lorsque tu dis, que ce soit en nommant un quelconque Maître, ou tout simplement en nommant Dieu, ou de la Hiérarchie, que crois-tu que c'est lorsque tu dis “envoie-moi ton énergie, couvre-moi de ton énergie” en faisant une prière ? Que crois-tu que ce soit lorsque tu visualises, que tu prends dans le cœur d'un Maître ou de Shambhala l'énergie ? Si ce n'est pas la tétée, ça, qu'est-ce que c'est ? Tu devrais être content !
Pour celui qui vit dans le monde encore le plus affectif qui soit, vis ta méditation comme cela, aie l'impression d'aller têter cette énergie ! Remplis-toi jusqu'à ce que tu sois suffisamment grand pour avoir l'impression que tu ne prends plus qu'une hostie. Puis, que tu es suffisamment grand pour t'apercevoir que tu es l'hostie. Car c'est exactement cette progression qui aura lieu en toi. Et lorsque tu es l'hostie, c'est toi qui iras te donner. C'est toi qui [...] sacrifice. C'est toi qui iras parler et qui t'embêteras en le faisant. Mais c'est toi en même temps qui seras bien content d'avoir été soulagé un Dieu qui ne se connaît plus lui-même et qui attend un petit geste, un petit mot pour retrouver le Chemin du retour.
Allez ! Accomplis toutes ces choses !
Je te salue.
(Date de la conférence : 03 10 1992)